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Editeur : Gallimard

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lundi 29 décembre 2014

Le trône de fer T2, le Donjon rouge, de George R.R. Martin

Le trône de fer (tome 2), Le donjon rouge

L'histoire :
Tyrion Lannister est toujours prisonnier de Catelyn Stark. Ned Startk, Main du Roi, découvre le secret qui a mené à la mort son prédécesseur. Les événements vont alors se précipiter.

Mon avis :
Il m'a été plus facile d'entrer dans ce tome que dans le tome 1[1] . Sans doute parce que je connaissais déjà les personnages et le style de l'auteur.
On suit donc de nouveau les aventures d'Eddard Stark, de Tyrion Lannister, Catelyn, Jon, etc.

Certains personnages vont vite passer au second plan. Ce volume met en avant Robb Stark et Daenerys Targaryen. Ces protagonistes prennent de l'ampleur, mais le romancier n'oublie pas les autres protagonistes, ainsi que les autres enfants Stark: Sansa, Aria, Bran, Jon, qui continuent leur chemin.

L'histoire est toujours aussi complexe, et si certains points obtiennent une explication, d'autres restent fantomatiques. Autrement, il y a plus d'action, ce qui donne plus de rythme au récit. Les personnages ont toujours beaucoup d'épaisseur. George R.R. Martin donne de nombreux détails permettant de plonger le lecteur totalement dans son monde.

On commence à ressentir que les problèmes politiques actuels ne sont que la partie visible des ennuis qui se profilent. L'avenir ne semble pas radieux. L'atmosphère est sombre. Il y a encore des choses (sûrement désagréables) à découvrir du côté de la Garde de Nuit.

J'ai quand même ressenti quelques longueurs, et même si l'histoire m'intéresse beaucoup, je m'inquiète pour la suite lorsque je vois la taille et le nombre des volumes suivants.

Le lecteur, Bernard Métraux, continue sur la lancée du tome 1. Il donne vie aux personnages. Son interprétation est toujours juste. Le format du boitier a changé pour passer au format DVD, comme les principaux éditeurs de livres audio. On peut juste regretter, pour les puristes, d'avoir deux boitiers de tailles différentes sur une étagère pour la même série.

Ce livre m'a été envoyé par les éditions Gallimard

Éditeur: Gallimard
Durée: 20h
ISBN: 978-2-0701-4715-1

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vendredi 5 décembre 2014

Le Trône de fer, tome 1, de George R.R. Martin

Le trône de fer

L'histoire :
Lord Eddard Stark, seigneur de Winterfell, vit tranquillement dans son château avec sa famille. Un jour, après avoir exécuté un déserteur de la Garde de Nuit, il découvre de jeunes loups-garous que ses enfants prennent en charge.

Mon avis :
Je n'ai jamais vu la série TV et a priori, celle-ci ne m'intéressait pas. J'ai eu l'occasion de lire le tome 1 en audio, alors pourquoi ne pas essayer ? J'ai eu du mal à entrer dans l'histoire. L'alternance des lieux et des personnes brouille un peu le récit, mais petit à petit, les rapprochements se font, et la compréhension suit. Il existe actuellement cinq tomes en version originale, qui pour des raisons obscures (économiques sans aucun doute) ont été découpés en quinze tomes en France. J'aurais préféré que l'éditeur français respecte l'oeuvre originale. L'auteur nous plonge dans un monde médiéval où les légendes sur les loups-garous et autres espèces tiennent une grande place. De plus, les saisons peuvent durer des années.

L'histoire est complexe. Chaque chapitre correspond à un personnage sur lequel le récit est centré. Il s'agit de guerres de pouvoir, d'intrigues politiques, de complots. On suit essentiellement la vie de Lord Eddard Stark et de sa famille, mais il y a de nombreux protagonistes. Les personnages sont creusés, profondément humains (ce ne sont pas des surhommes). Ils ont leurs doutes, leurs certitudes et ils évoluent constamment. Dans ce tome 1, il y a peu de fantasy. On découvre un monde sombre, difficile, où la vie est impitoyable pour les plus faibles. On voit les enfants Stark évoluer dans ce monde. Eux aussi ont leurs forces et leurs faiblesses. La plupart sont attachants, mais on ne sait pas ce qu'il va advenir d'eux. La famille des Lannister semble corrompue au possible, sans parler de l'inceste... Tyrion, le nain, est intéressant, mais il semble terriblement fourbe.

Le style de l'auteur n'est pas évident à appréhender, il y a de longues descriptions et le récit est lent, très lent. Les intrigues avancent peu. Le sexe tient une bonne place dans le récit, expliquant aussi certaines intrigues. Les scènes à ce niveau sont rares, mais certaines personnes pourraient penser qu'il y en a trop, car par moments, on n'en voit pas l'utilité. «Le trône de fer» est une grande fresque palpitante, qui, j'espère, aura une fin et ne traînera pas indéfiniment.

J'ai aimé l'interprétation de Bernard Métraux. Elle est juste, adaptée à ce type de récit. Il crée des voix pour chaque personnage. Je sais que cela ne plairait pas à tout le monde, mais de mon côté, cela ne m'a pas dérangé, sauf une fois ou deux où j'ai trouvé la voix trop exagérée. Le changement de voix donne, à mon sens, une identité plus forte aux personnages.

Éditeur: Gallimard
Durée: 17h
ISBN: 978-20701-4369-6

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vendredi 19 septembre 2014

Le bon père, de Noah Hawley

Le bon père

L'histoire :
Un soir, Paul Allen, en regardant la télévision, apprend que son plus grand fils vient d'être arrêté pour le meurtre d'un candidat à la présidence des États-Unis. Sa stupeur passée, Paul ne peut concevoir que son fils soit coupable...

Mon avis :
Sur fond d'idée de complot, Noah Hawley nous livre L'enquête d'un père qui s'interroge sur la vie de son fils Daniel, et sur son propre rôle dans les événements qui ont eu lieu. Paul va se pencher sur son passé et analyser toute la vie de son fils à la recherche d'éléments qui pourraient le disculper. En parallèle, il va mener une enquête pour prouver ce qu'il pense. Il ne faut pas s'attendre à une réelle enquête policière, mais plutôt à des réflexions, suite aux découvertes qui sont faites au cours de l'histoire.

L'auteur a bâti quelque chose de solide autour de ce père de famille qui voit sa vie se désagréger sous ses yeux. Paul Allen va se poser la question : « Ai-je été un bon père ? » et toutes ses découvertes seront étudiées en tenant compte de cette question. À aucun moment, la lecture ne laisse entrevoir un espoir quant à l'innocence de Daniel. Paul fera de nombreuses hypothèses qu'il analysera de la même manière qu'un diagnostic dans son métier de médecin. Il s'agit du chemin de croix d'un père qui doit faire son deuil de la situation.

L'ensemble est bien mené. La machine judiciaire et l'opinion publique sont implacables. Cependant, pour moi, les passages concernant les meurtriers célèbres aux États-Unis sont de trop, même si je comprends dans quel but le romancier les a insérés dans son récit. Daniel semble froid, distant, là où Paul, son père, est profondément humain, et petit à petit, se fait jour une vérité qui apportera une réponse à « Ai-je été un bon père ?».

Éditeur: Gallimard
Nombre de pages: 416
ISBN: 978-2-07013-564-6

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jeudi 24 avril 2014

Chiens de la nuit, de Kent Anderson

Chiens de la nuit

L'histoire :
La vie quotidienne d'un flic, Hanson, vétéran du Vietnam, dans un quartier défavorisé de Portland. Il essaie tant bien que mal de faire son métier.

Mon avis :
Ce roman est assez dur, dans la réalité quotidienne qu'il décrit. Hanson est totalement désabusé de la vie et du quartier dans lequel il travaille. Il reste profondément marqué et tourmenté par les événements qu'il a vécus au Vietnam. Hanson semble faire ce métier parce pue c'est la seule chose qui ressemble à ce qu'il a appris à faire : la guerre, le combat.

Kent Anderson nous livre une vérité crue, parfois amère, quant à la vie quotidienne de ces quartiers et des flics qui y exercent. La scène la plus banale peut tourner à l'émeute et les flics ne sont pas vraiment appréciés. Ils emploient régulièrement des méthodes peu orthodoxes.

Le racisme réciproque entre les blancs et les noirs est bien montré, surtout lorsque les blancs sont des policiers dans un quartier noir. Hanson, comme ses collègues, se voit comme un chien de garde chargé de limiter la casse et de faire respecter l'ordre. On découvre aussi que, comme dans tout métier, les policiers ne s'entendent pas forcément entre eux, et que cela entraîne des rivalités houleuses.

À la lecture, j'ai ressenti que le personnage principal n'arrivait pas à tourner la page, les réminiscences du passé étant régulières et nombreuses. Hanson est ambivalent : d'un côté, il fonctionne comme ses collègues, tout en refusant de trop les fréquenter, et d'un autre côté, il est par moments écoeuré par les méthodes employées, alors que lui-même les applique. Cette ambiguïté se retrouve également dans sa vie privée : il n'arrive pas à savoir ce qu'il veut.

Le personnage principal est bien creusé, analysé, l'auteur lui a donné du volume. Il en est de même pour le contexte historique et sociologique. Drogue, violence, désespoir : la réalité, racontée de manière simple, brute, donne à l'ensemble un sentiment de malaise. Après ce livre, on comprend bien que la vie américaine n'est pas forcément celle à laquelle on pensait avant la lecture.

Un livre bien écrit, mais dérangeant.

Ce livre m'a été envoyé par les éditions Gallimard.

Éditeur: Gallimard (Folio)
Nombre de pages: 628
ISBN: 978-2-07-045436-5

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lundi 30 septembre 2013

Les livres des rai-kirah, III : Le vengeur, de Carol Berg

Le vengeur

L'histoire :
Seyonne apprend à vivre avec deux âmes et essaie de vivre normalement... Mais l'assassinat de l'empereur va de nouveau bouleverser son quotidien...

Mon avis :
Dans ce troisième et dernier opus de la série des rai-kirah, nous retrouvons tous les ingrédients qui ont fait le succès des deux tomes précédents : le livre foisonne de détails, le scénario est complexe à souhait (voire trop, par moments), les personnages sont toujours complexes eux aussi et attachants.

Au centre de l'histoire, se retrouve encore Seyonne, notre héros, qui continue à chercher des réponses au passé de son peuple. Cette quête, qui tourne à l'obsession, va le pousser dans les recoins les plus profonds de son âme, pour le meilleur et pour le pire. Il s'agit d'une véritable torture de son âme et Seyonne va se battre pour comprendre et essayer de maîtriser ce qui lui arrive.

Tous les autres personnages apparaissent réellement comme secondaires dans ce troisième volume. Ce sont à chaque fois les choix de Seyonne qui orientent directement ou indirectement le récit.

On retrouve aussi Aleksander, plus présent que dans le volume précédent, et c'est une bonne chose. Cela permet de nouveau à l'auteur d'approfondir les relations des deux amis et d'orienter son récit dans de nouvelles directions.

De nombreux bouleversements sont à prévoir, ainsi que des révélations sur le passé du peuple de Seyonne et des rai-kirah.

Du côté des reproches, comme pour le volume précédent, il y a peut-être trop de pages, des digressions dans le récit qui auraient sans doute pu être évitées, au profit de l'histoire, car à vouloir trop détailler, l'auteur a alourdi, à mon sens, le récit qui, par moments, devient trop complexe, trop psychologique. L'histoire tourne autour de l'âme et c'est un thème assez complexe et philosophique, mais je pense qu'il aurait pu y avoir des coupes dans les 780 pages de ce dernier volume.

Dans les thèmes utilisés, on a toujours l'amitié, la vengeance, la compréhension du passé, la psychologie des personnages...

Ce troisième volume est à lire ! (Et la trilogie, si besoin.)

Ce livre m'a été offert par les éditions Gallimard

Éditeur: Gallimard (Folio)
Nombre de pages: 780
ISBN: 978-2-07-044295-9

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