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dimanche 20 mai 2018 22:53

La malédiction de l’immortel, de Dante Ginevra et Antonio Tadoada

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La malédiction de l’immortel

L’histoire :
Londres 1940. Emerick Mansfield reste impassible dans un pub, lors d’un bombardement. Il ressort indemne des décombres et se rend chez son ami Erwin, à la recherche de conseils.

Mon avis :
Il s’agit d’une uchronie se déroulant durant la Seconde Guerre mondiale, mettant en scène Emerick Mansfield, un immortel. Ce dernier est impassible, froid. Il a un humour particulier.
En quelque sorte, c’est une fuite en avant du personnage, qui cherche à comprendre quel est le sens des visions qu’il a. Pour arriver à ses fins, direction l’Allemagne nazie.
Le héros engage une course poursuite pour échapper à l’armée nazie. Le surnaturel est présent à travers tout l’ouvrage. Mansfield possède des pouvoirs étranges, et les psychiques pratiquent la télépathie. Cette confrérie, composée uniquement de femmes, fait partie du Vril, une société secrète qui œuvre pour la réussite du Reich.

Le récit est intéressant, et le contexte historique est bien documenté, mais j’ai trouvé certains enchaînements trop simples, comme la relation amoureuse du principal protagoniste. À mon sens, cela n’est pas assez travaillé. Il aurait sans doute fallu beaucoup plus de pages. De plus, la fin est abrupte. Je me demande quel message les auteurs ont voulu faire passer, car je cherche encore.
Le choix des auteurs pour les visages est assez particulier, pas totalement réaliste avec, pour certains, de longs nez. La mise en couleur est sublime, bien adaptée à ce type de récit. C’est sombre, glauque. L’ensemble est assez expressif.
Mon avis est mitigé. Je me suis immergé dans le récit, mais la fin abrupte m’a laissé sur ma faim.

Service presse des éditions Sabarcane par l'intermédiaire de Lecteurs.com.

Titre: La malédiction de l’immortel
Auteur: Antonio Taboada
Dessinateur: Dante Ginevra
Éditeur: Sarbacane
Nombre de pages: 100
ISBN: 978-2-37731-044-9
Date de publication: 3 janvier 2018

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mercredi 16 mai 2018 22:32

Scène de crime, de Maud Tabachnik

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Scène de crime

L’histoire:
Maud Tabachnik nous livre des nouvelles autour du crime.

Mon avis:
Je dois déjà dire que je n’aime pas trop les nouvelles en règle générale (je fais une exception pour le prix Clara[1] qui consacre de jeunes auteurs). Ayant découvert Maud Tabachnick il y a peu de temps, j’ai quand même voulu essayer ce recueil de dix-sept nouvelles. Mon avis est très mitigé. Comme dans tout ouvrage de ce type, le résultat est inégal, et je dois dire que ma lecture a été délicate. Je préfère nettement un roman. L’histoire a le temps de s’installer.

Là, l’auteur va à l’essentiel et cela ne plaira pas forcément à tout le monde. À mon sens, certaines nouvelles tirent quand même leur épingle du jeu, comme « La maison au fond des bois » et « Paris au mois de mai ». Par contre, la plupart du temps, j’ai deviné la trame et la chute, ce qui est une déception à ce niveau-là. Les histoires sont assez noires, et la romancière ne fait pas dans la dentelle. À travers ses récits, Maud Tabachnick montre la bêtise humaine et la violence de notre société. Il y a aussi de la souffrance, du dégoût, de la haine, tout y passe. Les thèmes vont de l’intégrisme religieux aux violences conjugales en passant par les agressions sexuelles et l'homosexualité, il n’y a aucun tabou.
Si vous aimez les histoires courtes et violentes, vous trouverez votre bonheur. Par contre, si vous êtes comme moi et préférez les histoires longues, passez votre chemin.

Service presse des éditions De Borée.

Titre: Scène de crime
Auteur: Maud Tabachnik
Éditeur: De Borée
Nombre de pages: 303
ISBN: 978-2-8129-2348-7
Date de publication: 19 avril 2018

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dimanche 13 mai 2018 22:17

Sous nos yeux, de Cara Hunter

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Sous nos yeux

L’histoire :
Daisy Mason, une petite fille de huit ans, disparaît. La police, rapidement sur les lieux, commence son enquête.

Mon avis :
En règle générale, je suis assez sévère quant au choix d'adaptation du titre d'un roman. Là, je trouve que « sous nos yeux » est judicieux, et cadre bien avec le contenu (le titre original est « Close To Home »). Adam Fawley, inspecteur de police, présente l’affaire. On en suit une bonne partie à travers son regard. Cela permet au lecteur de s’immerger rapidement dans le récit. De plus, celui-ci entre directement dans le vif du sujet. Dès les premières pages, la petite fille a disparu. La structure est vraiment bien faite. L’auteur laisse quelques indices, qu’on oublie ensuite, tellement elle développe les différentes pistes de l’affaire.

Les éléments s’accumulent et les coupables se multiplient. C’est d’ailleurs une force de ce roman. Tout ce que découvrent les inspecteurs est plausible et il est difficile de faire un choix.
Au cours du récit, il y a des retours en arrière montrant la vie de Daisy avec sa famille, à différentes dates avant le drame. Cela apporte des explications sur les éléments de l’enquête et met l’ensemble en relief.
Le récit est rythmé, il y a peu de temps morts.

Les personnages sont intéressants. Adam Fawley est quelqu’un de torturé, suite à un drame familial. Il est profondément humain. J’ai de suite détesté Sharon Mason, la mère de Daisy. Elle est psychorigide, et les apparences sont primordiales pour elle. Barry Mason, le père, m’a semblé étrange, fuyant, il n’est jamais totalement franc. Et il n'assume pas grand-chose. Léo, le frère de la disparue, est énigmatique. Lorsqu’on découvre les passages concernant Daisy, on voit que cette dernière a un caractère bien trempé, et qu’elle laisse planer certains mystères. Lors de l’enquête, le vernis craque, et ce qui apparaît n’est guère reluisant.

La pression médiatique, que les enquêteurs essaient d’exploiter à bon escient, est présente aussi, sans oublier les réseaux sociaux et les commentaires nauséabonds qu’entraîne cette disparition. À mon sens, ce n’est pas exagéré.
L’épilogue ne m’a pas totalement surpris. Certains détails me sont alors revenus en mémoire, concernant la personne responsable.

À lire !

Service presse des éditions Bragelonne par l'intermédiaire de Netgalley.

Titre: Sous nos yeux
Auteur: Cara Hunter
Éditeur: Bragelonne
Nombre de pages: 336
ISBN: 979-10-281-1161-8
Traduction: Sébastien Raizer
Date de publication: 16 mai 2018

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samedi 12 mai 2018 20:12

Nuit sans fin, de Douglas Preston et Lincoln Child

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Nuit sans fin

L’histoire :
New York. Un soir, deux adolescents découvrent un cadavre décapité dans un entrepôt. Le lieutenant d’Agosta du NYPD est chargé de l’affaire. Il rencontre sur les lieux, l’inspecteur Aloysius Pendergast. Ce dernier ne semble pas heureux d’être là.

Mon avis :
Contrairement au tome précédent[1], celui-ci met en avant Pendergast et d’Agosta lors d’une enquête assez étrange. Le suspense est bien présent, mais je trouve qu’il n’y a pas d’éléments pour faire avancer l’intrigue. Les cadavres s’entassent, mais il n’y a aucun début de piste. On a les constatations des enquêteurs sur les lieux des crimes avec un Aloysius perplexe, qui doute des explications obtenues. L’agent du FBI est beaucoup plus mou que dans « Noir sanctuaire ». J’ai eu l’impression de ne pas voir la même personne. Il est en retrait et ne trouve pas de réel intérêt à ce qu’il fait. Pour avoir lu le tome précédent, je comprends la situation, mais cela ne sera pas forcément évident pour tout le monde. Proctor, qui avait un rôle important dans le tome précédent, repasse dans l’ombre.

Le lieutenant d’Agosta subit la pression de sa hiérarchie face à l’étalage médiatique de ces meurtres par décapitation à répétition. On se doute que le coupable est certainement parmi les personnes rencontrées au cours de l’enquête, mais je n’ai pas mis la main dessus, en partie pour les motifs donnés précédemment : il n’y a pas vraiment d’éléments tangibles.

Pourtant, le récit est intéressant, prenant, agréable à lire, mais un peu plat et seule la fin où il y a un peu plus d’action et de rythme rehausse l’ensemble. Il faut reconnaître aussi (et c’est une bonne chose), le motif des meurtres est assez tordu.

Les thèmes traités, comme la fracture riche / pauvre ou le monde journalistique, sont des classiques, dont le premier aurait pu être, à mon sens, un peu plus développé. Mais comme j’ai eu du plaisir lors de ma lecture (et c’est le principal), il faut vraiment que je lise la série.

Service presse des éditions l'Archipel par l'intermédiaire de l'agence de communication LP Conseils.

Titre: Nuit sans fin
Auteur: Douglas Preston / Lincoln Child
Éditeur: l'Archipel
Nombre de pages: 363
ISBN: 978-2-8098-2406-3
Traduction: Sebastian Danchin
Date de publication: 4 avril 2018

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vendredi 11 mai 2018 19:49

Le brasier, de Vincent Hauuy

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Le brasier

L’histoire :
Le général Lavallée reçoit une vidéo de sa fille Sophie se faisant torturer puis assassiner. Il charge Noah Wallace, enquêteur aux dons particuliers, de mettre la main sur l’assassin.

Mon avis :
Ce roman est le deuxième de Vincent Hauuy. Il reprend le personnage de Noah Wallace. Il y a beaucoup d’allusions à l’histoire précédente, mais il n'est pas nécessaire de l’avoir lue pour suivre celui-ci.
L’auteur respecte les codes du thriller, et dès les premières pages, on entre dans l’intrigue. Il n’y a pas de temps morts. L’univers décrit est foisonnant de détails.

Les personnages sont travaillés, complexes. La plupart déclenchent de l’empathie. J’ai suivi avec intérêt leurs pérégrinations. On entre dans les méandres d’un complot où les protagonistes ne peuvent faire confiance à personne : que ce soit les agences gouvernementales, les riches industriels, ou la mafia, tout le monde semble intéressé par l’enquête (même si les motivations divergent).

Noah Wallace est une sorte de mentalist qui a des dons de voyance dont il ne comprend pas les origines. Son passé est trouble, et il cherche toujours des explications. Dans ce roman, il aura des réponses. Clémence Leduc est intéressante, mai pour moi, il n’y a pas assez d’informations sur elle (cela se trouve peut-être dans le roman précédent). Elle analyse parfaitement la situation, et fait preuve d’un sang froid parfois glaçant.
L’auteur joue bien avec nos nerfs: les méchants ont une tendance psychopathe (cela se voit avec Karl Engelberg), sauf pour Abraham Eisik (et encore) qui se veut simplement professionnel.

Il y a de nombreux rebondissements, même si à plusieurs moments, on se doute de ce qui va suivre. Contre-espionnage et forces en tous genres sont partie prenante dans ce roman où nanotechnologies et manipulation sont monnaie courante. Qui joue double ou triple jeu ? Qui est digne de foi ? Qu’est-il arrivé à Sophie ? Que se passe-t-il au sein de la famille Engelberg ?
Ce roman est très addictif, et il m’a été difficile de le lâcher avant d’avoir atteint la dernière page. Il faut maintenant que je lise «Le tricycle rouge ».

À lire !

Service presse des éditions Hugo thriller.

Titre: Le brasier
Auteur: Vincent Hauuy
Éditeur: Hugo thriller
Nombre de pages: 527
ISBN: 978-27-55637-12-0
Date de publication: 5 avril 2018

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