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lundi 9 décembre 2013 22:15

Rome, 1202, de Jean d'Aillon

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Rome, 1202

L'histoire:
De retour de Rome, Grégoire Ratonneau et sa femme, Constance Mont Laurier, attaquent une galère sarrasine, et s'emparent des armes se trouvant à bord. Dans la région de Toulouse, Bartolomeo découvre que son père, le cardinal Ubaldi, a légué à ses deux enfants une ville, aux alentours de Rome. Il décide donc, malgré les réticences de Guilhem, d'aller chercher sa sœur, puis de prendre possession de leur héritage...

Mon avis:
Voici la suite des aventures de Guilhem d'Ussel chevalier troubadour. Pour une fois, j'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire. Est-ce dû à la mise en place que l'auteur utilise habituellement ? Ou bien au fait que l'on doute, dès le début, de la décision du pape Innocent III, de faire respecter le testament du cardinal Ubaldi ?
Passé ce moment de flottement, j'ai trouvé le style de Jean d'Aillon toujours aussi agréable, et le lecteur prend plaisir à la découverte de Rome et aux informations que distille l'auteur. L'histoire est rondement menée et l'intrigue se déroule d'elle-même. Je n'ai pas ressenti trop de suspense lors de ma lecture. Pour une fois, le tout m'a semblé un peu convenu.

On retrouve plusieurs histoires: elles concerneront toutes la ville de Rome et les seigneurs qui complotent pour en avoir la suprématie. Ces intrigues finiront par se rejoindre : les armes sarrasines, l'héritage des enfants Ubaldi, et le conflit du pape Innocent III avec Rome.
J'ai retrouvé avec plaisir les personnages qui m'avait manqué dans le tome précédent, comme Robert de Locksley, Bartolomeo et Anna-Maria. Guilhem, lui, apparaîtra de nouveau en sauveur, imbattable quoi qu'il arrive. Ses compagnons sont comme lui. Cela donne l'impression de superhéros, qui peuvent tout se permettre. Les ficelles utilisées lors des rebondissements sont un peu simples, mais le lecteur assidu des histoires de Guilhem le pardonnera à l'auteur.

Même si la lecture des tomes précédents n'est pas nécessaire, elle est quand même recommandée pour bien comprendre les tenants et aboutissants concernant les différents personnages. Comme à son habitude, l'auteur mêle vérité historique et fiction, rendant le tout cohérent. On retrouvera les thèmes de l'amour impossible (Mais cela finira-t-il comme «Roméo et Juliette» ?), de la trahison, des complots, de l'aventure...
Ce roman est moins complexe que le précédent, mais cela ne retire en rien le plaisir de le lire.

Comme souvent dans ce type d'ouvrages, il y a un lexique historique, ainsi que des explications sur les choix de l'auteur et la véritable Histoire.

Ce livre m'a été offert par les éditions Flammarion par l'intermédiaire de l'agence de communication Gilles Paris.

Éditeur: Flammarion
Nombre de pages: 431
ISBN: 978-2-0813-0988-3

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mardi 3 décembre 2013 23:30

Montségur, 1201, de Jean d'Aillon

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Montségur, 1201

L’histoire:
De retour de Londres, Guilhem d’Ussel accueille et vient en aide à Amicie Villemur. Il va faire son possible pour qu’elle obtienne justice. En parallèle, suite à une rencontre, Guilhem va s’intéresser à la légende du Graal qui serait caché dans la région de Toulouse.

Mon avis:
Cette fois-ci, les aventures se déroulent dans la région de Toulouse pendant la période de Pâques. L’intrigue principale se met en place lentement, comme souvent chez Jean d’Aillon. L’auteur multiplie les intrigues, les informations, à différents niveaux, afin de donner plus de consistance à son histoire, mais par moments, le lecteur pourra se demander si le roman n’est pas un peu trop touffu.

Contrairement aux tomes précédents, l’intrigue principale n’est pas politique, mais tourne autour d’une pierre précieuse, capable, dit-on, de donner la vie ou la mort. Ce qui n’empêche pas d’avoir une intrigue politique secondaire. D’ailleurs parfois, ces intrigues se croisent afin de mieux embrouiller le lecteur.

Plusieurs protagonistes vont vouloir s’emparer de cette pierre: des religieux, des troubadours allemands, le comte Dracul, etc. Complots et meurtres vont se multiplier. Le lecteur sera tenu en haleine jusqu'à la fin de l'histoire. Jean d'Aillon aime introduire, dans ses histoires, des personnages entourés d'une légende particulière, comme Robert de Locksley, que nous rencontrons dans les tomes précédents. Ici, nous avons un comte Dracul assez tyrannique, qui vient de Transylvanie...

La religion cathare est mise en avant, et ses grands principes sont développés et mis en rapport avec la religion catholique qui ne pense (en ce qui concerne beaucoup de religieux, à l’époque), qu'à vivre dans l’aisance et contrôler plus de territoires.

L’ensemble de l’ouvrage est toujours fortement documenté. L’auteur s’attache à nous immerger dans les lieux et la période qu’il nous décrit. Les détails sont nombreux. L’auteur présente de manière précise la vie des seigneurs et le fonctionnement des redevances pour les habitants d’un fief, mais aussi entre un vassal et son suzerain.

À la fin, on retrouve, comme souvent dans ce type de romans, quelques explications historiques avec les choix de l'auteur vis-à-vis de ses personnages.

Éditeur: J'ai lu
Nombre de pages: 477
ISBN: 978-2-29003-705-8

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vendredi 29 novembre 2013 07:05

Londres, 1200, de Jean d'Aillon

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Londres, 1200

L'histoire :
Guilhem d'Ussel, accompagné de Robert de Locksley, ainsi que d'un groupe de cathares, voyage vers le comté de Toulouse. En chemin, une voyageuse disparaît. Il ne s'agira pas du seul problème rencontré. Pour Guilhem, ce n'est que les prémices de nouvelles aventures...

Mon avis :
Ce volume est la suite directe du tome précédent (« les aventures de Guilhem d'Ussel, Chevalier troubadour : Paris 1199 »). Le lecteur suit le retour de Guilhem et de ses amis dans le comté de Toulouse, avec les péripéties que le voyage entraîne. Une disparition va faire douter Guilhem de la probité d'un membre du groupe, et cela ne le quittera pas durant tout le roman. Robert de Locksley va de nouveau être partie prenante dans l'histoire pour le plaisir du lecteur.
Jean d'Aillon nous détaille bien les conditions de voyages qui sont difficiles et dangereuses. La durée d'un périple de ce genre peut être longue, et on peut s'absenter des semaines, des mois, voire des années, le temps de faire un aller-retour.
Une fois de retour dans son fief, Guilhem va découvrir qu'il a du mal à se faire à cette nouvelle vie « rangée », à gérer le quotidien, et que l'aventure lui manque. On comprend qu'il lui est difficile de changer sa nature profonde et qu'il aime l'action. Les événements l'aideront dans ses choix.

On retrouve le même schéma que dans les autres tomes, avec un ou plusieurs traîtres, et cela ne concerne pas forcément la même intrigue. Certains thèmes sont abordés: la bravoure, la loyauté, les conditions de voyage, le fonctionnement des ports, la description des villes (comme Bordeaux et Londres) qui sont assez détaillées. Les intrigues politiques entre le Roi de France et le Roi d'Angleterre, ainsi qu'avec leurs vassaux, sont omniprésentes. C'est toujours aussi complexe, mais cela reflète bien la situation de la période historique.

On peut reprocher la lenteur de la mise en place de l'histoire principale, qui sert de titre à l'ouvrage (« Londres, 1200 »), car il faut pratiquement attendre la moitié du roman pour voir les personnages en action dans cette ville. Mais l'auteur nous tient en haleine avec des intrigues de second plan.

Les références historiques sont toujours présentes en fin d'ouvrage, et les explications sont intéressantes.

Éditeur: J'ai lu
Nombre de pages: 442
ISBN: 978-2-29003-155-1

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jeudi 28 novembre 2013 07:00

Paris 1199, de Jean d'Aillon

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Paris,1199

L'histoire :
Robert de Locksley, après la mort du roi Richard Coeur de lion, est accusé de vol. Afin de prouver sa bonne foi, il doit ramener le responsable de la mort du roi ainsi que le voleur. Il part donc pour Paris, sur les traces du responsable, et décide de faire appel à l'aide de son ami, Guilhem d'Ussel.

Mon avis :
Dans ce deuxième tome des aventures de Guilhem d'Ussel, chevalier troubadour, le lecteur va découvrir Paris au moment de la construction de la muraille et du donjon du Louvre pour le roi Philippe Auguste, ainsi que celle de la Cathédrale Notre-Dame.

Il y a plusieurs intrigues, mais l'une d'elles se règle assez rapidement, et après cela, l'histoire se focalise sur la mort du roi d'Angleterre. Robert de Locksley et Guilhem vont devoir faire face à certains chevaliers de l'ordre des Templiers qui semblent être au cœur de l'affaire, et au fur et à mesure de l'enquête, ils vont se rendre compte qu'il s'agit d'un plan beaucoup plus vaste qu'ils ne le pensaient.
D'un autre côté, Mercadier, au service du défunt roi Richard, envoie des hommes traquer Robert de Locksley. Le suspense et les rebondissements sont présents, même si certains retournements de situation semblent un peu trop faciles.
Le tout étant prenant et agréable à lire, le lecteur n'en tiendra pas rigueur à l'auteur.

Paris est déjà présentée comme une ville fort peuplée où la circulation dans certaines rues est difficile face à l'affluence, et que quelques rues commencent à être pavées. La justice et les droits seigneuriaux et religieux s'imbriquent en différentes couches et suivant les lieux, rendant l'ensemble inextricable. C'est source de nombreuses querelles et de conquêtes de pouvoir.
Plusieurs sujets sont abordés, comme les Cathares et leurs choix de vie, Philippe Auguste et la modernisation du royaume (un prévôt qui gère tous les crimes de sang dans paris quelle que soit la juridiction, les rues doivent être pavées pour faciliter la circulation, etc.) et on découvre bien la puissance des Templiers, souvent proches du roi et à des postes importants.
À un autre niveau, on comprend aussi que les relations avec le royaume d'Angleterre sont complexes tant au niveau territorial que politique que familial. Pourtant, les explications sont claires et parfaitement intégrées dans le récit.

Comme toujours avec Jean d'Aillon, l'ensemble est fort bien documenté, et nous trouvons, à la fin de l'ouvrage, des explications sur la véritable Histoire et les choix de l'auteur pour que ses personnages s'intègrent dans l'ensemble.

Éditeur: J'ai lu
Nombre de pages: 448
ISBN: 978-2-29002-356-3

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mercredi 27 novembre 2013 07:10

Marseille, 1198, de Jean d'Aillon

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Marseille, 1198

L'histoire :
1198: Marseille, ville commerçante cosmopolite. Roncelin, vicomte de Marseille, a disparu. Ses serviteurs et sa maîtresse, Madeleine de Mont Laurier, ont été assassinés. Le viguier de Marseille, Hugues de Fer, veut retrouver son suzerain. Il va mener son enquête. De son côté, la soeur de Madeleine, Constance, veut que le coupable soit retrouvé afin de lui faire subir un sort peu enviable.

Mon avis :
Il s'agit du premier tome paru consacré à Guilhem d'Ussel. L'action se déroule dans la région de Marseille. Guilhem d'Ussel arrive discrètement à Marseille, mandaté par le comte de Toulouse pour évaluer la situation, mais comme on peut s'y attendre, les événements qui vont se produire bouleverseront les plans de Guilhem.
Il s'agit donc de la première fois que le lecteur rencontre Guilhem, sauf s'il a lu « De taille et d'estoc » qui raconte la jeunesse de Guilhem, mais qui, chronologiquement, est paru plus tard.

Nous découvrons donc la ville de Marseille. Son découpage en deux zones et le fonctionnement du commerce sont bien décrits. Les responsables politiques, des notables de la ville, sont partie prenante dans les choix commerciaux et politiques. Marseille commerce avec les mahométans, les juifs, avec tout lieu et toute personne qui permet à la ville et à certains de ses habitants de s'enrichir. Cette ville est un point stratégique au centre de nombreuses convoitises.

Il y a plusieurs intrigues qui se croisent au cours de l'histoire, beaucoup de personnages jouent un double-jeu : des saltimbanques au service du Pape, Guilhem qui officie pour le comte de Toulouse. l'évêque de Marseille qui aimerait voir réunies les deux parties de la ville sous une même autorité, celle de l'Église. Sans compter l'ordre du Saint-Esprit, qui veut avancer ses pions sur l'échiquier. Les rivalités et les compromissions sont omniprésentes.

Toute la première partie du roman sert à la mise en place de l'intrigue et à la présentation des personnages. Parmi eux, le personnage principal, Guilhem est jeune. Il semble secret, sur la réserve. Il est sûr de lui et de ses capacités. Il va finir par accepter d'aider Hugues de Fer dans la recherche du vicomte de Marseille, et s'il est en vie, dans sa tentative d'évasion. Juste avant cela, il va rencontrer Robert de Locksley, un Anglais, connu aussi sous le nom de Robin au capuchon dans son pays. Les deux hommes s'apprécient rapidement, et décident de monnayer leurs services pour sauver Roncelin. Robert s'est fait dépouiller par ses serviteurs, et a besoin d'argent pour rejoindre Richard Coeur de Lion à la croisade.

Il y a aura des complots, des trahisons, plusieurs rebondissements au cours de l'aventure, et nous apprendrons à mieux connaître Guilhem et ses compagnons, même si certains, comme Bartolomeo... semblent plus en retrait.
Guilhem et ses compagnons auront à coeur de réussir leur mission et de savoir qui est l'instigateur de la disparition du vicomte.

L'ouvrage est agréable et se lit facilement.

Éditeur: J'ai lu
Nombre de pages: 448
ISBN: 978-2-29002-355-6

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