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mercredi 23 mai 2018 23:09

Les Puissants, T1 : Esclaves, de Vic James

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Les Puissants, T1 : Esclaves

L’histoire :
En Angleterre, les roturiers doivent volontairement donner dix ans de leur vie en esclavage au service des Égaux. C’est au tour de la famille d’Abi et de Luke d’accepter leur sort.

Mon avis :
Il s’agit d’une dystopie, et c’est le premier tome d’une trilogie. L’idée de départ est intéressante. Certaines personnes possèdent le Don, des pouvoirs particuliers, qui leur permettent de faire partie d’une élite. Les autres, simples roturiers, doivent faire dix ans de leur vie en esclavage.

J’ai bien aimé ce roman. Le scénario est bien construit, et même s’il n’y a pas de grandes découvertes, ma lecture a été agréable.

On suit la famille d’Abi. Le jeune frère, Luke, est rapidement séparé des siens pour aller à Millmoor, une ville d’esclaves où se trouvent de nombreuses usines. Luke doit faire ses preuves dans des conditions difficiles.

Abi et ses parents, eux, se retrouvent dans une propriété de luxe, au service de la famille Jardine, l'une des plus puissantes du pays.

On suit la vie de chacun. Abi découvre la vie quotidienne des Égaux, et Luke s'aperçoit qu’il existe une résistance. Dans les deux cas, la situation n’est pas celle à laquelle ils s’attendaient.

Chez les Égaux, il y a des manœuvres politiques et des agissements en sous-main afin d’avoir plus d’emprise sur ses semblables. C’est le cas de la famille Jardine : Gavar, Silyen et Jenner. Sous la tutelle de leur père, chacun s’efforce de tirer son épingle du jeu. Leur rapport avec les esclaves est ambigu : du bétail pour certains, en partie humain pour d’autres. Il y a aussi de la violence gratuite et de la cruauté.

Certains personnages sont un peu stéréotypés, mais cela ne m’a pas dérangé, et je suis entré facilement dans l’intrigue. L’auteur alterne les points de vue. Elle plante bien son décor, et on comprend que la situation est plus complexe qu’il n’y paraît.

L’écriture est fluide. Certains éléments de fin sont prévisibles. L’auteur apporte juste ce qu’il faut de rebondissement pour mettre en haleine et donner envie de lire le tome 2, ce que je vais faire.

À lire !

Titre: Les Puissants, T1 : Esclaves
Auteur: Vic James
Éditeur: Nathan
Nombre de pages: 440
Traduction: Julie Lopez
ISBN: 978-2-0925-7038-8
Date de publication: 4 mai 2017

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dimanche 20 mai 2018 22:53

La malédiction de l’immortel, de Dante Ginevra et Antonio Tadoada

76 lectures

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La malédiction de l’immortel

L’histoire :
Londres 1940. Emerick Mansfield reste impassible dans un pub, lors d’un bombardement. Il ressort indemne des décombres et se rend chez son ami Erwin, à la recherche de conseils.

Mon avis :
Il s’agit d’une uchronie se déroulant durant la Seconde Guerre mondiale, mettant en scène Emerick Mansfield, un immortel. Ce dernier est impassible, froid. Il a un humour particulier.
En quelque sorte, c’est une fuite en avant du personnage, qui cherche à comprendre quel est le sens des visions qu’il a. Pour arriver à ses fins, direction l’Allemagne nazie.
Le héros engage une course poursuite pour échapper à l’armée nazie. Le surnaturel est présent à travers tout l’ouvrage. Mansfield possède des pouvoirs étranges, et les psychiques pratiquent la télépathie. Cette confrérie, composée uniquement de femmes, fait partie du Vril, une société secrète qui œuvre pour la réussite du Reich.

Le récit est intéressant, et le contexte historique est bien documenté, mais j’ai trouvé certains enchaînements trop simples, comme la relation amoureuse du principal protagoniste. À mon sens, cela n’est pas assez travaillé. Il aurait sans doute fallu beaucoup plus de pages. De plus, la fin est abrupte. Je me demande quel message les auteurs ont voulu faire passer, car je cherche encore.
Le choix des auteurs pour les visages est assez particulier, pas totalement réaliste avec, pour certains, de longs nez. La mise en couleur est sublime, bien adaptée à ce type de récit. C’est sombre, glauque. L’ensemble est assez expressif.
Mon avis est mitigé. Je me suis immergé dans le récit, mais la fin abrupte m’a laissé sur ma faim.

Service presse des éditions Sabarcane par l'intermédiaire de Lecteurs.com.

Titre: La malédiction de l’immortel
Auteur: Antonio Taboada
Dessinateur: Dante Ginevra
Éditeur: Sarbacane
Nombre de pages: 100
ISBN: 978-2-37731-044-9
Date de publication: 3 janvier 2018

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mercredi 16 mai 2018 22:32

Scène de crime, de Maud Tabachnik

158 lectures

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Scène de crime

L’histoire:
Maud Tabachnik nous livre des nouvelles autour du crime.

Mon avis:
Je dois déjà dire que je n’aime pas trop les nouvelles en règle générale (je fais une exception pour le prix Clara[1] qui consacre de jeunes auteurs). Ayant découvert Maud Tabachnick il y a peu de temps, j’ai quand même voulu essayer ce recueil de dix-sept nouvelles. Mon avis est très mitigé. Comme dans tout ouvrage de ce type, le résultat est inégal, et je dois dire que ma lecture a été délicate. Je préfère nettement un roman. L’histoire a le temps de s’installer.

Là, l’auteur va à l’essentiel et cela ne plaira pas forcément à tout le monde. À mon sens, certaines nouvelles tirent quand même leur épingle du jeu, comme « La maison au fond des bois » et « Paris au mois de mai ». Par contre, la plupart du temps, j’ai deviné la trame et la chute, ce qui est une déception à ce niveau-là. Les histoires sont assez noires, et la romancière ne fait pas dans la dentelle. À travers ses récits, Maud Tabachnick montre la bêtise humaine et la violence de notre société. Il y a aussi de la souffrance, du dégoût, de la haine, tout y passe. Les thèmes vont de l’intégrisme religieux aux violences conjugales en passant par les agressions sexuelles et l'homosexualité, il n’y a aucun tabou.
Si vous aimez les histoires courtes et violentes, vous trouverez votre bonheur. Par contre, si vous êtes comme moi et préférez les histoires longues, passez votre chemin.

Service presse des éditions De Borée.

Titre: Scène de crime
Auteur: Maud Tabachnik
Éditeur: De Borée
Nombre de pages: 303
ISBN: 978-2-8129-2348-7
Date de publication: 19 avril 2018

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dimanche 13 mai 2018 22:17

Sous nos yeux, de Cara Hunter

93 lectures

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Sous nos yeux

L’histoire :
Daisy Mason, une petite fille de huit ans, disparaît. La police, rapidement sur les lieux, commence son enquête.

Mon avis :
En règle générale, je suis assez sévère quant au choix d'adaptation du titre d'un roman. Là, je trouve que « sous nos yeux » est judicieux, et cadre bien avec le contenu (le titre original est « Close To Home »). Adam Fawley, inspecteur de police, présente l’affaire. On en suit une bonne partie à travers son regard. Cela permet au lecteur de s’immerger rapidement dans le récit. De plus, celui-ci entre directement dans le vif du sujet. Dès les premières pages, la petite fille a disparu. La structure est vraiment bien faite. L’auteur laisse quelques indices, qu’on oublie ensuite, tellement elle développe les différentes pistes de l’affaire.

Les éléments s’accumulent et les coupables se multiplient. C’est d’ailleurs une force de ce roman. Tout ce que découvrent les inspecteurs est plausible et il est difficile de faire un choix.
Au cours du récit, il y a des retours en arrière montrant la vie de Daisy avec sa famille, à différentes dates avant le drame. Cela apporte des explications sur les éléments de l’enquête et met l’ensemble en relief.
Le récit est rythmé, il y a peu de temps morts.

Les personnages sont intéressants. Adam Fawley est quelqu’un de torturé, suite à un drame familial. Il est profondément humain. J’ai de suite détesté Sharon Mason, la mère de Daisy. Elle est psychorigide, et les apparences sont primordiales pour elle. Barry Mason, le père, m’a semblé étrange, fuyant, il n’est jamais totalement franc. Et il n'assume pas grand-chose. Léo, le frère de la disparue, est énigmatique. Lorsqu’on découvre les passages concernant Daisy, on voit que cette dernière a un caractère bien trempé, et qu’elle laisse planer certains mystères. Lors de l’enquête, le vernis craque, et ce qui apparaît n’est guère reluisant.

La pression médiatique, que les enquêteurs essaient d’exploiter à bon escient, est présente aussi, sans oublier les réseaux sociaux et les commentaires nauséabonds qu’entraîne cette disparition. À mon sens, ce n’est pas exagéré.
L’épilogue ne m’a pas totalement surpris. Certains détails me sont alors revenus en mémoire, concernant la personne responsable.

À lire !

Service presse des éditions Bragelonne par l'intermédiaire de Netgalley.

Titre: Sous nos yeux
Auteur: Cara Hunter
Éditeur: Bragelonne
Nombre de pages: 336
ISBN: 979-10-281-1161-8
Traduction: Sébastien Raizer
Date de publication: 16 mai 2018

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samedi 12 mai 2018 20:12

Nuit sans fin, de Douglas Preston et Lincoln Child

84 lectures

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Nuit sans fin

L’histoire :
New York. Un soir, deux adolescents découvrent un cadavre décapité dans un entrepôt. Le lieutenant d’Agosta du NYPD est chargé de l’affaire. Il rencontre sur les lieux, l’inspecteur Aloysius Pendergast. Ce dernier ne semble pas heureux d’être là.

Mon avis :
Contrairement au tome précédent[1], celui-ci met en avant Pendergast et d’Agosta lors d’une enquête assez étrange. Le suspense est bien présent, mais je trouve qu’il n’y a pas d’éléments pour faire avancer l’intrigue. Les cadavres s’entassent, mais il n’y a aucun début de piste. On a les constatations des enquêteurs sur les lieux des crimes avec un Aloysius perplexe, qui doute des explications obtenues. L’agent du FBI est beaucoup plus mou que dans « Noir sanctuaire ». J’ai eu l’impression de ne pas voir la même personne. Il est en retrait et ne trouve pas de réel intérêt à ce qu’il fait. Pour avoir lu le tome précédent, je comprends la situation, mais cela ne sera pas forcément évident pour tout le monde. Proctor, qui avait un rôle important dans le tome précédent, repasse dans l’ombre.

Le lieutenant d’Agosta subit la pression de sa hiérarchie face à l’étalage médiatique de ces meurtres par décapitation à répétition. On se doute que le coupable est certainement parmi les personnes rencontrées au cours de l’enquête, mais je n’ai pas mis la main dessus, en partie pour les motifs donnés précédemment : il n’y a pas vraiment d’éléments tangibles.

Pourtant, le récit est intéressant, prenant, agréable à lire, mais un peu plat et seule la fin où il y a un peu plus d’action et de rythme rehausse l’ensemble. Il faut reconnaître aussi (et c’est une bonne chose), le motif des meurtres est assez tordu.

Les thèmes traités, comme la fracture riche / pauvre ou le monde journalistique, sont des classiques, dont le premier aurait pu être, à mon sens, un peu plus développé. Mais comme j’ai eu du plaisir lors de ma lecture (et c’est le principal), il faut vraiment que je lise la série.

Service presse des éditions l'Archipel par l'intermédiaire de l'agence de communication LP Conseils.

Titre: Nuit sans fin
Auteur: Douglas Preston / Lincoln Child
Éditeur: l'Archipel
Nombre de pages: 363
ISBN: 978-2-8098-2406-3
Traduction: Sebastian Danchin
Date de publication: 4 avril 2018

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