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lundi 30 mars 2020 21:47

La mort du Temple, Secretum Templi, d’Hervé Gagnon

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La mort du Temple, Secretum Templi

L’histoire :
Paris, 1307. Jacques de Molay décide de déplacer secrètement l’or du Temple, objet de toutes les convoitises. Le sergent Hugues de Malemort, accompagné d’hommes de confiance, est chargé d’escorter discrètement des transports de marchandises (dont il ignore le contenu). Mais tout ne se déroule pas comme prévu.

Mon avis :
Il s’agit du premier tome d’une série historique mettant en scène des templiers. Bien sûr, l’auteur mêle réalité et fiction. Il prend son temps, présente les personnages principaux et met l’intrigue en place. Le lecteur découvre la vie quotidienne de ces soldats de Dieu, bien loin de l’image de dévotion qu’on peut en avoir : Messes, entraînements militaires, et des échanges savoureux entre les soldats.

L’histoire permet aussi de découvrir des rues et lieux du Paris du Moyen-Âge. Le récit est centré sur les personnages, et c’est, à mon sens, une bonne chose. L’intrigue qui se tisse est en arrière-plan. Les pièces se mettent en place.
Hugues de Malemort est pragmatique, bien ancré dans son époque, et n’a guère d’illusions sur l’état de son ordre. Malgré ses années d’ancienneté, il reste fidèle au Temple. Lorsqu’il est personnellement touché, il décide d’enquêter pour comprendre ce qu’il se passe. Or, ses découvertes le laissent perplexe, et complexifient ses recherches.

Les chapitres sont courts et s’enchaînent rapidement. Cela donne du rythme au récit.Les dernières pages du roman m’ont laissé sur ma faim, mais font transparaître une suite intéressante.
Au menu : vie quotidienne, complot, manipulation, religion, enquête, ésotérisme.

À lire.

Service presse des éditions Hugo Roman.

Titre: La mort du Temple, Secretum Templi
Auteur: Hervé Gagnon
Éditeur: Hugo Roman
Nombre de pages: 388
ISBN: 978-2-75564-724-2
Date de publication: 5 mars 2020

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vendredi 20 mars 2020 21:37

Les mécaniques du crime, de Sylvain Larue

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Les mécaniques du crime

L’histoire :
Janvier 1853, Napoléon III se marie. Sur la même période, Paris est secoué par une série d’attentats. Léandre et la Noble Cour sont chargés de l’affaire.

Mon avis :
Voici le quatrième tome de la série d’enquêtes de Léandre Lafforgue. Afin de bien appréhender les personnages, il est préférable d’avoir lu les tomes précédents. Léandre est un agent spécial qui dirige une équipe du nom de la Noble Cour, sous les ordres directs de Napoléon III. Après une première explosion, passée sous silence auprès du public, le goupil, comme on le surnomme, décide de mettre la main sur le responsable de l’attaque. L’enquête est délicate, car il y a peu d’indices. Le récit est centré sur Léandre, mais aussi sur l’auteur des attentats. Les personnages secondaires récurrents sont moins présents, c’est dommage.

L’enquête avance lentement, et même n’avance pas du tout. Cependant, contrairement au tome précédent, je n’ai pas ressenti de longueurs. À un moment, les événements prennent une tournure plus personnelle, et le goupil décide de prendre des risques. Le récit s’accélère, et il y a un peu plus de rythme. Le personnage principal est pragmatique, mais impulsif, et il y a, parfois, les traces d’une colère profonde en lui.

Une des ficelles utilisées par l’auteur est un peu trop visible à mon goût, et j’ai su à quoi m’en tenir bien longtemps avant le protagoniste. Mais cela n’a pas été gênant. Par contre, pour la fin du roman, même si j’avais reconnu un nom au cours de ma lecture, je n’avais pas fait le lien.
Le récit est bien mené. L’ensemble est bien écrit, fluide, agréable et précis.

Titre: Les mécaniques du crime
Auteur: Sylvain Larue
Éditeur: De Borée
Nombre de pages: 444
ISBN: 978-2-8129-2616-7
Date de publication: 10 octobre 2019

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samedi 14 décembre 2019 17:53

La trahison des jacobins, de Jean-Christophe Portes

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La trahison des Jacobins

L’histoire : Juillet 1792. Victor recherche Joseph, qui a été enlevé dans le tome précédent par Dossonville[1]. L’affaire est délicate étant donné que ce dernier est un proche de Danton.

Mon avis : Voici le cinquième volume des aventures de Victor Dauterive. Le protagoniste s’éloigne de son mentor, Lafayette. Il travaille désormais pour le comité de surveillance de l’Assemblée nationale, sous la supervision du député Charpier.
Ce tome est plus sombre, plus sanglant. Victor a changé. Retrouver Joseph est son seul but. Afin d’y parvenir et de recevoir de l’aide, il accepte l’affaire que lui demande d’examiner Charpier : un policier se serait suicidé, alors qu’il menait une enquête. En plus de cela, l’Assemblée est en effervescence, et chaque membre influent place ses pions afin d’avoir la main mise sur le Roi.

Avec délice et horreur, le lecteur se plonge dans les bas-fonds de Paris et de l’Hôpital général : Bicêtre, jusqu’à l’invasion des tuileries. Rien ne nous est épargné : le marché de la pédophilie, la folie des massacres perpétrés par la population, etc. Les descriptions sont précises, et l'ensemble fortement documenté.

Au milieu de tout cela, Victor s’endurcit. Il a de moins en moins d’états d’âme. Joseph et lui sont les deux personnages centraux de ce roman. Le contexte historique est fortement ancré, et on suit avec attention l’avancée de cette révolution. Par contre, même si ce n’était pas gênant, j’ai ressenti quelques longueurs sur des parties historiques, et j’ai apprécié la partie sur la prise des Tuileries.

À lire !

Service presse des éditions City.

Titre: La trahison des Jacobins
Auteur: Jean-Christophe Portes
Éditeur: City Éditions
Nombre de pages: 442
ISBN: 978-2-8246-4565-3
Date de publication: 9 octobre 2019

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vendredi 9 août 2019 21:59

Le Faubourg des diaboliques, de Philippe Grandcoing

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Le Faubourg des diaboliques

L’histoire :
Paris, printemps 1907. Hippolyte Salvignac est accusé d’avoir assassiné le mari de son ancienne maîtresse. Devant l’adversité, il va devoir découvrir la vérité.

Mon avis :
J’ai eu du plaisir à retrouver le personnage d’Hippolyte dans ce deuxième tome de la série[1]. L’antiquaire va côtoyer de plus près le monde de l’art en faisant la connaissance de certains peintres de Montmartre, ce qui est, à mon sens, le principal sujet du roman. Philippe Grandcoing montre au Bateau-Lavoir[2] des personnages hauts en couleur (dont Picasso, Apollinaire, etc.).

Il ne s’agit pas d’un véritable roman policier. L’enquête est une sorte de fil rouge. Le romancier se sert de l’intrigue afin de brosser un portrait assez méticuleux de la société de l’époque et des événements, que ce soit dans les campagnes ou dans les villes. Il en profite pour approfondir ses personnages. Le lecteur entre au coeur de la vie privée d’Hippolyte, mais aussi de celle de Jules Lerouet, l’inspecteur de police.
Même si le duo fonctionne encore, l’essentiel du récit est centré sur Hippolyte, le personnage du policier est plus en retrait. L’antiquaire à un petit côté naïf qui lui donne du charme, mais il n’est plus totalement dupe du monde qui l’entoure.

J’ai été absorbé par le récit et le contexte historique. On comprend les dissensions qui traversent les forces de police et les actions politiques que mène Clémenceau pour diriger le pays. Rien n’est simple en ce début de siècle, et pour rester au pouvoir, tout est permis.

C’est avec plaisir que j’attendrai le tome suivant.

À lire !

Service presse des éditions De Borée. Je remercie l'auteur pour son petit mot.

Titre: Le Faubourg des diaboliques
Auteur: Philippe Grandcoing
Éditeur: De Borée
Nombre de pages: 290
ISBN: 978-2-8129248-4-2
Date de publication: 14 mars 2019

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samedi 26 janvier 2019 21:09

L’espion des Tuileries, de Jean-Christophe Portes

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L’espion des Tuileries

L’histoire :
Victor Dauterive dirige un convoi qui transporte 500 000 livres, afin de payer l’armée de La Fayette. Pendant le trajet, la situation dérape.

Mon avis :
Il s’agit du quatrième tome de la série « Victor Dauterive[1] ». L’histoire se déroule d’avril à juillet 1792. Même s’il s’agit d’un roman, celui-ci est toujours bien documenté : il regorge d'informations sociologiques et culturelles. Le décor et le contexte sont très bien rendus. À travers son récit, Jean-Christophe Portes met en évidence la complexité de la période et les différents courants politiques qui essaient d’arriver à leur fin, en éliminant la concurrence par des manœuvres plus ou moins légales, tout en faisant pression sur le roi.

Victor est de nouveau chargé d’une affaire sensible par son mentor, le général La Fayette. Il doit partir pour Paris et transmettre un message au Roi. Mais cela ne sera pas de tout repos. En effet, les Tuileries sont sous haute surveillance et la vie quotidienne est loin d’être tranquille. L’insurrection est permanente, et les espions omniprésents. J’ai retrouvé Victor avec grand intérêt. L’auteur s’attache à montrer la personnalité du jeune homme et son évolution. Le lieutenant est un protagoniste complexe, tiraillé entre ses origines nobles et la Révolution.

On retrouve aussi des personnages récurrents des précédents tomes (Olympe de Gouges, Joseph, Charpier…). Le petit regret que j’ai concernant ce volume, c’est que Victor subit plus les événements qu'il n'en est maître, il n’a pas de prise réelle sur le déroulement de sa mission. Malgré cela, cette lecture a été très agréable, et je recommande la série.

À lire !

Service presse des éditions City par l'intermédiaire de l'auteur que je remercie pour sa confiance.

Titre: L’espion des Tuileries
Auteur: Jean-Christophe Portes
Éditeur: City Éditions
Nombre de pages: 393
ISBN: 978-2-8246-1354-3
Date de publication: 14 novembre 2018

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