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Editeur : Mazarine

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mercredi 23 octobre 2019

Mensonge, de JP Delaney

Mensonge

L’histoire :
Claire Wright, dont le rêve est de devenir comédienne, travaille pour un cabinet d’avocat. Elle doit piéger les maris infidèles, ce qui lui permet de payer son loyer. Un soir, la jeune femme est embauchée par Stella. Malheureusement, cette dernière est assassinée, et Claire est suspectée.

Mon avis :
Claire voit son existence comme un rôle. À chaque instant, elle pioche des moments de vie afin de s’en servir dans son métier de comédienne, qui peine à décoller. Lors d’une de ses missions, la jeune femme fait la connaissance de Patrick, le mari de Stella. Quelques mois après la mort de cette dernière, la police vient voir Claire et lui fait une étrange proposition.
Ce roman est rondement mené. L’auteur instille le doute par le comportement de Claire. Qui est-elle ? Est-elle la meurtrière ? Est-elle saine d’esprit ? Est-ce Patrick qui a tué sa femme ? Les relations entre les deux sont troublantes. Qui manipule l’autre ? Où est la vérité ?

Claire fonctionne à l’instinct. L’auteur joue avec la psychologie des personnages, et avec, en toile de fond, l’ouvrage « Les Fleurs du mal » de Baudelaire, il tente de faire monter la tension. J’ai été happé par le récit, mais je n’ai pas ressenti cette atmosphère paranoïaque, ni le suspense attenant. Claire est le centre de ce roman. Un personnage aux multiples facettes qui embrouille le lecteur de la meilleure des manières. On ne sait jamais, du début à la fin, si ce qu’elle dit ou pense est la vérité. Une ombre plane toujours sur elle.
Le livre est découpé en trois parties. Malgré une histoire lente qui se déroule sur des mois, les chapitres sont courts, et donnent du rythme au scénario.

Il faut savoir que cet ouvrage est une réécriture d’un ancien roman de l’auteur qui ne s’était pas vendu à l’époque. La reprise est une réussite.

Service presse des éditions Fayard / Mazarine par l'intermédiaire de Netgalley.

Titre: Mensonge
Auteur: JP Delaney
Éditeur: Mazarine
Nombre de pages: 432
Traduction: Jean Esch
ISBN: 978-2-8637-4513-7
Date de publication: 18 septembre 2019

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mercredi 4 avril 2018

Qui je suis, de Mindy Mejia

Qui je suis

L'histoire :
À Pine Valley, le corps d’une jeune fille est retrouvé sauvagement mutilé. Le shérif Goodman pense qu’il s’agit de Hattie, disparue peu de temps auparavant. Il sait aussi que cela va déclencher une véritable onde de choc dans la petite ville.

Mon avis :
Il s'agit d'un roman à trois voix. C’est plutôt un roman policier qu'un thriller. Le récit est bien construit, et j’ai plongé dedans avec facilité. Le premier narrateur, Hattie, le personnage principal, a une personnalité attirante, mais quand le verni s’écaille, tout n’est pas forcément reluisant. Elle raconte sa dernière année passée dans sa campagne profonde, avant de partir pour son rêve : New York. Le deuxième narrateur est le shérif Goodman. Il nous fait part de son ressenti après le crime, et il nous donne le déroulement de l’enquête. Enfant du pays, il est bouleversé par ce qui est arrivé à la jeune fille. Le dernier narrateur est Peter Lund, professeur d’anglais au lycée de Pine Valley. Peter est dans cette ville perdue pour faire plaisir à sa femme qui est venue soutenir sa mère malade. Peter est dépaysé loin d’une grande ville, il se retrouve même désoeuvré.

Chaque chapitre concerne un narrateur qui nous fait découvrir un pan de l’histoire. C’est classique, mais bien mené, et l’auteur a réussi son intrigue. Les personnages sont travaillés. Hattie a un caractère complexe. Tout comme Peter, elle est torturée, mais pas pour les mêmes raisons. Elle cherche comment prendre sa place dans cette société, et elle n’a peut-être pas eu les bons réflexes jusqu'à maintenant.
Peter est un intellectuel. À Pine Valley, la culture, les spectacles, tout lui manque. De plus, sa femme est étrange. Depuis son retour dans sa ville natale, elle est distante, froide. Peter ne voit plus en elle la personne qu’il a épousée six ans plus tôt.
Malgré leur situation et leur comportement, les différents personnages ont déclenché de l’empathie en moi, sauf Mary, la femme de Peter. Elle ne pense qu’à sa mère. Son mari n’existe plus pour elle. Elle ne donne pas d’explication à son comportement, comme si elle souhaitait que la situation s’envenime.

La révélation finale est intéressante. C’était un de mes choix parmi tant d’autres, mais je ne l’avais pas placé en tête.

À lire !

Service presse numérique des éditions Mazarine par l'intermédiaire de Netgalley.

Titre: Qui je suis
Auteur: Mindy Mejia
Éditeur: Mazarine
Nombre de pages: 400
ISBN: 978-2-8637-4359-1
Traduction: Jean Esch
Date de publication: 21 mars 2018

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vendredi 3 novembre 2017

Pas un mot, de Brad Parks

Pas un mot,

L’histoire :
Le juge Scott Sampson reçoit un SMS de sa femme Alison. Qu’il ne se dérange pas, c’est elle qui reprend les enfants à l’école. Le soir, elle rentre seule. Les parents, affolés, découvrent que leurs enfants, Emma et Sam, ont été enlevés.

Mon avis :
J’ai un avis très mitigé sur ce roman. Il s’agit d’un récit effectué par Scott. On entre tout de suite dans le vif du sujet. Mais lorsque les enfants sont enlevés, mon ressenti est étrange quant à la réaction des parents. J’ai trouvé que c’était plat, incongru. Cela m’a fait penser à quelque chose du style: « Ah ? Les enfants ont été enlevés ? On se fait un resto ? »
Ensuite, la réaction d’Alison vis-à-vis de la baby-sitter en sens inverse est complètement disproportionnée.

Il ne faut pas s’attendre à de grandes actions ou de très gros rebondissements. On suit surtout le juge Scott Sampson dans son travail, dont il nous fait découvrir, dans les grandes lignes, les coulisses et le mode de fonctionnement.
Certains passages concernent les ravisseurs. On comprend vite que ce ne sont que des exécutants, de véritables brutes, et on cherche le cerveau de l’affaire.

Les parents, et surtout Scott, se mettent à douter de tout le monde ou presque, car ils ne comprennent pas le but de l’enlèvement d’Emma et Sam. C’est le juge qui nous fait part de ses pensées, de ses réactions. Il nous raconte la vie de chacune des personnes qu’il analyse : ses employés, ses amis politiques, etc. On assiste quand même à une petite déchéance physique des parents au cours de l’histoire, mais j’ai trouvé que le récit n’avançait pas. L’auteur brouille les pistes (ou plutôt n’en donne pas vraiment) jusque vers la fin de l’ouvrage. Celle-ci est spectaculaire et larmoyante à souhait, mais j’ai trouvé que Scott, qui raconte, était complètement détaché, ce qui est gênant au vu des événements.

Une lecture que je ne recommande pas.

Service presse numérique des éditions Mazarine par l'intermédiaire de Netgalley.

Titre: Pas un mot,
Auteur: Brad Parks
Éditeur: Mazarine
Nombre de pages: 508
ISBN: 978-2-8637-4450-5
Traduction: Samuel Todd
Date de publication: 11 octobre 2017

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mardi 21 mars 2017

La fille d'avant, de JP Delaney

La fille d'avant

L'histoire :
Jane postule pour la location d’une superbe maison. Les conditions pour y vivre sont draconiennes, mais le prix mensuel dérisoire. Peu de temps après, elle découvre que l’ancienne locataire est morte dans d’étranges conditions.

Mon avis :
Il s'agit d'un roman psychologique. L'histoire se déroule à deux moments différents, qui alternent : quand Emma était locataire de la maison, et quand Jane le devient. On suit parallèlement les deux jeunes femmes dans leur vie à l'intérieur de cette étrange maison. On découvre les motivations d'Emma et de Jane, leur caractère, leurs doutes.
Ce sont deux personnages émotionnellement troublés par leur passé proche. Cela influe sur leur personnalité et la location de cette superbe maison doit leur permettre de prendre un nouveau départ.
Le personnage d’Edward est assez étrange : c’est quelqu’un de psychorigide, et on a l’impression qu’il a une idée derrière la tête. Ce que laisse transpirer l’auteur n’a rien de bien sympathique.
Simon, l’ancien petit ami d’Emma, ne se remet pas de la disparition de cette dernière. Il se dit que s’il avait été présent, cela ne se serait pas produit.

Ce qui fait froid dans le dos, au cours de la lecture, c'est la découverte du questionnaire qui prélude à la sélection du locataire, ainsi que toutes les règles afférentes à l'utilisation de la maison. À mon sens, c'est assez malsain.
Jane va être troublée par sa ressemblance avec Emma, et va effectuer des recherches afin de comprendre ce qui a pu aboutir à la mort de la jeune femme.

L'auteur rend bien l'ambiance du One Folgate Street, où tout est épuré, blanc et immaculé. Mais au-delà des apparences, une oppression latente est présente et cela s'intensifie petit à petit, jusqu'au final. Il y a plusieurs petits rebondissements qui maintiennent la tension.
Les chapitres sont courts et donnent du rythme à l'histoire. L'écriture est fluide. Ce roman est très agréable à lire.
Qui manipule qui ? Ce qui semble simple en apparence est beaucoup plus complexe.

À découvrir.

Service presse des éditions Mazarine par l'intermédiaire de Netgalley.

Titre: La fille d'avant
Auteur: J.P. Delaney
Éditeur: Mazarine
Nombre de pages: 432
Traduction: jean Esch
ISBN: 978-2-8637-4449-9
Date de publication: 8 mars 2017

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mercredi 8 juin 2016

Ne mords pas la main qui te nourrit, de A.J. Rich

Ne mords pas la main qui te nourrit

L'histoire :
Morgan rentre chez elle et découvre le cadavre de son petit ami, Bennett, lacéré par ses chiens : un berger des Pyrénées et deux pitbulls. Dévastée par la situation, elle va alors découvrir que son fiancé n'était pas ce qu'il prétendait être.

Mon avis :
J'ai un avis très mitigé sur ce roman. L'intrigue est intéressante, et même si le schéma du scénario est convenu, j'ai été entraîné dans l'histoire. L'évolution est assez lente. Morgan nous fait découvrir sa vie et surtout son travail sur les prédateurs sexuels. Il y a une analyse assez fine des chiens dits « dangereux ». D'ailleurs, les chiens font partie intégrante de ce récit. Morgan est soutenue par son frère, par quelques amis, et par Billie, une jeune femme rencontrée dans un refuge pour chiens.

Or, ma lecture fut laborieuse. La jeune femme raconte l'histoire, mais elle semble beaucoup trop détachée des événements. Mon empathie pour elle a diminué au cours de ma lecture. Est-ce sa formation et sa thèse qui donnent cet effet ?
Elle semble complètement déboussolée. Pourtant, toutes ses actions sont réfléchies, analysées. Elle essaie de comprendre ce qu'elle n'a pas su repérer et ce qui a conduit à la mort de son petit ami Bennett. J'ai rapidement eu des doutes quant au responsable. Ceux-ci se sont par ailleurs confirmés ensuite, mais c'est assez bien amené.

En même temps, Morgan donne de nombreuses explications théoriques sur les sociopathes et leurs victimes. Tout cela est intéressant, mais je pense que j'aurais préféré une héroïne plus impulsive, avec plus de réactions. Elle ne se bat pas réellement pour aider ses chiens. Elle se laisse porter par l'action, puis passe à autre chose, comme si tout ce qui s'était déroulé auparavant avait peu d'importance.

Une lecture en demi-teinte.

Service presse numérique des éditions Mazarine par l'intermédiaire de Netgalley.

Titre: Ne mords pas la main qui te nourrit (The Hand That Feeds You)
Auteur: A.J. Rich
Éditeur: Mazarine
Nombre de pages: 360
Traduction: Stéphane Carn
ISBN: 978-2-8637-4360-7
Date de publication: 11 mai 2016

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