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Personne ne court plus vite qu'une balle, de Michel Embareck

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Personne ne court plus vite qu'une balle

L'histoire :
Flaco Moreno, chanteur français, est retrouvé mort à la Nouvelle-Orléans. Ses parents ne croient pas en la thèse du suicide et engagent Victor Boudreaux, un ancien détective réputé, pour mener l'enquête.

Mon avis :
C'est le premier roman de l'auteur que je lis et sans doute le dernier. J'ai eu beaucoup de mal à lire ce livre. La plus grande partie de l'histoire tourne autour de la vie et du passé de Victor Boudreaux. Dans le cadre de l'enquête, l'enchaînement des lieux (Louisiane, Vietnam, France) semble tenir par des bouts de ficelles.

Victor est quelqu'un de psychologiquement torturé par son passé. Son collègue, Earl, est même plus atteint que lui. Toute la partie sur le Vietnam ressasse le passé de Victor, avec très peu d'éléments sur l'enquête. Il y a une alternance de scènes d'action et de réflexion de l'enquêteur. Victor et Earl sont deux grosses brutes qui ne font pas dans la dentelle. De nombreux personnages sont des caricatures, comme Edgar Ouveure, le policier français (sans oublier son homonymie avec le premier directeur du FBI[1]).

Il y a de l'humour dans cet ouvrage, malheureusement, je n'y ai absolument pas accroché. Pourtant, j'aime l'humour, et l'humour noir en particulier (pour des romans déjantés, il y a J.M. Erre[2] , par exemple).

J'ai eu l'impression que l'auteur oscillait entre deux styles: un sérieux, approfondi, et un autre léger et caricatural, ne sachant pas vers lequel aller, contrairement au livre « Le dernier déluge », de David Emton où l'auteur ne s'embarrasse pas avec la crédibilité[3].

Le style est travaillé, malheureusement trop alambiqué à mon goût. L'arrière-plan, les décors sont très précis. Peut-être même trop par rapport à l'histoire principale. Des tournures reviennent régulièrement: pour moi, elles alourdissent le style. Je vous en livre un exemple (en caractère gras): « Quoi qu'en pense cet âne bâté de Jean-Jacques Rousseau, à son avis, et son avis comptait, la race humaine n'était qu'un croisement de teigne, de convoitise et de soif du mal. »

Vous pouvez aussi vous faire votre opinion, soit en lisant ce livre, soit en allant lire d'autres avis sur Babelio[4] .

Ce livre m'a été envoyé par les éditions l'Archipel par l'intermédiaire de l'agence de communication LP conseils.

Titre: Personne ne court plus vite qu'une balle
Auteur: Michel Embareck
Éditeur: l'Archipel
Nombre de pages: 283
ISBN: 978-2-8098-1738-6
Date de publication: 2 septembre 2015

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