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jeudi 17 juillet 2014 14:54

Buzz, Anders de la Motte

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Buzz

L'histoire :
Henrik Pettersson, dit HP, vit aux quatre coins du monde afin de pouvoir échapper au Jeu, mais le Jeu ne semble pas le lâcher. HP va vers de nouveaux ennuis...

Mon avis :
Ce livre est la suite de « Le Jeu[1] », paru en 2013. Le deuxième tome de cette trilogie nous plonge rapidement dans l'action. Nous suivons les péripéties d'HP et celles de sa soeur, Rebecca Normen. Afin de bien comprendre les idées développées en arrière-plan de ce roman, je pense qu'il est préférable d'avoir lu le tome 1 avant de lire celui-ci, sinon certaines choses pourraient sembler étranges.
Comme dans le premier volume, le lecteur suit en alternance la vie d'HP et celle de Rebecca. Les deux protagonistes principaux ont des ennuis. Le lecteur suppose qu'il y a manipulation, et essaie de trouver les liens entre les deux affaires. L'intrigue est complexe à souhait. Il n'y a pas, ou peu, de temps morts dans le récit. L'ensemble est solide, avec un bon niveau de suspense, ce qui tient le lecteur en haleine.

Les personnages sont bien campés: on continue d'approfondir le caractère du frère et de la sœur, tout en essayant de démêler l'intrigue. On sent bien que depuis le premier volume, HP a beaucoup évolué. Ce travail sur la psychologie d'HP et de Rebecca les rend plus réalistes et déclenche toujours de l'empathie vis-à-vis d'eux.

Au cours de la lecture, on sent la présence du Jeu, mais on n'arrive pas à mettre le doigt dessus, c'est vraiment bien fait. Anders de la Motte aborde aussi, d'une certaine manière, le risque de manipulation de l'opinion qui existe avec les outils des nouveaux moyens de communication. Il faut aussi reconnaître que certaines choses existent déjà, ce qui rend plus palpable l'idée que veut faire passer l'auteur.

Le livre se lit très facilement, l'écriture étant très fluide.

À la fin du volume, le lecteur trouvera le premier chapitre du tome 3 afin de le préparer à lire la suite. Donc vivement la suite !

Ce livre m'a été envoyé par Fleuve Éditions.

Éditeur: Fleuve Éditions
Nombre de pages: 462
ISBN: 978-2-265-09757-5

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mercredi 16 juillet 2014 13:50

Le dernier déluge, de David Emton

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Le dernier déluge

L'histoire :
Des pluies torrentielles depuis des semaines à Paris, la capitale s'enfonce dans le chaos. Christine reçoit un colis très particulier de son employeur : un bébé enveloppé dans une matière étrange. La vie de Christine vient de changer...

Mon avis :
L'intrigue est intéressante, mais l'ensemble manque de profondeur. Les ficelles utilisées sont grosses et il ne faut pas trop s'y attarder. Les personnages ne sont pas très charismatiques. Les méchants sont des surhommes comme ceux qu'on trouve dans les James Bond. Bref, si le lecteur s'arrête là, ce roman n'a pas beaucoup d'intérêts. Pourtant, l'intrigue aurait pu apporter quelque chose de fort, de prenant, avec beaucoup de réflexion sur la nature de l'homme et éventuellement, bien glauque, mais ce n'est pas le cas.

Or, c'est justement cette légèreté au milieu d'une histoire dramatique qui rend cette histoire intéressante. Le livre se lit très facilement. Il est composé de chapitres courts. Il y a parfois quelques ellipses à des moments cruciaux qui sont expliquées quelques pages après. L'auteur a sans doute essayé de donner à son livre un rythme de scénario de film. Il y a une intrigue scientifique au milieu d'une catastrophe naturelle : Paris sous le déluge, alors qu'un bébé dormant en symbiose dans une poche hermétique est livré chez une simple standardiste.La standardiste, c'est Christine, la trentaine, qui elle aussi est un cliché : elle cherche l'amour de sa vie et veut un enfant. Ce 24 décembre, elle va être exaucée sur certains points.

Il faut savoir qu'il n'y a aucun lien entre le déluge et l'intrigue principale. Cela sert juste de décor et il ne semble y avoir aucune solution, sauf peut-être de bien montrer que l'homme n'est rien face à la nature qui se déchaîne, mais même ce côté-là n'est pas très développé psychologiquement. Il faut prendre ce livre pour ce qu'il est : un simple divertissement « hollywoodien », et là, on se fait plaisir lors de la lecture, malgré les énormes ficelles.

À lire pour se procurer quelques instants de détente, sans prises de tête.

Ce livre m'a été envoyé par les éditions Albin Michel par l'intermédiaire de l'agence de communication Gilles Paris.

Éditeur: Albin Michel
Nombre de pages: 470
ISBN: 978-2-226-25814-4

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vendredi 11 juillet 2014 16:55

La petite reine de Bahia, d'Alejandro Reyes

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La petite reine de Bahia

L'histoire :
Maria Aparecida est une jeune enfant à qui la vie ne va pas faire de cadeaux. À la mort de sa mère, elle pense avoir atteint le fond, mais ses malheurs ne font que commencer.

Mon avis :
Un livre difficile, sordide, inspiré d'une histoire vraie. L'auteur est journaliste et a aussi été travailleur social auprès des enfants au Brésil et aux États-Unis. Betinho raconte au lecteur la vie de Maria Aparecida, qu'il a surnommée la petite reine de Bahia. Le livre est bien écrit, l'auteur nous immerge dans son récit et en même temps, il y a une certaine distance avec ce qui est raconté. On sent que le narrateur est blasé, qu'il n'y a pas à être choqué de ce qu'il raconte, car cela fonctionne ainsi dans son monde.

Les favelas, les viols depuis la plus tendre enfance, la drogue, la prostitution, etc, tout y passe et cela semble même le cursus obligé quand on fait partie de la classe pauvre d'un pays où sous-développement et richesse se côtoient, mais s'ignorent, sauf quand cela arrange les plus riches. C'est un livre sur la déchéance de l'être humain, sur ce que certaines personnes sont prêtes à faire pour survivre dans un pays où rien n'est fait pour eux.

L'auteur réussit à faire passer toutes les atrocités racontées pour quelque chose de banal et c'est sans doute cela qui rend ce roman si poignant. Il y a aussi une approche du monde des travestis au Brésil, lié lui aussi à la prostitution et à la violence. C'est la découverte de ce Brésil misérable, mais où aussi, parfois, les gens essaient de vivre plus ou moins heureux. Ce livre montre tout cela : les malheurs, mais aussi les quelques bons moments, malgré une situation compliquée. L'auteur essaie de terminer sur une note positive, mais difficile à voir ou à croire dans cette histoire pleine de noirceur.

Ce livre m'a été envoyé par les éditions Denoël.

Titre: La petite reine de Bahia ( La Reina del Cine Roma)
Éditeur: Denoël
Nombre de pages: 415
ISBN: 978-2-207-11707-1
Traducteur: Alexandra Carrasco
Publication: 05 mai 2014.

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jeudi 10 juillet 2014 17:27

Dent d'ours T2 : Hanna, de Yann et Alain Henriet

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Dent d'ours,T2: Hanna

L'histoire :
Max est parachuté au-dessus de la Pologne, pour accomplir sa mission : s'infiltrer dans les forces nazies afin d'éliminer Hanna Reitsch qui est devenue l'un des meilleurs instructeurs et pilotes de prototype du troisième Reich.

Mon avis :
Ce deuxième tome de «Dent d'ours[1] » est beaucoup plus sombre que le premier et il y a beaucoup plus d'action. Les auteurs entrent dans le vif du sujet : l'infiltration de Max dans l'entourage d'Hanna afin de pouvoir l'assassiner. Les planches sont magnifiques et le scénario met en avant certains projets secrets de l'aviation nazie, ce qui permet de découvrir des appareils surprenants pour l'époque. On comprend aussi que l'Allemagne est mal en point et qu'elle doit faire appel à des enfants pour son armée.

Il y a encore quelques flashbacks, dont un qui permet vraiment de comprendre l'origine de la dent d'ours que porte Max autour du cou, ainsi que par la même occasion, comprendre totalement le titre de la série. Ces flashbacks permettent de garder un certain rythme à l'histoire et de bien comprendre la situation de Max. Ils donnent de la profondeur aux personnages.
Hanna Reitsch[2] a réellement existé. Le personnage de la BD est assez froid, calculateur. On se demande comment une petite fille casse-cou a pu tourner comme cela. En même temps, sa froideur apparente fait peur.
Max veut remplir sa mission, mais on ne sent pas chez lui l'âme d'un guerrier prêt à tout. Il a, par moments, des réticences quant à certaines actions, cela le touche plus qu'il ne veut le montrer.
On peut regretter que Werner soit totalement absent de cet opus.

Le dessin d'Alain Henriet est classique et précis. C'est un véritable régal. Le scénario de ce tome est classique, sans grandes surprises, si ce n'est la dernière planche qui prépare le dernier volume de la série.

Vivement la suite !

Ce livre m'a été envoyé par les éditions Dupuis dans le cadre de l'opération Masse Critique organisée par Babelio.

Éditeur: Dupuis
Nombre de pages: 48
ISBN: 978-2-8001-6007-8

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mercredi 9 juillet 2014 10:00

Rue du Bonheur, d'Anna Fredriksson

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Rue du Bonheur

L'histoire :
Suède. Johanna, divorcée, élève avec difficultés ses deux filles adolescentes (Sara et Agnes) dans une petite ville provinciale. La vie n'est pas facile et les ennuis s'accumulent, jusqu'au jour où elle gagne au loto et décide de reprendre sa vie en main.


Mon avis :
Ce roman nous raconte la difficulté de tous les jours pour une mère divorcée face au regard des autres dans une petite ville de province. Sara, la fille cadette, est le souffre-douleur du collège, car elle est différente des autres enfants : elle aime lire, dessiner, n'aime pas le sport, contrairement à tous ses camarades.

Les personnages principaux sont sympathiques, mais dans une certaine mesure, Calle (l'ex-mari de Johanna) l'est moins. Calle vit à Stockholm, il est dentiste. Il ne vit que pour l'argent et sa position sociale. Rien d'autre ne compte pour lui. Et pour des raisons mystérieuses, il refuse de parler de son passé à Fanny, sa nouvelle compagne. Cette dernière est dynamique, ouverte, mais les secrets que Calle lui cache la perturbent.

Johanna a du mal à joindre les deux bouts et a des difficultés pour venir en aide à ses enfants. Elle est dépassée par la situation. Un jour, elle gagne vingt millions de couronnes à la loterie... Elle va tout faire pour aider ses enfants, et pour ce faire, prendra une mesure radicale. Le changement de vie entraînera des perturbations dans le comportement de Johanna, de Calle et de Fanny, mais aussi de Sara et Agnes.

Il y a aussi des personnages secondaires, mais ceux-ci sont moins attrayants, et parfois, ils sont assez énervants dans leur façon d'être. L'auteur présente la petite ville de province comme ringarde et arriérée par rapport à Stockholm, que ce soit du côté des centres d'intérêt ou de celui de l'ouverture d'esprit.

Le roman est découpé en quatre parties, les trois premières s'attachent à montrer plus précisément la vie Calle, Fanny et Johanna. La dernière partie regroupe les relations entre les trois personnages jusqu'au dénouement. Les thèmes de la famille recomposée, de l'amitié, de l'amour, de l'ouverture d'esprit sont abordés.

J'ai pris du plaisir lors de la lecture de ce roman !

Titre: Rue du bonheur (Lyckostigen)
Éditeur: Denoël
Nombre de pages: 432 pages
ISBN: 978-2207-11618-0
Traducteur: Carine Bruy
Date de publication: 13 mai 2014

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