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mardi 8 juillet 2014 15:17

Dent d'ours T1 : Max, de Yann et Alain Henriet

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Dent d'ours T1: Max

L'histoire :
1944, Max est pilote d'avion à bord d'un porte-avion dans le Pacifique. À la suite d'une mission périlleuse, il replonge dans son enfance en Silésie dans les années 1930...

Mon avis :
Cette bande dessinée m'a intéressé dès que j'ai vu la couverture, et à l'occasion de la réception du tome 2, dans le cadre de l'opération Masse critique de Babelio, j'ai décidé de lire le tome 1.

Le récit est intéressant. Il se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale, cette période étant propice à de nombreuses histoires en BD. L'aviation sert de décor à la trame narrative. Le lecteur va suivre la vie de Max Kurtzman, pilote de l'US Air Force, avec de nombreux flashbacks sur son enfance en Silésie dans les années 1930 avec ses deux amis, Werner et Hannah.

L'intrigue ressemble, a priori, à un triangle amoureux, mais pour ajouter du piment, Max est aux États-Unis et Werner et Hannah dans l'Allemagne Nazie. La ressemblance de Max avec son ami d'enfance Werner va lui attirer des ennuis.

Ce premier volume présente les personnages, les lieux, mais aussi les conditions qui ont abouti à cette situation. Les retours réguliers sur l'enfance de Max font bien comprendre ce qu'il s'est passé: beaucoup d'enfants, avant 1938 (à partir de cette date, c'est devenu une obligation), s'engageaient dans les Jeunesses hitlériennes afin de pouvoir participer à des activités qui leur plaisaient, par exemple piloter des planeurs. De par les événements, les relations entre les trois amis se sont légèrement distendues.

L'intrigue se met en place, et il faut attendre la dernière page pour savoir vers quelle direction va s'orienter le tome 2. Le scénario est vraiment bien structuré à ce niveau-là.

Les scènes de combats aériens sont denses, c'est fluide et rythmé. Les rebondissements sont bien amenés. Les auteurs vont à l'essentiel. Cela donne un album plaisant à lire. De plus, ils se sont attachés à cadrer le plus possible avec la réalité historique, que ce soit au niveau des faits en Silésie dans les années 1930 qu'au niveau des avions de combat. Il y a eu un gros travail de recherche et cela se voit dans le résultat.

À la fin du tome 1, il y a quelques pages d'explications sur la genèse de cette série. Pour le choix du titre, le lecteur le découvrira au cours de sa lecture...

Éditeur: Dupuis
Nombre de pages: 56
ISBN: 978-280-015-722-1

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lundi 7 juillet 2014 13:27

Genius Squad, de Catherine Jinks

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Genius Squad

L'histoire :
Quelques mois après l'arrestation de son mentor, Cadel Piggott vit dans une nouvelle famille d'accueil. Il rencontre quelques soucis, jusqu'au moment où une personne lui fait une étrange proposition...

Mon avis :
Voici le deuxième opus des aventures de Cadel Piggot[1]. Le jeune garçon a été élevé pour exploiter ses capacités de surdoué dans des entreprises malfaisantes. Dans ce volume, il va devoir apprendre à faire confiance et à travailler en équipe, ce dont il n'a pas l'habitude. Il est dans une famille d'accueil, car suite à l'arrestation de Prosper English, il se trouve dans une situation délicate : il n'a aucune reconnaissance légale; officiellement, il n'existe pas. Le début du roman est lent, car il montre le quotidien de Cadel, les difficultés de sa situation, et nous présente de nouveaux personnages qui auront un rôle à jouer dans ce tome 2 : Fiona, assistante sociale en charge de son dossier, et Saul, chargé de sa protection, car il est le témoin principal dans l'affaire de l'institut Axis.

Son amie Sonja est toujours présente et on remarque bien que le lien qui les unit est fort. Sonja sert un peu de conscience et de garde-fou à Cadel, elle lui permet de tirer le meilleur de lui-même. Il y a aussi Trader, Dot, Hamish, Judith, Lexi, Devin, etc. Tous ces nouveaux personnages apportent un peu de fraîcheur à l'ensemble, et au fur et à mesure, L'histoire accélère pour arriver à un rebondissement important. On retrouve des personnages du premier volume, autres que Sonja, comme Gazo (dans un rôle secondaire) et quelques autres qui ne seront pas forcément présents pour le bien de Cadel.

Toute la première partie du roman est consacrée à la mission de l'adolescent et aux raisons qui le poussent à accepter d'intégrer « Genius Squad », puis l'histoire bascule suite à un événement inattendu. Cadel est, par moments, hésitant sur la conduite à tenir, les anciennes habitudes ayant la vie dure. Il réfléchit beaucoup à sa situation. Il est très attachant

Complot, espionnage, amitié, mensonges, ruse, action sont au menu de cette histoire toujours écrite dans un style fluide par Catherine Jinks. En outre, le scénario est solide. Une partie du dénouement est totalement logique: cela faisait un petit moment que je l'attendais, mais cela ne gêne en rien le plaisir de la lecture. De plus, tout cela donne l'entrée en matière du troisième opus, « Genius Wars ».

Ce livre m'a été envoyé par les éditions du Masque.

Éditeur: Le Masque
Nombre de pages: 460
ISBN: 978-2-7024-3423-9

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vendredi 4 juillet 2014 17:52

Notre île sombre, de Christopher Priest

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Notre île sombre

L'histoire :
Alan Withman nous raconte sa vie, son quotidien à travers une Angleterre dévastée, envahie par des populations africaines qui ont fui leur continent devenu inhabitable.

Mon avis :
Christopher Priest a écrit ce roman en 1972, publié en France en 1976 sous le titre « Le rat Blanc ». À la suite d'une interprétation politique de son histoire, qu'il ne souhaitait pas, l'auteur a retouché le roman en 2011, pour supprimer les passages laissant supposer un engagement politique.

Il s'agit d'un ouvrage de science-fiction. Le continent Africain est dévasté suite à l'utilisation de nombreuses armes nucléaires. Des milliers d'expatriés débarquent alors sur les plages d'Angleterre et commencent à s'installer de force. Alan Withman est un monsieur tout le monde, assez tolérant. Il se trouve confronté à une situation dramatique : chassé de chez lui par les afrims qui ont quitté le continent Africain. Trois récits alternent en suivant trois moments de la vie d'Alan, qui expliquent comment sa vie en est arrivée là, ainsi que le cheminement qu'il a eu dans la compréhension du conflit qui occupe son pays. Au départ, il est un peu difficile de comprendre les enchaînements entre ces périodes, mais une fois entré dans la lecture, cela n'est plus un problème.

L'histoire est assez dramatique. Il s'agit de survie quotidienne dans un pays où différentes factions essaient de prendre le pouvoir. Face à cette situation, Alan souhaite protéger sa famille et il tente de comprendre comment son pays a pu en arriver là. Petit à petit, le lecteur découvre les relations d'Alan avec sa femme (Isobel) et sa fille (Sally), ainsi que la situation politique, économique qui secoue l'état. Le personnage principal essaie de tracer sa route au mieux afin de survivre dans un monde où les plus forts font la loi, et surtout, il fait tout pour rester neutre. Mais dans un conflit d'une telle ampleur, peut-on rester neutre ? Pourtant, Alan semble souvent résigné, indécis, il a peur de faire un choix.

C'est un roman assez noir, qui malgré quelques passages, ne laisse guère de place à l'espoir. Les situations, les détails donnés rendent l'ensemble parfaitement crédible et transposable dans un autre pays. Cela nous fait réfléchir, nous lecteurs, sur la place que nous souhaitons tenir dans notre société.

À lire !

Ce livre m'a été envoyé par les éditions Denoël.

Titre: Notre île sombre (Fugue for a Darkening Island (revised))
Éditeur: Denoël
Nombre de pages: 202
ISBN: 978-2-207-10976-2
Traducteur: Michelle Charrier
Publication:16 mai 2014.

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jeudi 3 juillet 2014 09:20

Le testament de Nobel, de Liza Marklund

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Le testament de Nobel

L'histoire :
Annika Bengtzon assiste à un assassinat lors du banquet de remise des prix Nobel dans la ville de Stockholm. Journaliste, mais témoin importante de l'affaire, elle est contrainte au silence pour ne pas entraver l'enquête policière.

Mon avis :
Ce livre fait partie d'une série, mais il peut se lire indépendamment des autres. Les éléments se rapportant éventuellement à d'autres tomes n'empêchent pas la compréhension de l'intrigue. J'ai trouvé que l'histoire était lente. Le personnage principal, Annika Bengtzon, est journaliste. J'ai eu l'impression qu'elle subissait plus les événements qui se déroulaient qu'elle ne menait une enquête. C'est surtout le côté psychologique du personnage qui est creusé. Annika se pose beaucoup de questions sur son métier et sur ce qu'elle veut faire. De plus, sa vie privée n'est pas simple : elle ne supporte pas le métier de son mari et ce dernier ne supporte pas le métier de sa femme. On se demande ce qui fait tenir le couple.

Annika a donc croisé le « chaton », une tueuse professionnelle, et celle-ci est un fil conducteur du roman. Le « chaton » a peu d'interaction avec la journaliste et celle-ci n'enquête pas vraiment sur elle. Elle cherche plutôt, de manière superficielle, le lien qu'il pourrait y avoir entre le meurtre et le comité Nobel. Ses recherches s'effectuent par intermittence. Il s'écoule de nombreux mois entre chaque action, avec, heureusement, une accélération pour le dénouement. Pendant tous ces mois, on découvre la vie quotidienne de l'héroïne et de son mari, ainsi que les relations qu'ils ont avec leurs nouveaux voisins, ou voisines, dont une est, fort à propos, liée d'une manière ou d'une autre à l'enquête. De même, le lecteur découvre les tentatives des responsables du journal d'Annika qui cherchent des solutions, essayent de redresser la barre pour améliorer les finances et augmenter le nombre de lecteurs. J'ai même eu l'impression, par moments, qu'il n'y a plus vraiment d'enquête.

Annika suit surtout l'enquête de police, car le commissaire en charge du dossier est proche d'elle. Elle n'est pas au centre des investigations, et c'est regrettable. On découvre aussi, au cours de la lecture, quelques emails concernant Alfred Nobel qui nous éclairent sur la vie, privée et professionnelle, du chimiste qui fit fortune avec la découverte de la dynamite. Ces emails prendront sens à la fin du roman, mais ils n'ont, à mon avis, pas d'utilité, à part nous apprendre l'origine des prix Nobel.
Il y a quelques scènes morbides. Après un début assez spectaculaire (l'assassinat), j'ai trouvé le reste plutôt plat et décevant. Il y a quand même du suspense, mais il ne concerne que rarement Annika. Je suis resté sur ma faim, c'est bien dommage. En 2012, ce livre a été adapté en film.

Ce livre m'a été envoyé par MA éditions par l'intermédiaire de l'agence de communication Gilles Paris

Éditeur: MA Éditions
Nombre de pages: 437
ISBN: 978-2-822-403252

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lundi 30 juin 2014 18:39

Le bonheur en prime, d'Emmanuelle de Boysson

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Le bonheur en prime

L'histoire :
Gaspard, majordome depuis trente ans de Jules Berlingault, apprend qu'il héritera de la fortune de son patron. Or au même moment, ce dernier se prend d'affection pour ses voisins et les invite pour des vacances à l'île de Ré.

Mon avis :
Jules Berlingault est un homme riche qui n'a pas d'héritiers. Il décide que Gaspard sera son légataire universel. Peu de temps après, Jules propose à ses voisins un jeu, avec comme lot son héritage. Gaspard voit rouge.Le majordome est le narrateur de l'histoire. Sa place le met au centre des événements, puisqu'il s'occupe de tout : ménage, jardinage, voiture, repas, etc. Il va donc avoir la charge de s'occuper des « amis de Monsieur » afin de rendre leur séjour le plus agréable possible.

Dans les amis, nous trouvons un couple à la dérive (Patrick et Rose Courtin), Antoine Langlois (un écrivain de seconde zone), et Luna (une jeune fille désoeuvrée). Les quatre voisins vont devoir y mettre du leur s'ils veulent espérer toucher le pactole. Gaspard, de son côté, va tout faire pour faire capoter leurs bonnes résolutions. Sous des dehors bon enfant, le majordome va faire part de ses réflexions au lecteur, et petit à petit, se livrer. Des pans de son passé vont apparaître. Notre opinion vis-à-vis de cet homme va évoluer. Je qualifierai Gaspard de fourbe, de malsain. Il ne fait rien sans arrière-pensée, et ne pense qu'à une chose : « son » argent qui est dilapidé pendant ces quelques jours de vacances.

Jules va permettre à ses nouveaux amis d'avoir un regard sur la vie différent de celui de leurs petites vies monotones et apparemment sans attraits. Ils découvrent que l'argent et les relations permettent beaucoup de choses, mais ils iront au-delà dans la reconstruction qu'ils entreprendront, poussés par Jules. Ce dernier semble totalement excentrique, mais on découvre quelqu'un de très lucide, qui, à son âge très avancé, a un regard critique sur la vie qu'il a menée. Les personnages ne sont pas très creusés, à part Gaspard que l'on découvre jusqu'à la fin du roman. Sinon, ils ressemblent tous (même le majordome) à des marionnettes manipulées par Jules, comme bon lui semble.

Une bonne lecture !

Ce livre m'a été envoyé par les éditions Flammarion dans le cadre de l'opération Masse Critique organisée par Babelio.

Éditeur: Flammarion
Nombre de pages: 293
ISBN: 978-2-0813-3059-7

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