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dimanche 24 juin 2018 21:21

Stéréotypes, de Gilles Abier

90 lectures

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Stéréotypes

L’histoire :
Val, une jeune fille, accouche en forêt. En parallèle, elle revit les événements qui l’ont conduite là.

Mon avis :
J’ai lu ce roman d’une traite. Il s’agit d’une dystopie et même si elle ne renouvelle pas le genre, j’ai bien aimé cette lecture, mais j'ai retour mitigé. Il y a quelques points un peu légers : les personnages ne sont pas assez approfondis à mon goût, et certaines ficelles ou rebondissements trop attendus (le coup de la pilule rouge se comprend dès le début, les relations amoureuses sont au même niveau). On passera aussi sur la crédibilité des actions de Val juste après son accouchement.

Je pense que l’auteur aurait pu développer son histoire et lui donner une densité différente. Il faut aussi reconnaître que son récit est rythmé.

Le romancier décrit une société gérée en fonction du caractère de chacun. Les habitants sont classés par Type et ne travaillent que par rapport au test réalisé lors de leur enfance (le perfectionniste, l’altruiste, l’activiste, l’individualiste, l’attentiste, le loyaliste, l’hédoniste, l’élitiste). De plus, les mélanges ne sont guère appréciés.
Bien sûr, à l’intérieur de cette société, existe une résistance et même plusieurs. Une lutte se met en place pour un changement d’orientation. Mais lequel ?
Val est le personnage principal de ce récit. Elle est attachante, tout comme Roscoff. Les personnages antipathiques, c’est le cas de le dire, sont stéréotypés et c’est dommage (Arsène, Eran, etc.). Il n’y a pas vraiment de zones d’ombre.

Est-on prédestiné ? Cela peut-il être détecté ? Comment vivre ? Qui doit exercer le pouvoir ? Voici quelques questions qui se posent dans ce roman jeunesse.

À découvrir !

Livre reçu dans le cadre d'une Masse Critique organisée par Babelio.

Titre: Stéréotypes
Auteur: Gilles Abier
Éditeur: Actes Sud Junior
nombre de pages: 439
ISBN: 978-2-3300-9256-6
Date de publication: 7 février 2018

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mercredi 20 juin 2018 22:16

Spill zone Vol 1, de Scott Westerfeld et Alex Puvilland

125 lectures

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Spill zone Vol 1

L’histoire :
Addison vit avec sa jeune sœur Lexa à côté de Ploughkeepsie. Il s’agit d’une ville qui se trouve au coeur de la Spill Zone, un endroit interdit depuis trois ans, depuis que la population a été décimée par un mal étrange. Cela n’empêche pas Addison d’y aller de nuit pour prendre des photos qu’elle revend très cher au marché noir.

Mon avis :
Il s’agit d’un récit dynamique avec beaucoup de couleurs vives. Il y a une bonne dose de fantastique avec les événements qui se déroulent dans la Spill zone. Pendant les premières pages, je me suis demandé où j’avais mis les pieds, mais l’auteur explicite la situation au cours du récit, et j’ai pris énormément de plaisir lors de ma lecture.
L’histoire est rythmée, l’intrigue est intéressante : que se passe-t-il réellement dans la Spill zone? Pourquoi d’autres pays veulent-ils récupérer du matériel dans cette région ? Qui est exactement Vespertine, la poupée ?

Addison est une jeune photographe casse-cou, prête à tout pour réussir à guérir sa sœur de son étrange mal (elle ne parle plus depuis l’incident qui a détruit la ville, trois ans plus tôt, et c’est la même chose pour tous les enfants présents cette nuit-là).
Lexa parle par la pensée avec sa poupée. Les réactions de cette dernière sont assez angoissantes.
Le contenu de la Spill Zone ne serait absolument pas étrange dans certains romans de Serge Brussolo. C’est inédit, étrange, déjanté. Chaque quartier a sa spécificité, avec des animaux ou des phénomènes électromagnétiques perturbants (quand des rats ont des yeux jaunes fluo qui brillent, ça ne doit pas être une bonne chose).

La mise en page est aérée. Je trouve que les couleurs claires sont prédominantes. Mon seul regret est la dernière page qui m’oblige à attendre décembre pour le volume 2.

À lire !

Service presse des éditions Rue de Sèvres.

Titre: Spill zone Vol 1
Auteur: Scott Wersterfeld
Dessinateur:Alex Puvilland
Éditeur: Rue de Sèvres
Nombre de pages: 214
ISBN: 978-2-36981-579-2
Date de publication: 23 mai 2018

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mardi 19 juin 2018 16:18

Printemps acide, de Patrick Tudoret

146 lectures

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Printemps acide

L’histoire :
Roch le Stang, commissaire divisionnaire à Bordeaux, est convoqué à Paris. Abasourdi après la rencontre de ses supérieurs, il rentre à son hôtel en métro, et semble reconnaître quelqu’un qui lui écrit un SOS sur une vitre. À partir de ce moment, son instinct de flic reprend le dessus.

Mon avis :
De nouveau, après ma chronique d’hier, voici un roman très court. Il s’agit d’un policier.

L’auteur va à l’essentiel, sans fioritures, et il n’y a pas de temps morts. Les rebondissements sont peu nombreux, l’intrigue est linéaire. Il aurait peut-être été intéressant de développer un peu plus afin de donner plus de densité à l’histoire et au personnage principal.

Le récit reste vraisemblable, et c’est ce qui compte. De plus, il y a les ingrédients pour une adaptation à la télévision.

En cinq jours, Roch Le Stang évolue entre Bordeaux et Paris, et résout une affaire assez délicate. Il est le stéréotype du flic classique de romans: divorcé, ne vivant que pour son métier ou presque. La furtive rencontre dans le métro et les événements qui suivent vont le pousser à réfléchir quant aux choix qu’il a faits au cours de sa vie. Il a des états d'âme récurrents, ce qui le rend sympathique.

On le voit, avec l’aide de collègues, tirer les différentes ficelles de l’enquête, analyser les faits et créer des liens.

Pourquoi veut-on le mettre au placard ? Pourquoi a-t-on tué cette jeune fille ? Est-ce bien un amour de jeunesse qui l’a appelé à l’aide ?

Un bon roman détente. À découvrir.

Titre: Printemps acide
Auteur: Patrick Tudoret
Éditeur: De Borée
Nombre de pages: 178
ISBN: 978-2-8129-2347-0
Date de publication: 18 avril 2018

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lundi 18 juin 2018 22:25

Ghachar Ghochar, Vivek Shanbhag

93 lectures

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Ghachar Ghochar

L’histoire :
Le narrateur passe quotidiennement beaucoup de temps au Coffee House de Bangalore. Là, il fait le point sur son existence loin de sa famille.

Mon avis :
C’est un récit court, moins de deux cents pages. Le narrateur nous fait part de ses états d’âme. Il décrypte, avec de nombreux détails, la vie familiale et le changement qui s’est établi, lorsque grâce à son oncle, ils sont devenus riches. L’ambiance dans laquelle nous sommes plongés est étrange. Passer de la pauvreté à l’opulence change le comportement. Tout est fait de non-dits, tout tourne autour de l’oncle. La famille semble soudée. Mais le fait d’avoir mis en place un quotidien immuable englue les personnages dans des rôles où ils se complaisent.

L’arrivée d’Anita, « pièce rapportée » dans la famille, et épouse du narrateur, va bouleverser l’équilibre de l’ensemble.

Ma lecture a été agréable. Le narrateur à un regard impersonnel sur la situation, il n’y a pas de jugement. Lui et les siens ne déclenchent pas d’empathie. La famille est froide, artificielle, il n’y a que l’argent qui maintient l’ensemble.

On le voit bien lorsque Malati, la sœur, se marie, le résultat est catastrophique. De plus, les femmes sont la pierre angulaire de ce récit. Elles sont à la manœuvre pour maintenir la cohésion familiale ou la détruire.

Il est dommage que la fin ne soit pas plus explicite, car ce roman m’a laissé sur ma faim.

Service presse des éditions Buchet Chastel par l'intermédiaire de l'opération Masse Critique de Babelio.

Titre: Ghachar Ghochar
Auteur: Vivek Shanbhag
Éditeur: Buchet Chastel
nombre de pages: 174
Traduction: Bernard Turle
ISBN: 978-2-283-03123-0
Date de publication: 24 mai 2018

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dimanche 17 juin 2018 22:52

Mère Toxique, Alexandra Burt

105 lectures

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Mère Toxique

L’histoire :
Après des années d’absence, Dahlia revient à Aurora, auprès de sa mère. Quelque temps après, lors d’un jogging, elle découvre une personne gravement blessée. À partir de ce moment-là, sa mère, Memphis, commence à divaguer.

Mon avis :
Comme souvent, je me pose la question quant au choix du titre français par rapport à l’original: « The Good Daughter ». Pourquoi avoir choisi « Mère Toxique » ? Je trouve dommage que les éditeurs ne restent pas au plus proche du titre d’origine. J’ai plongé avec délectation dans l’ouvrage. C’est un roman à plusieurs voix, essentiellement celles de Dahlia et Quinn. L’auteur nous immerge dans une ambiance étrange, légèrement oppressante, sans qu’on comprenne d’où cela vient.

Dahlia se repenche sur son passé. Pendant des années, elle a erré avec sa mère de motel en motel. De plus, elle garde une certaine distance vis-à-vis de Memphis, qu’elle considère comme proche de la folie.
Ce roman est à deux voix : d’un côté Dahlia, et de l’autre Quinn. Même si j’ai rapidement eu des doutes, l’auteur a amené les différents éléments finement. C’est un livre lent, qui dégage une atmosphère, une relation particulière entre mère et fille, sans qu’elle soit réellement conflictuelle.
La paranoïa est au menu. Les secrets de famille sont légion. Ils ont déterminé la vie de Dahlia. Plus le récit avance, plus la romancière décortique la jeunesse tortueuse de la principale protagoniste.
Le plus difficile ? Les non-dits, le silence oppressant de Memphis aux questions de sa fille, jusqu’au dénouement.

Jusqu’où peut-on aller pour un enfant ?

À lire !

Service presse des éditions Denoël.

Titre: Mère Toxique
Auteur: Alexandra Burt
Éditeur: Denoël
nombre de pages: 462
Traduction: Perrine Chambon
ISBN: 978-2-207-14111-3
Date de publication: 3 mai 2018

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