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lundi 16 septembre 2019 21:57

Arcanes Médicis, de Samuel Delage

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Arcanes Médicis

L’histoire :
Valente Peyron, pensionnaire de la Villa Médicis, et fils du directeur de l’institution, est assassiné. Afin de préparer au mieux une exposition anniversaire dans ces conditions, le père de la victime fait appel à un expert en art, le commissaire priseur Yvan Sauvage.

Mon avis :
C’est un roman policier qui se déroule en huis clos à l’intérieur de la Villa Médicis, à Rome. Ma première remarque concerne la quatrième de couverture : quand donc un éditeur fera-t-il attention à ne pas dévoiler certaines informations? Une quatrième de couverture doit attirer le lecteur, et ne pas donner d’éléments sur l’ensemble de l’histoire, c’est contre-productif.

Le romancier profite de ce livre pour brosser un portrait de la Villa Médicis, de ses jardins, et de son mode de fonctionnement.
Les pensionnaires, le personnel, tout le monde est suspect. Le commissaire Castelli, chargé de l’enquête, évolue avec diplomatie et facilité au milieu de tout ce monde. L’inertie de l’intrigue va profondément l’agacer. Yvan sauvage est un intrus au milieu de tout cela, et une découverte va le pousser à faire sa propre investigation pour des raisons personnelles, au détriment du commissaire.

De plus, l’expert va retrouver sur place une ancienne petite amie: Marion Evans, qui était très proche de la victime. Les relations entre les deux personnages sont assez compliquées. Il serait peut-être intéressant d’avoir lu les tomes précédents pour bien les comprendre.
L’évolution est lente, l’auteur fait parfois un peu traîner les choses, ce qui est dommage. Pourtant, l’enquête est intéressante, chaque personnage cache quelque chose. Or, j’ai plus été attiré par la quête personnelle d’Yvan, qui m’a laissé sur ma faim, que par la découverte du meurtrier.

Titre: Arcanes Médicis
Auteur: Samuel Delage
Éditeur: De Borée
Nombre de pages: 347
ISBN: 978-2-8129229-2-3
Date de publication: 13 septembre 2018

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mardi 27 août 2019 18:56

Engloutie, Arno Strobel

109 lectures

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Engloutie

L’histoire :
Michaël et Julia acceptent de passer des vacances avec une vague connaissance professionnelle dans la maison de campagne de ce dernier. Au cours du séjour, un meurtre atroce est commis.

Mon avis :
C’est la première fois que je lis un roman d’Arno Strobel. Honnêtement, ma lecture a été une belle découverte. Le tueur en série est psychologiquement très atteint. De mémoire, ses mobiles sont les pires motivations que j’ai vues au cours de mes lectures.

Michaël, Julia, Andreas et Martina cohabitent dans la maison de campagne qui se situe sur une île. Tout semble idyllique, mais les relations entre les deux couples sont étranges. Martina, la femme d’Andreas est exécrable au possible, et ce dernier a un comportement ambivalent. Petit à petit, les relations se tendent, et cela s’accentue après le meurtre. Même les personnages secondaires ont un comportement étrange. L’auteur oriente à sa guise le lecteur, et le manipule.
Certains passages sont du point de vue de l’assassin, dont le côté psychopathe est très accentué.
L’inspecteur chargé de l’enquête est antipathique au possible. Il semble obnubilé par certains indices, et ne tient pas compte des autres éléments. Son comportement n’est pas compréhensible.

Même la fin du roman n’éclaire pas ses actions, car, selon moi, il n’y a rien de logique. J’ai été un peu déçu par la fin. Le suspense est présent, le récit est rythmé, la lecture fluide.

Service presse des éditions l'Archipel par l'intermédiaire de l'agence de communication LP Conseils.

Titre: Engloutie
Auteur: Arno Strobel
Éditeur: l'Archipel
Nombre de pages: 299
Traduction: Céline Maurice
ISBN: 978-2-8098-2662-3
Date de publication: 3 juillet 2019

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mercredi 14 août 2019 22:30

Le spécimen, de Matz, Walter Hill et Julen Ribas

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Le spécimen

L’histoire :
Le docteur Irina Danko est retrouvée dans le désert. Les autorités russes cherchent à comprendre comment il est possible qu’elle soit la seule survivante d’un centre de recherche.

Mon avis :
Une nouvelle fois, Matz adapte un scénario de Walter Hill. Cette fois-ci, Julen Ribas est au dessin, ainsi qu’aux couleurs. J’ai trouvé que le résultat du trio était très bon. J’ai vraiment été absorbé par le récit. J’ai même lu l’album deux fois de suite pour bien être imprégné de l’histoire.

Irina est une spécialiste en neurophysiologie dans un lieu où les pires détenus sont enfermés. L’essentiel des événements se déroule à huis clos dans le centre de détention. Après une exécution qui tourne mal, les responsables de l’institution découvrent un drôle de personnage à la place du condamné. Une étrange relation se crée entre Irina et cet homme. Ce dernier apporte plus de questions que de réponses. La jeune femme, de son côté, fait de nombreux rêves, cauchemars, qui se déroulent à différentes époques de l’Histoire, et dans lesquels cet homme est toujours présent. Le fantastique est l’un des éléments de l’intrigue, sans oublier la violence. Il y a aussi un petit côté thriller avec son lot de questions : qui est cet homme ? Pourquoi est-il ici ? Peut-il réellement lire dans les pensées ?

J’ai bien aimé le style de Julen Ribas, il rend parfaitement les expressions des visages, sans oublier l’ambiance de certaines scènes. Je n’aime pas beaucoup les fins ouvertes, or, ici, même si j’aurais aimé avoir plus d’explications à mes questions, cela ne m’a pas dérangé. À nous d’imaginer les réponses.

À lire.

Titre: Le spécimen
Auteur: Matz / Walter Hill
Dessinateur: Julen Ribas
Éditeur: Rue de Sèvres
Nombre de pages: 126
ISBN: 978-2-36981-675-1
Date de publication: 16 janvier 2019

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samedi 10 août 2019 23:09

Studio 6, de Liza Marklund

185 lectures

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Studio 6

L’histoire :
Annika Bengtzon travaille comme intérimaire pour l’été à la Presse du Soir. C'est alors qu'elle reçoit une information concernant un meurtre. N’ayant aucun journaliste chevronné sous la main, le rédacteur en chef accepte qu’elle accompagne deux collègues afin de rédiger un article.

Mon avis :
Il faut d'abord préciser que l’ouvrage original a été publié en 1999, il y a donc vingt ans. Il s’agit du deuxième tome (mais chronologiquement, c'est le premier pour les enquêtes) d’une série en dix volumes, concernant Annika Bengtzon. Le premier est «Deadline», paru en 1998 et en France en 2002[1].
Le sixième de la série est « Le Testament de Nobel », dont vous pouvez lire ici ma chronique. Ma première remarque concerne le titre : pourquoi l’éditeur n’a-t-il pas gardé le titre original (« Studio Sex ») ? Cela correspond davantage au contenu de l’ouvrage.

Il ne faut pas s’attendre à beaucoup d’action, c’est assez plat à ce niveau. L’auteur entre directement dans le vif du sujet par la découverte du cadavre. Ce qui est intéressant se trouve dans le travail journalistique et un peu concernant la transparence de l’État : de nombreux documents (notes de frais, voyages, etc.) des personnes en responsabilité sont à disposition de qui les demande (il y a encore du travail à ce sujet en France, et je rappelle que ce roman date de 1999).

J’ai apprécié ma lecture et les différents éléments abordés : traitement de l’information, désinformation, complot politique, où placer le curseur en matière d’éthique lorsqu’on est journaliste. Il y a aussi, comme un fil rouge, la maltraitance faite aux femmes, à travers des extraits de journal intime d’une jeune fille.

Annika est déterminée à s’imposer dans le métier, mais elle est loin d’être aguerrie, et cela lui joue des tours. L’auteur campe bien son personnage et le développe. La jeune femme a des convictions, mais doute aussi. Elle est humaine, et son intuition s'avère souvent juste.
Pendant tout le roman, je n’ai pas apprécié Sven, le petit ami d’Annika. Derrière son air de ne pas y toucher, il est assez dirigiste, et je me suis demandé ce que la jeune femme faisait avec lui (l’auteur nous éclaire là-dessus). De même, la mère d’Annika a un comportement totalement immature, et il est peu de dire qu’elle ne croit pas en la réussite de sa fille (pas besoin d’avoir d’ennemis dans cette situation).

Un roman qui m’a happé et que j’ai bien apprécié.

À lire !

Service presse numérique des éditons HLAB par l'intermédiaire de Netgalley.

Titre: Studio 6
Auteur: Liza Marklund
Éditeur: HLAB
Nombre de pages: 444
Traduction: Christopher Bjurström
ISBN: B07MG5DSQX
Date de publication: 23 janvier 2019

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vendredi 9 août 2019 21:59

Le Faubourg des diaboliques, de Philippe Grandcoing

88 lectures

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Le Faubourg des diaboliques

L’histoire :
Paris, printemps 1907. Hippolyte Salvignac est accusé d’avoir assassiné le mari de son ancienne maîtresse. Devant l’adversité, il va devoir découvrir la vérité.

Mon avis :
J’ai eu du plaisir à retrouver le personnage d’Hippolyte dans ce deuxième tome de la série[1]. L’antiquaire va côtoyer de plus près le monde de l’art en faisant la connaissance de certains peintres de Montmartre, ce qui est, à mon sens, le principal sujet du roman. Philippe Grandcoing montre au Bateau-Lavoir[2] des personnages hauts en couleur (dont Picasso, Apollinaire, etc.).

Il ne s’agit pas d’un véritable roman policier. L’enquête est une sorte de fil rouge. Le romancier se sert de l’intrigue afin de brosser un portrait assez méticuleux de la société de l’époque et des événements, que ce soit dans les campagnes ou dans les villes. Il en profite pour approfondir ses personnages. Le lecteur entre au coeur de la vie privée d’Hippolyte, mais aussi de celle de Jules Lerouet, l’inspecteur de police.
Même si le duo fonctionne encore, l’essentiel du récit est centré sur Hippolyte, le personnage du policier est plus en retrait. L’antiquaire à un petit côté naïf qui lui donne du charme, mais il n’est plus totalement dupe du monde qui l’entoure.

J’ai été absorbé par le récit et le contexte historique. On comprend les dissensions qui traversent les forces de police et les actions politiques que mène Clémenceau pour diriger le pays. Rien n’est simple en ce début de siècle, et pour rester au pouvoir, tout est permis.

C’est avec plaisir que j’attendrai le tome suivant.

À lire !

Service presse des éditions De Borée. Je remercie l'auteur pour son petit mot.

Titre: Le Faubourg des diaboliques
Auteur: Philippe Grandcoing
Éditeur: De Borée
Nombre de pages: 290
ISBN: 978-2-8129248-4-2
Date de publication: 14 mars 2019

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