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La mer les emportera, de Nick Dybek

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La mer les emportera

L'histoire :
Loyalty Island, ville de pêcheurs, non loin de l'Alaska. John Gaunt, riche propriétaire, est proche de la mort. De ce fait, l'avenir de la ville est en jeu...

Mon avis :
Loyalty Island est au milieu de nulle part. Sans les Gaunt et la pêche, la ville n'existerait pas. On découvre une ville qui ne vit que par une seule activité, maintenue financièrement à bout de bras par une seule famille. Toute la ville dépend de cette manne. La mort prochaine de John Gaunt va pousser quelques hommes à faire des choix difficiles pour leur avenir. Cal va se retrouver, par inadvertance, au milieu de cette affaire, et il devra, lui aussi, faire des choix.

On voit le mode de fonctionnement de la population: tout le monde se connaît, la plupart des hommes partent des mois entiers en mer, pendant que les femmes et les enfants attendent à la maison.

Derrière une histoire simple, se cachent un drame très profond et une étude sur la nature humaine. Qu'est-ce que l'homme est prêt à faire pour survivre ? Cal Bollings raconte l'histoire qui lui est arrivée quatorze ans plus tôt alors qu'il n'était encore qu'un jeune adolescent. Il précise dès le départ que cette histoire le hante toujours. Son père, Henry, était le capitaine de l'un des bateaux de John Gaunt.

Cal est assez introverti. Il regarde ce qui se passe avec un sentiment d'impuissance. De plus, lors de sa découverte, il hésite sur la conduite à tenir, et il s'imagine régulièrement en Jim Hawkins, jeune enfant de «L'île au trésor», vivant de nombreuses aventures avec le capitaine Flint, son héros (car selon Henry, ce dernier n'a pas toujours été mauvais). Sa mère est enceinte, mais cela n'empêche pas la famille de se déchirer.

Au cours de cette période, Cal construira son identité et fera ce qui lui semblera le plus juste pour lui et ceux qui l'entourent. D'ailleurs, le nom de la ville ne doit pas être anodin. Au long du roman et avant le dénouement, quelle que soit la personne en scène, la situation est toujours ambiguë, rien n'est totalement tranché. Le lecteur, de son côté, se pose beaucoup de questions sur ce qu'il aurait fait dans cette situation. Rien n'est simple.

Le roman est bien écrit, l'auteur ne pose pas de jugement. Il énonce les faits, que j'ai trouvés glauques dans l'ensemble.

Ce livre m'a été envoyé par les éditions Presses de la Cité dans le cadre de l'opération Masse critique, organisée par Babelio.

Éditeur: Presses de la Cité
Nombre de pages: 305
ISBN: 978-2-258-10542-3

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