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mercredi 25 septembre 2013 20:18

Les enfants de la liberté, Marc Levy, Alain Grand

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Les enfants de la liberté

L'histoire :
Pendant la seconde Guerre mondiale, à Toulouse, un groupe de jeunes résistants, composé essentiellement de personnes d'origine étrangère se forme pour répondre physiquement à l'oppression allemande.

Mon avis :
Cette bande dessinée est une adaptation du roman éponyme de Marc Levy basé sur une histoire vraie : celle de son père et de ses amis pendant la Seconde Guerre mondiale. N'ayant pas lu le roman (manque de temps), je ne peux faire de comparaison sur l'adaptation, ce qui aurait été assez intéressant.

L'ouvrage dessiné par Alain Grand fait 162 pages (plus quelques pages de documents), dans un style réaliste. Les teintes dans l'ensemble sont neutres, afin de bien faire ressortir la gravité des événements et aussi l'esprit des personnages. Grâce à ces couleurs, au cadrage, on comprend bien qu'il s'agit d'une obligation pour eux, qu'ils ne prennent pas de plaisir dans ces actions. L'histoire est sombre jusqu'au bout et peu d'entre eux s'en sortiront vivants, comme nous l'explique Marc Levy dès les premières pages.

À travers l'histoire de ces hommes et femmes, Marc Levy et Alain Grand retracent une histoire dramatique de personnes qui croyaient en la liberté et qui ont agi afin d'essayer de changer les choses.

Sans fioritures, les auteurs nous racontent les faits et on comprend bien que tout n'était pas rose, que ce soit du côté des résistants (où certaines personnes, pour se faire mousser et tirer la couverture à eux, laissent démanteler le réseau de la 35eme Brigade) et de l'autre côté des fonctionnaires français, dont certains étaient plus que zélés à faire leur « travail ».

De plus, on retrouve, à la fin de l'ouvrage, des reproductions de pièces de l'époque qui viennent renforcer la véracité des faits racontés.

Une bande dessinée réussie !

Ce livre m'a été offert par les éditions Casterman par l'intermédiaire de l'agence de communication Gilles Paris.

Éditeur: Casterman
Nombre de pages: 162
ISBN:978-2-203-059320-7

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mardi 24 septembre 2013 22:39

Peut-on rire de tout ? De Philippe Geluck

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Peut-on rire de tout ?

Résumé : un petit essai sur le rire, décliné sous toutes ses coutures par le créateur du Chat.

Mon avis :
Il s'agit d'un petit livre de 157 pages, qui se lit très facilement, sans complications. Il faut le prendre avec humour et le lire à différents degrés. D'ailleurs, au début de l'ouvrage, Philippe Geluck nous parle de Pierre Desproges[1], et je pense que ce dernier aurait adoré le petit passage d'humour noir le concernant.

L'auteur nous fait comprendre qu'il faut se méfier du conformisme et du bien-pensant. Il le fait tout en nuances, à travers ses chapitres où il analyse la réponse à la question « peut-on rire de... ». Tout le monde y passe, les jeunes, les vieux, les religions, etc. Certains passages sont un peu moins caustiques, mais il faut analyser cet ouvrage dans son ensemble et ne pas s'arrêter à quelques exemples ou digressions qui nous semblent moins bons, ou mauvais suivant notre sens de l'humour.

À travers ses lignes, Philippe Geluck nous fait comprendre que le politiquement correct tel qu'il se pratique désormais depuis quelques décennies nous amène à faire attention aux blagues que l’on pourrait faire, car la susceptibilité de certains peut conduire à un procès (ou pire, comme il le signale à différents moments), le tout avec humour...

Alors, peut-on rire de tout ? La lecture de cet essai me conforte dans ma pensée. Je suis d'accord avec la réponse apportée par l'auteur. Je dirais même que si des personnes n'arrivent pas à faire la différence entre humour et méchanceté gratuite (ce qui peut arriver), c'est qu'elles n'ont rien compris à la vie.

Et vous ? Qu'en pensez-vous ? Vous pouvez vous faire une idée en lisant ce livre !

Ce livre m'a été offert par les éditions Jean-Claude Lattès

Éditeur: Jean-Claude Lattès
Nombre de pages: 157
ISBN: 978-2-7096-3649-0

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dimanche 22 septembre 2013 11:48

De tempête et d'espoir, Pondichéry, de Marina Dédéyan

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De tempête et d'espoir, Pondichéry

L'histoire :
Anne de Montfort arrive aux Indes. Elle poursuit sa quête afin de retrouver son frère Jean, dont elle n'a plus de nouvelles depuis trop longtemps. Les péripéties s'enchaînent...

Mon avis :
Dans ce deuxième tome, nous retrouvons notre héroïne au moment où nous l'avons laissée à la fin du premier volume : son arrivée aux Indes.

Ce second tome garde la même structure que le premier : nous alternons des chapitres au présent, ou Anne de Montfort nous conte son histoire et des chapitres beaucoup plus courts où nous trouvons le récit de Jean.

L'histoire est toujours aussi intéressante et la lecture nous accroche comme au premier tome. Les pages se tournent facilement, et il y a toujours de nombreuses descriptions qui viennent renforcer la réalité du récit. Nous découvrons les Indes dans leur diversité, leur beauté et à travers les yeux d'Anne de Montfort. Nous apprécions les lieux, les religions et les coutumes, même si certaines d'entre elles parmi ces dernières peuvent nous sembler saugrenues. Le personnage d'Anne évolue, n'hésitant pas à se remettre en question tout en gardant le cap qu'elle s'est fixé.

Les nouveaux personnages sont attachants eux aussi, que ce soit Amrita, Sunesh, Haydar... Anne se fera de nombreux amis, au-delà de ce qu'elle aurait pu penser ou attendre, et nous rappelle qu'à l'époque, les dettes d'honneur se doivent d'être honorées, même si on ne le réclame pas.

La guerre contre les Anglais vis-à-vis de la suprématie du commerce dans ces contrées est bien expliquée, ainsi que le résultat, c'est-à-dire la défaite de la couronne de France.

Nous avons droit à un lexique à la fin du roman, concernant les termes indiens. Je me demande si il n'aurait pas été plus intéressant de les mettre en note de bas de page lors de la première apparition de chaque mot.

À la fin de l'ouvrage, l'auteur nous indique le travail de documentation important qui a été fait pour écrire ce roman, ainsi qu'une bibliographie sommaire. Il est vrai que ce roman, comme le premier, foisonne d'informations, et il serait dommage de passer à côté.

Ce livre peut se lire sans avoir lu le premier, mais je recommande la lecture des deux afin de bien savourer l'histoire et son évolution.

Éditeur: Flammarion
Nombre de pages: 413
ISBN: 978-2-08128-919-2

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mercredi 18 septembre 2013 21:19

Mes sœurs et moi, de Judith Lennox

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Mes sœurs et moi

L'histoire : Dans la famille Maclise, il y a trois garçons et quatre filles : Marianne, Iris, Eva et Clémence. Ces jeunes filles cherchent, à travers leurs choix, à vivre leur vie et à trouver le bonheur, chacune à sa façon... Les doutes et les épreuves vont changer leur façon de voir leur vie.

Mon avis :
Déjà, la quatrième de couverture résume tout le roman, donc quel est son intérêt ? Au cours du roman, nous suivons la vie des quatre sœurs, dont le but premier, au début de l'histoire, est de quitter la maison familiale, pour diverses raisons. Ayant eu une enfance protégée, elles n'ont aucune idée des réalités de la vie en ce début du vingtième siècle.

Les choix qu'elles font sont souvent irréfléchis, que ce soit Marianne, Iris, Clémence ou même Eva. Et tout cela dicté par les convenances de leur milieu social et par le désir de ne pas décevoir la famille. On découvre les difficultés de la vie familiale: entre la mère (malade depuis de nombreuses années pour des raisons obscures et qui maintient ses enfants sous sa coupe), un père conservateur, et les enfants (garçons et filles qui sentent le monde évoluer autour d'eux, même s'ils ne s'en rendent pas compte.

On y voit un apprentissage de la vie, une découverte de la société. À travers le roman, il y a aussi un peu une histoire sociale, avec le mouvement des suffragettes[1] ou bien la culture du thé, puis la Première Guerre mondiale. Mais les histoires des sœurs alternent et il n'y a pas vraiment de liant et d'interconnexion entre elles. C'est assez plat, fade et c'est bien dommage. On finit par se dire que l'histoire sociale (pauvreté, suffragette, etc), qui sert de décor à l'histoire des sœurs, est la chose la plus intéressante du livre.

Il y a bien des moments où on a envie de savoir ce qui arrive aux personnages, mais c'est trop rare au cours de la lecture, et le plus souvent, je me suis dit: «Mais quelle réaction idiote!» J'avais l'impression d'être face à un ensemble de stéréotypes, et 520 pages pour tout cela, c'est un peu long. Dommage, vraiment dommage, car l'idée était bonne. je suis resté sur ma faim.

Ce livre m'a été offert par les éditions L'archipel par l'intermédiaire de l'agence de communication LP Conseils.

Éditeur:l'Archipel
Nombre de page:519
ISBN: 978-2-8098-1138-4

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lundi 16 septembre 2013 07:05

Le pays du nuage blanc, de Sarah Lark

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Le pays du nuage blanc

L'histoire :
1852. Hélène, préceptrice, ne voulant pas finir vieille fille, décide de quitter l'Angleterre et de partir en Nouvelle-Zélande afin de se marier à un inconnu et de commencer une nouvelle vie. Sur le bateau, elle rencontre Gwyneira, qui, elle aussi, a fait le choix d'un mariage arrangé dans ce nouvel eldorado. Devenues amies, les deux jeunes femmes vont commencer une nouvelle vie pleine de surprises...

Mon avis :
Nous voici avec un livre de taille conséquente, un peu plus de 640 pages, mais cela ne freine pas le plaisir de sa lecture.

Il s'agit de l'histoire croisée de deux jeunes femmes qui décident, pour différentes raisons, de bouleverser leur vie et de partir pour la Nouvelle-Zélande, pays en pleine colonisation.

C'est une grande fresque romanesque, s'étalant sur trente ans. Nous allons suivre la vie des deux héroïnes et leur adaptation à leur nouvelle existence : l'amour, la haine, l'aventure seront au rendez-vous. Les deux héroïnes sont attachantes. Elles sont très différentes l'une de l'autre. Elles appréhenderont donc différemment cette nouvelle vie, ce qui leur permettra de se soutenir, l'une l'autre.

Autour d'elles, gravitent d'autres personnages, dont la plupart sont aussi attachants, qui renforcent l'intérêt que l'on a lors de la lecture. À travers eux, on portera également intérêt à l'histoire de cette île du sud de la Nouvelle-Zélande.

Tout le côté historique, culturel, social de la situation en Nouvelle-Zélande est bien détaillé. Tout ce décor et les descriptions des paysages nous permettent de nous immerger totalement dans la vie des personnages et de comprendre les mécanismes qui déclenchent les différents événements qui ponctuent leur existence.

C'est la même chose avec l'élevage des moutons, la structuration des élevages et l'enrichissement des gros éleveurs, ainsi que les relations avec les tribus indigènes qui évoluent aussi. Petit à petit, les Maoris appréhendent la culture et les lois de la couronne, et cela entraîne des complications pour les colons. Les tribus nomades se sédentarisent en partie, sous la pression des éleveurs. D'une certaine façon, le thème de la tolérance de l'autre est aussi abordé dans l'ouvrage.

Si vous aimez les grandes sagas, n'hésitez pas ! Ce livre est à lire !

Éditeur: l'Archipel
Nombre de pages: 650
ISBN: 978-2-8098-1236-7

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