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mardi 6 janvier 2015 16:59

Miséricorde, de Jussi Adler-Olsen

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Miséricorde

L'histoire :
2002. Au cours d'un voyage d'agrément, Merete Lyyngaard disparaît. 2007, l'inspecteur Mørck est promu (ses chefs veulent se débarrasser de lui) à la tête d'un nouveau service.

Mon avis :
La structure du roman est classique : le narrateur alterne entre deux personnages, et nous fait découvrir leurs histoires. Le suspense est bien présent, même si rapidement, je me suis douté qui était coupable, et pourquoi. J'ai peut-être l'esprit un peu trop tordu. Cela ne m'a pas empêché d'apprécier, de me plonger dans cette histoire, et de m'attacher à ce flic désabusé qui n'a aucune illusion sur sa vie et son métier. Carl Mørck est un personnage classique, un peu marginal, abîmé par son vécu et qui, sans trop le vouloir, va diriger un nouveau service de la police danoise. Sa vie privée est encore plus chaotique que son travail. Je me suis posé la question: « mais pourquoi rester comme ça ? ». On finit par se demander si souffrir ne serait pas un moyen pour le personnage de se sentir vivant.

Hafez el Assad, un assistant un peu spécial, est une petite poche d'air dans ce thriller. Toujours enjoué, énergique, il a de nombreuses facettes que son patron va découvrir petit à petit, mais à coup sûr, pas totalement. Le duo fonctionne bien car il est atypique (encore un classique du genre).

Merete Lyyngaard a un caractère particulier elle aussi. Le romancier a pris soin de ce personnage clé. Les personnages sont travaillés, ils ont une épaisseur et cela rend certains d'entre eux très attachants. Du côté des personnages secondaires, Viga, est une véritable tête à claques, je pense que l'auteur l'a fait sciemment en contrepoint de Carl. Il y a aussi Hardy, Jesper et les collègues de Carl. Le romancier ne dresse pas des portraits flatteurs pour beaucoup d'entre eux.

Le récit évolue lentement. Jussi Adler-Olsen tisse sa toile méthodiquement, semant les informations au compte-gouttes. Le style est fluide: les 500 pages se lisent très facilement.

N'hésitez pas à découvrir « Miséricorde » !

Éditeur: Le livre de Poche
Nombre de pages: 528
ISBN: 978-2-2531-7361-8

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mercredi 31 décembre 2014 20:41

Alice au pays des merveilles, de Lewis Carrol et Guillaume Sorel

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Alice au pays des merveilles

L'ouvrage :
L'histoire culte d'Alice au pays des merveilles[1] de Lewis Carroll[2], illustrée par Guillaume Sorel.

Mon avis :
Le travail de Guillaume Sorel sur «Alice au pays des merveilles» m'intriguait, j'ai donc décidé de découvrir cet album. En premier lieu, on y trouve le texte intégral traduit par Henri Parisot[3] en 1972 (mon année de naissance !). La traduction est sérieuse et le vocabulaire est, par moments, relevé. Cela fait du bien lorsque l'on compare ce texte à certaines versions faites en direction des collégiens qui sont aseptisées, voire où la traduction est approximative et la syntaxe laisse à désirer.

Ensuite, les trente illustrations de Guillaume Sorel qui accompagnent le texte, sont magnifiques. Elles sont de différents formats: du quart de page à la double page. L'auteur nous donne sa vision d'«Alice et du pays des merveilles». Les dessins sont très réalistes, parfois sombres. Les images fourmillent de détails. Alice est espiègle, l'aventure ne lui fait pas peur. On est bien loin de la version que beaucoup de monde connaît à travers le dessin animé de Walt Disney de 1951 : une petite blonde, bien propre sur elle. Là, Alice a une robe froissée, elle n'est pas blonde, elle n'est pas toujours bien coiffée. Elle a aussi des taches de rousseur.

Après la lecture du texte et l'examen des images, je pense que ces illustrations sont ce qu'il y a de plus proche du personnage d'Alice. Il suffit de regarder la double page 58-59 pour se faire une idée. On pourrait reprocher la mise en page classique, mais c'est aussi ce côté classique qui m'a attiré.

Le texte s'apprécie à sa juste valeur et les images de Guillaume Sorel rehaussent l'ensemble.

Ce livre m'a été envoyé par les éditions Rue de Sèvres.

Éditeur: Rue de Sèvres
Nombre de pages: 111 pages
ISBN: 978-2-36981-012-4

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lundi 29 décembre 2014 17:53

Le trône de fer T2, le Donjon rouge, de George R.R. Martin

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Le trône de fer (tome 2), Le donjon rouge

L'histoire :
Tyrion Lannister est toujours prisonnier de Catelyn Stark. Ned Startk, Main du Roi, découvre le secret qui a mené à la mort son prédécesseur. Les événements vont alors se précipiter.

Mon avis :
Il m'a été plus facile d'entrer dans ce tome que dans le tome 1[1] . Sans doute parce que je connaissais déjà les personnages et le style de l'auteur.
On suit donc de nouveau les aventures d'Eddard Stark, de Tyrion Lannister, Catelyn, Jon, etc.

Certains personnages vont vite passer au second plan. Ce volume met en avant Robb Stark et Daenerys Targaryen. Ces protagonistes prennent de l'ampleur, mais le romancier n'oublie pas les autres protagonistes, ainsi que les autres enfants Stark: Sansa, Aria, Bran, Jon, qui continuent leur chemin.

L'histoire est toujours aussi complexe, et si certains points obtiennent une explication, d'autres restent fantomatiques. Autrement, il y a plus d'action, ce qui donne plus de rythme au récit. Les personnages ont toujours beaucoup d'épaisseur. George R.R. Martin donne de nombreux détails permettant de plonger le lecteur totalement dans son monde.

On commence à ressentir que les problèmes politiques actuels ne sont que la partie visible des ennuis qui se profilent. L'avenir ne semble pas radieux. L'atmosphère est sombre. Il y a encore des choses (sûrement désagréables) à découvrir du côté de la Garde de Nuit.

J'ai quand même ressenti quelques longueurs, et même si l'histoire m'intéresse beaucoup, je m'inquiète pour la suite lorsque je vois la taille et le nombre des volumes suivants.

Le lecteur, Bernard Métraux, continue sur la lancée du tome 1. Il donne vie aux personnages. Son interprétation est toujours juste. Le format du boitier a changé pour passer au format DVD, comme les principaux éditeurs de livres audio. On peut juste regretter, pour les puristes, d'avoir deux boitiers de tailles différentes sur une étagère pour la même série.

Ce livre m'a été envoyé par les éditions Gallimard

Éditeur: Gallimard
Durée: 20h
ISBN: 978-2-0701-4715-1

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dimanche 28 décembre 2014 14:03

Le Ver à Soie, de Robert Galbraith

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Le Ver à Soie

L'histoire :
Cormoran Strike est contacté par la femme d'un écrivain, car ce dernier a disparu depuis plusieurs jours, sans donner signe de vie. Intrigué, le détective accepte d'enquêter pendant quelques jours...

Mon avis :
Voici donc la suite des aventures de Cormoran Strike.
En premier lieu, il faut éviter de lire la quatrième de couverture, car celle-ci donne des éléments importants qui n'apparaissent que bien plus tard lors de la lecture. Les éditeurs devraient faire des efforts sur les quatrièmes de couverture : il faut attirer le lecteur avec le début de l'histoire et pas plus. Malheureusement, c'est rarement le cas.

«Le ver à soie» a, comme «L'appel du coucou», une structure de roman policier classique, et on continue de découvrir les personnages de Cormoran et de Robin. Ce sont les relations entre ces deux protagonistes et leur vie personnelle qui se développent. C'est ce côté vie des personnages qui est le plus important. L'enquête qui se déroule dans le milieu de l'édition sert de fil conducteur. D'ailleurs, Cormoran, comme tout bon détective, gère en parallèle quelques affaires plus légères. L'auteur présente le monde de l'édition comme un gros panier de crabes où se côtoient écrivains ratés à l'égo surdimensionné et éditeurs au comportement peu ragoutant.

J'ai préféré ce second volet au premier, mais j'ai trouvé qu'il y avait quand même quelques lenteurs. L'auteur fait des digressions un peu trop longues sur le passé de Strike. Malgré cela, les personnages sont toujours aussi attachants et on suit avec attention leurs péripéties. Robert Galbraith (J.K. Rowling) sait maintenir le suspense jusqu'au bout pour nous mener là où elle le désire. J'ai trouvé que c'était mieux réussi que dans « L'appel du coucou ».

Le lecteur, Philippe Résimont, a une voix agréable, mais lorsqu'il joue certains personnages, comme Élizabeth Tassel, j'ai trouvé sa voix exécrable, et c'est dommage. Cela m'a donné quelques difficultés pour suivre la lecture. Il aurait dû, à mon sens, garder la même voix que pour le narrateur. Je pense aussi que le livre pourrait se passer des musiques qui ont été insérées au cours de la lecture. De plus, il aurait été intéressant qu'une piste corresponde à un chapitre et que certains ne soient pas découpés. Cela aurait respecté au mieux la structure du livre.

Ce livre m'a été envoyé par les éditions Audiolib.

Éditeur: Audiolib
Durée: 17h05
ISBN: 978-2-35641-720-6

Éditeur papier: Grasset

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jeudi 25 décembre 2014 12:49

Septembre rouge, d'Anders Bodelsen

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Septembre rouge

L'histoire :
Jens travaille pour le gouvernement danois. Il y a cinq ans, son frère, Søren, est mort lors d'un glissement de terrain. Pourtant, qui est cet homme que Jens pense avoir reconnu comme étant son frère à la sortie d'une station-service ?

Mon avis :
Je m'attendais à un livre plein de tensions, mais il n'en est rien. Le narrateur alterne le récit entre Jens et Søren. Au long du récit, le lecteur essaie de comprendre ce qui s'est passé. L'intrigue est volontairement floue. On s'accroche à l'histoire. On se dit que c'est intéressant. On s'attend à de grandes péripéties. Mais malheureusement, il y aura peu de secousses.

À la fin de ma lecture, j'ai eu du mal à comprendre les motivations de Søren concernant ses actions passées. Quels intérêts a-t-il eus ? Il y a sans doute des raisons politiques, mais celles-ci ne sont pas assez explicitées. D'ailleurs, les quelques allusions politiques au travail de Jens ne donnent pas un éclairage suffisant pour bien comprendre l'histoire. De plus, je ne m'explique toujours pas le choix du titre. Je pense que si le contexte politico-socioculturel avait été davantage développé, ce roman aurait eu un peu plus d'impact.

Là, je suis resté sur ma faim. On suit les pérégrinations de Søren et de Jens. On essaie de comprendre ce qui les a éloignés, mais il n'y a même pas de rancoeur entre eux. Jens s'est coulé dans le moule de la société, alors que Søren a tout fait pour rester en dehors. On connaît juste l'essentiel de ces deux personnages.

Je n'ai pas réussi à m'attacher aux protagonistes, je les ai trouvés fades, vraiment sans saveur. C'est la même chose pour Vera. Elle semble la plus à plaindre dans cette situation, et pourtant, on n'y arrive pas. Cependant, l'écriture de l'auteur passe bien. C'est très agréable, sans fioritures. Le scénario est bien réglé. Cela ressemble plus à une sorte de huis clos qui se déroule entre trois à quatre personnes, et il n'y a aucune interaction avec un élément extérieur.

Mon avis est vraiment mitigé, car avec quelques éléments supplémentaires, ce roman aurait pu changer de catégorie.

Ce livre m'a été envoyé par les éditions Gallimard.

Éditeur: Folio
Nombre de pages: 288
ISBN: 978-2-07-046185-1
Traduction: Christine Berlioz, Laila Flink Thullesen
Date de publication: 30 octobre 2014

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