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lundi 24 juin 2013 08:00

Les écureuils sont des sans-abri, de Simon Girard

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les écureuils sont des sans-abri

L'histoire :
La trentaine, écrivain, il décide de voyager en stop afin de promouvoir son livre et son écriture. Le personnage décide donc de nous faire partager ces moments...

Mon avis :
Il s'agit du troisième livre de Simon Girard.

Ce petit livre (181 pages) est un peu étrange. Il ne faut pas s'attendre à un roman au sens traditionnel du terme. Il s'agit plus d'un ensemble de scénettes que le personnage principal nous raconte.

Les trois parties alternent différentes moments « maintenant », « avant » et « après ».

Le personnage est écrivain et il souhaite promouvoir son dernier livre en traversant le Canada en stop («sur le pouce», comme il l'indique dans le livre). C'est d'ailleurs un détail, mais certains termes québecois auraient gagné à avoir une note de bas de page pour les non-initiés.

Il nous parle de sa difficulté de promouvoir un livre de cette manière et nous emmène dans sa vie précaire, en nous racontant la manière de gagner sa vie, ses émotions, ses ressentiments. Il nous parle aussi de ses doutes dans ses moments d'écriture et de la possibilité d'en vivre.

Sa vie semble bien sordide. Il nous parle de ses aventures d'un soir, de sa consommation d'alcool, de drogue occasionnelle afin de tenir le coup dans les soirées ou d'avoir de l'inspiration.

De plus, il est accroc au sexe et nombre de ses réflexions ou des événements qu'il raconte tournent autour de ce sujet.

Il voyage au gré de ses humeurs et de ses impulsions, apparemment sans trop savoir ce qu'il fait et pourquoi.

De plus, il y a de courts chapitres qui s'intercalent avec de petites histoires concernant les écureuils, à qui il arrive pas mal de choses : une comparaison avec la vie du héros, avec son désir de vivre de son écriture. À chacun de voir.

Ce livre se lit très facilement, le style est simple, clair, mais par moment, c'est peut-être un peu trop cru, et je ne vois pas ce que cela apporte à l'histoire.

Ce livre m'a été offert par les éditions Coups de tête par l'intermédiaire de l'agence de communication LP Conseils.

Éditeur : coups de Tête
nombre de pages : 181
ISBN : 978-89671-010-2

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vendredi 21 juin 2013 07:10

Le jeu, niveau 1: Oserez-vous entrer ?, Anders de la Motte

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Le jeu : Niveau 1 : Oserez-vous entrer ?

L'histoire :
Henrik Pettersson découvre un smartphone dans un train et par l'intermédiaire de ce téléphone, il va se voir proposer de participer à un jeu particulier. Après une brève hésitation, Henrik décide d'accepter la proposition et les événements s'enchaînent.

Mon avis :
On va commencer par le plus important : il faut lire ce livre ! Le suspense est bien présent, du début à la fin. Il s'agit du premier volume d'une trilogie et j'espère vraiment que les deux autres volumes seront à la hauteur de celui-ci.

Deux histoires se croisent, Celle d'Henrik Pettersson, dit HP et celle de Rebecca Normén. Le lien entre les deux se fait petit à petit et on comprend mieux les interactions entre les deux personnages.

L'intrigue est bonne, l'auteur aborde certains thèmes, comme la manipulation, la culpabilité, la rédemption, la folie.

HP, est un peu paumé, en marge de la société. Il connaît les petits boulots, les petits larcins pour arrondir ses fins de mois, manger, ou s'acheter du shit. Il est impulsif, ce qui l'entraîne dans une spirale qu'il ne semble plus contrôler. Il va se retrouver embarqué dans une histoire étrange, a priori anodine, et cela va devenir quelque chose d'oppressant, d'irréel même. L'auteur réussit à tirer partie de la technologie et des possibilités que les smartphones et internet apportent actuellement à notre société pour nous entraîner dans un monde, qui semble hors du système, voire au-dessus du système.

Rebecca, de son côté, est réfléchie et ne se lance pas dans une situation à la légère. Elle essaie de prendre sa vie en main. Un événement la ronge et son métier de garde du corps de personnalités politique n'est vraiment pas de tout repos. Elle est hantée par son passé et essaie tout le temps de faire bonne figure face au reste du monde.

Au fur et à mesure, on découvre la profondeur des caractères des deux personnages principaux et ce qui les relie. A un moment de l'histoire, on se dit que telle chose, avec un personnage, est une ficelle un peu grosse,pour relancer l'histoire, mais à la fin du roman, cela se comprend et le tout se tient. Il s'agit là d'un bon thriller psychologique qui fait réfléchir .

Le style est simple et fluide, il n'y a pas de difficultés dans la compréhension. Vivement la suite !

Éditeur : Fleuve noir
Nombre de pages : 430
ISBN : 978-2265097407

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mardi 18 juin 2013 23:30

Chuuut !, de Janine Boissard

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Chuuut !

L'histoire :
Au milieu des vignes, près de Cognac, le domaine d'Edmond de Saint Junien, patriarche de la famille. La découverte de son petit-fils Nils va bouleverser la vie familiale au-delà de ce que tout le monde pourrait penser.

Avis :
Janine Boissard nous raconte l'histoire d'une famille bourgeoise, dans son château au milieu des vignes et des secrets de famille qu'il peut y avoir, et comme à son habitude, elle met en avant les liens familiaux. L’intrigue est assez simple, le drame sert juste de déclencheur, et est assez vite évacué au profit des réflexions et de la situation des protagonistes.

Comme toujours, en apparence, la famille semble bien s'entendre: tout le monde vivant au château, dans des dépendances leur appartenant.

Le personnage central est Nils, mais il est introduit dans l'histoire par Fine, sa cousine, qui nous présente la situation et aussi qui conclut le roman.

Nils a connu une enfance chaotique et a dû apprendre rapidement à devenir adulte et à vivre par lui-même depuis plusieurs années. Il arrive dans cette famille et suite à un drame, il va devoir faire un choix : lui ou la famille. L'enquête qui suit le drame est juste un élément de l'histoire, et par la suite, Nils va tout faire pour faire éclater la vérité, tout en essayant de préserver la famille et minimiser l'impact que cette vérité pourrait avoir.

La structure du livre est polyphonique : on commence des chapitres avec Fine à la première personne, puis d'autres avec Nils, mais à la troisième personne. Puis d'autres chapitres s'insèrent, concernant d'autres personnages et à travers tous ces regards différents sur l'histoire, on comprend mieux leur caractère ainsi que les réalités qui se cachent derrière la façade du bien-être familial : L'adolescente en mal d'amour maternel, les oncles qui ont peur que quelqu'un d'autre prenne leur place dans l'entreprise familiale etc. On découvre leurs sentiments et ressentiments, ainsi que les non-dits qui transparaissent et que le grand-père, le patriarche, maintient sous son contrôle, avec un seul but : ce qui se passe dans la famille ne doit pas sortir de la famille. Aux yeux de l'extérieur, tout doit être idyllique. La famille, c'est le plus important.

Petit à petit, les chapitres qui s'entrecroisent finissent par se rapprocher, jusqu'au dénouement final.

Cette structure est le petit plus qui rend ce livre agréable. Cela se lit facilement, et on se rend vite compte qu'il n'y aura pas de grand suspense, on se doute assez rapidement dans quelle direction l'auteur veut nous emmener : L'auteur travaille sur la famille, les relations familiales dans les milieux bourgeois, ainsi que la tolérance, l'amour et le pardon. Il ne faut pas juger a priori.

Ce n'est pas le type de roman que j'aurais forcément lu, mais il est parfait pour se détendre : aucune complication dans la compréhension de l'histoire, peut-être même un peu trop fleur bleue, mais d'après ce que j'ai compris, c'est le style actuel de Janine Boissard et elle maîtrise le sujet.

Ce livre m'a été offert par les éditions Robert Laffont par l'intermédiaire de l'agence de communication Gilles Paris.

Éditeur: Robert Laffont
Nombre de pages: 320
ISBN: 978-2221131466

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mercredi 12 juin 2013 23:51

Les justes, de Michael Wallace

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Les justes

L'histoire:

Jacob Christianson doit enquêter sur le meurtre d'une femme de la communauté. Rapidement, ses soupçons vont s'orienter vers des proches de la victime. Mais pourquoi auraient-ils fait cela ? Et comment le prouver ? Il va alors commencer une longue enquête, accompagné de sa sœur Eliza, afin d'essayer de percer le mystère de cette mort.

Mon avis:
L'intrigue est bien ficelée, le suspens bien présent, mais peut-être pas assez à mon goût. L'histoire nous immerge dans des pratiques qui nous semblent d'un autre âge, même si certains s'interrogent sur le pourquoi de ces pratiques. L'auteur a une écriture agréable, fluide. À travers l'enquête, il nous fait découvrir la communauté mormone de la branche polygame, avec ses rites, ses façons de faire : les filles ne choisissent pas leur époux, il s'agit de faire des alliances afin de progresser dans la communauté et toute personne qui se détourne des préceptes d'obéissance aux patriarches est rapidement excommuniée et exilée chez les « gentils », le monde en dehors de la communauté.

L'auteur nous présente la communauté mormone comme étant cultivée, au fait des réalités du monde extérieur, mais en même temps, il nous explique que les filles sont souvent mariées à quinze ans et qu'elles doivent obéissance à leur mari . Cela nous montre une communauté pleine de paradoxes, tiraillée entre modernité et archaïsme.

On s'attache rapidement aux deux personnages principaux et on espère qu'ils vont s'émanciper vis-à-vis de leur communauté ou même d'eux-mêmes, car on sent une lutte intérieure dans leurs caractères sur les choix à faire et sur comment les faire.

Jacob va enquêter afin de trouver les responsables du meurtre, malgré les problèmes qu'il va rencontrer, avec les luttes intestines au niveau des patriarches de la communauté pour savoir s'il faut mener une politique modérée ou non vis-à-vis du monde extérieur. Il va découvrir que la politique tient une grande place dans son monde, que les alliances et accords sont nombreux et nécessaires afin de permettre à la communauté de continuer à exister.

Le motif du meurtre est vraiment horrible, on ne s'attend pas vraiment à ça, c'est bien amené, bien distillé tout au long du roman, même si je trouve que le dernier chapitre est peut-être un peu trop convenu. Cela vient sans doute du fait que ce roman est le premier d'une série (cinq volumes actuellement en anglais).

Je vous conseille la lecture de ce roman !

Éditeur: MA éditions
Nombre de pages: 420
978-2-822-402255

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jeudi 30 mai 2013 08:47

Démons de midi, d'Arièle Butaux

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Démons de midi

L'histoire :
Trois amies se retrouvent chaque année pour un pique-nique et font le point sur leur vie et leurs déboires...

Mon Avis :
L'auteur nous dresse un portrait peu flatteur des couples à travers Florence, Élise et Caroline, Marc, Nicolas...

Le livre retrace les différents adultères et leurs dénouements au cours desquels les trois femmes essaient de se reconstruire, de se persuader qu'elles peuvent encore séduire malgré l'âge pendant que les anciens maris « paient » leurs fautes en perdant leur place dans la société, leur héritage, tombent sur des maîtresses envahissantes ou calculatrices.

Les mensonges, les adultères s'enchaînent, comme si cette situation était la norme et que l'on ne pouvait y échapper.

Les trois femmes nous sont présentées comme étant des modèles, qui sont bouleversées lorsqu'elles découvrent que leurs maris les trompent ou les quittent, sans qu'elles s'y attendent.

Par contre, quand l'une d'elles « dérape », ses amies qualifient le problème de « pas bien grave ». On sent bien que c'est la faute du mari si le couple ne tient plus, que la femme est le pilier de la famille, qui tient le coup pour ses enfants. Je trouve cela beaucoup trop clichés, dans un couple, les erreurs et les torts sont souvent partagés.

On a l'impression que ces femmes découvrent que la vie est loin d'être facile et qu'il est difficile de briser une routine pour se construire une nouvelle existence. De l'autre côté, on voit des hommes qui pensent pouvoir avoir le beurre, l'argent du beurre et la crémière... Dans les deux cas, les personnes ne veulent absolument pas être célibataires, comme si cette situation était dégradante. L'auteur nous fait comprendre, à travers ces femmes, que si un modèle ne fonctionne pas, il ne faut pas hésiter à en changer. Mais les hommes, alors, tout est de leur faute ?

Un peu trop simpliste à mon goût.

Ce livre m'a été offert par les éditions L'archipel par l'intermédiaire de l'agence de communication LP Conseils.

Éditeur: l'Archipel
Nombre de pages: 200
ISBN: 978-2809810370

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