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lundi 3 septembre 2018 19:54

Jusqu’ici, tout va bien, de Gary D. Schmidt

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Jusqu’ici, tout va bien

L’histoire :
À la suite du licenciement de son père, la famille de Doug Swieteck doit déménager du jour au lendemain.

Mon avis :
Il s’agit d’un roman très intéressant sur le passage à l’âge adulte, mais aussi sur la famille, dans cette Amérique profonde des années 1970. Doug vit mal son déménagement à Marysville. Il nous raconte son histoire, et la ponctue de remarques, parfois acerbes.
Grâce à quelques personnes (Lil, monsieur Powell, etc.), ses relations avec autrui vont évoluer. Le jeune garçon est un personnage attachant, conscient de sa situation familiale (très modeste). Il ne voit pas d’échappatoire à cela.
Le père de Doug est un abruti fini, et je pèse mes mots. (Pour moi, les événements de la fin du roman ne rattrapent pas le reste.) L’un des frères de Doug, Christopher, est un petit imbécile qui traîne avec des personnes peu recommandables. Son grand frère, Lucas, est engagé dans la guerre du Vietnam.

Les premiers mois dans cette nouvelle ville vont permettre à l’adolescent de faire de nouveaux choix (bons et mauvais) et de découvrir que sa vie ne s’arrête pas au cercle familial. Il a une scolarité chaotique, et il faudra attendre un enseignant plus perspicace pour faire un constat de ses lacunes. Tout n’est pas rose, mais Doug, qui a du potentiel dans certains domaines (comme le dessin), essaie de rester positif, même s'il a des hauts et des bas. La fin montre bien que la vie est difficile, mais qu’il faut continuer à en profiter.

Ce n’est pas un roman gai, mais il est plein de bon sens, et il y a une petite lueur d’espoir pour l’avenir.

L’auteur aborde de nombreux thèmes : la guerre du Vietnam et le retour difficile des combattants (parfois handicapés), les relations avec les autres (professionnelles, familiales, amicales, amoureuses, etc.).

À lire !

Service presse des éditions l'école des loisirs.

Titre: Jusqu’ici, tout va bien
Auteur: Gary D. Schmidt
Éditeur: l'École des loisirs
Nombre de pages: 366
ISBN: 978-2-211-21713-2
Traduction: Caroline Guilleminot
Date de publication: 4 octobre 2017

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jeudi 30 août 2018 22:11

Le goût amer de l’abîme, de Neal Shusterman

81 lectures

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Le goût amer de l’abîme

L’histoire :
Caden Bosch a quinze ans. Il profite de sa jeunesse, comme tous les adolescents, mais un mal-être s’installe. C’est le début d’une spirale infernale.

Mon avis :
Je connais Neal Shusterman grâce à sa magnifique série « Les Fragmentés[1] ». Ici, il s’est appuyé sur les problèmes mentaux rencontrés par son fils pour écrire ce roman. Je tiens à signaler que l'adaptation du titre en français cadre avec le contenu (j'ai souvent tendance à critiquer les mauvais choix pour les titres, donc quand c'est bien fait, il faut le dire). Le début est étrange, puis petit à petit, les éléments se mettent en place pour livrer leur terrible réalité. On comprend rapidement que Caden est un peu (beaucoup, énormément) paranoïaque. Réalité et hallucination se mélangent. L’état de Caden s’aggrave au fil du temps, jusqu’à un point de non-retour.

Dans la deuxième partie du roman, les événements se déroulant sur le bateau commencent à faire sens. Pourtant, ce qui s’y déroule est souvent absurde, sombre et déroutant.
L’auteur aborde le sujet des problèmes mentaux de façon posée, sans démagogie. Il ne porte aucun jugement, il expose la situation telle qu’elle est, et on ressent bien que la famille du malade est complètement désemparée face à une telle situation. Pour moi, le héros ne déclenche pas vraiment d’empathie, mais on veut comprendre ce qu’il a et s’il va s’en sortir. Je pense que c’est voulu afin que le lecteur garde une certaine distance afin d’appréhender la situation.
Neal Shusterman fait découvrir l’enfer qu’engendre la schizophrénie et le long travail à effectuer pour tenter d'apprivoiser cette dernière. La conclusion de l’histoire est à la hauteur du récit.

À lire !

Service presse des éditions Nathan.

Titre: Le goût amer de l’abîme
Auteur: Neal Shusterman
Éditeur: Nathan
Nombre de pages: 408
ISBN: 978-2-0925-7675-5
Traduction: Lilas Nord
Date de publication: 30 août 2018

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samedi 25 août 2018 12:28

Gary Cook, 2 La voix des étoiles, de Romain Quirot et Antoine Jaunin

74 lectures

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Gary Cook, 2 La voix des étoiles

L’histoire :
Gary Cook est parvenu à embarquer sur Deucalion III. Il se réveille à la lisière d’une forêt, totalement surpris par ce qu’il découvre.

Mon avis :
Ce deuxième tome de Gary Cook[1] nous plonge tout de suite dans l’aventure. Il n’y a pas de temps morts. Le récit se situe dans l’action.
Gary est un passager clandestin, mais on veille sur lui pour d’obscures raisons. Le jeune garçon va découvrir que la vie dans la navette est régie par le même système que sur terre : rien n'a changé. Les Oubliés travaillent sous la férule des Invisibles. Ces derniers contrôlent tout par l’entremise des Ombres, d’étranges machines vivantes. Le jeune garçon continue à évoluer, et prend conscience de sa situation. Il est plus actif dans ses choix. Son but : atteindre les étages supérieurs et retrouver sa mère.

En parallèle de l’histoire de Gary, on suit l’évolution de Dean, qui a embarqué après avoir réussi à remporter le concours d’apnée. Il prend plus de place dans le récit. Les épreuves qu’il endurera seront périlleuses et risquées. La tension sera forte, d’autant plus que plane un mystère : pourquoi font-ils cela ?

Les deux garçons feront des rencontres (nouvelles et anciennes), des alliances se créeront, parfois surprenantes. On peut reconnaître que les deux auteurs ne manquent pas d’imagination pour le monde qu’ils décrivent. Ils gardent un rythme soutenu, il n’y a pas de longueurs. J’ai préféré ce deuxième volet au premier.

De nouveau, les romanciers terminent le livre avec un suspense grandissant. Cela augure de bonnes choses pour le troisième et dernier tome.

À lire !

Service presse des éditions Nathan.

Titre: Gary Cook, 2 La voix des étoiles
Auteur: Romain Quirot / Antoine Jaunin
Éditeur: Nathan
Nombre de pages: 365
ISBN: 978-2-09-257388-4
Date de publication: 21 juin 2018

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vendredi 24 août 2018 20:00

Gary Cook, 1 Le pont des oubliés, de Romain Quirot et Antoine Jaunin

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Gary Cook, 1 Le pont des oubliés

L’histoire :
Gary Cook vit sous le pont des Oubliés, dans un monde apocalyptique où l’eau est omniprésente et où tout finit par disparaître. Au loin, quelques navettes, inaccessibles, quittent ce monde perdu.

Mon avis :
Voici un roman très intéressant, même si le scénario n’est pas très original. Il s’agit du premier tome d’une trilogie. Gary Cook survit avec son père et des amis sous le pont des Oubliés. L’essentiel de leur vie tourne autour de la pêche, dans des eaux dangereuses, afin de pouvoir se nourrir. Aucun habitant ne voit un avenir serein.

Le récit est fluide, rythmé. Il y a ce qu’il faut comme rebondissements, même dans les dernières pages. Les personnages sont bien campés, et on découvre leur caractère petit à petit.
Gary ne s’affirme pas. C’est un suiveur qui n’ose pas prendre de décisions, même lorsqu’il y a une possibilité de partir sur la dernière navette spatiale. Ses amis, Elliott et Max, ont plus de personnalité. Il en est de même pour Dean, qui déteste l'adolescent pour d’obscures raisons.

La narration, effectuée par un narrateur omniscient, expose le quotidien de Gary et de ses amis. Les tempêtes sont incessantes, et cela ne s’améliore pas. Tout le monde sent bien que la planète est condamnée. Mais on continue de vivre, avec un semblant de normalité. Il y a un petit sursaut, chez les plus jeunes, lorsqu’on apprend que les gagnants d’une course périlleuse remporteront un billet pour la dernière navette. Cette course est spectaculaire, avec plusieurs rebondissements, ce qui augmente la tension ressentie.
Pour le protagoniste principal, c’est tout un apprentissage qu’il devra mener, jalonné de nombreuses remises en question, et il faudra plusieurs événements avant qu’il n’évolue réellement.

La fin du roman est haletante. Dès le livre refermé, j’ai commencé le tome 2, dont la chronique est à suivre demain.

À lire !

Titre: Gary Cook, 1 Le pont des oubliés
Auteur: Romain Quirot / Antoine Jaunin
Éditeur: Nathan
Nombre de pages: 388
ISBN: 978-2-09-257386-0
Date de publication: 31 août 2017

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jeudi 23 août 2018 12:29

POV : Point of View, de Patrick Bard

193 lectures

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POV : Point of View

L’histoire :
Lucas, un adolescent, est accroc au cyberporno depuis plusieurs années. Cela est devenu une véritable addiction. Il est plongé dans sa routine et ne pense pas que cela puisse changer.

Mon avis :
C’est un roman très intéressant qui parle des addictions chez les adolescents. L’auteur a choisi le cybersexe pour aborder le sujet. De nombreux adolescents ont des idées tronquées sur la relation amoureuse, avec toutes les images qu’ils peuvent côtoyer sur Internet et cela devient, sans se voiler la face, un problème de société.

Le processus d’addiction est bien décrit, les images sont crues, directes, réalistes, et ont un côté dérangeant, totalement voulu. C’est une bonne chose, car cela bouscule les préjugés, et pousse à nous faire réfléchir sur ce type de situation. Le roman se découpe en deux parties. La première se termine sur un point de rupture important, violent, auquel je ne m’attendais pas (donc bien amené par le romancier, et après réflexion, totalement logique). On suit la vie quotidienne de Lucas qui tourne exclusivement autour de son addiction, et les conséquences que cela entraîne : vie sociale inexistante, résultats scolaires catastrophiques, etc.

La deuxième partie traite le problème d’un point de vue médical, car à ce niveau, il s’agit d’une maladie psychologique. Il n’y a pas de jugement de valeur sur Lucas. Ce dernier se culpabilise lui-même, et ne peut s’empêcher de recommencer. On voit que c’est un lent processus, comme toute addiction. L'auteur maîtrise bien le sujet, et il l'aborde avec brio.

À travers ce roman, on découvre un manque de communication dans cette famille (et aussi un manque de surveillance sur les activités de Lucas lorsque celui-ci était plus jeune, puisqu’il était en sixième lorsqu’il a commencé à regarder régulièrement des vidéos pornographiques). Les parents sont complètement dépassés par la situation, et cela influe également sur leur couple.

Le roman se lit très facilement, et lui aussi est addictif.

À lire !

Note: Ma femme n'arrête pas de me dire qu'il y a des ressemblances avec «Héro, mon amour», d'Anna Onichimowska, qu'elle a ajouté d'autorité dans ma PAL.

Service presse des éditions Syros par l'intermédiaire de l'agence de communication LP Conseils.

Titre: POV : Point of View
Auteur: Patrick Bard
Éditeur: Syros
Nombre de pages: 235
ISBN: 978-2-74-852521-2
Date de publication: 23 août 2018

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