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Romans policiers, Thrillers, Espionnage

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mardi 19 juin 2018 16:18

Printemps acide, de Patrick Tudoret

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Printemps acide

L’histoire :
Roch le Stang, commissaire divisionnaire à Bordeaux, est convoqué à Paris. Abasourdi après la rencontre de ses supérieurs, il rentre à son hôtel en métro, et semble reconnaître quelqu’un qui lui écrit un SOS sur une vitre. À partir de ce moment, son instinct de flic reprend le dessus.

Mon avis :
De nouveau, après ma chronique d’hier, voici un roman très court. Il s’agit d’un policier.

L’auteur va à l’essentiel, sans fioritures, et il n’y a pas de temps morts. Les rebondissements sont peu nombreux, l’intrigue est linéaire. Il aurait peut-être été intéressant de développer un peu plus afin de donner plus de densité à l’histoire et au personnage principal.

Le récit reste vraisemblable, et c’est ce qui compte. De plus, il y a les ingrédients pour une adaptation à la télévision.

En cinq jours, Roch Le Stang évolue entre Bordeaux et Paris, et résout une affaire assez délicate. Il est le stéréotype du flic classique de romans: divorcé, ne vivant que pour son métier ou presque. La furtive rencontre dans le métro et les événements qui suivent vont le pousser à réfléchir quant aux choix qu’il a faits au cours de sa vie. Il a des états d'âme récurrents, ce qui le rend sympathique.

On le voit, avec l’aide de collègues, tirer les différentes ficelles de l’enquête, analyser les faits et créer des liens.

Pourquoi veut-on le mettre au placard ? Pourquoi a-t-on tué cette jeune fille ? Est-ce bien un amour de jeunesse qui l’a appelé à l’aide ?

Un bon roman détente. À découvrir.

Titre: Printemps acide
Auteur: Patrick Tudoret
Éditeur: De Borée
Nombre de pages: 178
ISBN: 978-2-8129-2347-0
Date de publication: 18 avril 2018

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dimanche 17 juin 2018 22:52

Mère Toxique, Alexandra Burt

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Mère Toxique

L’histoire :
Après des années d’absence, Dahlia revient à Aurora, auprès de sa mère. Quelque temps après, lors d’un jogging, elle découvre une personne gravement blessée. À partir de ce moment-là, sa mère, Memphis, commence à divaguer.

Mon avis :
Comme souvent, je me pose la question quant au choix du titre français par rapport à l’original: « The Good Daughter ». Pourquoi avoir choisi « Mère Toxique » ? Je trouve dommage que les éditeurs ne restent pas au plus proche du titre d’origine. J’ai plongé avec délectation dans l’ouvrage. C’est un roman à plusieurs voix, essentiellement celles de Dahlia et Quinn. L’auteur nous immerge dans une ambiance étrange, légèrement oppressante, sans qu’on comprenne d’où cela vient.

Dahlia se repenche sur son passé. Pendant des années, elle a erré avec sa mère de motel en motel. De plus, elle garde une certaine distance vis-à-vis de Memphis, qu’elle considère comme proche de la folie.
Ce roman est à deux voix : d’un côté Dahlia, et de l’autre Quinn. Même si j’ai rapidement eu des doutes, l’auteur a amené les différents éléments finement. C’est un livre lent, qui dégage une atmosphère, une relation particulière entre mère et fille, sans qu’elle soit réellement conflictuelle.
La paranoïa est au menu. Les secrets de famille sont légion. Ils ont déterminé la vie de Dahlia. Plus le récit avance, plus la romancière décortique la jeunesse tortueuse de la principale protagoniste.
Le plus difficile ? Les non-dits, le silence oppressant de Memphis aux questions de sa fille, jusqu’au dénouement.

Jusqu’où peut-on aller pour un enfant ?

À lire !

Service presse des éditions Denoël.

Titre: Mère Toxique
Auteur: Alexandra Burt
Éditeur: Denoël
nombre de pages: 462
Traduction: Perrine Chambon
ISBN: 978-2-207-14111-3
Date de publication: 3 mai 2018

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vendredi 8 juin 2018 23:37

La nuit de l’ogre, de Patrick Bauwen

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La nuit de l’ogre

L’histoire :
Après un enchaînement de circonstances, Chris Kovak, urgentiste, accepte la demande de sa supérieure : il doit retrouver Justine, la fille de cette dernière. Sans le savoir, il va plonger au coeur de l’horreur.

Mon avis :
Il s’agit d’un roman très glauque. Pourtant, je l’ai dévoré avec avidité. J’ai vraiment apprécié l’histoire de Chris Kovak. On retrouve des personnages récurrents du tome précédent « Le jour du chien » (que je n’ai pas lu), mais je n’ai pas ressenti de manque. Ce tome peut, selon moi, être lu indépendamment, même s’il doit être plus intéressant de le lire avant.
Le récit est rythmé, il y a du suspense. Les personnages principaux sont travaillés, sculptés avec finesse. L’ensemble reste crédible et le thème utilisé fait froid dans le dos : les photos post-mortem apparemment utilisées par un véritable psychopathe (et le mot est faible quand on découvre la vérité).

L’Homme est capable de tout et même d’encore pire. Cette histoire le montre bien. Les meurtres sont réguliers, les coupables semblent être intouchables, et n’éprouver aucune compassion. De son côté, Chris, le médecin urgentiste, est dans une mauvaise période. Il est sombre, instable. Cela le rend imprévisible. Il fonctionne en marge de la police et de l’unité spéciale dirigée par le commissaire Battisti. Dans cette unité, on trouve Audrey Valenti. Elle est posée, intelligente. Son comportement a déclenché de l’empathie chez moi. Malgré ses soucis, contrairement à Kovak, elle n’est pas cynique. On sent que Patrick Bauwen s’est fortement documenté pour mener à bien son récit, et c’est réussi !

Ce roman est glaçant et terrifiant.

À lire !

Titre: La nuit de l’ogre
Auteur: Patrick Bauwen
Éditeur: Albin Michel
Nombre de pages: 496
ISBN: 978-2-2264-3637-5
Date de publication: 9 mai 2018

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dimanche 13 mai 2018 22:17

Sous nos yeux, de Cara Hunter

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Sous nos yeux

L’histoire :
Daisy Mason, une petite fille de huit ans, disparaît. La police, rapidement sur les lieux, commence son enquête.

Mon avis :
En règle générale, je suis assez sévère quant au choix d'adaptation du titre d'un roman. Là, je trouve que « sous nos yeux » est judicieux, et cadre bien avec le contenu (le titre original est « Close To Home »). Adam Fawley, inspecteur de police, présente l’affaire. On en suit une bonne partie à travers son regard. Cela permet au lecteur de s’immerger rapidement dans le récit. De plus, celui-ci entre directement dans le vif du sujet. Dès les premières pages, la petite fille a disparu. La structure est vraiment bien faite. L’auteur laisse quelques indices, qu’on oublie ensuite, tellement elle développe les différentes pistes de l’affaire.

Les éléments s’accumulent et les coupables se multiplient. C’est d’ailleurs une force de ce roman. Tout ce que découvrent les inspecteurs est plausible et il est difficile de faire un choix.
Au cours du récit, il y a des retours en arrière montrant la vie de Daisy avec sa famille, à différentes dates avant le drame. Cela apporte des explications sur les éléments de l’enquête et met l’ensemble en relief.
Le récit est rythmé, il y a peu de temps morts.

Les personnages sont intéressants. Adam Fawley est quelqu’un de torturé, suite à un drame familial. Il est profondément humain. J’ai de suite détesté Sharon Mason, la mère de Daisy. Elle est psychorigide, et les apparences sont primordiales pour elle. Barry Mason, le père, m’a semblé étrange, fuyant, il n’est jamais totalement franc. Et il n'assume pas grand-chose. Léo, le frère de la disparue, est énigmatique. Lorsqu’on découvre les passages concernant Daisy, on voit que cette dernière a un caractère bien trempé, et qu’elle laisse planer certains mystères. Lors de l’enquête, le vernis craque, et ce qui apparaît n’est guère reluisant.

La pression médiatique, que les enquêteurs essaient d’exploiter à bon escient, est présente aussi, sans oublier les réseaux sociaux et les commentaires nauséabonds qu’entraîne cette disparition. À mon sens, ce n’est pas exagéré.
L’épilogue ne m’a pas totalement surpris. Certains détails me sont alors revenus en mémoire, concernant la personne responsable.

À lire !

Service presse des éditions Bragelonne par l'intermédiaire de Netgalley.

Titre: Sous nos yeux
Auteur: Cara Hunter
Éditeur: Bragelonne
Nombre de pages: 336
ISBN: 979-10-281-1161-8
Traduction: Sébastien Raizer
Date de publication: 16 mai 2018

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samedi 12 mai 2018 20:12

Nuit sans fin, de Douglas Preston et Lincoln Child

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Nuit sans fin

L’histoire :
New York. Un soir, deux adolescents découvrent un cadavre décapité dans un entrepôt. Le lieutenant d’Agosta du NYPD est chargé de l’affaire. Il rencontre sur les lieux, l’inspecteur Aloysius Pendergast. Ce dernier ne semble pas heureux d’être là.

Mon avis :
Contrairement au tome précédent[1], celui-ci met en avant Pendergast et d’Agosta lors d’une enquête assez étrange. Le suspense est bien présent, mais je trouve qu’il n’y a pas d’éléments pour faire avancer l’intrigue. Les cadavres s’entassent, mais il n’y a aucun début de piste. On a les constatations des enquêteurs sur les lieux des crimes avec un Aloysius perplexe, qui doute des explications obtenues. L’agent du FBI est beaucoup plus mou que dans « Noir sanctuaire ». J’ai eu l’impression de ne pas voir la même personne. Il est en retrait et ne trouve pas de réel intérêt à ce qu’il fait. Pour avoir lu le tome précédent, je comprends la situation, mais cela ne sera pas forcément évident pour tout le monde. Proctor, qui avait un rôle important dans le tome précédent, repasse dans l’ombre.

Le lieutenant d’Agosta subit la pression de sa hiérarchie face à l’étalage médiatique de ces meurtres par décapitation à répétition. On se doute que le coupable est certainement parmi les personnes rencontrées au cours de l’enquête, mais je n’ai pas mis la main dessus, en partie pour les motifs donnés précédemment : il n’y a pas vraiment d’éléments tangibles.

Pourtant, le récit est intéressant, prenant, agréable à lire, mais un peu plat et seule la fin où il y a un peu plus d’action et de rythme rehausse l’ensemble. Il faut reconnaître aussi (et c’est une bonne chose), le motif des meurtres est assez tordu.

Les thèmes traités, comme la fracture riche / pauvre ou le monde journalistique, sont des classiques, dont le premier aurait pu être, à mon sens, un peu plus développé. Mais comme j’ai eu du plaisir lors de ma lecture (et c’est le principal), il faut vraiment que je lise la série.

Service presse des éditions l'Archipel par l'intermédiaire de l'agence de communication LP Conseils.

Titre: Nuit sans fin
Auteur: Douglas Preston / Lincoln Child
Éditeur: l'Archipel
Nombre de pages: 363
ISBN: 978-2-8098-2406-3
Traduction: Sebastian Danchin
Date de publication: 4 avril 2018

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