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mercredi 21 janvier 2015 10:26

Pardonnable, impardonnable, de Valérie Tong Cuong

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Pardonnable, impardonnable

L'histoire :
Milo, douze ans, a un grave accident à vélo. Alors qu'il est à l'hôpital, les rancoeurs remontent à la surface au sein de la famille.

Mon avis :
C'est un roman à plusieurs voix. Le livre est structuré en quatre parties. Chaque chapitre (ils sont courts pour maintenir un certain rythme) est consacré à un personnage à un moment précis. Ils concernent Céleste (la mère), Lino (le père), Jeanne (la grand-mère) et Marguerite (la tante de Milo). Dans cette famille, les rancoeurs, mensonges, non-dits sont présents depuis de nombreuses années. L'accident qui conduit Milo à l'hôpital va littéralement faire exploser cette famille.

Nous allons suivre l'évolution de ces personnes qui nous livrent leurs états d'âme, leurs ressentis vis-à-vis de la situation. Le seul personnage que j'ai trouvé attachant (je ne tiens pas compte de Milo), c'est Marguerite, mais elle n'est pas exempte de tout reproche. J'ai trouvé Jeanne et Lino glauques dans leur comportement. Ils sont totalement exécrables, à mon goût. La grand-mère est une véritable mégère, qui ne voit que son petit nombril et rien d'autre. Lino, son gendre, ne supporte plus sa belle-famille et toutes les mesquineries qu'il subit. Mais lui aussi n'est pas blanc comme neige. Marguerite ne semble pas honnête dans son comportement. Céleste essaie de faire tampon entre toutes ces personnes, sans forcément comprendre ce qui se passe. Elle devra faire des choix. Par moments, j'ai eu l'impression qu'ils étaient tous dans la surenchère gratuite pour faire sensationnel, accrocheur. Certaines ficelles employées sont grosses. On anticipe certaines évolutions, et je trouve que certaines décisions à la fin de l'ouvrage sont un peu trop faciles.
Au final, la question que pose ce livre est simple : peut-on pardonner ou non?

Ce livre m'a été envoyé par les éditions Jean-Claude Lattès.

Titre: Pardonnable, impardonnable
Éditeur: JC Lattès
Nombre de pages: 337
ISBN: 978-2-7096-4608-6

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mardi 20 janvier 2015 10:12

Le sang de mon ennemi, James Patterson et Michael Ledwidge

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Le sang de mon ennemi

L'histoire :
Michael Bennet vit reclus avec sa famille pour éviter d'être assassiné par Manuel Perrine qui dirige un cartel mexicain. Or, suite à de nombreux meurtress, la « retraite » de Michael Bennet va être remise en cause.

Mon avis :
C'est un livre à grand spectacle : Actions spectaculaires, tueurs psychopathes, et en parallèle, gentil agent des forces de l'ordre qui veut vivre en paix avec sa famille et rayer de la carte la menace que fait planer sur lui le responsable du cartel Manuel Perrine. Les chapitres sont courts, ce qui donne du rythme à l'histoire. Il s'agit d'une véritable chasse à l'homme. Elle fonctionne dans les deux sens : Michael Bennet et Manuel Perrine sont à la fois proies et chasseurs.

Manuel Perrine est impitoyable, et quand on le contrarie, il ne connaît qu'une seule réponse: vous tuer, vous et votre famille, et c'est ce qu'il s'attache à faire dans ce roman. Il veut étendre son empire et se venger, donc il y met les grands moyens. Il y a beaucoup d'actions dans ce livre et peu de réflexions approfondies.

On s'attache à Michael Bennet et à sa petite famille composée de dix enfants ! Cela crée une ambiance détonante dans ce ranch éloigné de tout. Malheureusement, j'ai trouvé que les personnages n'étaient pas assez creusés. On obtient juste le minimum qui permet de s'attacher un peu et s'intéresser à l'histoire, mais rien de plus. Il n'y a pas d'empathie totale. Pourtant, Mary Catherine aurait, à mon sens, gagné en profondeur si les auteurs s'étaient attardés un peu plus dessus.

Le scénario est bien construit. Certains y verront un suspense haletant, grâce aux différents rebondissements, mais ce n'est pas ce que j'ai ressenti. Les ficelles utilisées sont bien connues, elles laissent peu de place à la surprise. C'est vraiment un livre pour se détendre et c'est assez réussi.

Ce livre m'a été envoyé par les éditions l'Archipel par l'intermédiaire de l'agence de communication LP Conseils.

Titre: Le sang de mon ennemi (Gone)
Éditeur: l'Archipel
Nombre de pages: 348
ISBN: 978-2-8098-1616-7
Traduction: Sebastian Danchin

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lundi 19 janvier 2015 15:50

Profanation, de Jussi Adler-Olsen

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Profanation

L'histoire :
De retour de vacances, Carl Mørck découvre sur son bureau un dossier concernant une affaire vieille de vingt ans. La curiosité l'emportant, il décide de creuser les informations qu'il a à sa disposition.

Mon avis :
Carl Mørck est de retour pour la deuxième enquête du département V. L'équipe qu'il compose avec Assad, se voit adjoindre une secrétaire en la personne de Rose. Cette dernière apporte une nouvelle touche à l'équipe et va permettre à Assad de prendre son envol. Il a été embauché pour faire le ménage. Or, il ne le fait pas une seule fois dans ce volume. Il devient un enquêteur à part entière.

On découvre davantage la personnalité des deux enquêteurs. On a l'impression en observant Carl Mørck de voir par moments le comportement d'un adolescent. Ses réactions vis-à-vis de Rose (qu'il veut renvoyer avant même de l'avoir vue), de la psychologue de la police qu'il souhaite mettre dans son lit (il en bave presque quand il la voit) montrent à quel point il est immature sur certains points. De l'autre côté, il ne vit, ne respire que pour mener des enquêtes, tordues de préférence. Et il va être servi !

Dès le début, nous connaissons les coupables. Carl va devoir trouver des preuves pour étayer ses soupçons. Malheureusement, les criminels ont de nombreux appuis au plus haut sommet de l'État. Les auteurs des crimes sont totalement imbuvables, mais je me suis quand même attaché à Kimmie.
L'enquête est des plus classiques. Après la lecture, je me suis dit que Carl n'avait jamais réellement eu de prise sur l'enquête. Dans l'ensemble, il subit plutôt les événements qu'il ne les provoque.

L'auteur continue de dresser quelques liens secondaires (avec Hardy, avec l'entourage de Carl), mais c'est beaucoup moins présent que dans le tome 1. Une lecture plaisir, un livre qui se lit facilement. Je reproche seulement le caractère immature du personnage principal. Cela donne l'impression qu'il ne sait pas ce qu'il veut et c'est peut-être le cas.

Titre: Profanation (Fasandræberne)
Éditeur: Le livre de Poche
Nombre de pages: 576
ISBN: 978-2-2531-7903-0
Traduction: Caroline Berg

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vendredi 16 janvier 2015 13:55

Les luminaires, d'Eleanor Catton

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Les luminaires

L'histoire :
Hokitika, Nouvelle-Zélande, 1866. Walter Moody débarque en ce lieu et assiste par inadvertance à une réunion étrange où douze hommes essaient de résoudre une énigme. Walter va se laisser emporter et écouter avec attention le mystère qui plane autour de ce lieu.

Mon avis:
C'est un roman-fleuve. Il est dense à tous points de vue : pratiquement mille pages, une écriture élaborée, un vocabulaire relevé et une intrigue complexe. L'auteur présente et analyse l'histoire à partir de chacun des personnages (Ils sont nombreux : vingt !). La cupidité et la vengeance sont au centre de cette histoire. Douze personnages sont associés à un signe du zodiaque, huit à une planète, avec les désirs et les influences que chaque chose est censée représenter.

Certains protagonistes sont plus attachants que d'autres, par exemple Anna ou Walter Moody, mais pour beaucoup d'entre eux, tout n'est pas blanc ou noir. Ils sont nuancés, certains évoluent au cours de l'histoire. Passé et présent se fondent dans un entrelacs où les personnages se croisent, s'ignorent, se retrouvent. On découvre au fur et à mesure l'histoire qui se reconstruit, avec de nouvelles zones d'ombre qui apparaissent jusqu'au dénouement.

Les personnages, dans l'ensemble, sont creusés, travaillés, afin que l'on puisse bien comprendre leur caractère. Cela est renforcé par des informations qui n'ont rien à voir avec l'intrigue qui nous occupe. Le roman est lent, il est plus question de la réflexion des personnages que de l'action, chacun essaie de tirer les ficelles à son avantage, si possible, sans trop dévoiler son jeu.

En schématisant, le roman est structuré à peu près comme ceci : nous sommes à un point C. L'auteur nous raconte le point B en alternance avec C jusqu'au dénouement D. Puis, pour donner une vue d'ensemble, elle raconte le point A. Cela ne l'empêche pas, à certains moments, de mélanger les points. Eleanor Catton tire des fils entre les personnages pour que le lecteur voie toutes les interactions qui se déroulent. Par moments, elle revient sur certains faits, ce qui a entraîné chez moi une certaine lassitude. J'ai trouvé cela superflu.
Le style est relevé, l'écriture est agréable après un petit temps d'adaptation, mais il y a trop de circonvolutions. C'est quand même un bon roman.

Ce livre m'a été envoyé par les éditions Buchet-Chastel.

Éditeur: Buchet-Chastel
Nombre de pages: 990
ISBN: 978-2-283-02648-9
Traduction: Erika Abrams

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mercredi 7 janvier 2015 21:48

Je suis Charlie

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Tout est dit...
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