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samedi 14 décembre 2019 17:53

La trahison des jacobins, de Jean-Christophe Portes

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La trahison des Jacobins

L’histoire : Juillet 1792. Victor recherche Joseph, qui a été enlevé dans le tome précédent par Dossonville[1]. L’affaire est délicate étant donné que ce dernier est un proche de Danton.

Mon avis : Voici le cinquième volume des aventures de Victor Dauterive. Le protagoniste s’éloigne de son mentor, Lafayette. Il travaille désormais pour le comité de surveillance de l’Assemblée nationale, sous la supervision du député Charpier.
Ce tome est plus sombre, plus sanglant. Victor a changé. Retrouver Joseph est son seul but. Afin d’y parvenir et de recevoir de l’aide, il accepte l’affaire que lui demande d’examiner Charpier : un policier se serait suicidé, alors qu’il menait une enquête. En plus de cela, l’Assemblée est en effervescence, et chaque membre influent place ses pions afin d’avoir la main mise sur le Roi.

Avec délice et horreur, le lecteur se plonge dans les bas-fonds de Paris et de l’Hôpital général : Bicêtre, jusqu’à l’invasion des tuileries. Rien ne nous est épargné : le marché de la pédophilie, la folie des massacres perpétrés par la population, etc. Les descriptions sont précises, et l'ensemble fortement documenté.

Au milieu de tout cela, Victor s’endurcit. Il a de moins en moins d’états d’âme. Joseph et lui sont les deux personnages centraux de ce roman. Le contexte historique est fortement ancré, et on suit avec attention l’avancée de cette révolution. Par contre, même si ce n’était pas gênant, j’ai ressenti quelques longueurs sur des parties historiques, et j’ai apprécié la partie sur la prise des Tuileries.

À lire !

Service presse des éditions City.

Titre: La trahison des Jacobins
Auteur: Jean-Christophe Portes
Éditeur: City Éditions
Nombre de pages: 442
ISBN: 978-2-8246-4565-3
Date de publication: 9 octobre 2019

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vendredi 9 août 2019 21:59

Le Faubourg des diaboliques, de Philippe Grandcoing

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Le Faubourg des diaboliques

L’histoire :
Paris, printemps 1907. Hippolyte Salvignac est accusé d’avoir assassiné le mari de son ancienne maîtresse. Devant l’adversité, il va devoir découvrir la vérité.

Mon avis :
J’ai eu du plaisir à retrouver le personnage d’Hippolyte dans ce deuxième tome de la série[1]. L’antiquaire va côtoyer de plus près le monde de l’art en faisant la connaissance de certains peintres de Montmartre, ce qui est, à mon sens, le principal sujet du roman. Philippe Grandcoing montre au Bateau-Lavoir[2] des personnages hauts en couleur (dont Picasso, Apollinaire, etc.).

Il ne s’agit pas d’un véritable roman policier. L’enquête est une sorte de fil rouge. Le romancier se sert de l’intrigue afin de brosser un portrait assez méticuleux de la société de l’époque et des événements, que ce soit dans les campagnes ou dans les villes. Il en profite pour approfondir ses personnages. Le lecteur entre au coeur de la vie privée d’Hippolyte, mais aussi de celle de Jules Lerouet, l’inspecteur de police.
Même si le duo fonctionne encore, l’essentiel du récit est centré sur Hippolyte, le personnage du policier est plus en retrait. L’antiquaire à un petit côté naïf qui lui donne du charme, mais il n’est plus totalement dupe du monde qui l’entoure.

J’ai été absorbé par le récit et le contexte historique. On comprend les dissensions qui traversent les forces de police et les actions politiques que mène Clémenceau pour diriger le pays. Rien n’est simple en ce début de siècle, et pour rester au pouvoir, tout est permis.

C’est avec plaisir que j’attendrai le tome suivant.

À lire !

Service presse des éditions De Borée. Je remercie l'auteur pour son petit mot.

Titre: Le Faubourg des diaboliques
Auteur: Philippe Grandcoing
Éditeur: De Borée
Nombre de pages: 290
ISBN: 978-2-8129248-4-2
Date de publication: 14 mars 2019

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samedi 26 janvier 2019 21:09

L’espion des Tuileries, de Jean-Christophe Portes

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L’espion des Tuileries

L’histoire :
Victor Dauterive dirige un convoi qui transporte 500 000 livres, afin de payer l’armée de La Fayette. Pendant le trajet, la situation dérape.

Mon avis :
Il s’agit du quatrième tome de la série « Victor Dauterive[1] ». L’histoire se déroule d’avril à juillet 1792. Même s’il s’agit d’un roman, celui-ci est toujours bien documenté : il regorge d'informations sociologiques et culturelles. Le décor et le contexte sont très bien rendus. À travers son récit, Jean-Christophe Portes met en évidence la complexité de la période et les différents courants politiques qui essaient d’arriver à leur fin, en éliminant la concurrence par des manœuvres plus ou moins légales, tout en faisant pression sur le roi.

Victor est de nouveau chargé d’une affaire sensible par son mentor, le général La Fayette. Il doit partir pour Paris et transmettre un message au Roi. Mais cela ne sera pas de tout repos. En effet, les Tuileries sont sous haute surveillance et la vie quotidienne est loin d’être tranquille. L’insurrection est permanente, et les espions omniprésents. J’ai retrouvé Victor avec grand intérêt. L’auteur s’attache à montrer la personnalité du jeune homme et son évolution. Le lieutenant est un protagoniste complexe, tiraillé entre ses origines nobles et la Révolution.

On retrouve aussi des personnages récurrents des précédents tomes (Olympe de Gouges, Joseph, Charpier…). Le petit regret que j’ai concernant ce volume, c’est que Victor subit plus les événements qu'il n'en est maître, il n’a pas de prise réelle sur le déroulement de sa mission. Malgré cela, cette lecture a été très agréable, et je recommande la série.

À lire !

Service presse des éditions City par l'intermédiaire de l'auteur que je remercie pour sa confiance.

Titre: L’espion des Tuileries
Auteur: Jean-Christophe Portes
Éditeur: City Éditions
Nombre de pages: 393
ISBN: 978-2-8246-1354-3
Date de publication: 14 novembre 2018

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dimanche 25 novembre 2018 20:37

Le crime de l’Odéon, de Sylvain Larue

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Le crime de l’Odéon

L’histoire :
Le président Bonaparte utilisant un peu moins les talents de Léandre, ce dernier s’attache à démarrer une carrière de dramaturge. Le soir de la première, tout se passe au mieux, jusqu’au drame.

Mon avis :
Il s’agit du troisième volume de la série « Une enquête de Léandre Lafforgue »[1]. Je le retrouve avec plaisir. Par contre, je suis un peu déçu de la quasi-disparition de personnages secondaires comme Eustache. D’autres proches sont bien plus présents comme Constant Lafforgue ou Arnaud Davezac.

Cette fois-ci, les événements se déroulent au moment du coup d’état de 1851 du président Bonaparte. Une bonne occasion de revisiter cette période, mais les informations restent assez succinctes. Je pense qu’il aurait été intéressant de développer un peu plus le décor. Léandre se retrouve au coeur de l’enquête, et pour cela, il est écarté des investigations. Il doit alors concentrer son attention sur une autre affaire.

Le « Goupil », ainsi surnommé par Bonaparte, va essayer de rebondir, mais les cadavres ne l’attendent pas. Sur une partie du récit, Léandre subit plus les événements qu’il ne les contrôle, que ce soit au niveau du coup d’État ou de l’enquête. J’ai ressenti quelques longueurs, sans doute dues au fait que l’enquête n’avance pas, et que l’auteur s’attache à suivre la tentative de Léandre de percer en tant qu’auteur de théâtre sur le premier tiers du roman.

Il y a quand même quelques rebondissements. De plus, le romancier laisse filtrer certaines informations çà et là qui m’ont permis de deviner le nom du ou des coupables bien avant Léandre. Cela ne m’a pas empêché, dans l’ensemble, et malgré mes bémols, d’apprécier cette lecture. Pour mieux comprendre les personnages principaux (Léandre, Charles), je conseille la lecture des deux premiers volumes de la série.

Titre: Le crime de l’Odéon
Auteur: Sylvain Larue
Éditeur: De Borée
Nombre de pages: 417
ISBN: 978-2-8129238-0-7
Date de publication: 16 août 2018

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jeudi 18 octobre 2018 23:04

La Quête du trésor du Temple, de Jean d'Aillon

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La Quête du trésor du Temple

L’histoire :
13 octobre 1307. Un convoi de chariots arrive discrètement au manoir de Vaux, appartenant à l’ordre du Temple. Quelques jours plus tard, le roi Philippe le Bel ordonne l’arrestation de tous les templiers, afin de mettre la main sur leur immense trésor.

Mon avis :
Il s’agit d’un roman historique qui se déroule en deux parties : la traque de Robert de l’Aigle, suivi de l’attrapoire. Comme à son habitude, l’auteur s’est beaucoup documenté. L’intrigue est classique, mais le romancier écrit avec talent. On lui doit des séries historiques réussies comme « Guilhem d’Ussel » ou « Louis Fronsac ».

Dans ce livre, on découvre Robert de l’Aigle, un jeune homme d’une vingtaine d’années. C’est un chevalier aguerri. Il doit lutter pour sa liberté. On suit donc son périple, de Paris à l’Angleterre (et aussi l’inverse). L’auteur nous dévoile un monde rude, souvent brutal. Son récit n’est pas totalement linéaire, il y a quelques retours en arrière afin de nous expliquer certaines situations. Jean d’Aillon aborde dans cet ouvrage la querelle qui a opposé Philippe le Bel aux templiers, l’arrestation de ces derniers pour de faux motifs, et la main mise sur leur fortune.

Ma lecture a été agréable, même si j’ai moins accroché au personnage principal, qu’aux héros des deux séries citées ci-dessus. Un bon roman selon moi, mais l’auteur a fait bien mieux et pourtant il mêle bien fiction et réalité historique.

Service presse des éditions Presses de la Cité.

Titre: La Quête du trésor du Temple
Auteur: Jean d'Aillon
Éditeur: Presses de la Cité
Nombre de pages: 484
ISBN: 978-2-258-14788-1
Date de publication: 30 août 2018

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