Aller à la recherche

Bandes dessinées, mangas

Fil des billets Fil des commentaires

mercredi 20 juin 2018 22:16

Spill zone Vol 1, de Scott Westerfeld et Alex Puvilland

Partage Partager le billet

Spill zone Vol 1

L’histoire :
Addison vit avec sa jeune sœur Lexa à côté de Ploughkeepsie. Il s’agit d’une ville qui se trouve au coeur de la Spill Zone, un endroit interdit depuis trois ans, depuis que la population a été décimée par un mal étrange. Cela n’empêche pas Addison d’y aller de nuit pour prendre des photos qu’elle revend très cher au marché noir.

Mon avis :
Il s’agit d’un récit dynamique avec beaucoup de couleurs vives. Il y a une bonne dose de fantastique avec les événements qui se déroulent dans la Spill zone. Pendant les premières pages, je me suis demandé où j’avais mis les pieds, mais l’auteur explicite la situation au cours du récit, et j’ai pris énormément de plaisir lors de ma lecture.
L’histoire est rythmée, l’intrigue est intéressante : que se passe-t-il réellement dans la Spill zone? Pourquoi d’autres pays veulent-ils récupérer du matériel dans cette région ? Qui est exactement Vespertine, la poupée ?

Addison est une jeune photographe casse-cou, prête à tout pour réussir à guérir sa sœur de son étrange mal (elle ne parle plus depuis l’incident qui a détruit la ville, trois ans plus tôt, et c’est la même chose pour tous les enfants présents cette nuit-là).
Lexa parle par la pensée avec sa poupée. Les réactions de cette dernière sont assez angoissantes.
Le contenu de la Spill Zone ne serait absolument pas étrange dans certains romans de Serge Brussolo. C’est inédit, étrange, déjanté. Chaque quartier a sa spécificité, avec des animaux ou des phénomènes électromagnétiques perturbants (quand des rats ont des yeux jaunes fluo qui brillent, ça ne doit pas être une bonne chose).

La mise en page est aérée. Je trouve que les couleurs claires sont prédominantes. Mon seul regret est la dernière page qui m’oblige à attendre décembre pour le volume 2.

À lire !

Service presse des éditions Rue de Sèvres.

Titre: Spill zone Vol 1
Auteur: Scott Wersterfeld
Dessinateur:Alex Puvilland
Éditeur: Rue de Sèvres
Nombre de pages: 214
ISBN: 978-2-36981-579-2
Date de publication: 23 mai 2018

Acheter « Spill zone Vol 1 » sur Amazon

Partage Partager le billet

dimanche 20 mai 2018 22:53

La malédiction de l’immortel, de Dante Ginevra et Antonio Tadoada

Partage Partager le billet

La malédiction de l’immortel

L’histoire :
Londres 1940. Emerick Mansfield reste impassible dans un pub, lors d’un bombardement. Il ressort indemne des décombres et se rend chez son ami Erwin, à la recherche de conseils.

Mon avis :
Il s’agit d’une uchronie se déroulant durant la Seconde Guerre mondiale, mettant en scène Emerick Mansfield, un immortel. Ce dernier est impassible, froid. Il a un humour particulier.
En quelque sorte, c’est une fuite en avant du personnage, qui cherche à comprendre quel est le sens des visions qu’il a. Pour arriver à ses fins, direction l’Allemagne nazie.
Le héros engage une course poursuite pour échapper à l’armée nazie. Le surnaturel est présent à travers tout l’ouvrage. Mansfield possède des pouvoirs étranges, et les psychiques pratiquent la télépathie. Cette confrérie, composée uniquement de femmes, fait partie du Vril, une société secrète qui œuvre pour la réussite du Reich.

Le récit est intéressant, et le contexte historique est bien documenté, mais j’ai trouvé certains enchaînements trop simples, comme la relation amoureuse du principal protagoniste. À mon sens, cela n’est pas assez travaillé. Il aurait sans doute fallu beaucoup plus de pages. De plus, la fin est abrupte. Je me demande quel message les auteurs ont voulu faire passer, car je cherche encore.
Le choix des auteurs pour les visages est assez particulier, pas totalement réaliste avec, pour certains, de longs nez. La mise en couleur est sublime, bien adaptée à ce type de récit. C’est sombre, glauque. L’ensemble est assez expressif.
Mon avis est mitigé. Je me suis immergé dans le récit, mais la fin abrupte m’a laissé sur ma faim.

Service presse des éditions Sabarcane par l'intermédiaire de Lecteurs.com.

Titre: La malédiction de l’immortel
Auteur: Antonio Taboada
Dessinateur: Dante Ginevra
Éditeur: Sarbacane
Nombre de pages: 100
ISBN: 978-2-37731-044-9
Date de publication: 3 janvier 2018

Acheter « La malédiction de l’immortel » sur Amazon

Partage Partager le billet

lundi 7 mai 2018 22:02

Infinity 8, T7: Et rien pour finir, de Boulet et Lewis Trondheim

Partage Partager le billet

Infinity 8 T7, Et rien pour finir

L’histoire :
Retour sur l’Infinity 8. Suite aux informations recueillies après les différents reboots, le capitaine a décidé de passer à l’action, et fait appel à une équipe de choc pour accélérer le dénouement de la situation. Douglas fait son apparition.

Mon avis :
Cet avant-dernier album de la série[1] a été une véritable surprise. J’ai tout de suite adhéré aux dessins et à l’humour de l’auteur. Le choix du prologue est une très bonne chose et a accentué mon plaisir. Boulet est à la fois au scénario et au dessin, ce qui laisse une certaine liberté. J’ai adoré Douglas. Il est attachant, sympathique, sensible, un peu peureux, et surtout petit. Il tranche avec les personnages féminins des précédents albums. C’est vraiment un antihéros.

On essaie de comprendre pourquoi le capitaine l’a sélectionné et dans quel but. J’ai eu des doutes, et on verra si cela se concrétise dans le tome 8. Douglas se retrouve avec un drôle d’associé. Ce dernier anticipe pratiquement toutes les situations, et il reste zen et pragmatique. Cela renforce l’humour qui se dégage de cet album, sans compter Douglas. De plus, point de massacres dans ce tome. C’est le calme plat de ce côté-là, et je trouve que c’est une bonne chose. Il y a quand même de l’action et des rebondissements jusqu’à la fin.
Le reboot est de nouveau abordé, mais différemment. On bascule de l’autre côté de la nécropole, dans l’autre camp. Des éléments apparaissent pour donner plus de sens à l’histoire et apporter certaines explications.

Les méchants sont juste méchants et stupides, ce qui crée une véritable rupture entre les principaux protagonistes. Cela rend Douglas encore plus sympathique. On le sent perdu dans cette immensité.
J’ai essayé de comprendre pourquoi cet album me plaisait autant, et c’est en lisant les explications de Boulet à la fin que j’ai compris : l’influence des dessins animés des années 80-90 (Albator, Dragon Ball) dans la conception des personnages. Cela laisse des traces dans l’inconscient.

J’attends avec impatience le dernier tome, prévu pour la rentrée 2018 janvier 2019.

À lire !

Titre: Infinity 8 T7, Et rien pour finir
Auteur: Boulet / Lewis Trondheim
Dessinateur: Boulet
Éditeur: Rue de Sèvres
Nombre de pages: 96
ISBN: 978-2-36981-272-2
Date de publication: 7 mars 2018

Acheter « Infinity 8 T7, Et rien pour finir » sur Amazon

Partage Partager le billet

samedi 17 mars 2018 20:44

Infinity 8 T6 connaissance ultime, de Emmanuel Guibert, Lewis Trondheim et Franck Biancarelli

Partage Partager le billet

Infinity 8 T6 connaissance ultime

L’histoire :
Leïla Sherad, agent des douanes, est chargée de prendre contact avec le mystérieux vaisseau qui doit prochainement apparaître au coeur de la nécropole. En chemin, elle fait une étrange rencontre.

Mon avis :
Sixième opus et découverte d’un nouveau duo de personnages dans ce reboot[1]. Aux manettes de cet album, un trio : Emmanuel Guibert, Lewis Trondheim pour le scénario, et Franck Biancarelli aux dessins. Afin de bien comprendre le récit, il faut avoir lu les volumes précédents. Cette fois-ci, on découvre l’agent des douanes Leïla Sherad, qui va recruter Bert Numal pour la seconder.
Les deux personnages déclenchent de l’empathie. Leïla est assez désinvolte au niveau de la vie : elle élimine assez facilement des personnes au prétexte que de toute façon, elle n’avait pas de menottes sur elle. Bert est un historien. Ce dernier, lors de l’exploration de la nécropole, est comme un enfant découvrant des choses merveilleuses. L’héroïne, elle, est toujours un peu décalée, et c’est une bonne chose.

Les deux protagonistes vont faire quelques découvertes et une réponse va être apportée. Mais sera-t-elle satisfaisante ? Cet album, contrairement au précédent, ne contient pas de zombies. Il est un peu plus calme, mais il y a quand même un peu d’action. Il ressort du dessin une certaine douceur : des visages tout en courbes et arrondis. Le choix des couleurs est judicieux.
Comme dans les volumes précédents, on retrouve à la fin un making-of de l’album.

J’ai vraiment apprécié ma lecture. Vivement le tome 7 !

À lire !

Titre: Infinity 8 T6 connaissance ultime
Auteur: Emmanuel Guibert / Lewis Trondheim%%Dessinateur: Franck Biancarelli
Éditeur: Rue de Sèvres
Nombre de pages: 96
ISBN: 978-2-3698-1269-2
Date de publication: 10 janvier 2018

Acheter « Infinity 8 T6 connaissance ultime » sur Amazon

Partage Partager le billet

lundi 19 février 2018 23:10

Aquarica, T1 Roodhaven, de Benoît Sokal et François Schuiten

Partage Partager le billet

Aquarica, T1 Roodhaven

L’histoire :
Roodhaven, petit port de pêche, années 1930. Une créature étrange s’échoue sur la plage. Un scientifique est envoyé sur place. Pendant ce temps, les anciens du village décident de prendre les choses en main.

Mon avis :
C’est le titre de cette bande dessinée qui m’a attiré, et après, j’ai vu le nom des auteurs. Le contenu a été à la hauteur de mon attente. Quel est cet immense animal échoué qui ressemble à un crabe ? Quels mystères recèle-t-il ? Les auteurs placent judicieusement des débuts de réponses dont j’attends la suite avec impatience.

Le récit, publié sous forme d’un diptyque, est assez classique: une jeune femme part chercher de l’aide pour secourir ses proches. Cela ressemble un peu (et même beaucoup) à une fable écologique. Le fantastique y a aussi sa place avec ses monstres marins fabuleux.
Le jeune scientifique, John Greyfrod, ne sort pas beaucoup de son institut, et il va se frotter à la réalité du terrain. De plus, il devra prendre en compte le facteur humain, et à Roodhaven, certains humains sont plutôt obtus.
Les anciens marins du port, plus ou moins avinés, que Baltimore dirige, veulent se venger du naufrage d’un de leurs navires, il y a vingt ans. À travers ce crabe échoué, ils entrevoient une possibilité, et ce n’est pas le petit lieutenant O’Bryan qui les arrêtera.

Dans ce premier tome, on voit rapidement les deux clans qui se créent et la fracture qui existe entre eux.
Les dessins sont très réussis. Le résultat est assez réaliste. Les couleurs sont vraiment adaptées, elles rendent une atmosphère sombre du port de Roodhaven.

À lire !

Titre: Aquarica, T1 Roodhaven
Auteur: Benoît Sokal / François Schuiten%%Dessinateur: Benoît Sokal
Éditeur: Rue de Sèvres
Nombre de pages: 72
ISBN: 978-2-369-81130-5
Date de publication: 11 octobre 2017

Acheter « Aquarica, T1 Roodhaven » sur Amazon

Partage Partager le billet

- page 1 de 20

Page top