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mercredi 13 août 2014 14:21

Journal intime d'un chat acariâtre, de Frédéric Pouhier et Susie Jouffa

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Journal intime d'un chat acariâtre

L'histoire :
Le quotidien (au moins 400 jours) vu par le regard d'un chat, adopté à six mois par des humains.

Mon avis :
Aujourd'hui, petite chronique pour un petit livre que je conseille. Écrit sous forme de journal intime, ce livre nous fait suivre la vie d'Edgar. Tous les événements sont donc racontés de son point de vue. Cela commence à son adoption. Il a un regard assez critique, parfois cynique sur la vie des humains qui l'entourent. Petit à petit, il explique aussi les différentes caractéristiques du chat, ses réactions et ses attentes vis-à-vis de son environnement. Chaque jour est présenté sous le titre « jour de captivité ». C'est dynamique, il y a beaucoup de jeux de mots.

Ce livre se lit très rapidement. On enchaîne les situations du quotidien : le repas, la sieste, les bêtises (qui n'en sont pas, selon note héros), les congénères, le vétérinaire, etc, sans compter les clins d'oeil à la littérature, la culture, la science, la société...
Un livre en petit format, agréable, qui fera sourire, rappellera parfois quelques souvenirs aux propriétaires de chats.
Par contre j'ai un gros reproche à faire à ce livre: son prix, 9,95€. C'est cher pour les 160 petites pages. Étant donné le format et la police de caractères utilisée, cela doit représenter 60 à 80 pages d'un livre de poche...

Éditeur: First
Nombre de pages: 160
ISBN: 978-2-7540-5778-3

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jeudi 13 février 2014 07:01

La fin du monde a du retard, de J.M. Erre

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La fin du monde a du retard

L'histoire :
Clinique psychiatrique Saint-Charles.
Julius, amnésique et persuadé d'être traqué, suite à un complot international, s'évade avec Alice, une autre pensionnaire afin de révéler la vérité et d'empêcher la fin du monde quelques jours plus tard...

Mon avis :
J.M. Erre nous gratifie, encore une fois, d'un roman plein d'humour, parfois déjanté, loufoque et structuré comme un thriller.
Les deux principaux protagonistes sont poursuivis par des groupes mystérieux qui semblent vouloir les stopper dans leur quête: prouver au monde entier qu'un complot international existe depuis des millénaires.
Le roman fourmille d'idées saugrenues, comme le pigeon borgne unijambiste (personnage récurrent), les méthodes d'investigations de la police. Il utilise des figures de style pour mieux les détricoter, s'attarde sur des stéréotypes, comme le geek « king Chewbaka ». Sans compter certaines remarques du narrateur omniscient. Le tout dans un seul but : nous faire rire ! Et c'est réussi !

Le lecteur trouvera des phrases tirées de classiques de la littérature ou y faisant allusion, par exemple le commissaire Gaboriau[1] , Alice au pays des merveilles. Les clins d'oeil au cinéma , les frères Volfoni, Venantini, allusions aux « Tontons flingueurs[2]» , et beaucoup d'autres, dont certaines que je n'ai sûrement pas remarquées. Il y a aussi l'abbé Saint-Freu, que l'on rencontre ici en chair et en os, alors que dans « Le mystère Sherlock[3] », un des personnages lui envoyait des lettres déjantées, et que dans « Prenez soin du chien [4]», il tente d'étrangler une infirmière avec une sonde urinaire. Je pense qu'il apparaît aussi dans « Made in China » (que je n'ai pas encore lu).

Julius, qui se présente comme l'Élu, et qui doit faire éclater la vérité, est complètement « à la masse ». Il structure sa quête, comme tout héros digne de ce nom : il doit y avoir une course poursuite, une rencontre amoureuse, une baisse de moral, etc. Alice, de son côté, semble plus en retrait, mais quand les choses se compliquent, c'est elle qui prend l'affaire en main. Ours, le compagnon de Julius, porte bien son surnom. Mattozzi, le lieutenant de police, a un humour ravageur. On s'attache à l'ensemble des personnages, et l'auteur, comme à son habitude, fait le nécessaire pour nous surprendre dans le final.

Ne passez pas à côté de ce livre !

Éditeur: Buchet-Chastel
Nombre de pages: 400
ISBN: 978-2-283-02731-8

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