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samedi 11 novembre 2017 18:28

Un raccourci dans le temps, Madeleine L’Engle

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Un raccourci dans le temps

L’histoire :
Margaret Murry (dit Meg) a treize ans. Elle a du mal à vivre depuis que son père, parti travailler dans une autre région, a arrêté de donner de ses nouvelles. Pourtant, sa mère et son petit frère (Charles Wallace) sont optimistes.

Mon avis :
C’est un ouvrage orienté vers la jeunesse, mais comme l’indique la petite-fille de l’auteur à la fin de l’ouvrage, il est inclassable. L’histoire est très simple, le scénario des plus banals. Ce qui est beaucoup plus rare chez moi, c’est que je n’arrive pas à déterminer si j’aime ou pas. Le récit m’a plu. Or, il n’y a pratiquement pas de mise en place de l’intrigue, les personnages sont à peine présentés et la mère de famille assène des vérités sans donner d’explications. Heureusement, l’histoire en elle-même se lit facilement et est plaisante, même si on devine rapidement la trame qui se déroule sous nos yeux.

Le thème utilisé au départ est un peu « daté », ce qui explique peut-être mon ressenti. Meg raconte qu’à l’école et au village, tout le monde lui fait remarquer l’absence de son père, et elle s’en offusque. C’est une petite fille qui a un caractère fort et elle le fait savoir.
Charles Wallace est un petit génie, qui, apparemment, a des prédispositions pour ressentir ce que pensent les autres.
Le récit devient plus intéressant au moment où le voyage commence, et surtout une fois sur Camazotz. Seul bémol à ce moment-là, la résolution des différents problèmes se fait trop facilement. Pour moi, il aurait été utile de développer cet univers. Il y a de la science-fiction, les mondes découverts sont très intéressants.

J’ai trouvé que le contenu était assez manichéen, il n’y a pas de nuances chez les protagonistes. On sent aussi que le religieux tient une place importante, même si ce n’est pas clairement défini. Les personnages n’ont pas vraiment suscité d’empathie chez moi. En rédigeant ma chronique, je me rends compte que sur l’ouvrage est indiqué «à partir de 9 ans», tout comme pour le premier tome d’Harry Potter. Je peux dire qu’il y a un monde d’écart entre les deux romans et qu’un raccourci dans le temps ne vise pas le même public. C’est un ouvrage décalé, mais pas exceptionnel.

Après ma lecture, j’ai découvert l’annonce de la sortie d’un film adapté du livre (ou des livres, car il y a une suite). Cela explique cette réédition en France, car je pense qu’autrement, il n’aurait pas été réédité, le contenu étant vraiment particulier.

Service presse numérique des éditions Hachette Romans par l'intermédiaire de Netgalley.

Titre: Un raccourci dans le temps
Auteur: Madeleine L'Engle
Éditeur: Hachette Romans
Nombre de pages: 300
ISBN: 978-2-0120-477-9
Traduction: Anne Crichton
Date de publication: 25 octobre 2017

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mardi 7 novembre 2017 21:35

Jeux de miroirs, de E.O. Chirovici

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Jeux de miroirs

L’histoire :
Peter Katz, agent littéraire, reçoit une lettre étrange avec un début de manuscrit. Un peu désabusé, il commence sa lecture et découvre une étrange affaire de meurtre non résolu vingt ans plus tôt.

Mon avis :
J’ai lu ce livre sur les conseils très appuyés de ma femme. J’ai pris un grand plaisir, le roman se lit assez vite. Le début est très prenant. Cette ébauche de manuscrit absorbe le lecteur et plante parfaitement le décor.
À partir de ce moment, Peter Katz voudra en savoir plus. Il va engager une personne pour mener l’enquête. Il veut le manuscrit ou les éléments lui permettant de découvrir la vérité sur le meurtre de l’éminent professeur.

Le livre se découpe en trois parties, ayant chacune un narrateur différent : Peter Katz, John Keller (le journaliste), et Roy Freeman (ancien policier). Il n’y a pas beaucoup d’action. Petit à petit, on découvre les différents protagonistes et la vie qu’ils menaient à l’époque, un peu avant la mort du professeur Wieder. Les histoires vont s’entrecroiser et on essaie de repérer les indices nous permettant de démêler le vrai du faux. Ce roman est une véritable intrigue à tiroirs. Par contre, je trouve que l’auteur n’a effleuré que la surface de ses personnages (le professeur Wieder, Richard, Laura). Il aurait pu être intéressant de développer ce côté-là, cela aurait donné plus de densité au récit. J’ai trouvé qu’à la fin du roman, il manquait certaines informations, certaines allusions que l’auteur a faites, mais n’a pas explicitées, ce qui est dommage (exemple, les rapports entre Richard et Laura).
Dans cet ouvrage, on cherche qui ment et pourquoi, parmi les différents protagonistes, et on a l’embarras du choix !

À découvrir !

Titre: Jeux de miroirs
Auteur: E.O. Chirovici
Éditeur: Les Escales
Nombre de pages: 304
ISBN: 978-2-3656-9202-1
Traduction: Isabelle Maillet
Date de publication: 26 janvier 2017

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vendredi 3 novembre 2017 21:44

Pas un mot, de Brad Parks

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Pas un mot,

L’histoire :
Le juge Scott Sampson reçoit un SMS de sa femme Alison. Qu’il ne se dérange pas, c’est elle qui reprend les enfants à l’école. Le soir, elle rentre seule. Les parents, affolés, découvrent que leurs enfants, Emma et Sam, ont été enlevés.

Mon avis :
J’ai un avis très mitigé sur ce roman. Il s’agit d’un récit effectué par Scott. On entre tout de suite dans le vif du sujet. Mais lorsque les enfants sont enlevés, mon ressenti est étrange quant à la réaction des parents. J’ai trouvé que c’était plat, incongru. Cela m’a fait penser à quelque chose du style: « Ah ? Les enfants ont été enlevés ? On se fait un resto ? »
Ensuite, la réaction d’Alison vis-à-vis de la baby-sitter en sens inverse est complètement disproportionnée.

Il ne faut pas s’attendre à de grandes actions ou de très gros rebondissements. On suit surtout le juge Scott Sampson dans son travail, dont il nous fait découvrir, dans les grandes lignes, les coulisses et le mode de fonctionnement.
Certains passages concernent les ravisseurs. On comprend vite que ce ne sont que des exécutants, de véritables brutes, et on cherche le cerveau de l’affaire.

Les parents, et surtout Scott, se mettent à douter de tout le monde ou presque, car ils ne comprennent pas le but de l’enlèvement d’Emma et Sam. C’est le juge qui nous fait part de ses pensées, de ses réactions. Il nous raconte la vie de chacune des personnes qu’il analyse : ses employés, ses amis politiques, etc. On assiste quand même à une petite déchéance physique des parents au cours de l’histoire, mais j’ai trouvé que le récit n’avançait pas. L’auteur brouille les pistes (ou plutôt n’en donne pas vraiment) jusque vers la fin de l’ouvrage. Celle-ci est spectaculaire et larmoyante à souhait, mais j’ai trouvé que Scott, qui raconte, était complètement détaché, ce qui est gênant au vu des événements.

Une lecture que je ne recommande pas.

Service presse numérique des éditions Mazarine par l'intermédiaire de Netgalley.

Titre: Pas un mot,
Auteur: Brad Parks
Éditeur: Mazarine
Nombre de pages: 508
ISBN: 978-2-8637-4450-5
Traduction: Samuel Todd
Date de publication: 11 octobre 2017

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mercredi 1 novembre 2017 19:45

L’ Essence du mal, de Luca D’Andrea

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L’Essence du mal

L’ histoire :
Après des années de travail acharné pour réussir dans le monde du documentaire télévisé, Jeremiah Salinger s’installe dans le petit village natal de sa femme, pour quelques vacances. Il découvre la montagne sous un nouvel angle et décide de faire un reportage sur les sauveteurs de la région. Mais rien ne se déroulera comme prévu.

Mon avis :
J’ai lu ce roman en deux jours. J’ai été littéralement happé par le récit de Luca d’Andrea. L’histoire est racontée à la première personne, il s’agit d'un témoignage. Les événements se déroulent en grande partie dans un petit village reculé de montagne: Siebenhoch. Les habitants sont essentiellement des montagnards, qui ont la communauté chevillée au corps. Il ne faut surtout pas bouleverser leur quotidien ou leurs coutumes. Un touriste sera toujours moins bien qu’un gars du coin. Il y a une classification hiérarchique. Petit à petit, cela donne une ambiance lourde, assez malsaine.

Jeremiah est un personnage torturé, mais ce n’est pas le seul. Les anciens, encore en vie, qui ont connu le massacre de Bletterbach sont dans la même situation. Cette affaire vieille de trente ans devient une véritable obsession pour le narrateur. Pourtant, même autant d’années après, ces meurtres continuent de détruire la vie des proches des victimes. L’auteur a travaillé ses personnages. Ces derniers sont complexes et réels. Il émane toujours d’eux une part d’ombre. Ils sont terriblement humains. Cela rend l’histoire vraisemblable et c’est une force.
Il y a de nombreux rebondissements qui permettent de faire avancer le récit, mais aussi, parfois, de complexifier l’intrigue. Certains sur la fin sont très spectaculaires et convenus, mais ils cadrent parfaitement avec l’ambiance ressentie.

Ce roman aborde le thème de la vie de famille vis-à-vis du travail, mais aussi le sauvetage en montagne, ce lieu inhospitalier où les erreurs ne sont pas permises. Enfin, il y a les secrets, qui lorsqu’ils sont terribles, nous dévorent de l’intérieur.

À lire !

Service presse des éditions Denoël.

Titre: L’Essence du mal
Auteur: Luca D'Andrea
Éditeur: Denoël
Nombre de pages: 464
ISBN: 978-2-2071-3578-5
Traduction: Anaïs Bouteille-Bokobza
Date de publication: 26 octobre 2017

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mardi 31 octobre 2017 12:18

Frère et sœur, d’Esther Gerritsen

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Frère et sœur

L’histoire :
Avant un conseil d’administration, Olivia reçoit un appel de Marcus, son frère, qu’elle ne voit que très rarement. Ce dernier doit se faire amputer de la jambe. Olivia se retrouve perturbée dans son mode de vie.

Mon avis :
C’est un petit roman agréable qui se lit en quelques heures. Olivia, par obligation familiale, prend en charge son frère pendant la convalescence de celui-ci. Il va bouleverser le quotidien bien réglé de sa sœur.
Celle-ci ne vit que pour son travail. Sa vie de famille passe toujours au second plan. Son choix d’aider Marcus va la perturber au plus haut point. La situation dégénérera, mais surtout d’un point de vue psychologique. Olivia ne supporte pas que son frère s’intègre mieux qu’elle dans sa propre famille, voire dans son milieu professionnel. Il est l'élément perturbateur qui déclenche les événements.
Marcus est considéré comme une personne ayant raté sa vie. Il est « rando-coach », vit en marge de la société, et accompagne des personnes en randonnée. Il les écoute et les conseille. Son arrivée dans la famille de sa sœur se réalise sans encombres, mais fait éclater les tensions qui existent entre Olivia et son mari Gerard, mais aussi avec ses enfants.

C’est un roman d’introspection. L’auteur va à l’essentiel. Quelle place donner à son travail par rapport à sa famille ? Quelles relations avoir avec les autres en dehors du travail ?
Un livre optimiste et bienveillant sur les liens familiaux.
La lecture est très fluide, sans complication. Derrière un sujet important de nos jours, (la place du travail dans nos vies), le livre est centré sur la famille et permet un bon moment de détente.

À lire !

Service presse des éditions Albin Michel.

Titre: Frère et sœur
Auteur: Esther Gerritsen
Éditeur: Albin Michel
Nombre de pages: 170
ISBN: 978-2-226-39632-7
Traduction: Emmanuèle Sandron
Date de publication: 4 octobre 2017

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