Aller à la recherche

Editeur : Héloïse d'Ormesson

Fil des billets - Fil des commentaires

dimanche 19 mars 2017

Prix Clara 2016, Nouvelles d’ados

Prix Clara 2016

L’histoire :
Comme chaque année depuis 2007, le prix Clara regroupe les lauréats d’un concours pour les jeunes de 13 à 17 ans.

Mon avis :
Je ne m’intéresse pas trop aux nouvelles, mais je fais régulièrement une exception pour le prix Clara[1]. Cette année, c’est un tout petit recueil d’à peine plus de cent pages (contre plus de deux cent cinquante pour celui de 2007). Je sais très bien que ce n’est pas le nombre de pages qui fait la valeur d’un livre, mais c’est encore une fois la nouvelle la plus longue (« Terre-Happy ») qui m’a le plus intéressé.

Les six nouvelles qu’on trouve sont : « On n’entend que ce qu’on écoute » de Clara Albert, « Éclats de vie » de Zoé Baum, « Terre-Happy » de Ysaline Bortone-Bouver, «La fuite » de Estelle Desjardins, « J’aimerais mieux être un superbe météore » d’Irène Rodriguez et « Kol Nidre » de Solène Tuban.

Comme tout recueil de ce type, le résultat est inégal. Il faut aussi tenir compte des goûts personnels de chacun. Les sujets traités par les six jeunes filles (cette année, il n’y a pas de garçon) sont assez variés : la technologie, le racisme, les réfugiés, la vie, la musique, Le terrorisme, etc. On remarque que ces écrivains en herbe ont déjà un certain talent et une maîtrise de la langue plus que correcte.

La première nouvelle, « On n’entend que ce qu’on écoute », est l’histoire d’une maison qui parle de ses occupants et de son ressenti.
Ensuite, dans « Éclats de vie », nous sommes dans un récit polyphonique, où le narrateur change régulièrement jusqu’à la chute finale. J’ai eu quelques petits soucis lors de certains basculements de voix.
« Terre-Happy » est un récit de science-fiction, presque d’anticipation. Il s’agit de mon coup de coeur dans ce recueil. L’auteur réussi, avec brio, à emmener le lecteur là où elle le souhaite. J’ai apprécié la chute, car je ne l’attendais absolument pas.
Même si elle est bien écrite, je n’ai pas accroché à «La fuite ». Sans doute que je n’accroche pas au sujet des réfugiés. Les médias s’en donnent déjà à coeur joie et je n’ai pas besoin de lire un récit, même fictif, pour le garder à l’esprit.
Pour écrire « J’aimerais mieux être un superbe météore », l’auteur a effectué de nombreuses recherches sur Jack London. Cela se ressent parfaitement dans la nouvelle.
Dans la dernière nouvelle, la musique, à travers le violon, est mise en avant. Mais, aussi, le fait que la musique a pu avoir un rôle dans la survie de quelques personnes, au milieu du génocide de la seconde guerre mondiale. Si j’ai un reproche à faire à cette nouvelle, c’est qu’elle est un peu trop courte. Je pense qu’elle aurait gagné en épaisseur en étant un peu plus développée.

Ce recueil permet de passer un bon moment de détente. Et cerise sur le gâteau, les bénéfices vont à l’Association pour la recherche en cardiologie du fœtus à l’adulte (Arcfa[2] ) de l’hôpital Necker-Enfants malades.

Service presse des éditions Héloïse d'Ormesson par l'intermédiaire de lecteurs.com.

Titre: Prix Clara 2016, Nouvelles d'ados
Auteur: Collectif
Éditeur: Héloïse d'Ormesson
Nombre de pages: 115
ISBN: 978-2-35087-388-6
Date de publication: 3 novembre 2016

Acheter « Prix Clara 2016 » sur Amazon

jeudi 16 janvier 2014

L'été des lucioles, de Gilles Paris

L'été des lucioles

L'histoire :
Victor a neuf ans. Ses parents sont séparés. Chaque année, avec sa mère (Claire), sa sœur (Alicia), et Pilar, sa « seconde maman », Victor passe ses vacances au Cap-Martin. Mais cette année, les vacances seront bien différentes des précédentes...

Mon avis :
Voici un livre charmant, agréable à lire. C'est la première fois que je lis un livre de cet auteur et je ne suis pas déçu. C'est tout à la fois léger et sérieux. La vie abordée et vue par le regard d'un enfant, par moments peut-être un peu plus mature que son âge.
Victor est un petit garçon qui se pose rarement des questions sur ce qu'il doit faire, sauf en ce qui concerne les filles, mais il s'interroge beaucoup sur le fonctionnement des adultes. Il ne comprend pas pourquoi ses parents, qui s'aiment encore, ne vivent plus ensemble, pourquoi son père refuse de grandir et de venir au Cap-Martin, alors que l'appartement lui appartient.

Les habitants de la résidence sont, dans l'ensemble, assez pittoresques : entre la baronne d'un certain âge qui se prend d'affection pour Victor, la gardienne qui met son nez partout, et les parents de Justine qui vivent dans leur monde... tout cela crée un monde coloré et vivant.
Lors d'une de ses promenades, Victor rencontre des jumeaux avec qui il se lie rapidement d'amitié. Les trois garçons, accompagnés de Gaspard et Justine, vont partir à l'aventure. Cela va les entraîner plus loin qu'ils ne l'avaient imaginé, surtout Victor.

Avec une pointe de surnaturel, Gilles Paris nous emmène dans une réflexion sur la transition entre l'enfance et l'âge adulte. Dans le roman, les enfants, avec une touche d'insouciance bienvenue, semblent plus réalistes et pragmatiques que leurs parents. Il faudra attendre un déclic pour qu'il y ait une évolution chez ces derniers. Les relations entre adultes sont parfois un peu chaotiques. Victor a un regard lucide sur cette situation, ainsi que sur le comportement de sa sœur, même si par moments, il dit qu'il ne comprend pas tout, car il est trop jeune.

À lire !

Ce livre m'a été offert par Gilles Paris et les Éditions Héloïse d'Ormesson.

Éditeur: Héloïse d'Ormesson
Nombre de pages: 222
ISBN: 978-2-35087-243-8

Acheter « L'été des lucioles » sur Amazon
Page top