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jeudi 27 novembre 2014 16:25

Vongozero, de Yana Vagner

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Vongozero

L'histoire :
Une terrible épidémie secoue le monde. Près de Moscou, Anna vit plus ou moins tranquillement avec son fils Mica et Sergueï, son mari, jusqu'au jour où Boris, son beau-père, débarque.

Mon avis :
Ce livre est un véritable Road Movie : les personnages entreprennent une longue course à travers le pays (la Russie) afin d'échapper à un terrible virus qui décime la population.

Anna, Sergueï et leurs compagnons nous entraînent dans un monde où la société s'effondre totalement et où le rapport à l'autre évolue. Afin de fuir, c'est un groupe hétéroclite qui se compose. Les différents couples ont peu d'affinités entre eux. Anna nous raconte son histoire, ses ressentiments, ses pensées les plus obscures dans ce monde qui se délite. On ne sait pas si les voyageurs atteindront leur but, ni ce qu'ils y trouveront. Au fur et à mesure du récit, une certaine oppression se met en place.

Au cours de leur long trajet, les problèmes vont s'enchaîner. Vivre dans une sorte de vase clos conduit à de nombreuses tensions dans le groupe de personnes. Ce livre est un véritable reflet d'une société confrontée (ou non) à des problèmes. On est rapidement happé par l'histoire et les personnages, mais au départ, on a l'impression de ne voir que le vernis et de ne pas pouvoir gratter pour voir ce qu'il y a en-dessous. Les apparences sont plus importantes que le reste. Petit à petit, on découvrira différentes facettes de la narratrice. Sa vision du monde et de son entourage va se modifier.

Mais tous les personnages ne sont pas creusés. Et le récit s'installe dans une sorte de lenteur. Le parcours se déroule et cela semble sans fin, inexorable, l'ennui gagne le lecteur, tout comme la narratrice. De plus, certaines ficelles sont un peu convenues (par exemple : « on ne va plus avoir d'essence, qu'est-ce qu'on va faire ? » Et hop! On trouve un camion contenant du carburant un peu plus loin sur le bord de la route.)

J'ai donc un avis mitigé sur ce livre. J'ai bien apprécié le début, le style de l'auteur, l'histoire, Anna, Sergueï et son fils, mais ensuite, il m'a été plus difficile de poursuivre ma lecture, c'est beaucoup trop lent. Je ne l'ai terminé que pour deux raisons : je voulais connaître le fin mot de l'histoire et aussi, je l'enregistrais pour ma femme (sinon, je pense que je serais allé directement aux dernières pages).

Éditeur: Mirobole
Nombre de pages: 470
ISBN: 9791092145274

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mardi 25 novembre 2014 16:39

Nos jeux vidéo 90-2000, de Marc Lacombe

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Nos jeux vidéo 90-2000

L'ouvrage :
Marc Lacombe alias Marcus, spécialiste des jeux vidéo (un dinosaure dans le domaine), nous raconte l'aventure de ces jeux sur la période des années 1990 – 2010.

Mon avis :
Après «Nos jeux vidéo 70-90» (que je n'ai pas eu l'occasion de lire), Marcus nous fait découvrir ou nous replonge dans les jeux vidéo des années 90 - 2000. Il va même, plus ou moins, comme il le dit lui-même, jusqu'en 2010, mais il essaie de rester dans le rétrogaming.

L'auteur, dans le style de ce qu'il fait lors de ses émissions, nous conte l'évolution du jeu vidéo en passant en revue les différentes consoles sorties durant cette période. Il aurait été intéressant d'avoir un sommaire, avec la possibilité d'aller directement à une console donnée, mais ce n'est pas le choix qui a été fait. Le texte est dense. Chaque page est ponctuée de nombreuses illustrations. D'ailleurs, je lisais en premier la double page, puis je regardais les illustrations.

Le récit est agréable. Il contient quelques pointes d'humour qui passent moins bien à l'écrit, mais si on a déjà vu l'animateur à l'oeuvre, on comprend la manière dont il souhaite faire passer les informations. Ensuite, on apprécie ou pas les jeux de mots ou allusions culturelles. Il m'a plu de me replonger dans cette époque et de retrouver certaines de mes consoles (ou celles de mes frères): Saturn, Playstation, Playstation 2, X-Box, Dreamcast et d'en voir d'autres sur lesquelles mon choix ne s'était pas arrêté, faute de connaissance suffisante ou moyens financiers (toutes les Nintendo, X-BOX 360, PS3..). Je ressens peut-être un peu moins d'attrait en vieillissant, car investir de grosses sommes pour jouer de manière ponctuelle fait réfléchir.

C'est avec nostalgie que j'ai parcouru l'ensemble de ces pages, sur papier glacé, en me remémorant certains jeux avec plaisir (Comme Duke Nukem 3D sur pc, Ready to rumble sur Dreamcast), et d'autres que je qualifierais maintenant d'erreurs d'achat (Nights Into Dreams: même si les décors étaient beaux et les sensations impressionnantes, je me suis vite ennuyé).

Étrangement, ce sont les pages concernant la PS3, la X-BOX 360 et la WII qui m'ont le plus captivé: sans doute pour la découverte des consoles et des jeux que je n'ai pas connus. Question de goût, sans doute, je n'ai pas accroché à la présentation de la Nintendo DS, console portable : même si beaucoup de jeux sont intéressants, je trouve l'écran vraiment trop petit.

En conclusion, un livre qui ravivera la nostalgie de ces années et poussera peut-être certains à retourner jouer sur console.

Ce livre m'a été envoyé par les éditions Hors Collection.

Éditeur: Hors Collection
Nombre de pages: 144
ISBN: 978-2-258-11049-6

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lundi 24 novembre 2014 15:51

Journal d'un chat assassin, de Véronique Deiss d'après Anne Fine

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Journal d'un chat assassin

L'histoire :
Tuffy est un chat dont les actions sèment la panique et l'incompréhension de ses maîtres, jusqu'au jour où il y a un dérapage de trop...

Mon avis :
Je ne connaissais que de nom cet ouvrage, et j'ai profité de l'adaptation en BD de ce grand classique pour le découvrir. D'ailleurs, dans la foulée, j'ai parcouru le livre qui était sur une étagère (c'est utile d'avoir une femme enseignante de français). Véronique Deiss est l'auteur des petits dessins d'illustration accompagnant le récit d'Anne Fine. L'adaptation est donc fidèle. Avec le passage à la BD, elle passe aussi à la couleur, mais garde le style de ses illustrations.

Destinée aux plus jeunes, je dirais à partir de sept ans, cette mise en image peut, dans certains cas, être une approche pour la lecture du roman. On commence par l'image, puis on oriente vers le petit livre en faisant découvrir les différences et points communs entre les deux.

Dans ce premier album, nous découvrons une semaine de la vie quotidienne de ce chat un peu particulier. Les péripéties s'enchaînent rapidement et les images aussi. Il y a une impression de vitesse, de rapidité dans les planches. Ce dynamisme est là pour faire ressentir, grâce au mouvement, l'humour qui se dégage de l'histoire. Il a fallu faire passer, dans les cases, des idées, des actions, des sensations, afin de limiter le texte. Je me demande s'il n'aurait pas fallu que cela soit développé sur quelques pages de plus, mais d'un autre côté, il ne faut pas oublier la tranche d'âge visée.

Un petit reproche: sur quelques planches, on oublie que c'est le chat qui raconte, mais il n'est pas simple de faire une adaptation. À voir comment cela sera développé sur les prochains volumes, mais j'ai passé un bon moment en compagnie de ce chat un peu particulier.

Ce livre m'a été envoyé par les éditions Rue de Sèvres.

Éditeur: Rue de Sèvres
Nombre de pages: 45
ISBN: 978-2-36981-039-1

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samedi 22 novembre 2014 23:06

Arrêtez-moi, de Lisa Gardner

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Arrêtez-moi

L'histoire :
Charlène Rosalind Carter Grant pense qu'elle va mourir dans quelques jours et que rien ni personne ne pourra l'empêcher. Elle prend quand même contact avec l'inspecteur D.D. Warren afin de lui raconter son histoire...

Mon avis :
Après un prologue assez prenant et angoissant, nous entrons rapidement dans l'histoire : deux chapitres pour présenter les principaux protagonistes et les intrigues se développent. Charlène est obsédée par sa situation. On a l'impression qu'elle est lancée à pleine vitesse dans un tunnel. D.D. Warren mène une nouvelle vie : un enfant vient de naître et elle reprend lentement le travail. Ses réflexes professionnels reviennent rapidement. Elle est posée, pragmatique et prend du recul dans l'analyse des situations, sauf avec ses parents !

Le scénario est totalement crédible, sauf concernant une explication que j'ai trouvée plus légère.

Attention je dévoile certaines informationsMasquer

Les enquêteurs ne comprennent pas comment les deux amies de Charlène ont été tuées car il n'y a aucune trace de lutte. Les différents légistes n'ont pas remarqué la trace de piqûre laissée par une seringue d'insuline sur les deux victimes (qui ne se droguaient pas).

Mais cela relève du détail qui n'empêche en rien d'apprécier la lecture. On plonge littéralement dans l'histoire et on s'attache aux différents personnages.

Lisa Gardner superpose deux intrigues (ce qui arrive de plus en plus souvent dans les thrillers) afin de mieux embrouiller le lecteur, et cela densifie le récit et les personnages. Sans compter la psychologie de ces derniers qui est bien développée. On découvre aussi qu'il y a une vie après le travail, même s'il a une place très importante dans la vie de D.D. Warren.

Par moments, lors de l'apparition de certains indices, et étant donné le thème développé, on pense que l'auteur va tomber dans la facilité, mais il n'en est rien. La maltraitance de l'enfant, sous toutes ses formes (thème récurrent chez la romancière), est présente dans l'histoire qui nous tient en haleine. Cela sert de fil conducteur. Un roman difficile à refermer avant la dernière page, alors n'hésitez pas à le lire !

Ce livre m'a été envoyé par les éditions Albin Michel

Éditeur: Albin Michel
Nombre de pages: 470
ISBN: 978-2-226-25989-9

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lundi 17 novembre 2014 17:31

Le dernier secret de Versailles, de Jean-Michel Riou

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Le dernier secret de Versailles

Voir la chronique du tome 1: Un jour, je serai Roi
Voir la chronique du tome 2: Le Roi noir de Versailles
Voir la chronique du tome 3: Les glorieux de Versailles

L'histoire :
1685, la construction du château de Versailles est presque achevée. Le Roi continue de superviser les travaux, tout en y habitant avec la cour. De leur côté, Amandine et Jean mènent une vie tranquille et heureuse, mais un élément va ressurgir du passé et changer la donne.

Mon avis :
Je pensais que le tome 3 de la saga «Versailles, le palais de toutes les promesses» était le dernier. Or, l'auteur clôt la série avec ce quatrième tome. Il achève l'histoire de la famille Pontgallet (ou plutôt désormais Le Faillon), ainsi que le règne de Louis XIV. Nous continuons de suivre la vie de la cour à Versailles, dont la construction de l'aile nord se poursuit. Au cours de ce volume, on se retrouve un peu plus près du Roi (comme c'était déjà le cas dans le tome 1). Le protocole quotidien, les relations du souverain avec Alexandre Bontemps (Premier valet de chambre), etc.

En parallèle, nous suivons la vie d'Amandine et de Jean au domaine de Saint-Val. Comme dans les volumes précédents, les deux histoires vont se retrouver liées, malgré le fait que l'entreprise Pontgallet ne travaille plus pour le château. Amandine et Jean ne semblent pas avoir de prises sur ce qui se déroule. Ils sont entraînés dans une situation qu'ils n'ont pas souhaitée, et en même temps, qui semble inéluctable.

Comme toujours, le style de l'auteur est agréable, fluide. Les personnages, que ce soit celui du Roi, du premier valet, d'Amandine ou de Jean, sont toujours attachants. Il y a des rebondissements, mais j'ai trouvé ceux-ci plutôt convenus, j'ai eu moins de surprises. On sent vraiment qu'il s'agit de la clôture des intrigues (d'ailleurs, le roman est un peu moins dense que les précédents). J'ai apprécié l'avertissement de l'écrivain en début d'ouvrage, tout comme les résumés des tomes précédents qui se situent en fin d'ouvrage, et non au début, comme dans d'autres livres. D'ailleurs, on retrouve avec plaisir les notes de fin sur l'Histoire et l'histoire.

Même s'il y a moins d'actions dans ce dernier tome, cette saga est à découvrir et à dévorer sans modération !

Ce livre m'a été envoyé par les éditions Flammarion par l'intermédiaire de l'agence de communication Gilles Paris.

Éditeur: Flammarion
Nombres de pages: 423
ISBN: 978-2-0813-3056-6

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