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Romans policiers, Thrillers, Espionnage

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dimanche 13 mai 2018 22:17

Sous nos yeux, de Cara Hunter

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Sous nos yeux

L’histoire :
Daisy Mason, une petite fille de huit ans, disparaît. La police, rapidement sur les lieux, commence son enquête.

Mon avis :
En règle générale, je suis assez sévère quant au choix d'adaptation du titre d'un roman. Là, je trouve que « sous nos yeux » est judicieux, et cadre bien avec le contenu (le titre original est « Close To Home »). Adam Fawley, inspecteur de police, présente l’affaire. On en suit une bonne partie à travers son regard. Cela permet au lecteur de s’immerger rapidement dans le récit. De plus, celui-ci entre directement dans le vif du sujet. Dès les premières pages, la petite fille a disparu. La structure est vraiment bien faite. L’auteur laisse quelques indices, qu’on oublie ensuite, tellement elle développe les différentes pistes de l’affaire.

Les éléments s’accumulent et les coupables se multiplient. C’est d’ailleurs une force de ce roman. Tout ce que découvrent les inspecteurs est plausible et il est difficile de faire un choix.
Au cours du récit, il y a des retours en arrière montrant la vie de Daisy avec sa famille, à différentes dates avant le drame. Cela apporte des explications sur les éléments de l’enquête et met l’ensemble en relief.
Le récit est rythmé, il y a peu de temps morts.

Les personnages sont intéressants. Adam Fawley est quelqu’un de torturé, suite à un drame familial. Il est profondément humain. J’ai de suite détesté Sharon Mason, la mère de Daisy. Elle est psychorigide, et les apparences sont primordiales pour elle. Barry Mason, le père, m’a semblé étrange, fuyant, il n’est jamais totalement franc. Et il n'assume pas grand-chose. Léo, le frère de la disparue, est énigmatique. Lorsqu’on découvre les passages concernant Daisy, on voit que cette dernière a un caractère bien trempé, et qu’elle laisse planer certains mystères. Lors de l’enquête, le vernis craque, et ce qui apparaît n’est guère reluisant.

La pression médiatique, que les enquêteurs essaient d’exploiter à bon escient, est présente aussi, sans oublier les réseaux sociaux et les commentaires nauséabonds qu’entraîne cette disparition. À mon sens, ce n’est pas exagéré.
L’épilogue ne m’a pas totalement surpris. Certains détails me sont alors revenus en mémoire, concernant la personne responsable.

À lire !

Service presse des éditions Bragelonne par l'intermédiaire de Netgalley.

Titre: Sous nos yeux
Auteur: Cara Hunter
Éditeur: Bragelonne
Nombre de pages: 336
ISBN: 979-10-281-1161-8
Traduction: Sébastien Raizer
Date de publication: 16 mai 2018

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samedi 12 mai 2018 20:12

Nuit sans fin, de Douglas Preston et Lincoln Child

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Nuit sans fin

L’histoire :
New York. Un soir, deux adolescents découvrent un cadavre décapité dans un entrepôt. Le lieutenant d’Agosta du NYPD est chargé de l’affaire. Il rencontre sur les lieux, l’inspecteur Aloysius Pendergast. Ce dernier ne semble pas heureux d’être là.

Mon avis :
Contrairement au tome précédent[1], celui-ci met en avant Pendergast et d’Agosta lors d’une enquête assez étrange. Le suspense est bien présent, mais je trouve qu’il n’y a pas d’éléments pour faire avancer l’intrigue. Les cadavres s’entassent, mais il n’y a aucun début de piste. On a les constatations des enquêteurs sur les lieux des crimes avec un Aloysius perplexe, qui doute des explications obtenues. L’agent du FBI est beaucoup plus mou que dans « Noir sanctuaire ». J’ai eu l’impression de ne pas voir la même personne. Il est en retrait et ne trouve pas de réel intérêt à ce qu’il fait. Pour avoir lu le tome précédent, je comprends la situation, mais cela ne sera pas forcément évident pour tout le monde. Proctor, qui avait un rôle important dans le tome précédent, repasse dans l’ombre.

Le lieutenant d’Agosta subit la pression de sa hiérarchie face à l’étalage médiatique de ces meurtres par décapitation à répétition. On se doute que le coupable est certainement parmi les personnes rencontrées au cours de l’enquête, mais je n’ai pas mis la main dessus, en partie pour les motifs donnés précédemment : il n’y a pas vraiment d’éléments tangibles.

Pourtant, le récit est intéressant, prenant, agréable à lire, mais un peu plat et seule la fin où il y a un peu plus d’action et de rythme rehausse l’ensemble. Il faut reconnaître aussi (et c’est une bonne chose), le motif des meurtres est assez tordu.

Les thèmes traités, comme la fracture riche / pauvre ou le monde journalistique, sont des classiques, dont le premier aurait pu être, à mon sens, un peu plus développé. Mais comme j’ai eu du plaisir lors de ma lecture (et c’est le principal), il faut vraiment que je lise la série.

Service presse des éditions l'Archipel par l'intermédiaire de l'agence de communication LP Conseils.

Titre: Nuit sans fin
Auteur: Douglas Preston / Lincoln Child
Éditeur: l'Archipel
Nombre de pages: 363
ISBN: 978-2-8098-2406-3
Traduction: Sebastian Danchin
Date de publication: 4 avril 2018

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vendredi 11 mai 2018 19:49

Le brasier, de Vincent Hauuy

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Le brasier

L’histoire :
Le général Lavallée reçoit une vidéo de sa fille Sophie se faisant torturer puis assassiner. Il charge Noah Wallace, enquêteur aux dons particuliers, de mettre la main sur l’assassin.

Mon avis :
Ce roman est le deuxième de Vincent Hauuy. Il reprend le personnage de Noah Wallace. Il y a beaucoup d’allusions à l’histoire précédente, mais il n'est pas nécessaire de l’avoir lue pour suivre celui-ci.
L’auteur respecte les codes du thriller, et dès les premières pages, on entre dans l’intrigue. Il n’y a pas de temps morts. L’univers décrit est foisonnant de détails.

Les personnages sont travaillés, complexes. La plupart déclenchent de l’empathie. J’ai suivi avec intérêt leurs pérégrinations. On entre dans les méandres d’un complot où les protagonistes ne peuvent faire confiance à personne : que ce soit les agences gouvernementales, les riches industriels, ou la mafia, tout le monde semble intéressé par l’enquête (même si les motivations divergent).

Noah Wallace est une sorte de mentalist qui a des dons de voyance dont il ne comprend pas les origines. Son passé est trouble, et il cherche toujours des explications. Dans ce roman, il aura des réponses. Clémence Leduc est intéressante, mai pour moi, il n’y a pas assez d’informations sur elle (cela se trouve peut-être dans le roman précédent). Elle analyse parfaitement la situation, et fait preuve d’un sang froid parfois glaçant.
L’auteur joue bien avec nos nerfs: les méchants ont une tendance psychopathe (cela se voit avec Karl Engelberg), sauf pour Abraham Eisik (et encore) qui se veut simplement professionnel.

Il y a de nombreux rebondissements, même si à plusieurs moments, on se doute de ce qui va suivre. Contre-espionnage et forces en tous genres sont partie prenante dans ce roman où nanotechnologies et manipulation sont monnaie courante. Qui joue double ou triple jeu ? Qui est digne de foi ? Qu’est-il arrivé à Sophie ? Que se passe-t-il au sein de la famille Engelberg ?
Ce roman est très addictif, et il m’a été difficile de le lâcher avant d’avoir atteint la dernière page. Il faut maintenant que je lise «Le tricycle rouge ».

À lire !

Service presse des éditions Hugo thriller.

Titre: Le brasier
Auteur: Vincent Hauuy
Éditeur: Hugo thriller
Nombre de pages: 527
ISBN: 978-27-55637-12-0
Date de publication: 5 avril 2018

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mercredi 9 mai 2018 19:05

Noir sanctuaire, de Douglas Preston et Lincoln Child

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Noir sanctuaire

L’histoire : L’inspecteur Pendergast a disparu depuis quelques semaines. Dans son manoir new-yorkais, le majordome, Proctor, garde du corps de l’inspecteur veille sur Constance Greene. Lorsque cette dernière enlevée, Proctor se lance à la poursuite des ravisseurs.

Mon avis : Seizième tome de la série « une enquête de l’inspecteur Pendergast » et découverte pour moi qui ne connaissais la série que de nom. Il n’est pas trop dérangeant de ne pas avoir lu les tomes précédents, même si cela peut permettre une meilleure compréhension de la situation et des personnages.

Dès le début du roman, le ton est donné avec une course poursuite à travers le globe. Il y a du rythme, ainsi que des moments plus lents. Cela est dû à un retour en arrière qui permet de comprendre la situation dans son ensemble. J’ai trouvé que les personnages avaient de l’épaisseur, même s’ils sont stéréotypés. On reste dans le vraisemblable, mais le roman n'est pas totalement réaliste. Les personnages sont tous des James Bond.

Diogène est intéressant. Au niveau psychopathe, c’est du costaud. C’est un champion de la manipulation. Alossyus Pendargast est peu présent dans ce roman (ce qui s’explique par sa disparition). Je l’ai trouvé froid, distant, et même condescendant. Peut-être que je ne connais pas assez le personnage.
Constance est étrange. Son secret intrigue. Derrière une apparente fragilité, elle est capable de fermeté. Je ne comprends pas son envie de vouloir vivre dans un souterrain, coupée du monde. Cela révèle une personne pas vraiment stable.

J’ai trouvé qu’on était davantage dans un roman d’aventures que dans un thriller. L’ellipse concernant Proctor est regrettable, je pense que cela aurait pu être développé, mais il ne s’agit pas du coeur du roman. Le but essentiel des auteurs est la confrontation entre les deux frères : Aloysius et Diogène Pendergast (d’ailleurs on découvre les origines de cette rancoeur dans ce tome).

J’ai pris du plaisir lors de ma lecture. C’est un roman parfait pour se détendre. Maintenant, le tome 17 m’attend, et ensuite, sans doute, les tomes précédents.

À lire.

Service presse des éditions J'ai Lu par l'intermédiaire de l'agence de communication LP Conseils.

Titre: Noir sanctuaire
Auteur: Preston & Child
Éditeur: J'ai Lu
Nombre de pages: 477
ISBN: 978-2-290-15445-8
Traduction: Sebastian Danchin
Date de publication: 4 avril 2018

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dimanche 6 mai 2018 21:32

Les ombres de Glozel, de Robert de Rosa

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Les ombres de Glozel

L’histoire :
Été 1989, les inspecteurs Des Cartes et Spinoza, faute d’effectif, sont envoyés à la campagne, à Glozel, pour enquêter sur un vol dans un petit musée. Peu de temps après, le corps d’une adolescente est retrouvé non loin, avec près d’elle un des objets volés.

Mon avis :
Dans ce deuxième roman[1] de l’auteur, nous retrouvons les inspecteurs Des Cartes et Spinoza. Comme dans le roman précédent, ils philosophent sur la vie et sur leur enquête. Cette fois-ci, ils sont aidés par leur supérieur Marcel Broust. Ce dernier prend prétexte des fortes chaleurs de l’été 1989 pour aller, avec son épouse, au frais à la campagne, et diriger l’affaire. En raison de la situation controversée du site archéologique de Glozel, le commissaire pense que la situation est sensible. Il s’ensuit une enquête classique, avec certaines déconvenues pour les inspecteurs, et quelques situations amusantes.

La poursuite du ou des meurtriers pousse les policiers à surveiller un groupe qui pratique d’étranges cérémonies dans les bois de Glozel. L’auteur nous entraîne sur quelques fausses pistes et suppositions. Il y a quelques rebondissements, et le tout est très classique. La force de ce roman se trouve dans tout ce qui entoure l’affaire : l’histoire du site de Glozel, les pratiques ésotériques de certains habitants, et aussi les petits déboires du commissaire et de ses inspecteurs. Je regrette juste que ce côté-là ne soit pas, à mon avis, assez creusé. L’auteur s’est fortement documenté sur Glozel et tout ce qui l’entoure.

Le roman se lit facilement, mais il faut s’attendre à quelques passages décalés ou surannés (voulus par l’auteur), par exemple: « À ce moment une Mercedes blanche vint se garer majestueusement à côté du fourgon des gendarmes. Marcel Broust en sortit, vêtu de frais, chemisé de bleu layette avec col ouvert, chapeauté de clair, s’épongea le front avec une pochette assortie à la chemise. Il lissa ses moustaches en jetant un regard circulaire sur la place.»

À découvrir.

Service presse des éditions De Borée.

Titre: Les ombres de Glozel
Auteur: Robert de Rosa
Éditeur: De Borée
Nombre de pages: 281
ISBN: 978-2-8129228-4-8
Date de publication: 15 mars 2018

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