Aller à la recherche

Editeur : l'Archipel

Fil des billets - Fil des commentaires

samedi 12 mai 2018

Nuit sans fin, de Douglas Preston et Lincoln Child

Nuit sans fin

L’histoire :
New York. Un soir, deux adolescents découvrent un cadavre décapité dans un entrepôt. Le lieutenant d’Agosta du NYPD est chargé de l’affaire. Il rencontre sur les lieux, l’inspecteur Aloysius Pendergast. Ce dernier ne semble pas heureux d’être là.

Mon avis :
Contrairement au tome précédent[1], celui-ci met en avant Pendergast et d’Agosta lors d’une enquête assez étrange. Le suspense est bien présent, mais je trouve qu’il n’y a pas d’éléments pour faire avancer l’intrigue. Les cadavres s’entassent, mais il n’y a aucun début de piste. On a les constatations des enquêteurs sur les lieux des crimes avec un Aloysius perplexe, qui doute des explications obtenues. L’agent du FBI est beaucoup plus mou que dans « Noir sanctuaire ». J’ai eu l’impression de ne pas voir la même personne. Il est en retrait et ne trouve pas de réel intérêt à ce qu’il fait. Pour avoir lu le tome précédent, je comprends la situation, mais cela ne sera pas forcément évident pour tout le monde. Proctor, qui avait un rôle important dans le tome précédent, repasse dans l’ombre.

Le lieutenant d’Agosta subit la pression de sa hiérarchie face à l’étalage médiatique de ces meurtres par décapitation à répétition. On se doute que le coupable est certainement parmi les personnes rencontrées au cours de l’enquête, mais je n’ai pas mis la main dessus, en partie pour les motifs donnés précédemment : il n’y a pas vraiment d’éléments tangibles.

Pourtant, le récit est intéressant, prenant, agréable à lire, mais un peu plat et seule la fin où il y a un peu plus d’action et de rythme rehausse l’ensemble. Il faut reconnaître aussi (et c’est une bonne chose), le motif des meurtres est assez tordu.

Les thèmes traités, comme la fracture riche / pauvre ou le monde journalistique, sont des classiques, dont le premier aurait pu être, à mon sens, un peu plus développé. Mais comme j’ai eu du plaisir lors de ma lecture (et c’est le principal), il faut vraiment que je lise la série.

Service presse des éditions l'Archipel par l'intermédiaire de l'agence de communication LP Conseils.

Titre: Nuit sans fin
Auteur: Douglas Preston / Lincoln Child
Éditeur: l'Archipel
Nombre de pages: 363
ISBN: 978-2-8098-2406-3
Traduction: Sebastian Danchin
Date de publication: 4 avril 2018

Acheter « Nuit sans fin » sur Amazon

dimanche 11 décembre 2016

A comme apocalypse, de Douglas Preston et Lincoln Child

A comme Apocalypse

L’histoire :
Gideon Crew reprend rapidement du service. Eli Glinn veut détruire une météorite très particulière se trouvant au fond de l’océan. On apprend qu’il est responsable de ce qui est arrivé cinq ans plus tôt lors du transport de cette énorme pierre.

Mon avis :
Voici la quatrième aventure de Gideon Crew[1][2][3] . Le titre original est « Beyond the Ice Limit » (je ne reviens pas sur le mauvais choix français pour les titres, que j’ai déjà expliqué dans les chroniques précédentes). Ce roman peut être lu indépendamment des trois autres, mais il est préférable de les avoir lus afin de bien comprendre la personnalité de Gideon. Ce livre est aussi la suite d’« Ice limit », paru en 2002, chez l’Archipel, mais les éléments nécessaires sont fournis pour bien appréhender l’histoire. Le côté technique des recherches sous-marines reste crédible.

On entre rapidement dans le vif du sujet. Le récit est rythmé, mais certaines scènes sont un peu trop lentes à mon goût. Comme dans le tome précédent, Gideon a plutôt un rôle de suiveur, d’exécutant. Il ne prend pas d’initiative, et là, c’est un peu dommage.

On découvre plus de choses sur Eli Glinn et son passé. Il n’est peut-être pas si insensible que ça, mais cela ne dure pas très longtemps. Certaines situations sont un peu tirées par les cheveux (exemple: les relations entre Gideon et Alex, ainsi que des scènes d’action), mais on reste dans la tonalité de la série.

Je trouve que la part belle de l’histoire est pour la météorite. Elle est au centre du récit. Tout tourne et converge vers elle. Il y a de la science-fiction et cela donne du piment à l’ensemble, même si on se doute, en partie, du dénouement. Ce dernier arrive en quelques pages et ensuite on passe à l’épilogue. Il aurait été intéressant de développer un peu cet entre-deux. Cela aurait donné plus de consistance à cette histoire.

Suspense, aventure, horreur sont au menu pour notre plus grand plaisir.

Service presse des éditions l'Archipel par l'intermédiaire de l'agence de communication Lp Conseils.

Titre: A comme Apocalypse (Beyond The Ice Limit)
Auteur: Douglas Preston / Lincoln Child
Éditeur: l'Archipel
Nombre de pages: 369
Traduction: Sebastain Danchin
ISBN: 978-2-8098-2059-1
Date de publication: 9 novembre 2016

Acheter « A comme Apocalypse » sur Amazon

dimanche 20 novembre 2016

La cité qui grandit, de Paul Carta

La cité qui grandit

L’histoire :
Jan, Thepis et Timbalan sont dans le désert (le Souffle d’Hestar). Jan soigne ses blessures auprès de nomades qui décident d'aider les trois compagnons, de les guider dans leur traversée.

Mon avis :
Il s’agit du quatrième tome des « Chroniques d’au-delà du seuil[1][2][3] » et du deuxième concernant Jan. Avec ce volume, Paul Carta vient clôturer l’intrigue commencée dans le livre précédent : Qui est Petit Dieu et Jan va-t-il réussir à sauver sa cité ? Avant toute chose, il faut avoir lu le tome précédent, car l’histoire en est la suite directe.

La structure de l’ouvrage reste la même : le roman alterne des chapitres (ou sous-chapitres) qui se déroulent auprès des hommes et d'autres auprès des dieux de l'Alphée. On suit Jan et ses compagnons dans leur périple, mais aussi les événements qui se déroulent dans la cité maudite. Et enfin les dieux de l’Alphée qui essaient de reprendre en main la situation. Il y a de l’action et quelques rebondissements qui maintiennent l’attention du lecteur. Les chapitres les plus intéressants ont été, pour moi, ceux ayant lieu dans la cité maudite et dans l’Alphée. J’ai été un peu déçu par la fin. J’ai trouvé la façon de faire un peu trop simple.

Le style d'écriture est toujours aussi relevé que dans les volumes précédents et est très agréable à lire.

Malgré le bémol concernant la fin du roman, il me tarde que le cinquième tome paraisse afin de retrouver Khimaï. On peut même supposer que Jan sera partie prenante dans la suite du récit.

Service presse des éditions l'Archipel par l'intermédiaire de l'agence de communication LP Conseils.

Titre: La cité qui grandit
Auteur: Paul Carta
Éditeur: l'Archipel
Nombre de pages: 338
ISBN: 978-2-8098-1801-7
Date de publication: 2 novembre 2016

Acheter « La cité qui grandit » sur Amazon

jeudi 27 octobre 2016

La nuit de Peter Pan, de Piero Degli Antoni

La nuit de Peter Pan

L’histoire :
Un soir, lorsqu’il descend au salon, Leonardo, dix ans, découvre son père ligoté. À ses côtés, se trouve un homme étrange et brutal. La nuit ne fait que commencer.

Mon avis :
Le roman se déroule sur une nuit. Le récit est rythmé et sans temps morts. Leonardo est le centre de ce récit. L’action se déroule dans une sorte de huis-clos infernal : la villa en bord de falaise et un peu dans la propriété autour. Il s’agit d’une maison reculée, difficile d’accès. La météo orageuse ajoute à l’ambiance sombre et tendue. Le lecteur est plongé dès les premières pages dans les événements. La tension monte petit à petit jusqu’à un point de non-retour.

Leonardo veut à tout prix sauver son papa, David, de cet inconnu dangereux qui le retient prisonnier. L’enfant va se poser mille et une questions sur la situation, brosser ses propres réponses, et en même temps, chercher une solution. Au cours de cette nuit, Leonardo va changer, évoluer. Un rite de passage assez brutal et angoissant.

Je me suis demandé comment les réactions de Leonardo pouvaient être si opposées : par moments, celles d’un enfant; à d’autres, celles que pourrait avoir un adulte. Or, l’auteur pose les pierres de cette compréhension et donne les éléments nécessaires afin de rendre le tout crédible.
David et l’inconnu sont des personnes dont les multiples facettes vont se dévoiler dans cette ambiance sombre et tendue.

Il s’agit d’un bon thriller, bien noir.

À lire !

Service presse des éditions l'Archipel par l'intermédiaire de l'agence de communication LP Conseils.

Titre: La nuit de Peter Pan (La notte di Peter Pan)
Auteur: Piero Degli Antoni
Éditeur: l'Archipel
Nombre de pages: 280
Traduction: Serge Filippini
ISBN: 978-2-8098-2027-0
Date de publication: 7 septembre 2016

Acheter « La nuit de Peter Pan » sur Amazon

vendredi 8 juillet 2016

Les rives de la terre lointaine, de Sarah Lark

Les rives de la terre lointaine

L'histoire :
Irlande, hiver 1846. La famine sévit. Kathleen et Michael sont jeunes, ils s'aiment, et veulent partir en Amérique, sans tenir compte de leurs familles. La réalité va vite les rattraper lorsque Michael est arrêté pour vol.

Mon avis : Cette lecture a été agréable, mais je n'ai pas réussi à trouver la même profondeur à ce roman qu'à la trilogie du « Nuage Blanc[1]». L'auteur brosse un portrait très complet des personnages. Il y a beaucoup de détails, ce qui explique que le roman ait plus de 600 pages. L'auteur aurait sans doute pu élaguer un peu, afin de donner davantage de rythme au récit.

Le lecteur suit essentiellement les personnages de Mary Kathleen, Michael, Ian et de Lizzie de l'Angleterre à la Nouvelle-Zélande, au cours de la période 1846 – 1864.
Mary Kathleen et Michael sont emplis de rêves et de nostalgie. Tout au long du roman, pour eux, le passé va avoir beaucoup de mal à s'effacer. Lizzie semble beaucoup plus pragmatique. Livrée à elle-même depuis son plus jeune âge, elle s'adapte aux situations. Elle sera un véritable guide pour Michael. Ce dernier n'a pas totalement le sens des réalités et il lui faudra de nombreuses années pour acquérir une certaine maturité. Ian n'inspire pas confiance dès le début et le reste du récit ne fait que le confirmer. C'est quelqu'un de vraiment antipathique.

Tout au long de l'histoire, le lecteur attend les retrouvailles de Mary Kathleen et Michael. C'est le fil conducteur du récit. On sent bien que la situation est très compliquée.
L'histoire semble assez convenue. Or, j'ai bien apprécié la fin. Sarah Lark maîtrise parfaitement son sujet et sait faire passer sa passion pour la Nouvelle-Zélande, ainsi que pour les coutumes maories. C'est le premier tome d'une nouvelle trilogie, mais pour moi, le récit se termine sans qu'il y ait besoin d'un deuxième tome.

Service presse des éditions l'Archipel par l'intermédiaire de l'agence de communication LP conseils.

Acheter « Les rives de la terre lointaine » sur Amazon

- page 2 de 9 -

Page top