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jeudi 25 septembre 2014 16:20

Le chant des esprits, de Sarah Lark

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Le chant des esprits

L'histoire:
Quarante ans après leur arrivée en Nouvelle-Zélande, Gwyneira et Hélène voient leurs petites-filles respectives évoluer avec plus ou moins d'habileté dans la société. Un homme, William, va venir bouleverser la vie des deux jeunes filles...

Mon avis :
Voici la suite de la saga familiale « Le pays du nuage blanc[1] ». Nous retrouvons les personnages du premier volume, mais pour la plupart d'entre eux, ils ne joueront qu'un rôle secondaire, et certains le regretteront sans doute. L'intrigue est centrée sur les petits-enfants et plus spécifiquement deux d'entre eux : Kura (la petite-fille de Gwyneira), et Elaine (celle d'Hélène). Contrairement au premier volume qui dressait de grands portraits de la société, l'histoire est beaucoup plus centrée sur les événements que vivent les deux jeunes filles aux caractères opposés. Les détails du contexte général sont beaucoup moins présents.

Le début sert à placer la plupart des nouveaux personnages, surtout les deux cousines, Elaine et Kura. Elaine est un peu fleur bleue alors que Kura est plus extravertie, mais aussi imbue d'elle-même. Elle se sent supérieure aux autres. Elles vont d'abord s'opposer puis faire leurs propres expériences de la vie. Heureusement, car la quatrième de couverture donnait à penser à une intrigue à la Danielle Steel.

Il y a du rythme, des rebondissements, mais aussi des lenteurs dans la progression du récit. Il y a également certaines ficelles un peu trop visibles, et une conclusion peut-être un peu trop simple, mais on n'en tiendra pas rigueur à l'auteur. Par contre, je n'y ai pas retrouvé le souffle de l'immense saga que j'avais découvert dans le tome 1, et là, c'est un peu dommage. Après l'élevage des moutons, on découvre le monde de la mine, mais les descriptions et explications sont plus succinctes. Les tribus maories tiennent aussi un rôle secondaire. On les découvre surtout par le côté culturel musical.

Cet ouvrage m'a fait penser à ceux de Tamara McKinley[2], on se retrouve dans le même domaine, avec sans doute un peu moins de complexité dans la structure de l'histoire. L'écriture de Sarah Lark est vraiment fluide et la lecture se fait sans difficulté.

Ce livre m'a été envoyé par les éditions l'Archipel par l'intermédiaire de l'agence de communication LP conseils.

Éditeur: l'Archipel
Nombre de pages: 569
ISBN: 978-2-8098-1552-8

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lundi 22 septembre 2014 19:45

Le château des étoiles, Vol 1, d'Alex Alice

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Le château des étoiles, Vol 1

L'histoire :
1868 : lors d'une expérience scientifique, Claire disparaît, laissant son fils et son mari seuls. Un an plus tard, Séraphin et son père découvrent une lettre les invitant à venir récupérer le journal de bord de Claire en Bavière. L'aventure commence...

Mon avis :
Ce premier volume (sur deux) regroupe les trois chapitres qui ont été publiés sous forme de gazette, en grand format, il y a quelques mois, ce qui est une très bonne idée de communication. Cette fois-ci, on oublie le papier style vieux journal : Avant d'être une BD, c'est un bel objet. Il y a un réel effort au niveau de la couverture pour attirer le regard, ainsi qu'au niveau du touché. D'ailleurs, Alex Alice [1] remercie Pierre-Jules Hetzel[2] et Jules Verne[3] pour les idées de conception de la couverture, et le résultat est réussi ! (Il suffit de regarder quelques couvertures de la collection voyages extraordinaires[4] pour comprendre.)

La BD est entièrement réalisée à l'aquarelle. J'ai trouvé les planches très lumineuses. Certains plans sont propices à la rêverie et l'auteur fait bien passer ces sensations. Il n'y a pas de temps mort dans l'histoire, les trois chapitres sont bien rythmés. Science-fiction et merveilleux sont au rendez-vous. Alex Alice nous immerge totalement dans le monde qu'il développe. L'intrigue, autour de la conquête de l'espace, et de ses possibilités, est vraiment intéressante. Tous les ingrédients d'une bonne aventure sont présents : espionnage, trahison, romantisme, cliffhanger...
Du côté des personnages, Séraphin semble courageux et intrépide, là où son père est plus posé. (Différence adulte – enfant ?) Il y a quelques touches d'humour tout au long de ce volume, surtout du côté des enfants, par exemple la scène du couteau (je vous laisse découvrir).

Je ne connaissais pas l'auteur, mais après ma lecture, je suis conquis. J'attends avec impatience la suite de cette histoire prévue pour 2015[5] (d'abord sous forme de journal, puis cartonnée).

Il existe aussi une version cartonnée grand format de cette bande dessinée qui contient, en plus, un cahier graphique sur les coulisses de sa création. (Je n'ai en main que l'édition standard, donc je ne peux m'étendre sur la différence de taille des planches.)

À découvrir !

Ce livre m'a été envoyé par les éditions Rue de Sèvres par l'intermédiaire de l'agence de communication Gilles Paris.

Éditeur: Rue de Sèvres
Nombre de pages: 64
ISBN: 978-2-36981-013-1

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vendredi 19 septembre 2014 12:14

Le bon père, de Noah Hawley

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Le bon père

L'histoire :
Un soir, Paul Allen, en regardant la télévision, apprend que son plus grand fils vient d'être arrêté pour le meurtre d'un candidat à la présidence des États-Unis. Sa stupeur passée, Paul ne peut concevoir que son fils soit coupable...

Mon avis :
Sur fond d'idée de complot, Noah Hawley nous livre L'enquête d'un père qui s'interroge sur la vie de son fils Daniel, et sur son propre rôle dans les événements qui ont eu lieu. Paul va se pencher sur son passé et analyser toute la vie de son fils à la recherche d'éléments qui pourraient le disculper. En parallèle, il va mener une enquête pour prouver ce qu'il pense. Il ne faut pas s'attendre à une réelle enquête policière, mais plutôt à des réflexions, suite aux découvertes qui sont faites au cours de l'histoire.

L'auteur a bâti quelque chose de solide autour de ce père de famille qui voit sa vie se désagréger sous ses yeux. Paul Allen va se poser la question : « Ai-je été un bon père ? » et toutes ses découvertes seront étudiées en tenant compte de cette question. À aucun moment, la lecture ne laisse entrevoir un espoir quant à l'innocence de Daniel. Paul fera de nombreuses hypothèses qu'il analysera de la même manière qu'un diagnostic dans son métier de médecin. Il s'agit du chemin de croix d'un père qui doit faire son deuil de la situation.

L'ensemble est bien mené. La machine judiciaire et l'opinion publique sont implacables. Cependant, pour moi, les passages concernant les meurtriers célèbres aux États-Unis sont de trop, même si je comprends dans quel but le romancier les a insérés dans son récit. Daniel semble froid, distant, là où Paul, son père, est profondément humain, et petit à petit, se fait jour une vérité qui apportera une réponse à « Ai-je été un bon père ?».

Éditeur: Gallimard
Nombre de pages: 416
ISBN: 978-2-07013-564-6

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mardi 16 septembre 2014 09:40

Reboot, d'Amy Tintera

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Reboot

L'histoire :
Wren 178 est âgée de dix-sept ans. À l'âge de douze ans, elle a été assassinée et s'est réveillée 178 minutes plus tard, devenant une reboot. Elle est sous le contrôle de la SHER (Société Humaine d'Évolution et de Repopulation), qui a tous les droits sur les personnes qui ont rebooté... C'est l'un de leurs meilleurs soldats...

Mon avis :
«Reboot» est le premier tome d'un diptyque. Le scénario est classique, sans grandes surprises, et pourtant, j'ai bien aimé cette lecture. Le monde que nous présente Amy Tintera semble coupé en deux : les Reboot d'un côté et les humains de l'autre, mais on découvrira que cela est quand même un peu plus compliqué. Les reboot sont contrôlés et utilisés comme soldats. Ils n'ont pas d'autres choix que d'obéir, sous peine de mort. Wren 178 sera perturbée par l'arrivée de Callum 22, qui va bouleverser son équilibre.

L'idée de cette dystopie[1] est intéressante : des adolescents qui meurent et deviennent une sorte de mort-vivant, ressentant plus ou moins la douleur et les émotions en fonction du temps qu'ils ont mis à rebooter. Que l'origine des reboot soit due à un virus, permet aussi de présenter un monde qui semble apocalyptique : couvre-feu, riches séparés des pauvres pour éviter la contagion. De ce fait, les reboot font peur à la population.
La SHER contrôle tout. Les dirigeants de cette société font des expériences sur les reboot et cachent sans doute des éléments, afin de garder la mainmise sur le pays. Entre soumission, rébellion, et résistance, le scénario explore les différentes facettes de ce monde en utilisant Wren 178 et Callum 22 comme principaux protagonistes.

Ces deux personnages sont attachants et en même temps, on est intrigué. Wren 178 et Callum sont très différents l'un de l'autre et pourtant, une alchimie opère entre eux, pour le plus grand plaisir du lecteur. Plusieurs pistes de réflexion secondaires apparaissent au cours de l'intrigue : Wren 178 a quelques réminiscences de sa mort brutale à l'âge de douze ans. À mon sens, l'auteur laisse entrevoir un indice pour la suite de l'histoire (mais ce n'est pas la seule). Reste à voir si cela se concrétisera dans les prochains tomes ou si l'auteur laissera cet élément de côté. (Ce qui serait dommage.)

Éditeur: Le Masque
Nombre de pages: 328
ISBN: 978-2-7024-3837-4

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samedi 13 septembre 2014 14:08

Les derniers jours du paradis, de Robert Charles Wilson

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Les derniers jours du paradis

L'histoire :
Cassie, une jeune femme, ayant du mal à dormir, regarde par la fenêtre et voit quelqu'un se faire écraser. Après quelques instants, elle remarque quelque chose d'étrange : il s'écoule de la victime un liquide rouge et vert. Comme sept ans auparavant, elle décide alors de prendre la fuite.

Mon avis :
Il s'agit d'un roman de science-fiction, et plus spécialement une uchronie[1]. L'auteur nous dresse un monde où les apparences sont trompeuses et les envahisseurs sont présents parmi nous[2]. La paranoïa règne à l'intérieur d'un petit groupe, qui sept ans plus tôt, a connu de nombreux drames. L'idée de l'Hypercolonie et de la radiosphère est vraiment bonne et bien utilisée.

Robert Charles Wilson nous plonge intégralement dans son monde par petites touches, à travers ce Road Movie qui entraîne deux groupes distincts vers la même destination. L'histoire alterne les événements vécus par les deux groupes jusqu'au point de rencontre. Le début est vraiment captivant et nous immerge dans une certaine angoisse, mais on découvre ensuite que le roman est lent. L'auteur aborde à plusieurs reprises les mêmes informations concernant l'Hypercolonie et les simulacres qui en sont issus. J'ai trouvé que cela apportait une certaine lourdeur à l'histoire, ce qui est dommage.

De même, les personnages sont creux, ils manquent cruellement d'épaisseur. Ils se repassent en boucle les éléments qu'ils possèdent, c'est-à-dire pas grand-chose. En outre, les informations récentes qu'ils obtiennent sont à peine effleurées, alors qu'il aurait sans doute fallu développer ce côté. Sans compter les infidélités intempestives qui, apparemment, ne dérangent personne. Il y a vraiment une impression de manque d'humanité de la part des protagonistes du début à la fin de l'ouvrage, sauf peut-être venant de Nerissa. C'est assez étrange, alors qu'ils se veulent profondément humains et souhaitent aider l'humanité à se débarrasser de l'Hypercolonie.

Ce roman m'a laissé un goût d'inachevé.

Ce livre m'a été envoyé par les éditions Denoël

Titre: Les derniers jours du paradis (Burning paradise)
Éditeur: Denoël
ISBN: 978-2-207-11644-9
Nombre de pages: 342
Traducteur: Gilles Goullet
Date de publication: 4 septembre 2014

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