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samedi 5 janvier 2019

Little Heaven, de Nick Cutter

Little Heaven

L’histoire :
Une créature étrange enlève Petty, l’enfant de Micah, un ex-mercenaire. Peu perturbé par les événements, et très lucide, ce dernier décide de retrouver ses anciens comparses, et de retourner à Little Heaven où quinze ans plus tôt, tout a commencé.

Mon avis :
J’avais beaucoup apprécié « Troupe 52 », c’est donc avec intérêt que j’ai ouvert celui-ci. Or, est-ce dû à la période des fêtes, mais j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans ce roman. J’ai mis du temps à apprivoiser les personnages et le contexte. Une fois cela fait, l’histoire est devenue très intéressante avec une intrigue bien ficelée. Le récit alterne entre les années soixante et les années quatre-vingt.

Les trois mercenaires (ou plutôt tueurs à gages), Minerva, Micah et Ebenezer sont bien travaillés, ils ont de l’épaisseur. Malgré leur manière de vivre, ils déclenchent de l’empathie chez le lecteur. Au cours de l’histoire, ils vont se retrouver, malgré eux, à coopérer. Ils gardent un très mauvais souvenir de leur premier passage à Little Heaven, havre de paix de la secte d’Amos, installée au coeur d’une forêt inhospitalière.

Le révérend Amos Flesher est quelqu’un de psychologiquement perturbé (et le mot est faible). C’est un pervers narcissique qui est en contact direct avec Dieu. Ses fidèles acquiescent à tous ses choix et rien ne semble pouvoir les dévier de ce chemin. Rien qu’avec lui, les frissons sont garantis.

Des créatures étranges peuplent aussi cette forêt, et elles semblent avoir une curieuse influence sur les êtres vivants. Le surnaturel et l’horreur sont omniprésents, sans oublier le côté gore. Âmes sensibles, s’abstenir ! Il y a de l’action et des rebondissements. Je ne me suis pas ennuyé un seul instant, même si on peut trouver certains passages un peu longs.

Ce que je peux reprocher à ce roman est qu'on n'en sait pas plus sur les origines des créatures.

À lire !

Service presse des éditions Denoël.

Titre: Little Heaven
Auteur: Nick Cutter
Éditeur: Denoël
Nombre de pages: 583
Traduction: Éric Fontaine
ISBN: 978-2-207-13751-2
Date de publication: 1 novembre 2018

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jeudi 15 novembre 2018

Au coeur de la folie, de Luca D'Andrea

Au coeur de la folie

L'histoire :
Marlène se sauve en pleine nuit pour quitter son mari (qui est un truand) et refaire sa vie. Elle en profite pour voler des pierres précieuses dans le coffre familial. Dans sa précipitation, elle s'égare sur une route de montagne. Pendant ce temps, son mari décide de la retrouver et de l'éliminer.

Mon avis :
J'ai lu ce livre car j'avais aimé « l'essence du mal ». D'ailleurs, il n'est pas anodin que l'éditeur ait choisi une couverture qui ressemble au roman précédent, mais est-ce un bien? Je ne suis pas certain. En outre, même si l'adaptation du titre est bien faite, je pense qu'il aurait été plus simple de garder le titre original, même si cela aurait orienté davantage le lecteur sur l'une des intrigues.
Le récit est rythmé. Les chapitres sont courts. J'ai vite été absorbé par l'histoire, même si quelques détails m'ont dérangé. Par exemple, j'ai trouvé que Marlène changeait trop rapidement au contact de Simon, le Bau'r. Le vieil homme vit en ermite dans la montagne où il élève des porcs.

Il y a plusieurs morts violentes au commencement du roman (mais cela se calme ensuite). Le début raconte la fuite de Marlène et ce que cela déclenche dans son entourage. Puis, c'est essentiellement un huis clos sur les relations entre Marlène et Simon, ainsi que sur la vie que mène ce dernier. Il y a un côté glauque dans cette vie en montagne, et le Bau'r cache bien des secrets. L'auteur n'hésite pas à revenir sur le passé de certains protagonistes pour expliquer le présent.
La tension monte petit à petit. L'ennemi se rapproche, mais quel est-il ? S'agit-il de « l'homme de confiance » recruté pour éliminer Marlène ou bien de Simon, à moins que Marlène ne perde la tête ?
La folie est proche, les légendes omniprésentes, le roman est palpitant.

À découvrir.

Service presse des éditions Denoël.

Titre: Au coeur de la folie
Auteur: Luca D'Andrea
Éditeur: Denoël
Nombre de pages: 442
ISBN: 978-2-207-14141-0
Date de publication: 11 octobre 2018

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mardi 9 octobre 2018

Le rôle de la guêpe, de Colin Winnette

Le rôle de la guêpe

L’histoire :
Un nouvel élève arrive dans un établissement isolé, spécialisé dans l’accueil des orphelins. Dans ce vase clos, les pensionnaires se livrent à d’étranges manigances.

Mon avis :
Je ne m’attendais pas à cela en lisant ce court roman (200 pages). Ma lecture, d’une traite, a été agréable, et pourtant, le contenu est déroutant. Un jeune garçon raconte son histoire, tout en gardant un grand détachement vis-à-vis des événements. Les situations sont glauques, mais il n’y a rien qui m'ait vraiment fait frissonner dans ce roman. Les cadavres s’empilent, mais je n’ai pas ressenti de réelle tension, pas de véritable fil conducteur, hormis les considérations, élucubrations, et différentes théories du jeune garçon.

L’adolescent ne semble pas à sa place dans cet établissement pour orphelins dont personne ne veut. Il a un vocabulaire et une analyse très évolués pour quelqu’un de si jeune. Il a le devoir de s’intégrer parmi les autres pensionnaires, et décide de tout faire pour y arriver. Pourtant, il reste distant, et un froid calculateur. Il est méthodique et il n’y a pas d’affect. Il ne déclenche pas d’empathie. Cela m’a obligé à avoir, moi aussi, un regard distant, à ne pas m’immerger totalement dans le récit. Le résultat donne une intrigue étrange, gothique, où on hésite entre réalité et paranormal.

La fin est un peu surprenante, même si on la sent arriver. J’ai ressenti un petit goût d’inachevé, l’auteur nous laissant nous débattre avec nos questions, sans y apporter de véritable réponse, ce qui est dommage.

Service presse des éditions Denoël.

Titre: Le rôle de la guêpe
Auteur: Colin Winnette
Éditeur: Denoël
Nombre de pages: 200
Traduction: Robison Lebeaupin
ISBN: 978-2-207-14033-8
Date de publication: 13 septembre 2018

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jeudi 19 juillet 2018

Le Cactus, de Sarah Haywood

Le Cactus

L’histoire :
Susan Green, quarante-cinq ans, apprend le décès de sa mère, ce qui semble peu l’affecter. Or, le jour où elle apprend le contenu du testament, son sang ne fait qu’un tour : pas question que son bon à rien de frère récupère le pactole !

Mon avis :
Une histoire au premier abord légère, mais qui est très loin de l’être. On entre dans les méandres de la vie de Susan, qui depuis sa plus tendre enfance, veut tout contrôler. Elle est même psychorigide et ses relations avec les autres se réduisent au strict minimum.
Le décès de sa mère va entraîner un conflit avec son frère au sujet de l’héritage. À cela s’ajoute un autre imprévu : elle est enceinte, alors qu’elle ne voulait pas d’enfant.

Le rythme est lent. Au premier abord, Susan ne déclenche pas d’empathie, elle est même exaspérante. Or, petit à petit, je me suis attaché à ce personnage qui fait tout pour cacher ses émotions et faiblesses aux autres. Susan a oublié de vivre sa vie.
Edward, le frère, au cours du roman, est peu appréciable. Il a par moments des réactions immatures (trois mois pour récupérer les cendres de sa mère et il râle, car sa sœur l’a fait avant lui).

Ce sont donc les interactions de Susan avec les autres qui vont être analysées et la lente évolution qui s’en suit. Sans oublier une partie de la révélation finale qui va totalement bousculer son petit univers. Sur la deuxième partie de la révélation, j’ai trouvé que l’auteur en faisait trop.

La fin qui en découle est sans surprise, mais cela ne m’a pas dérangé. La romancière a bien mené son récit.

À découvrir.

Service presse des éditions Denoël.

Titre: Le Cactus
Auteur: Sarah Haywood
Éditeur: Denoël
nombre de pages: 442
Traduction: Jessica Shapiro
ISBN: 978-2-207-13746-8
Date de publication: 7 juin 2018

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dimanche 17 juin 2018

Mère Toxique, Alexandra Burt

Mère Toxique

L’histoire :
Après des années d’absence, Dahlia revient à Aurora, auprès de sa mère. Quelque temps après, lors d’un jogging, elle découvre une personne gravement blessée. À partir de ce moment-là, sa mère, Memphis, commence à divaguer.

Mon avis :
Comme souvent, je me pose la question quant au choix du titre français par rapport à l’original: « The Good Daughter ». Pourquoi avoir choisi « Mère Toxique » ? Je trouve dommage que les éditeurs ne restent pas au plus proche du titre d’origine. J’ai plongé avec délectation dans l’ouvrage. C’est un roman à plusieurs voix, essentiellement celles de Dahlia et Quinn. L’auteur nous immerge dans une ambiance étrange, légèrement oppressante, sans qu’on comprenne d’où cela vient.

Dahlia se repenche sur son passé. Pendant des années, elle a erré avec sa mère de motel en motel. De plus, elle garde une certaine distance vis-à-vis de Memphis, qu’elle considère comme proche de la folie.
Ce roman est à deux voix : d’un côté Dahlia, et de l’autre Quinn. Même si j’ai rapidement eu des doutes, l’auteur a amené les différents éléments finement. C’est un livre lent, qui dégage une atmosphère, une relation particulière entre mère et fille, sans qu’elle soit réellement conflictuelle.
La paranoïa est au menu. Les secrets de famille sont légion. Ils ont déterminé la vie de Dahlia. Plus le récit avance, plus la romancière décortique la jeunesse tortueuse de la principale protagoniste.
Le plus difficile ? Les non-dits, le silence oppressant de Memphis aux questions de sa fille, jusqu’au dénouement.

Jusqu’où peut-on aller pour un enfant ?

À lire !

Service presse des éditions Denoël.

Titre: Mère Toxique
Auteur: Alexandra Burt
Éditeur: Denoël
nombre de pages: 462
Traduction: Perrine Chambon
ISBN: 978-2-207-14111-3
Date de publication: 3 mai 2018

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