Aller à la recherche

jeudi 8 novembre 2018 22:01

Les voisins du 9, de Felicity Everett

Partage Partager le billet

Les voisins du 9

L’histoire :
Sara et Neil habitent depuis de nombreuses années dans une petite rue paisible. Ils vivent dans une monotonie qui leur convient, jusqu’au jour où un couple d’artistes, Gavin et Lou, s’installent dans le pavillon mitoyen.

Mon avis :
Cette histoire n’a rien d’un thriller. Il s’agit simplement d’un petit roman psychologique dans lequel la tension n’est pas très élevée. Les rapports entre les deux couples sont surtout malsains. L’hypocrisie est présente des deux côtés, la manipulation omniprésente. Gavin et Lou sont plutôt bohèmes. Ils n’attachent d’importance à rien et profitent surtout des autres grâce à leur charisme.
Neil et surtout Sara sont des proies faciles, subjugués par la vie sans contraintes qu’ont leurs nouveaux voisins. Les couples se lient rapidement d’amitié.

On suit cette relation essentiellement à travers le point de vue de Sara. Cette dernière a une véritable admiration pour Gavin et Lou, cela est même dérangeant. Elle bouleverse toute sa vie, simplement pour essayer d’être dans le même moule que Lou. Sara découvrira qu’il ne faut pas se fier aux apparences, mais cela changera-t-il quelque chose ?
Ce roman est agréable à lire, mais il ne révolutionne pas le genre. De plus, la fin est un peu trop simpliste à mon goût.

Service presse des éditions HarperCollins par l'intermédiaire de Netgalley.

Titre: Les voisins du 9
Auteur: Felicity Everett
Éditeur: HarperCollins
Nombre de pages: 320
Traduction: Marie Lauzeral
ISBN: 979-10-339-0221-8
Date de publication: 6 juin 2018

Acheter « Les voisins du 9 » sur Amazon

Partage Partager le billet

lundi 24 septembre 2018 22:19

Tremblement de temps, de Kurt Vonnegut

Partage Partager le billet

Tremblement de temps

L’histoire :
Suite à un tremblement de temps, l’humanité est revenue dix ans en arrière et revit les mêmes événements.

Mon avis :
Ma chronique est assez courte, mais je donne l’essentiel de mon ressenti. En premier lieu, il faut reconnaître que ce roman est bien écrit. C’est fluide, rythmé. Par contre, cela s’arrête là. Je ne m’attendais pas à ce type de récit, décousu, rempli d’anecdotes qui n’ont pas de rapports avec l’objet principal. Cette idée de retour en arrière de dix ans où tout recommence était intéressante, mais ce n’est pas ce que fait l’auteur. Il fait des digressions diverses, sans liens apparents, et parfois avec humour. Il donne son avis sur tout (famille, amis, collègues, etc.), fait le tour de ses souvenirs, et met le tout en rapport avec le libre arbitre. Il s’agit d’un long monologue qui s’est révélé lassant pour moi. Je suis complètement passé à côté.
Ce roman (mais est-ce vraiment un roman?) est totalement déroutant.

Je ne le conseille pas, sauf en connaissance de cause.

Service presse des éditions Super 8 par l'intermédiaire de Netgalley.

Titre: Tremblement de temps
Auteur: Kurt Vonnegut
Éditeur: Super 8 éditions
Nombre de pages: 304
Traduction: Aude Pasquier
ISBN: 978-2-8098-2478-0
Date de publication: 6 septembre 2018

Acheter « Tremblement de temps » sur Amazon

Partage Partager le billet

dimanche 16 septembre 2018 22:46

Un dieu dans la machine, d’Alexis Brocas

Partage Partager le billet

Un dieu dans la machine

L’histoire : Le protagoniste principal ne porte pas de nom. Il est divorcé, démoralisé, et vit d’expédients. Un jour, on lui propose un travail étrange.

Mon avis : Le roman se découpe en deux parties et un épilogue. L’auteur s’appuie sur le thème de l’intelligence artificiel pour développer un court récit (180 pages) intéressant et prenant. J’y ai trouvé un parallèle avec la série « Person of Interest ». Alexis Broca tourne autour de notre relation avec les réseaux (ici plus particulièrement les jeux réseaux) et leur influence sur nous.
Une partie du récit est consacrée à Emma, la fille de notre protagoniste. Cette dernière a six ans au début de l’histoire. Elle se découvre une passion pour les jeux vidéos et un en particulier. Son père, lui, est prêt à tout pour son enfant.

Qui dirige ? Nous ou la machine ? À l’ère du Big Data, peut-on prédire l’avenir grâce aux machines ? Connaît-on bien ses enfants ? C’est bien écrit, fluide et rythmé.

À lire !

Service presse des éditions Phébus dans le cadre de l'opération Masse Critique organisée par Babélio.

Titre: Un dieu dans la machine
Auteur: Alexis Broca
Éditeur: Phébus
Nombre de pages: 181
ISBN: 978-2-7529-1169-8
Date de publication: 23 août 2018

Acheter « Un dieu dans la machine » sur Amazon

Partage Partager le billet

lundi 3 septembre 2018 19:54

Jusqu’ici, tout va bien, de Gary D. Schmidt

Partage Partager le billet

Jusqu’ici, tout va bien

L’histoire :
À la suite du licenciement de son père, la famille de Doug Swieteck doit déménager du jour au lendemain.

Mon avis :
Il s’agit d’un roman très intéressant sur le passage à l’âge adulte, mais aussi sur la famille, dans cette Amérique profonde des années 1970. Doug vit mal son déménagement à Marysville. Il nous raconte son histoire, et la ponctue de remarques, parfois acerbes.
Grâce à quelques personnes (Lil, monsieur Powell, etc.), ses relations avec autrui vont évoluer. Le jeune garçon est un personnage attachant, conscient de sa situation familiale (très modeste). Il ne voit pas d’échappatoire à cela.
Le père de Doug est un abruti fini, et je pèse mes mots. (Pour moi, les événements de la fin du roman ne rattrapent pas le reste.) L’un des frères de Doug, Christopher, est un petit imbécile qui traîne avec des personnes peu recommandables. Son grand frère, Lucas, est engagé dans la guerre du Vietnam.

Les premiers mois dans cette nouvelle ville vont permettre à l’adolescent de faire de nouveaux choix (bons et mauvais) et de découvrir que sa vie ne s’arrête pas au cercle familial. Il a une scolarité chaotique, et il faudra attendre un enseignant plus perspicace pour faire un constat de ses lacunes. Tout n’est pas rose, mais Doug, qui a du potentiel dans certains domaines (comme le dessin), essaie de rester positif, même s'il a des hauts et des bas. La fin montre bien que la vie est difficile, mais qu’il faut continuer à en profiter.

Ce n’est pas un roman gai, mais il est plein de bon sens, et il y a une petite lueur d’espoir pour l’avenir.

L’auteur aborde de nombreux thèmes : la guerre du Vietnam et le retour difficile des combattants (parfois handicapés), les relations avec les autres (professionnelles, familiales, amicales, amoureuses, etc.).

À lire !

Service presse des éditions l'école des loisirs.

Titre: Jusqu’ici, tout va bien
Auteur: Gary D. Schmidt
Éditeur: l'École des loisirs
Nombre de pages: 366
ISBN: 978-2-211-21713-2
Traduction: Caroline Guilleminot
Date de publication: 4 octobre 2017

Acheter « Jusqu’ici, tout va bien » sur Amazon

Partage Partager le billet

jeudi 30 août 2018 22:11

Le goût amer de l’abîme, de Neal Shusterman

Partage Partager le billet

Le goût amer de l’abîme

L’histoire :
Caden Bosch a quinze ans. Il profite de sa jeunesse, comme tous les adolescents, mais un mal-être s’installe. C’est le début d’une spirale infernale.

Mon avis :
Je connais Neal Shusterman grâce à sa magnifique série « Les Fragmentés[1] ». Ici, il s’est appuyé sur les problèmes mentaux rencontrés par son fils pour écrire ce roman. Je tiens à signaler que l'adaptation du titre en français cadre avec le contenu (j'ai souvent tendance à critiquer les mauvais choix pour les titres, donc quand c'est bien fait, il faut le dire). Le début est étrange, puis petit à petit, les éléments se mettent en place pour livrer leur terrible réalité. On comprend rapidement que Caden est un peu (beaucoup, énormément) paranoïaque. Réalité et hallucination se mélangent. L’état de Caden s’aggrave au fil du temps, jusqu’à un point de non-retour.

Dans la deuxième partie du roman, les événements se déroulant sur le bateau commencent à faire sens. Pourtant, ce qui s’y déroule est souvent absurde, sombre et déroutant.
L’auteur aborde le sujet des problèmes mentaux de façon posée, sans démagogie. Il ne porte aucun jugement, il expose la situation telle qu’elle est, et on ressent bien que la famille du malade est complètement désemparée face à une telle situation. Pour moi, le héros ne déclenche pas vraiment d’empathie, mais on veut comprendre ce qu’il a et s’il va s’en sortir. Je pense que c’est voulu afin que le lecteur garde une certaine distance afin d’appréhender la situation.
Neal Shusterman fait découvrir l’enfer qu’engendre la schizophrénie et le long travail à effectuer pour tenter d'apprivoiser cette dernière. La conclusion de l’histoire est à la hauteur du récit.

À lire !

Service presse des éditions Nathan.

Titre: Le goût amer de l’abîme
Auteur: Neal Shusterman
Éditeur: Nathan
Nombre de pages: 408
ISBN: 978-2-0925-7675-5
Traduction: Lilas Nord
Date de publication: 30 août 2018

Acheter « Le goût amer de l’abîme » sur Amazon

Partage Partager le billet

- page 1 de 28

Page top