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Bandes dessinées, mangas

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lundi 10 juin 2019 22:52

Un putain de salopard, 1. Isabel de Régis Loisel et Olivier Pont

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Un putain de salopard, 1. Isabel

L’histoire :
1972, Brésil. Après la mort de sa mère, Max se rend la pleine jungle, à la recherche d’un père qu’il n’a jamais connu. Sa quête ne sera pas de tout repos.

Mon avis :
Il s’agit du premier volume d’une saga qui devrait en compter trois. Les éléments de l’intrigue se mettent en place. Max est dans une quête identitaire. Tout commence tranquillement. Le jeune homme rencontre trois jeunes femmes : Christelle, Charlotte, et Corinne. Les deux premières viennent travailler quelques semaines dans un dispensaire dans la jungle. Les personnages principaux sont sympathiques, et déclenchent de l’empathie. Peu après, Max quitte ses nouvelles amies en compagnie de Baïa. Le signe particulier de cette dernière ? Elle est muette. Les récits des deux groupes évoluent en parallèle, et se recroiseront sans doute par la suite. Le milieu devient hostile, et après un événement brutal, le récit s’oriente dans l’action. Cela ne s’arrêtera pas jusqu’à la fin.

La mise en page est claire, les couleurs magnifiques. Les dialogues s’articulent parfaitement avec l’ensemble. Sur la fin de ce volume, on trouve une petite trace de fantastique. Il sera intéressant de voir ce que cela devient ensuite.

Le plus difficile va être de patienter jusqu’à la sortie du tome suivant.

À lire !

Service presse des éditions Rue de Sèvres.

Titre: Un putain de salopard, 1. Isabel
Auteur: Régis Loisel
Dessinateur: Olivier Pont
Éditeur: Rue de Sèvres
Nombre de pages: 88
ISBN: 978-2-36981-672-0
Date de publication: 24 avril 2019

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samedi 4 mai 2019 23:04

Infinity 8 T8 : Jusqu’au dernier, de Lewis Trondheim et Killoffer

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Infinity 8 T8 : Jusqu’au dernier

L’histoire :
Le lieutenant Reffo se trouve dans l’obligation de prendre en charge la mission afin d’éliminer le responsable de la situation. Saura-t-il être à la hauteur ?

Mon avis :
En abordant la lecture du dernier tome de la série[1], j’avais une petite appréhension. Les auteurs allaient-ils être à la hauteur de mes attentes ? La réponse est oui ! J’ai pris un grand plaisir lors de ma lecture. Dès les premières pages, Lewis Trondheim lève le voile sur l’origine des reboots temporels, et aussi sur la source du problème : on sait qui est le coupable et pourquoi il agit comme ça.

Le lieutenant Reffo est le personnage principal de ce dernier volume. Je dois reconnaître qu’il cachait bien son jeu. Tous les protagonistes des volumes précédents apparaissent : les six agentes (Yoko Keren, Stella Moonkicker, Emma O’Mara, Patty Stardust, Ann Ninurta, Leïla Sherad), Hal et Douglas. Sans oublier les différents méchants des tomes précédents. Une véritable course contre la montre s’engage. C’est un album où l’action prédomine, et il n’y a pas de temps morts jusqu’au dénouement. L’humour est toujours omniprésent, c’est vraiment un élément important de cette série.

J’ai été un peu surpris par le dessin de Killoffer, mais passées quelques planches, son style est vraiment plaisant. Il semble aller à l’essentiel quant aux personnages, tout en sachant entrer dans les détails. Le résultat est magnifique.

Une série à découvrir !

Titre: Infinity 8 T8 : Jusqu’au dernier
Auteur: Lewis Trondheim
Dessinateur: Killoffer
Éditeur: Rue de Sèvres
Nombre de pages: 92
ISBN: 978-2-36981-274-6
Date de publication: 13 mars 2019

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lundi 22 avril 2019 22:42

La planète aux cauchemars, de Mathieu Sapin et Patrick Pion

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La planète aux cauchemars

L’histoire :
À Newbury Port, gare centrale des navettes spatiales, une jeune femme souhaite aller à Arkham Beta, une planète voisine sur laquelle vit une partie de sa famille. Afin de réaliser des économies, elle décide de prendre un vaisseau qui fait escale à Innsmüt, une planète que tout le monde évite.

Mon avis :
C’est la couverture qui m’a attiré dans cet album. Il s’agit d’une adaptation libre d’une nouvelle de H.P. Lovecraft « Le Cauchemar d’Innsmouth ». Je n’ai pas ressenti la même angoisse que lors de ma lecture de « les rêves dans la maison de la sorcière », adaptation des mêmes auteurs. Mathieu Sapin transpose l’histoire dans l’espace, et le héros devient ici une héroïne. De plus, ce n’est pas l’héroïne qui raconte, mais un narrateur omniscient. Il y a d’autres changements dont je parlerai un peu plus loin.

L’histoire est intéressante. L’idée de départ est bonne, et l’ensemble est bien amené. L’ambiance devient étrange et oppressante. La découverte de la planète apporte son lot de questions sur les habitants. Notre héroïne visite, fouille, interroge, et est de plus en plus perplexe. Heureusement, la rencontre avec le vieux Zadok Allen devrait apporter des réponses. Malheureusement, dans la bande dessinée, ce passage est beaucoup trop court et pas assez explicite. La tension ne monte pas assez. La suite s’accélère et devient haletante jusqu’à la fin. Par contre, par rapport à la nouvelle, j’ai trouvé la fin un peu trop abrupte. Je pense qu’il aurait été intéressant de développer un peu plus l’intrigue à ce niveau, ce qui aurait permis de faire monter un peu plus l’angoisse.

Les images retranscrivent bien un monde de science-fiction, de désolation, inhospitalier, qui accueille pourtant des êtres vivants. Les traits des personnages sont faits de manière à ce que rien ne soit attrayant, afin de provoquer une gêne. Comme d’autres lecteurs, j’ai trouvé certaines planches magnifiques: ce sont celles du cauchemar (pages 42 à 45). J’ai bien aimé aussi la planche page 33 avec l’ordre du Dagon.

Une histoire qui, à mon sens, aurait mérité de nombreuses pages supplémentaires.

Titre: La planète aux cauchemars
Auteur: Mathieu Sapin
Dessinateur: Patrcik Pion
Éditeur: Rue de Sèvres
Nombre de pages: 60
ISBN: 978-2-36981-496-2
Date de publication: 13 mars 2019

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jeudi 21 mars 2019 16:11

Yin et le dragon T3 : Nos dragons éphémères, de Richard Marazano et Yao Xu

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Yin et le dragon T3 : Nos dragons éphémères

L'histoire :
Xi Qong, le grand dragon noir de la fin des temps, est arrivé afin de mettre fin au règne des hommes. L'armée japonaise est en déroute. Yin veut intervenir.

Mon avis :
Cet album clôt la série[1][2]. Le combat entre les deux dragons va commencer. Mélangeant mythe et histoire, Richard Marazano tisse sa toile à travers ce conte. Le dessin de Yao Xu reste magnifique, dans un style semi-réaliste. J'ai apprécié chaque planche, chaque couleur. Ces dernières sont, la plupart du temps, lumineuses, et attirent le regard. Les visages arrondis se rapprochent de ce qu'on peut trouver dans certains mangas.

Le récit est mené tambour battant: plus de place pour les tergiversations. Il y a beaucoup d'intensité et d'action. Yin fait preuve d'un courage exemplaire, mais elle agit sans réfléchir. Le capitaine Utamaro et les amis de Yin ne sont pas en retrait. Ils agissent de leur côté afin d'aider au mieux la fillette ainsi que le dragon d'or en essayant d'enrayer la fuite des armées et de la population face au dragon noir.
Par contre, sur la fin, j'ai trouvé que tout allait trop vite. Je me suis également un petit peu égaré au niveau culturel et religieux.

Un conte initiatique à découvrir malgré mes petites remarques.

Titre: Yin et le dragon T3 : Nos dragons éphémères
Auteur: Richard Marazano
Dessinateur : Yao Xu
Éditeur: Rue de Sèvres
Nombre de pages: 60
ISBN: 978-2-369-81180-0
Date de publication: 13 février 2019

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mercredi 30 janvier 2019 17:37

Paris 2119, de Zep et Bertail

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Paris 2119

L’histoire :
Dans un monde futuriste, tous se déplacent par un système de téléportation, sauf quelques rares irréductibles, ainsi que les oubliés de la société. Tristan Keys est réfractaire à ce moyen de transport. Un jour, il est témoin d’un incident. Il essaie alors de comprendre ce qu’il se passe réellement.

Mon avis :
L’histoire se déroule en 2119 dans un Paris où la technologie est omniprésente. Des drones scannent régulièrement les personnes, la nourriture est reproduite par un synthétiseur, et la plupart des humains se déplacent en utilisant le transcore, une machine permettant de se téléporter d’un point à un autre.

Tristan vit en marge de ce système de transport en lequel il n’a pas confiance. Il préfère qu’on prenne le temps de voyager. Pourtant, tout semble parfait, avec la reconnaissance faciale, les drones de sécurité, les clones, la dépollution de l’air qui entraîne quand même des pluies continuelles. Tout le monde a basculé dans le virtuel.

Confronté à quelques incidents, Tristan va découvrir que des choses sont cachées à la population. Il va donc enquêter, à ses risques et périls. Les idées et thèmes développés par Zep sont intéressants. Doit-on avoir une confiance aveugle en la technologie ? Doit-on faire confiance aux personnes qui possèdent cette technologie ? Que veut-on faire de notre avenir ? Les auteurs montrent aussi un monde dualiste où, à côté de ce monde rêvé, existe une pauvreté extrême.

Les dessins et couleurs de Bertail rendent bien l’ambiance de ce monde gris, pluvieux. L’ensemble est agréable à lire et à découvrir. J’ai été absorbé par cette histoire. Malheureusement, la fin (ou non fin) m’a laissé totalement sur ma faim, et c’est vraiment dommage.

Titre: Paris 2119
Auteur: Zep
Dessinateur: Bertail
Éditeur: Rue de Sèvres
Nombre de pages: 80
ISBN: 978-2-36981-215-9
Date de publication: 23 janvier 2019

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