Aller à la recherche

jeudi 15 octobre 2020 13:32

Le chant mortel du soleil, de Franck Ferric

Partage Partager le billet

Le chant mortel du soleil

L’histoire :
Kosum, une esclave Druje, condamnée à mort, est sauvée in extrémis par Dulkem, capitaine d’un groupe de cavaliers-flèches. À partir de ce moment, Kosum lie son destin aux leurs. Pendant ce temps, le grand Qsar, qui dirige les Montagnards, des géants, prépare sa razzia annuelle sur les plaines afin de pouvoir passer l’hiver tranquillement dans la montagne.

Mon avis :
C’est un roman de fantasy intéressant des éditions Albin Michel Imaginaire. Le lecteur suit plusieurs histoires : d’un côté, celle de Kosum et des cavaliers-Flèches, de l’autre, celle d’Araatan, le grand Qsar. Les premiers sont sous les ordres du second. Le but du Qsar est de tuer tous les dieux présents sur Terre.

L’auteur montre un monde riche et complexe, avec ses strates sociales et ses modes de vie très différents. Dans l’ensemble, l’histoire m’a plu, ainsi que le vocabulaire riche et les détails nombreux, mais j’ai trouvé le style de l’auteur trop alambiqué. J’ai ressenti des longueurs avec certains passages trop approfondis et d’autres pas assez. Je regrette que des personnages ne soient pas davantage développés : il aurait été intéressant de comprendre un peu mieux le sorcier et son côté magique.

Nous découvrons un monde au bord de l’abîme, régi par la croyance dominante qui impose son joug aux autres, face à l’athéisme des Montagnards, qui eux utilisent la loi du plus fort. Araatan prépare la chute du dernier dieu, et pourtant, cela est difficile pour lui : que deviendra ensuite son peuple qui ne vit que pour la destruction des Dieux ?

Cette épopée à travers les steppes amène Kosum à se livrer à une introspection, à essayer de définir ce qu’elle souhaite pour sa vie. Ses compagnons sont des soldats, pas toujours d’accord avec leur chef, mais combattre est la seule chose qu’ils savent faire. Les croyances sont au centre du récit.

Je suis un peu déçu par la fin, j’aurais souhaité quelque chose de plus positif.

Service presse des éditions Albin Michel Imaginaire

Titre: Le chant mortel du soleil
Auteur: Franck Ferric
Éditeur: Albin Michel
Nombre de pages: 384
ISBN: 978-2226-44079-2
Date de publication: 27 mars 2019

Acheter « Le chant mortel du soleil » sur Amazon

Partage Partager le billet

jeudi 8 octobre 2020 20:48

Cannibale, de Danielle Thiéry

Partage Partager le billet

Cannibale

L’histoire :
La nuit de la fête de la musique, une jeune fille est retrouvée hagarde et désorientée. Le jeune homme qui l’accompagnait a disparu.

Mon avis :
J’ai lu quelques romans de Danielle Thiéry, et je les ai appréciés. C’est donc avec plaisir que j’ai commencé ce livre pour la jeunesse. J’ai tout de suite été happé par l’histoire. Il s’agit d’un thriller psychologique.

Le capitaine Marin est chargé de cette affaire. Il découvre assez vite que sa fille, Olympe, est une camarades de classe de Roxane (la jeune fille désorientée) et de Rafaël, qui, lui, a disparu. Le capitaine sent rapidement que sa fille lui cache quelque chose, mais que Roxane n’est pas en reste. Cette dernière est le personnage central. Elle est angoissante. Petit à petit, elle laisse place à la sidération, et parfois, à la peur.

La structure du roman est classique avec une accélération sur la fin. L’enquête est lente, car chaque élément doit être vérifié. Les relations entre le capitaine et sa fille sont intéressantes.
Le récit est tout à fait crédible, sauf un petit élément, mais ce n’est pas gênant. Par contre, j’ai été déçu par la fin ouverte : il est frustrant de ne pas avoir les réponses aux questions qu'on se pose.

Service presse des éditions Syros.

Titre: Cannibale
Auteur: Danielle Thiéry
Éditeur: Syros
Nombre de pages: 378
ISBN: 978-2-7485-2682-0
Date de publication: 8 octobre 2020

Acheter « Cannibale » sur Amazon

Partage Partager le billet

jeudi 1 octobre 2020 20:12

Le château des étoiles V, de Mars à Paris, d’Alex Alice

Partage Partager le billet

Le château des étoiles V, de Mars à Paris

L’histoire :
L’arrivée de l’armée de Bismark sur Mars pousse les Martiaux, accompagnés de Séraphin et ses amis, vers le centre de la planète afin de trouver un moyen de résister.

Mon avis :
J’aime cette série steampunk depuis le début[1]. Nous sommes sur un tome de transition. Un soin important est apporté à la couverture, ce qui fait de l’ouvrage un véritable objet. Il se découpe, comme les précédents, en trois chapitres : «Terres Interdites», «La citadelle hors du temps», et « Notre-Dame de Mars».

Séraphin a énormément évolué, mais aussi ses amis (Sophie et Loïc sont mis plus en avant que Hans). Ils veulent à tout prix aider les Martiaux à échapper aux Prussiens, or, la situation est désespérée.

Toute la première partie de ce tome V est assez lente, il y a beaucoup de texte. Les aquarelles sont toujours aussi magnifiques et réussies. J’ai eu de petits soucis pour lire certaines polices de caractères, mais rien de rédhibitoire.
La deuxième partie se déroule sur Terre. Le récit prend un tournant plus politique. L’empereur Napoléon III cherche à obtenir une suprématie dans l’armement à base d’éthérite. Chaque pays place ses pions.

Même s’il y a un petit résumé au début, il ne faut pas hésiter à relire l’ensemble des albums avant de commencer celui-ci, qui, à mon sens, est un petit peu en deçà des précédents.

À lire !

Service presse des éditions Rue de Sèvres.

Titre: Le château des étoiles V, de Mars à Paris
Auteur: Alex Alice
Dessinateur: Alex Alice
Éditeur: Rue de Sèvres
Nombre de pages: 68
ISBN: 978-2-81020-470-0
Date de publication: 10 juin 2020

Acheter « Le château des étoiles V, de Mars à Paris » sur Amazon

Partage Partager le billet

jeudi 24 septembre 2020 12:00

Collection court toujours

Partage Partager le billet

Collection Court toujours

Les éditions Nathan proposent une nouvelle collection d’ouvrages en direction des 15-25 ans. Le plus de cette collection ? Les ouvrages sont disponibles en trois versions : papier, numérique, et en audio (à travers l’application Nathan Live). Cela permet de basculer de l’une à l’autre si nous le souhaitons.

L’idée est bonne (reprise sur un modèle anglosaxon), les premiers auteurs et sujets traités intéressants.
Autant le dire tout de suite, je ne suis pas le coeur de cible de cette collection qui veut aussi inciter à la lecture. La présentation me dérange : le texte est très aéré. J’ai l’impression de me retrouver dans une collection pour moins de douze ans. Il y a trop peu de pages, ce qui fait que les personnages ne sont pas assez approfondis (je reconnais que ce n’est pas le but de cette collection). En fin de compte, ce sont des condensés, car ils mériteraient approfondissement et développement. Une série qui trouvera sans doute son public, mais parmi les élèves que je côtoie quotidiennement, très peu seraient intéressés.

Les premiers titres de cette collection :

  • Comme un homme

Comme un homme, de Florence Hinckel Un petit-fils découvre un grand-père qu’il ne connaît pas et par la même occasion un lourd secret de famille. Ethan veut tuer cet homme. Pourquoi ? Un récit étrange où la vérité est suggérée.

  • Son héroïne

Son héroïne, de Sévérine Vidal Jessica est harcelée dans le tram. Heureusement, Rosalie est là. Par contre, les jours suivants, Rosalie devient envahissante. Le lecteur découvre une Rosalie avec des troubles psychologiques importants et se demande comment Jessica va réagir.

  • Silent Boy

Silent Boy, de Gaël Aymon Gaël Aymon traite du harcèlement au Lycée. Anton est interne, un lycéen comme les autres, qui essaie de rester discret et dans la « norme ». Il ne se livre que sur un forum derrière le pseudo «Silentboy». À travers son regard, le lecteur «vit» le harcèlement quotidien des camarades dont il est témoin. Anton aura-t-il la force de dire ce qu’il pense ?

  • Le plus mauvais livre du monde

Le plus mauvais livre du monde, de Vincent Cuvellier Paul, qui s’est enfui de chez ses parents, prend au hasard livre dans une «boite à livre». Peu de temps après, il rencontre l’auteur de ce roman étrange. C’est une petite histoire légère, même trop légère. Les personnages ne sont pas assez travaillés. Cela est dû au format de 64 pages. Le scénario est très fin et je n’en ai pas vu l’intérêt. Dommage.

  • Aux ordres du coeur

Aux ordres du coeur, de Fabrice Colin

  • Les potos d’abord

Les potos d’abord, de Rachel Corenblit

Vous pouvez en découvrir plus ici
Acheter ces romans sur : Amazon

Partage Partager le billet

jeudi 17 septembre 2020 21:51

Tuer est un art, de Philippe Grandcoing

Partage Partager le billet

Tuer est un art

L’histoire :
Hippolyte Salvignac passe quelques jours à l’Auberge de la Vierge, tenue par Madeleine, la compagne de Jules Lerouet, son ami inspecteur de police. La visite de Georges Clemenceau va propulser nos deux amis dans une étrange enquête.

Mon avis :
Dans ce troisième tome de la série « Une enquête d’Hippolyte Salvignac», j’ai retrouvé avec plaisir le duo des tomes précédents[1] [2]. La relation Salvignac – Lerouet est forte, mais aussi mouvementée, chacun ayant ses petits secrets (il ne faut pas oublier que l’inspecteur travaille pour Clemenceau, alors Président du Conseil et ministre de l’Intérieur).

L’enquête sur différents assassinats sert de fil conducteur à la découverte de la France de l’époque et du monde de l’art : les remous autour du transfert d’Émile Zola au Panthéon, les visites de lieux comme la maison de Claude Monet, etc. Une par belle est faite aux descriptions.

Ce volume met en avant la peinture de Claude Monet, ainsi que la rencontre d’Hippolyte avec l’auteur Maurice Leblanc (et une visite de la Normandie). Le personnage d’Hippolyte se laisse porter par les événements, l’enquête se résout par elle-même dans les dernières pages. Pendant ce temps, le héros vit sa vie, avec ses hauts et ses bas, comme n’importe qui.

Je le redis, la force de ce roman n’est pas dans l’enquête, qui, de toute façon, n’est pas très développée, mais dans les descriptions réalistes du romancier.

Service presse des éditions De Borée.

Titre: Tuer est un art
Auteur: Philippe Grandcoing
Éditeur: De Borée
Nombre de pages: 285
ISBN: 978-2-8129-2646-4
Date de publication: 12 mars 2020

Acheter « Tuer est un art » sur Amazon

Partage Partager le billet

- page 2 de 135 -

Page top