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lundi 7 janvier 2013 07:02

C'était demain, de Karl Alexander.

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C'était demain

L'histoire :
Londres, 1893 : H.G. Wells, créateur d'une machine à voyager dans le temps, engage une poursuite contre un de ses invités : il vient de découvrir que c'est « Jack l'éventreur ». Pour fuir la police ce dernier a utilisé la machine à voyager dans le temps et arrive à San Francisco en 1979.
Débute alors une course-poursuite entre les deux hommes, dans un monde pleins de surprises.

Mon avis :
C'était demain, roman d'avril 1979 (1980 en France dans une première édition) est agréable à lire, mais peut-être un peu long si on a vu le film ( ce qui est fort probable). Le film va à l'essentiel, même si désormais il fait un peu vieux (août 1979, aux USA, décembre 1979 en France). Le livre développe plus le côté adaptation et ressenti des hommes du passé au monde moderne. L'intrigue est sans grands rebondissements, avec une fin logique.



H.G. Wells est un anachronisme dans le monde de 1979. Wells est arrêté sur les idées de la fin du XIXè siècle: dans le monde moderne, pour lui, il n'y aura plus de guerres, ni de famines. L'humanité entière aura atteint la paix intérieure, le monde sera parfait. Le roman alterne entre l'histoire d'H.G Wells et celles de « Jack l'éventreur » et de la représentation du San Francisco de 1979 qu'ils se font tous les deux.

Pour Wells, idéaliste du XIXè siècle, le monde dans lequel il débarque est un rêve auquel il confronte ses idées. Il essaie de voir le bon côté des choses, se pose des questions sur l'évolution de l'humanité. Cette situation lui apportera beaucoup de désillusions, mais aussi l'amour de sa vie.
On voit H.G. Wells qui n'est pas à l'aise dans ce monde moderne, malgré son attrait pour les évolutions technologiques. Il veut démonter tout ce qu'il trouve afin de comprendre le fonctionnement de ces appareils, inconnus pour lui, mais petit à petit il n'aspire qu'à une chose : Il souhaite que tout rentre dans l'ordre et qu'après avoir arrêté « Jack L'éventreur », il rentre tranquillement chez lui 86 ans plus tôt afin de reprendre sa vie. Il n'arrive pas à faire abstraction de ses convictions et se retrouve coincé dans ce monde qu'il a du mal à comprendre.

À l'inverse, pour Leslie John Stephenson « Jack l'éventreur », San Francisco en 1979 est un monde idéal où sa perversion va pouvoir s'épanouir en toute tranquillité, car ici il est inconnu et il n'existe pas. L'auteur nous le présente comme un homme moderne qui s'adapte rapidement à l'environnement où il est et qui y prend plaisir.
Ces visions de leur environnement peuvent sembler clichées, mais il s'agit d'un tableau critique de la société de l'époque.
Il y a une vision un peu manichéenne de la société : d'un côté le bien, qui découvre petit à petit que tout n'est pas simplement blanc ou noir et de l'autre côté le mal qui se prélasse dans la luxure et qui adopte rapidement ce nouveau monde.

Amy Robins, représente la femme moderne, mais elle devient rapidement la femme qui tombe amoureuse du premier venu et qui ensuite suit son amant sans trop se poser de questions (tout le contraire de la femme moderne et réfléchie).

Le roman est à lire si vous n'avez pas vu le film, sinon passez votre chemin.

Éditeur: Mnémos
Nombre de pages: 288
ISBN: 978-2-35408-106-5

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jeudi 3 janvier 2013 07:01

Le serment de feu, de Serge Brussolo.

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Le serment de feu

L'histoire:
Suite à son évasion du « jardin secret », Nath s'envole vers la terre, mais sa fusée rencontre des problèmes et s'écrase dans la partie désertique d'Almoha. La chaleur y est épouvantable. Le jeune homme va devoir tout faire pour survivre et s'adapter aux lieux et personnes rencontrées...

Mon avis:
Ce n'est pas le premier livre de l'auteur que je lis, je dois en avoir lu une petite vingtaine déjà, et j'aime beaucoup son style et ses histoires.
Il s'agit du deuxième volume de la série Almoha, regroupant les livres 3 et 4. « le serment de feu » contient « zone interdite » et « les guerriers de l'arc en ciel ». Il s'agit d'une version complète pour adulte des manuscrits d'origine, ces deux histoires ayant déjà été publiées en version jeunesse.

Il y a déjà un premier reproche à faire : ce livre existe uniquement en numérique au prix de 5,99 € donc si vous n'avez pas de tablettes ou liseuses, passez votre chemin.
Le deuxième reproche concerne la forme : il y a le même problème qu'au volume 1  « La muraille interdite »: les deux histoires ont été rassemblées, mais aucun liant, aucune harmonisation dans la structure . Dans le premier livre, les chapitres ont des titres, dans le second, des numéros. Cette histoire a été annoncée comme ayant été remaniée, mais j'ai plutôt l'impression d'une simple juxtaposition des livres pour justifier cette réédition, même si, semble-t-il, des modifications ont été apportées à l'histoire.
Le début de la lecture de la deuxième partie conforte cette idée : il y a une incohérence totale avec le premier livre, dans le style « on efface tout, on recommence » afin que l'histoire colle au scénario voulu par l'auteur. Je pense que cette réédition en deux volumes de la série « Almoha » aurait pu être l'occasion de retravailler ces aspects afin de rendre le tout cohérent, c'est bien dommage.

L'histoire du premier livre est cohérente, la lecture est fluide.
Sigrid est devenue un pur esprit, une sorte de « bonne étoile » qui conseille et guide Nath dans son périple. Neb Orn a disparu, mais Brussolo arrive à le réintégrer dans l'histoire. L'endroit où s'est écrasé Nath est totalement désertique et des phénomènes étranges s'y déroulent : des villes fantômes apparaissent et disparaissent pendant les tempêtes de sable. La température est tellement élevée qu'il faut boire régulièrement de l' «eau magique » si l'on veut survivre sans équipements spécifiques. Tous les ingrédients sont réunis afin d'avoir une intrigue qui tient en halène le lecteur avec, régulièrement, des rebondissements qui font prendre une autre direction à l'histoire, et avec des conséquences parfois inattendues pour les protagonistes.
Comme dit au début de cette chronique, la deuxième partie, ou plutôt le deuxième roman part sur une incohérence afin que la nouvelle histoire se tienne (je vous laisse découvrir, pour avoir vos avis sur la question). De même que le personnage de Sigrid est vite évacué afin d'éviter des complications probables dans le scénario.
Par contre, la lecture est toujours aussi fluide, et l'idée d'un élément perturbateur tout simple qui bouleverse tout est une bonne idée. C'est récurrent dans l'oeuvre de l'écrivain, mais il sait se renouveler d'un roman à l'autre afin de surprendre le lecteur. On se retrouve rapidement dans la quête du héros presque solitaire et incompris que Serge Brussolo affectionne. Avec un peu de recul on se rend compte que Nath tombe vite amoureux des femmes qu'il rencontre et on se demande si cette ficelle n'est pas un peu trop simpliste, mais l'auteur sait rendre cela intéressant. Tout comme l'évolution de l'histoire : « à un moment on se dit, ça y est, c'est gagné », puis non, l'histoire est relancée suite à un rebondissement.
Si on fait abstraction de l'incohérence entre les deux tomes composant ce livre, il est agréable à lire et intéressant. On passe un bon moment en compagnie des personnages Nath, Sigrid, Neb et Anakata.

Editeur: Milady
Nombre de pages: 288.
ISBN: 978-2-8112-0826-4

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lundi 31 décembre 2012 06:56

La reine clandestine, de Philippa Gregory

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La reine clandestine


Ce roman sort le 03 janvier 2013.

L'histoire:
1464: Edouard IV dirige l'Angleterre et fait tout pour asseoir son autorité et consolider la royauté lorsqu'il rencontre Élisabeth Woodville qu'il épouse peu après en secret. A partir de ce moment l'Histoire prend un nouveau tournant...

Mon avis:
Il s'agit du premier roman d'une trilogie.
Je m'interroge quant au titre, pourquoi « La reine clandestine » alors que le titre original est « The White Queen »,(La Reine Blanche) ? La traduction et adaptation des titres des romans me laisse souvent perplexe et je trouve là que le roman perd de sa force, le titre original donnant un sens à l'ouvrage. Il s'agit d'un roman historique, opposant la Rose Blanche à la Rose Rouge, donc le titre de reine clandestine est un peu comme un cheveu sur la soupe, le secret du mariage du roi ne s'étendant que dans les 58 premières pages (sur 343).

Il est écrit au présent et à la première personne, comme dans son ouvrage « Deux sœurs pour un roi », afin de rendre le récit plus vivant, l'héroïne plus attachante. L'histoire est vécue à travers le personnage d'Elisabeth Woodville, qui va devenir reine consort d'Angleterre. Elle nous relate des faits historiques de la période de la guerre des deux roses[1]. On voit comment elle perçoit les événements et ce qu'elle ressent. L'auteur brode son histoire autour des événements historiques et développe les réactions et sentiments d'Elisabeth.

Le roman relate l'enchaînement des révoltes et complots de cours contre le roi Edouard IV et comment celui-ci y fit face. Insouciant au départ, ayant un grand sens politique, on découvre ensuite un roi tourmenté et volage, malgré l'amour qu'il semble porter à sa femme. Les nombreuses batailles remportées le sont souvent avec de la chance, (voir la bataille du printemps 1471, où à cause du brouillard des soldats du même camp s'entretuent p 130-150 ). Heureusement, Philippa Gregory nous évite les longues descriptions de batailles au profit du résultat, sinon le livre aurait été trois à quatre fois plus gros à mon avis.

Le style est recherché. La lecture est agréable, mais devient vite lassante. Les complots et retournements de situations s'enchaînent sans que le personnage principal qui raconte l'histoire n'ait de réelles prises sur ce qui se passe. A part au début du roman, où on découvre qu'elle est manipulatrice afin d'arriver à ses fins, on se rend compte ensuite qu'elle est vite dépassée, les événements ne se déroulant pas comme elle l'avait espéré.

Sa vie de reine se résume à venger la mort de son père et d'un de ses frères et à son rôle de procréation : un enfant nait tout les un à deux ans. (au total 10 enfants avec Edouard IV entre 1466 e t 1480, sans oublier les deux de son mariage précédent). On ressent aussi beaucoup l'influence directe de sa mère sur une bonne partie de sa vie et à travers la légende de Mélusine[2] dont serait originaire leur lignée. Par moment, des morceaux de la légende sont contés afin d'illustrer une situation ou un sentiment.

A la mort de ses enfants, héritiers du trône,cette reine n'a pas l'air vraiment désespérée, malgré les apparences et ne pense qu'à une chose : récupérer sa position et le trône. Pourtant, Philippa Gregory arrive à nous la rendre sympathique et attachante, du moins sur une bonne partie de l'ouvrage. Une fois arrivé dans le dernier tiers, je me suis dit « Bon quand est-ce qu'on lui coupe la tête ? » .

Même si l'histoire m'a plu dans l'ensemble, j'ai été déçu par le roman, couvrir vingt ans d' Histoire en 340 pages, c'est court. Les intrigues sont réduites à la portion congrue. Si ce pan de l'histoire d'Angleterre vous intéresse et que vous souhaitez en connaître les grandes lignes dans une version romancée, n'hésitez pas. Par contre si vous êtes adeptes de récits de batailles, passez votre chemin, vous n'y trouverez pas votre compte.

Ce livre m'a été offert par les éditions l'archipel par l'intermédiaire de l'agence de communication LP Conseils.

Titre: La reine clandestine
Auteur: Philippa Gregory
Editeur: l'Archipel
Nombre de pages: 343
ISBN: 978-2-8098-0990-9

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dimanche 30 décembre 2012 16:15

Bienvenue !

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Après de longues, très longues hésitations, j'ai décidé d'ouvrir un blog littéraire. Bien grand mot, pour parler essentiellement de mes lectures, achevées ou non.... Car parfois on ne termine pas un livre et c'est normal ! Il existe beaucoup de blogs dans ce domaine, mais il y a tellement de choix au niveau des livres que cela laisse la porte ouverte à ceux qui le souhaitent.

Choisir un nom pour le blog n'a pas été chose facile, mais il me plaît bien ce nom. Reste à le faire vivre régulièrement et cela va être le plus difficile.

Les chroniques que vous pourrez lire ici toucheront à beaucoup de domaines, du roman historique à la science fiction en passant par le thriller, la bande dessinée, le manga etc.



J'espère que vous les apprécierez et donc je vous dis à bientôt, pour mes premières chroniques !

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