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Editeur : l'Archipel

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dimanche 20 novembre 2016

La cité qui grandit, de Paul Carta

La cité qui grandit

L’histoire :
Jan, Thepis et Timbalan sont dans le désert (le Souffle d’Hestar). Jan soigne ses blessures auprès de nomades qui décident d'aider les trois compagnons, de les guider dans leur traversée.

Mon avis :
Il s’agit du quatrième tome des « Chroniques d’au-delà du seuil[1][2][3] » et du deuxième concernant Jan. Avec ce volume, Paul Carta vient clôturer l’intrigue commencée dans le livre précédent : Qui est Petit Dieu et Jan va-t-il réussir à sauver sa cité ? Avant toute chose, il faut avoir lu le tome précédent, car l’histoire en est la suite directe.

La structure de l’ouvrage reste la même : le roman alterne des chapitres (ou sous-chapitres) qui se déroulent auprès des hommes et d'autres auprès des dieux de l'Alphée. On suit Jan et ses compagnons dans leur périple, mais aussi les événements qui se déroulent dans la cité maudite. Et enfin les dieux de l’Alphée qui essaient de reprendre en main la situation. Il y a de l’action et quelques rebondissements qui maintiennent l’attention du lecteur. Les chapitres les plus intéressants ont été, pour moi, ceux ayant lieu dans la cité maudite et dans l’Alphée. J’ai été un peu déçu par la fin. J’ai trouvé la façon de faire un peu trop simple.

Le style d'écriture est toujours aussi relevé que dans les volumes précédents et est très agréable à lire.

Malgré le bémol concernant la fin du roman, il me tarde que le cinquième tome paraisse afin de retrouver Khimaï. On peut même supposer que Jan sera partie prenante dans la suite du récit.

Service presse des éditions l'Archipel par l'intermédiaire de l'agence de communication LP Conseils.

Titre: La cité qui grandit
Auteur: Paul Carta
Éditeur: l'Archipel
Nombre de pages: 338
ISBN: 978-2-8098-1801-7
Date de publication: 2 novembre 2016

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jeudi 27 octobre 2016

La nuit de Peter Pan, de Piero Degli Antoni

La nuit de Peter Pan

L’histoire :
Un soir, lorsqu’il descend au salon, Leonardo, dix ans, découvre son père ligoté. À ses côtés, se trouve un homme étrange et brutal. La nuit ne fait que commencer.

Mon avis :
Le roman se déroule sur une nuit. Le récit est rythmé et sans temps morts. Leonardo est le centre de ce récit. L’action se déroule dans une sorte de huis-clos infernal : la villa en bord de falaise et un peu dans la propriété autour. Il s’agit d’une maison reculée, difficile d’accès. La météo orageuse ajoute à l’ambiance sombre et tendue. Le lecteur est plongé dès les premières pages dans les événements. La tension monte petit à petit jusqu’à un point de non-retour.

Leonardo veut à tout prix sauver son papa, David, de cet inconnu dangereux qui le retient prisonnier. L’enfant va se poser mille et une questions sur la situation, brosser ses propres réponses, et en même temps, chercher une solution. Au cours de cette nuit, Leonardo va changer, évoluer. Un rite de passage assez brutal et angoissant.

Je me suis demandé comment les réactions de Leonardo pouvaient être si opposées : par moments, celles d’un enfant; à d’autres, celles que pourrait avoir un adulte. Or, l’auteur pose les pierres de cette compréhension et donne les éléments nécessaires afin de rendre le tout crédible.
David et l’inconnu sont des personnes dont les multiples facettes vont se dévoiler dans cette ambiance sombre et tendue.

Il s’agit d’un bon thriller, bien noir.

À lire !

Service presse des éditions l'Archipel par l'intermédiaire de l'agence de communication LP Conseils.

Titre: La nuit de Peter Pan (La notte di Peter Pan)
Auteur: Piero Degli Antoni
Éditeur: l'Archipel
Nombre de pages: 280
Traduction: Serge Filippini
ISBN: 978-2-8098-2027-0
Date de publication: 7 septembre 2016

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vendredi 8 juillet 2016

Les rives de la terre lointaine, de Sarah Lark

Les rives de la terre lointaine

L'histoire :
Irlande, hiver 1846. La famine sévit. Kathleen et Michael sont jeunes, ils s'aiment, et veulent partir en Amérique, sans tenir compte de leurs familles. La réalité va vite les rattraper lorsque Michael est arrêté pour vol.

Mon avis : Cette lecture a été agréable, mais je n'ai pas réussi à trouver la même profondeur à ce roman qu'à la trilogie du « Nuage Blanc[1]». L'auteur brosse un portrait très complet des personnages. Il y a beaucoup de détails, ce qui explique que le roman ait plus de 600 pages. L'auteur aurait sans doute pu élaguer un peu, afin de donner davantage de rythme au récit.

Le lecteur suit essentiellement les personnages de Mary Kathleen, Michael, Ian et de Lizzie de l'Angleterre à la Nouvelle-Zélande, au cours de la période 1846 – 1864.
Mary Kathleen et Michael sont emplis de rêves et de nostalgie. Tout au long du roman, pour eux, le passé va avoir beaucoup de mal à s'effacer. Lizzie semble beaucoup plus pragmatique. Livrée à elle-même depuis son plus jeune âge, elle s'adapte aux situations. Elle sera un véritable guide pour Michael. Ce dernier n'a pas totalement le sens des réalités et il lui faudra de nombreuses années pour acquérir une certaine maturité. Ian n'inspire pas confiance dès le début et le reste du récit ne fait que le confirmer. C'est quelqu'un de vraiment antipathique.

Tout au long de l'histoire, le lecteur attend les retrouvailles de Mary Kathleen et Michael. C'est le fil conducteur du récit. On sent bien que la situation est très compliquée.
L'histoire semble assez convenue. Or, j'ai bien apprécié la fin. Sarah Lark maîtrise parfaitement son sujet et sait faire passer sa passion pour la Nouvelle-Zélande, ainsi que pour les coutumes maories. C'est le premier tome d'une nouvelle trilogie, mais pour moi, le récit se termine sans qu'il y ait besoin d'un deuxième tome.

Service presse des éditions l'Archipel par l'intermédiaire de l'agence de communication LP conseils.

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lundi 2 mai 2016

Mysteria t1 : La captive des hommes de Bronze, de Valérie Simon

La captive des hommes de Bronze

L'histoire :
Planète Mysteria. Jim (dix ans) et Jessica (trois ans) sont les seuls survivants du massacre de leur famille. Ils sont enlevés par les guerriers De-Shirs. Jim décide de tout faire pour s'enfuir.

Mon avis :
Voici le premier tome d'une nouvelle saga de fantasy. Il aurait été utile que ce soit explicitement indiqué sur l'ouvrage. C'est un récit d'aventure. Jim va mener une quête afin de retrouver sa sœur disparue douze ans auparavant. Pour y parvenir, il va s'adjoindre les services d'un mercenaire.

La planète Mysteria est inhospitalière. Le danger est partout. L'auteur nous fait découvrir ce monde étrange fait de pieuvres volantes, de plantes carnivores qui se déplacent, de vents violents etc. Elle donne de nombreux détails sur cet univers. C'est ce qui fait la force de ce roman. Le peuple des De-Shirs apparaît, lui aussi, comme étant très mystérieux. Valérie Simon donne des pistes sur ce peuple, mais de manière parcimonieuse afin de créer de l'attente chez le lecteur. Il y a aussi une réflexion, en arrière-plan, sur le comportement de l'homme, sur sa gestion des ressources de la planète Terre, et sur la colonisation. Là, le but est de prendre possession d'une planète. Jim semble bien petit au milieu de tout cela.

Les personnages sont travaillés. On ressent rapidement de l'empathie pour Jim. Ce dernier est tiraillé par son passé. En même temps, il redécouvre la planète qui l'a vu naître sous un nouveau jour : la nature recèle de nombreux dangers dont il ignorait jusqu'ici l'existence. Le mercenaire qui l'accompagne a un comportement ambivalent. Il donne l'impression de tester Jim, de le rejeter et en même temps de le protéger.

On voit peu Jessica dans ce tome et c'est dommage. Il aurait été intéressant de développer le personnage, mais cela est peut-être prévu ensuite.

Ce que je regrette, c'est qu'à la fin du roman, le héros n'a pas beaucoup avancé dans ses recherches. Il y a un cliffhanger qui laisse présager encore un bon moment d'attente. J'aurais préféré qu'un pan de l'histoire se termine et qu'un élément relance l'intrigue générale, ce qui se passe dans beaucoup de séries. Là, après ma lecture, j'ai eu l'impression d'avoir fait du sur place.

Il faudra voir ce que donne le tome 2.

Ce livre m'a été envoyé par les éditions l'Archipel par l'intermédiaire de l'agence de communication LP Conseils.

Titre: La captive des hommes de Bronze
Auteur: Valérie Simon
Éditeur: l'Archipel
Nombre de pages: 372
ISBN: 978-2-8098-1851-2
Date de publication: 13 avril 2016

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mercredi 20 avril 2016

Le manoir des Lannélec, de Maurice de Kervénoaël

Le manoir des Lannélec

L'histoire :
Novembre 1986. Guillaume de Lannélec est de retour dans le manoir familial. Le soir, seul, il se remémore son passé.

Mon avis :
C'est le titre d'un roman du terroir, mais uniquement en apparence. Guillaume de Lannélec se souvient de son passé. Il revoit sa jeunesse et l'amitié qui l'a lié à Olivier Loubreyroux. L'ensemble est classique, il n'y a pas de véritables surprises à attendre dans ce récit. Après la Seconde Guerre mondiale, toute la société est en pleine mutation.

Une bonne partie du roman se passe lors de la guerre d'Algérie et l'auteur détaille de manière assez précise le déroulement du conflit, ainsi que les tenants et aboutissants des partis en présence. Guillaume et Olivier ne restent pas figés sur leurs idées. Ils ont un regard lucide sur la situation.

Les deux principales familles de ce roman ont des secrets, ce qui pèse sur Guillaume et Olivier. Pendant longtemps, Guillaume est tourmenté par son passé. Dans sa jeunesse, il semblait exalté. Olivier paraît plus solide, mais lui aussi est fragile. Il essaie de se rattacher à des éléments tangibles : mariage, vie de famille, etc. Guillaume est catholique. Olivier protestant. Cela n'empêche pas les deux hommes de bâtir une amitié solide.

C'est bien écrit, bien documenté. L'auteur a vécu la guerre d'Algérie, donc il connaît bien le sujet. Le roman est assez lent, même s'il couvre un peu plus de quarante ans de la vie des protagonistes (il y a même un chapitre qui se déroule au XIIeme siècle).

Ce livre m'a été envoyé par les éditions l'Archipel par l'intermédiaire de l'agence de communication LP Conseils.

Titre: Le manoir des Lannélec
Auteur: Maurice de Kervénoaël
Éditeur: l'Archipel
Nombre de pages: 393
ISBN: 978-2-8098-1804-8
Date de publication: 3 février 2016

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