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Editeur : Le Livre de Poche

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vendredi 29 novembre 2019

La parole est un sport de combat, de Bertrand Périer

La parole est un sport de combat

L’histoire:
Il s’agit d’un essai sur la prise de parole et la gestuelle qui va avec.

Mon avis:
Bertrand Périer s’appuie sur le succès du documentaire «Porter sa voix» pour partager son expérience dans le domaine de la parole. L’ouvrage est assorti de conseils judicieux pour la prise de parole. C’est un domaine qu’il faut travailler, car il n’est pas inné. Sans oublier que l’oralité ne tient pas une place prépondérante dans nos études.

L’auteur complète son ouvrage en le parsemant de petits exercices pratiques. Il aborde aussi son parcours professionnel, parle de certains concours d’éloquence auxquels il a participé. Il y a ajouté des anecdotes : cela permet d’enrichir son propos, rend le livre plus agréable, mais je ne suis pas certain que toutes soient utiles.

Bertrand Périer appelle aussi à rester humble, et précise qu’on peut toujours progresser dans ses pratiques. De plus, suivant l’occasion, le discours ne sera pas le même, et il faut qu’il soit adapté à l’interlocuteur.
C’est un ouvrage agréable à lire qui permet une première approche du domaine, et apporte de nombreuses idées pour améliorer ses prestations orales.

Titre: La parole est un sport de combat
Auteur: Bertrand Périer
Éditeur: Le livre de Poche
Nombre de pages: 224
ISBN: 978-2-2531-8818-6
Date de publication: 28 août 2019

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mercredi 15 novembre 2017

Dernière escale, de James Patterson

Dernière escale

L’histoire :
Afin de recoller des liens distendus, les Dunne partent en croisière avec le voilier familial. Le voyage va très vite tourner au cauchemar.

Mon avis :
Il s’agit d’un roman de vacances, pour se détendre. C’est un thriller comme sait en faire James Patterson. L’histoire est très classique, mais le romancier maîtrise complètement ce type de récit. Il y a de nombreux rebondissements, même si on devine rapidement certaines ficelles, et qu’il y a peu de surprises. Les méchants sont vraiment méchants et sans nuance; c’est la même chose pour les gentils.

La famille Dunne est stéréotypée : anorexie et drogue chez les enfants, adultère chez les parents. Les relations entre les membres sont tendues.
Tous les ingrédients sont réunis pour un résultat explosif. L’écrivain va à l’essentiel et c’est peut-être l’une de mes déceptions quant à ce livre : l'auteur aurait dû développer le caractère des personnages afin de donner plus d’épaisseur à l’ensemble.

Les chapitres sont courts afin de donner du rythme au récit, et c’est réussi. Le gros avantage, c’est que ce roman est très facile à lire. Un livre plaisant et agréable, mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.

Titre: Dernière escale
Auteur: James Patterson
Éditeur: Le Livre de Poche
Nombre de pages: 384
ISBN: 978-2-2531-5821-9
Traduction: Philippe Hupp
Date de publication: 02 novembre 2011

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mardi 27 janvier 2015

Délivrance, de Jussi Adler-Olsen

Délivrance

L'histoire :
Deux enfants emprisonnés arrivent à jeter une bouteille à la mer. Plusieurs années plus tard, cette bouteille va terminer entre les mains de Carl. Intrigué, le département V va enquêter sur cet étrange message.

Mon avis :
Carl Mørk et son équipe vont devoir de nouveau faire face à un véritable psychopathe. J'ai l'impression que de volume en volume, les criminels sont de plus en plus malades. Je ne sais pas si c'est une bonne chose. Ils sont quand même nombreux, les psychopathes au Danemark...

Le thème de ce livre tourne autour des enlèvements d'enfants au sein de communautés religieuses, qui sont souvent considérées comme des sectes et qui se ferment le plus possible au monde extérieur. Je trouve que ce livre est beaucoup trop lent. Il fait plus de 700 pages. Je pense que l'auteur aurait pu sabrer quelques longueurs. Jussi Adler-Olsen s'attarde énormément sur le coupable: il nous décortique de long en large sa façon de faire et ses pensées. Ce dernier se croit intouchable et trop malin pour se faire prendre. Il est froid et machiavélique. Dans ce roman, c'est le tueur qui a le rôle principal et j'ai eu l'impression que l'équipe du département V passait au second plan. Le dénouement va aussi traîner en longueur, et certaines situations sont, selon moi, un peu trop tirées par les cheveux.

Le département V va suivre deux affaires en parallèle. Petit à petit, la priorité que souhaite donner Carl à ces affaires va évoluer, sous l'influence (très) forte de Rose. Le romancier va s'attarder un peu plus sur ce personnage et ses petites bizarreries. Il y aura aussi quelques informations supplémentaires sur Assad qui laisseront des questions en suspens. Il y a toujours quelques interactions avec Hardy, l'ancien coéquipier de Carl. Il distillera quelques informations sur les affaires passées. L'écrivain se laisse donc la possibilité de faire revenir au premier plan l'affaire où Carl a perdu ses deux collègues.

Mon sentiment est donc mitigé. L'histoire est intéressante, l'approfondissement des personnages est bienvenu, mais il y a trop de longueurs à mon goût.

Titre: Délivrance (Flaskepost Frap)
Auteur: Jussi Adler-Olsen
Éditeur: Le Livre de Poche
Nombre de pages: 744
ISBN: 978-2253184386
Traduction: Caroline Berg
Date de publication: 02 janvier 2015

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lundi 19 janvier 2015

Profanation, de Jussi Adler-Olsen

Profanation

L'histoire :
De retour de vacances, Carl Mørck découvre sur son bureau un dossier concernant une affaire vieille de vingt ans. La curiosité l'emportant, il décide de creuser les informations qu'il a à sa disposition.

Mon avis :
Carl Mørck est de retour pour la deuxième enquête du département V. L'équipe qu'il compose avec Assad, se voit adjoindre une secrétaire en la personne de Rose. Cette dernière apporte une nouvelle touche à l'équipe et va permettre à Assad de prendre son envol. Il a été embauché pour faire le ménage. Or, il ne le fait pas une seule fois dans ce volume. Il devient un enquêteur à part entière.

On découvre davantage la personnalité des deux enquêteurs. On a l'impression en observant Carl Mørck de voir par moments le comportement d'un adolescent. Ses réactions vis-à-vis de Rose (qu'il veut renvoyer avant même de l'avoir vue), de la psychologue de la police qu'il souhaite mettre dans son lit (il en bave presque quand il la voit) montrent à quel point il est immature sur certains points. De l'autre côté, il ne vit, ne respire que pour mener des enquêtes, tordues de préférence. Et il va être servi !

Dès le début, nous connaissons les coupables. Carl va devoir trouver des preuves pour étayer ses soupçons. Malheureusement, les criminels ont de nombreux appuis au plus haut sommet de l'État. Les auteurs des crimes sont totalement imbuvables, mais je me suis quand même attaché à Kimmie.
L'enquête est des plus classiques. Après la lecture, je me suis dit que Carl n'avait jamais réellement eu de prise sur l'enquête. Dans l'ensemble, il subit plutôt les événements qu'il ne les provoque.

L'auteur continue de dresser quelques liens secondaires (avec Hardy, avec l'entourage de Carl), mais c'est beaucoup moins présent que dans le tome 1. Une lecture plaisir, un livre qui se lit facilement. Je reproche seulement le caractère immature du personnage principal. Cela donne l'impression qu'il ne sait pas ce qu'il veut et c'est peut-être le cas.

Titre: Profanation (Fasandræberne)
Éditeur: Le livre de Poche
Nombre de pages: 576
ISBN: 978-2-2531-7903-0
Traduction: Caroline Berg

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mercredi 17 décembre 2014

L'appel du coucou, de Robert Galbraith

L'appel du coucou

L'histoire :
Cormoran Strike est un détective privé au bout du rouleau. Il travaille avec des secrétaires intérimaires et sa vie privée est un fiasco. Un jour, John Bristow vient lui demander d'enquêter sur le suicide de sa sœur, Lula...

Mon avis :
«L'appel du coucou» est un roman policier écrit par JK Rowling sous le pseudonyme de Robert Galbraith. Il n'y a rien de particulier à relever sur l'enquête qui est très classique. Certains pourront reprocher quelques lenteurs à cette histoire, mais cela ne m'a pas empêché d'apprécier cette lecture, car le point fort est la psychologie des personnages.
Cormoran Strike est un détective au bout du rouleau. Il ne se fait guère d'illusions sur la vie. L'enquête qu'il mène est intéressante. Elle concerne la mort d'un mannequin, Lula Landry. Nous allons donc découvrir l'entourage de la victime. Il s'agit d'un monde sans pitié où tout est bon pour dénigrer son voisin.

En parallèle, on suit la vie quotidienne du détective, avec ses hauts et ses bas et l'impact qu'a Robin, sa nouvelle secrétaire intérimaire. Cette dernière va apporter un peu de fraîcheur à l'histoire.
Les deux personnages principaux sont travaillés, approfondis, très attachants. Les autres personnages semblent tous vouloir tirer quelque chose de la mort de Lula. Il y a de la jalousie, de la rancoeur. Vous avez de l'argent ? Vous êtes donc aigris. L'auteur nous dépeint un monde sombre derrière les paillettes et la médiatisation à outrance.

Même si l'histoire est sans véritable surprise, l'auteur arrive quand même, avec de petits détails bien placés, à nous entraîner sur de fausses pistes jusqu'à l'explication finale : la quête de reconnaissance peut mener loin.

C'est un roman policier agréable à lire.

Éditeur: Le livre de Poche
Nombre de pages: 696
ISBN: 978-2-2530-0171-3

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