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Un cantique pour Leibowitz, de Walter M. Miller Jr.

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Un cantique pour Leibowitz

L'histoire :
Suite au Grand Déluge de flamme, il y a 600 ans, un homme, frère Francis de l'ordre albertien de Leibowitz, fouille dans le désert des ruines et y fait une découverte qui va bouleverser l'ordre des choses....

Mon avis :
Ce livre se compose de trois parties : Fiat homo, Fiat lux et Fiat voluntas tua. Il s'agit de trois périodes différentes s'étalant sur plusieurs siècles. Les personnages changent, mais la trame de fond reste la même : l'utilisation des armes atomique ayant détruit la civilisation, une poignée de moines décide de sauver ce qui peut l'être du savoir : sauvegarder les livres, afin de pouvoir faire perdurer l'histoire des ancêtres. Au cours de chaque partie, on avance de plus en plus dans une histoire sombre, de manigances politiques, et à nouveau de guerre. En arrière-plan, on voit l'histoire de l'abbaye de Leibowitz, qui elle, est toujours présente tout au long du livre. C'est l'élément géographique central du livre.

La première partie nous montre les balbutiements de ces prêtres, qui 600 ans après la catastrophe, essaient de faire perdurer le savoir en recopiant régulièrement les livres ou les fragments de livres qu'ils possèdent, tout en ne comprenant que rarement ce qu'ils copient.
Une découverte importante aura lieu et mettra des années à être reconnue comme telle. On comprend aussi qu'il existe des « difformes », des personnes ayant subi des mutations suite aux radiations, mais les hommes semblent avoir oublié les raisons réelles de cela, et cela ne transparaît qu'à travers le regard de la religion : le bien, le mal.

La deuxième partie est celle du renouveau : des savants, à l'aide des ouvrages du passé, font progresser le monde, mais cela ne semble quand même pas idyllique. Les nuances s'atténuent et on perçoit les tentations nouvelles de conquêtes et de pouvoir de l'homme sur ses semblables.

La troisième partie aborde de nouveau la guerre et les méthodes mises en place afin d'essayer de ne pas reproduire les erreurs du passé : l'euthanasie volontaire des malades des radiations etc, avec un énorme plaidoyer contre le suicide. On se rend compte que tout cela semble inéluctable, cyclique : on ne peut changer la nature de l'homme qui est de s'autodétruire, semble nous indiquer l'auteur.

L'ensemble de l'histoire est assez sombre, le tout avance lentement au début pour accélérer au moment du dénouement. L'antagonisme science / religion est présent, mais dans ce livre, au départ, c'est la religion qui préserve la science de l'oubli.

En plus de l'abbaye, il y a un personnage récurrent tout au long du roman, il s'agit du « juif errant », personnage qui reste une énigme. Il s'agit bien évidemment d'une allusion au personnage légendaire du moyen-âge.[1]

Il est clair que ce livre est une véritable satire de la société humaine, menée avec brio par l'auteur, même si je trouve que l'ouvrage était un peu lent.

Ce livre m'a été offert par les éditions Gallimard

Éditeur: Gallimard (Folio)
Nombre de pages: 450
ISBN:978-2-07-044930-9

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