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Romans policiers, Thrillers, Espionnage

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mardi 5 décembre 2017 20:46

La disparue de Noël, de Rachel Abbott

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La disparue de Noël

L’histoire :
Lors d’une soirée d’hiver, une voiture a un terrible accident. La conductrice meurt. Sa petite fille Natasha, âgée de six ans, disparaît. Six ans plus tard, elle réapparaît dans la cuisine familiale. Son père, David, a refait sa vie avec Emma.

Mon avis :
C’est le deuxième roman de Rachel Abbott que je lis. Dans cette histoire, on trouve de nouveau l’inspecteur Tom Douglas (il s’agit même du quatrième tome le concernant d’après ce que j’ai lu). J’ai davantage apprécié ce roman que le précédent[1] . Si l’intrigue reste classique et certaines ficelles toujours aussi simples, j’ai rapidement été absorbé par l’histoire, même si au départ, j’ai trouvé quelques incongruités : une petite fille disparaît pendant six ans, elle réapparaît, dit qu’elle ne veut pas voir la police, et son père accepte. Même si par la suite, cette situation s’explique, c’est un peu étrange.

La mise en place est un peu lente, mais cela ne m’a pas dérangé. J’ai pris plaisir à retrouver l’inspecteur Tom Douglas, ainsi que quelques côtés de sa vie privée, avec l’intrigue concernant la mort de son frère Jack (que je ne trouvais pas assez développée dans « Une famille trop parfaite ».

Le retour de Natasha ne se fait pas sans douleur. Pendant un long moment, j’ai douté, échafaudé de nombreuses hypothèses. Derrière un caractère revêche, il y a pourtant une petite fille meurtrie.
Je n’ai pas trop apprécié David. Dès le début, il a un comportement étrange avec sa fille, ainsi qu’avec Emma. Cette dernière est une mère qui adore son fils (Ollie). Le retour de Natasha va faire apparaître des fissures dans son couple, qu’un événement en particulier va vraiment faire voler en éclat et conduire au bord de l’abîme.
Après le personnage de Tom, c’est celui d’Emma qui est, selon moi, le plus intéressant. On peut reprocher à l’auteur le côté stéréotypé de certains personnages, surtout dans le camp des méchants, mais au vu de l’histoire, cela reste acceptable. De plus, j’ai bien aimé l’un des éléments de la fin, même si j’aurais préféré autre chose.

Le style de l’auteur reste agréable. C’est fluide et bien construit.

À découvrir.

Service presse numérique des éditions Belfond par l'intermédiaire de Netgalley.

Titre: La disparue de Noël
Auteur: Rachel Abbott
Éditeur: Belfond
Nombre de pages: 460
ISBN:978-2-7144-7122-2
Traduction: Muriel Levet
Date de publication: 2 novembre 2017

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mercredi 15 novembre 2017 22:53

Dernière escale, de James Patterson

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Dernière escale

L’histoire :
Afin de recoller des liens distendus, les Dunne partent en croisière avec le voilier familial. Le voyage va très vite tourner au cauchemar.

Mon avis :
Il s’agit d’un roman de vacances, pour se détendre. C’est un thriller comme sait en faire James Patterson. L’histoire est très classique, mais le romancier maîtrise complètement ce type de récit. Il y a de nombreux rebondissements, même si on devine rapidement certaines ficelles, et qu’il y a peu de surprises. Les méchants sont vraiment méchants et sans nuance; c’est la même chose pour les gentils.

La famille Dunne est stéréotypée : anorexie et drogue chez les enfants, adultère chez les parents. Les relations entre les membres sont tendues.
Tous les ingrédients sont réunis pour un résultat explosif. L’écrivain va à l’essentiel et c’est peut-être l’une de mes déceptions quant à ce livre : l'auteur aurait dû développer le caractère des personnages afin de donner plus d’épaisseur à l’ensemble.

Les chapitres sont courts afin de donner du rythme au récit, et c’est réussi. Le gros avantage, c’est que ce roman est très facile à lire. Un livre plaisant et agréable, mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.

Titre: Dernière escale
Auteur: James Patterson
Éditeur: Le Livre de Poche
Nombre de pages: 384
ISBN: 978-2-2531-5821-9
Traduction: Philippe Hupp
Date de publication: 02 novembre 2011

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mardi 7 novembre 2017 21:35

Jeux de miroirs, de E.O. Chirovici

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Jeux de miroirs

L’histoire :
Peter Katz, agent littéraire, reçoit une lettre étrange avec un début de manuscrit. Un peu désabusé, il commence sa lecture et découvre une étrange affaire de meurtre non résolu vingt ans plus tôt.

Mon avis :
J’ai lu ce livre sur les conseils très appuyés de ma femme. J’ai pris un grand plaisir, le roman se lit assez vite. Le début est très prenant. Cette ébauche de manuscrit absorbe le lecteur et plante parfaitement le décor.
À partir de ce moment, Peter Katz voudra en savoir plus. Il va engager une personne pour mener l’enquête. Il veut le manuscrit ou les éléments lui permettant de découvrir la vérité sur le meurtre de l’éminent professeur.

Le livre se découpe en trois parties, ayant chacune un narrateur différent : Peter Katz, John Keller (le journaliste), et Roy Freeman (ancien policier). Il n’y a pas beaucoup d’action. Petit à petit, on découvre les différents protagonistes et la vie qu’ils menaient à l’époque, un peu avant la mort du professeur Wieder. Les histoires vont s’entrecroiser et on essaie de repérer les indices nous permettant de démêler le vrai du faux. Ce roman est une véritable intrigue à tiroirs. Par contre, je trouve que l’auteur n’a effleuré que la surface de ses personnages (le professeur Wieder, Richard, Laura). Il aurait pu être intéressant de développer ce côté-là, cela aurait donné plus de densité au récit. J’ai trouvé qu’à la fin du roman, il manquait certaines informations, certaines allusions que l’auteur a faites, mais n’a pas explicitées, ce qui est dommage (exemple, les rapports entre Richard et Laura).
Dans cet ouvrage, on cherche qui ment et pourquoi, parmi les différents protagonistes, et on a l’embarras du choix !

À découvrir !

Titre: Jeux de miroirs
Auteur: E.O. Chirovici
Éditeur: Les Escales
Nombre de pages: 304
ISBN: 978-2-3656-9202-1
Traduction: Isabelle Maillet
Date de publication: 26 janvier 2017

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vendredi 3 novembre 2017 21:44

Pas un mot, de Brad Parks

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Pas un mot,

L’histoire :
Le juge Scott Sampson reçoit un SMS de sa femme Alison. Qu’il ne se dérange pas, c’est elle qui reprend les enfants à l’école. Le soir, elle rentre seule. Les parents, affolés, découvrent que leurs enfants, Emma et Sam, ont été enlevés.

Mon avis :
J’ai un avis très mitigé sur ce roman. Il s’agit d’un récit effectué par Scott. On entre tout de suite dans le vif du sujet. Mais lorsque les enfants sont enlevés, mon ressenti est étrange quant à la réaction des parents. J’ai trouvé que c’était plat, incongru. Cela m’a fait penser à quelque chose du style: « Ah ? Les enfants ont été enlevés ? On se fait un resto ? »
Ensuite, la réaction d’Alison vis-à-vis de la baby-sitter en sens inverse est complètement disproportionnée.

Il ne faut pas s’attendre à de grandes actions ou de très gros rebondissements. On suit surtout le juge Scott Sampson dans son travail, dont il nous fait découvrir, dans les grandes lignes, les coulisses et le mode de fonctionnement.
Certains passages concernent les ravisseurs. On comprend vite que ce ne sont que des exécutants, de véritables brutes, et on cherche le cerveau de l’affaire.

Les parents, et surtout Scott, se mettent à douter de tout le monde ou presque, car ils ne comprennent pas le but de l’enlèvement d’Emma et Sam. C’est le juge qui nous fait part de ses pensées, de ses réactions. Il nous raconte la vie de chacune des personnes qu’il analyse : ses employés, ses amis politiques, etc. On assiste quand même à une petite déchéance physique des parents au cours de l’histoire, mais j’ai trouvé que le récit n’avançait pas. L’auteur brouille les pistes (ou plutôt n’en donne pas vraiment) jusque vers la fin de l’ouvrage. Celle-ci est spectaculaire et larmoyante à souhait, mais j’ai trouvé que Scott, qui raconte, était complètement détaché, ce qui est gênant au vu des événements.

Une lecture que je ne recommande pas.

Service presse numérique des éditions Mazarine par l'intermédiaire de Netgalley.

Titre: Pas un mot,
Auteur: Brad Parks
Éditeur: Mazarine
Nombre de pages: 508
ISBN: 978-2-8637-4450-5
Traduction: Samuel Todd
Date de publication: 11 octobre 2017

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mercredi 1 novembre 2017 19:45

L’ Essence du mal, de Luca D’Andrea

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L’Essence du mal

L’ histoire :
Après des années de travail acharné pour réussir dans le monde du documentaire télévisé, Jeremiah Salinger s’installe dans le petit village natal de sa femme, pour quelques vacances. Il découvre la montagne sous un nouvel angle et décide de faire un reportage sur les sauveteurs de la région. Mais rien ne se déroulera comme prévu.

Mon avis :
J’ai lu ce roman en deux jours. J’ai été littéralement happé par le récit de Luca d’Andrea. L’histoire est racontée à la première personne, il s’agit d'un témoignage. Les événements se déroulent en grande partie dans un petit village reculé de montagne: Siebenhoch. Les habitants sont essentiellement des montagnards, qui ont la communauté chevillée au corps. Il ne faut surtout pas bouleverser leur quotidien ou leurs coutumes. Un touriste sera toujours moins bien qu’un gars du coin. Il y a une classification hiérarchique. Petit à petit, cela donne une ambiance lourde, assez malsaine.

Jeremiah est un personnage torturé, mais ce n’est pas le seul. Les anciens, encore en vie, qui ont connu le massacre de Bletterbach sont dans la même situation. Cette affaire vieille de trente ans devient une véritable obsession pour le narrateur. Pourtant, même autant d’années après, ces meurtres continuent de détruire la vie des proches des victimes. L’auteur a travaillé ses personnages. Ces derniers sont complexes et réels. Il émane toujours d’eux une part d’ombre. Ils sont terriblement humains. Cela rend l’histoire vraisemblable et c’est une force.
Il y a de nombreux rebondissements qui permettent de faire avancer le récit, mais aussi, parfois, de complexifier l’intrigue. Certains sur la fin sont très spectaculaires et convenus, mais ils cadrent parfaitement avec l’ambiance ressentie.

Ce roman aborde le thème de la vie de famille vis-à-vis du travail, mais aussi le sauvetage en montagne, ce lieu inhospitalier où les erreurs ne sont pas permises. Enfin, il y a les secrets, qui lorsqu’ils sont terribles, nous dévorent de l’intérieur.

À lire !

Service presse des éditions Denoël.

Titre: L’Essence du mal
Auteur: Luca D'Andrea
Éditeur: Denoël
Nombre de pages: 464
ISBN: 978-2-2071-3578-5
Traduction: Anaïs Bouteille-Bokobza
Date de publication: 26 octobre 2017

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