Aller à la recherche

mercredi 22 mai 2019

Des liens trop étroits, de Natalie Daniels

Des liens trop étroits

L’histoire :
Connie se réveille, en piteux état, dans un hôpital psychiatrique. Elle a perdu une partie de sa mémoire, et ne comprend pas vraiment ce qu’elle fait là.

Mon avis :
Ce roman aborde une amitié toxique, et la manière insidieuse dont cela se met en place, jusqu’au point de rupture. Le livre débute après un drame. La situation est classique pour ce type d’histoire. Connie nous livre son récit entrecoupé de ses séances avec sa psychiatre, Emma Robinson. Le lecteur se retrouve dans un huis clos où les deux protagonistes vont tisser des liens. Emma est là pour analyser Connie et lui faire recouvrer la mémoire afin qu’elle puisse expliquer comment elle en est arrivée à ces extrémités. Et ce n’est pas de tout repos.

La mère de famille raconte alors sa rencontre avec Ness, des années plus tôt, et l’amitié fusionnelle qui en a débouché. Il y a des allers-retours entre passé et présent, ainsi que des passages du journal intime d’Annie, neuf ans, fille de Connie. En fin de compte, on suit les péripéties de deux duos : Connie et Ness d’un côté, et Connie et Emma de l’autre.

Les thèmes évoqués sont la famille, l’amitié, les relations de couple après plusieurs années de mariage. La question de la dépendance à certains médicaments est aussi abordée. Malgré quelques longueurs, et le fait que Connie n’ait pas déclenché d’empathie chez moi, j’ai eu de l’intérêt pour cette lecture. Je voulais connaître les raisons de cette situation. Par contre, je ne comprends absolument pas la fin de ce roman. Pourquoi l’auteur a-t-elle fait ce choix ? C’est totalement irréaliste selon moi.

Service presse des éditions Denoël.

Titre: Des liens trop étroits
Auteur: Natalie Daniels
Éditeur: Denoël
Nombre de pages: 326
Traduction: Pierre Ménard
ISBN: 978-2-207-13654-6
Date de publication: 11 avril 2019

Acheter « Des liens trop étroits » sur Amazon

lundi 25 mars 2019

Une affaire comme les autres, de Pasquale Ruju

Une affaire comme les autres

L'histoire :
Lors d'un interrogatoire, deux femmes se font face : Annamaria Nicotra et la procureure Silvia Germano. Annamaria commence à raconter sa vie.

Mon avis :
C'est un roman noir, un huis clos, se déroulant dans une salle d'interrogatoire. Annamaria raconte sa vie avec son mari, de leur rencontre jusqu'à la mort de ce dernier. Elle vivait avec Marcello, un des chefs de la mafia. Elle s'est mariée par amour, et petit à petit, au cours des années, les rapports du couple se sont distendus jusqu’à un point de non retour.

Pendant l'interrogatoire et à travers le regard des deux femmes, on découvre le fonctionnement de la mafia italienne, ainsi que celle du couple. Annamaria vivait avec des non-dits. Par commodité, puis par nécessité, elle a fermé les yeux sur les activités de son mari. Au fil des ans, Marcello a étendu son pouvoir, ce qui a aussi apporté de nouvelles tensions, professionnelles et familiales. Meurtres, extorsions, corruption sont monnaie courante. Une Italie guère reluisante à travers le tableau qui en est brossé.

Le récit est prenant, les chapitres courts. J'ai tourné les pages avec intérêt afin de connaître le fin mot de l'histoire. J'ai un peu moins apprécié les fausses pistes mises en avant, car ces dernières sont trop classiques. La chute est vraiment intéressante.

À découvrir.

Titre: Une affaire comme les autres
Auteur: Pasquale Ruju
Éditeur: Denoël
Nombre de pages: 288
Traduction : Delphine Gachet 
ISBN: 978-2-2071-4043-7
Date de publication: 7 février 2019

Acheter « Une affaire comme les autres » sur Amazon

samedi 5 janvier 2019

Little Heaven, de Nick Cutter

Little Heaven

L’histoire :
Une créature étrange enlève Petty, l’enfant de Micah, un ex-mercenaire. Peu perturbé par les événements, et très lucide, ce dernier décide de retrouver ses anciens comparses, et de retourner à Little Heaven où quinze ans plus tôt, tout a commencé.

Mon avis :
J’avais beaucoup apprécié « Troupe 52 », c’est donc avec intérêt que j’ai ouvert celui-ci. Or, est-ce dû à la période des fêtes, mais j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans ce roman. J’ai mis du temps à apprivoiser les personnages et le contexte. Une fois cela fait, l’histoire est devenue très intéressante avec une intrigue bien ficelée. Le récit alterne entre les années soixante et les années quatre-vingt.

Les trois mercenaires (ou plutôt tueurs à gages), Minerva, Micah et Ebenezer sont bien travaillés, ils ont de l’épaisseur. Malgré leur manière de vivre, ils déclenchent de l’empathie chez le lecteur. Au cours de l’histoire, ils vont se retrouver, malgré eux, à coopérer. Ils gardent un très mauvais souvenir de leur premier passage à Little Heaven, havre de paix de la secte d’Amos, installée au coeur d’une forêt inhospitalière.

Le révérend Amos Flesher est quelqu’un de psychologiquement perturbé (et le mot est faible). C’est un pervers narcissique qui est en contact direct avec Dieu. Ses fidèles acquiescent à tous ses choix et rien ne semble pouvoir les dévier de ce chemin. Rien qu’avec lui, les frissons sont garantis.

Des créatures étranges peuplent aussi cette forêt, et elles semblent avoir une curieuse influence sur les êtres vivants. Le surnaturel et l’horreur sont omniprésents, sans oublier le côté gore. Âmes sensibles, s’abstenir ! Il y a de l’action et des rebondissements. Je ne me suis pas ennuyé un seul instant, même si on peut trouver certains passages un peu longs.

Ce que je peux reprocher à ce roman est qu'on n'en sait pas plus sur les origines des créatures.

À lire !

Service presse des éditions Denoël.

Titre: Little Heaven
Auteur: Nick Cutter
Éditeur: Denoël
Nombre de pages: 583
Traduction: Éric Fontaine
ISBN: 978-2-207-13751-2
Date de publication: 1 novembre 2018

Acheter « Little Heaven » sur Amazon

jeudi 15 novembre 2018

Au coeur de la folie, de Luca D'Andrea

Au coeur de la folie

L'histoire :
Marlène se sauve en pleine nuit pour quitter son mari (qui est un truand) et refaire sa vie. Elle en profite pour voler des pierres précieuses dans le coffre familial. Dans sa précipitation, elle s'égare sur une route de montagne. Pendant ce temps, son mari décide de la retrouver et de l'éliminer.

Mon avis :
J'ai lu ce livre car j'avais aimé « l'essence du mal ». D'ailleurs, il n'est pas anodin que l'éditeur ait choisi une couverture qui ressemble au roman précédent, mais est-ce un bien? Je ne suis pas certain. En outre, même si l'adaptation du titre est bien faite, je pense qu'il aurait été plus simple de garder le titre original, même si cela aurait orienté davantage le lecteur sur l'une des intrigues.
Le récit est rythmé. Les chapitres sont courts. J'ai vite été absorbé par l'histoire, même si quelques détails m'ont dérangé. Par exemple, j'ai trouvé que Marlène changeait trop rapidement au contact de Simon, le Bau'r. Le vieil homme vit en ermite dans la montagne où il élève des porcs.

Il y a plusieurs morts violentes au commencement du roman (mais cela se calme ensuite). Le début raconte la fuite de Marlène et ce que cela déclenche dans son entourage. Puis, c'est essentiellement un huis clos sur les relations entre Marlène et Simon, ainsi que sur la vie que mène ce dernier. Il y a un côté glauque dans cette vie en montagne, et le Bau'r cache bien des secrets. L'auteur n'hésite pas à revenir sur le passé de certains protagonistes pour expliquer le présent.
La tension monte petit à petit. L'ennemi se rapproche, mais quel est-il ? S'agit-il de « l'homme de confiance » recruté pour éliminer Marlène ou bien de Simon, à moins que Marlène ne perde la tête ?
La folie est proche, les légendes omniprésentes, le roman est palpitant.

À découvrir.

Service presse des éditions Denoël.

Titre: Au coeur de la folie
Auteur: Luca D'Andrea
Éditeur: Denoël
Nombre de pages: 442
ISBN: 978-2-207-14141-0
Date de publication: 11 octobre 2018

Acheter « Au coeur de la folie » sur Amazon

mardi 9 octobre 2018

Le rôle de la guêpe, de Colin Winnette

Le rôle de la guêpe

L’histoire :
Un nouvel élève arrive dans un établissement isolé, spécialisé dans l’accueil des orphelins. Dans ce vase clos, les pensionnaires se livrent à d’étranges manigances.

Mon avis :
Je ne m’attendais pas à cela en lisant ce court roman (200 pages). Ma lecture, d’une traite, a été agréable, et pourtant, le contenu est déroutant. Un jeune garçon raconte son histoire, tout en gardant un grand détachement vis-à-vis des événements. Les situations sont glauques, mais il n’y a rien qui m'ait vraiment fait frissonner dans ce roman. Les cadavres s’empilent, mais je n’ai pas ressenti de réelle tension, pas de véritable fil conducteur, hormis les considérations, élucubrations, et différentes théories du jeune garçon.

L’adolescent ne semble pas à sa place dans cet établissement pour orphelins dont personne ne veut. Il a un vocabulaire et une analyse très évolués pour quelqu’un de si jeune. Il a le devoir de s’intégrer parmi les autres pensionnaires, et décide de tout faire pour y arriver. Pourtant, il reste distant, et un froid calculateur. Il est méthodique et il n’y a pas d’affect. Il ne déclenche pas d’empathie. Cela m’a obligé à avoir, moi aussi, un regard distant, à ne pas m’immerger totalement dans le récit. Le résultat donne une intrigue étrange, gothique, où on hésite entre réalité et paranormal.

La fin est un peu surprenante, même si on la sent arriver. J’ai ressenti un petit goût d’inachevé, l’auteur nous laissant nous débattre avec nos questions, sans y apporter de véritable réponse, ce qui est dommage.

Service presse des éditions Denoël.

Titre: Le rôle de la guêpe
Auteur: Colin Winnette
Éditeur: Denoël
Nombre de pages: 200
Traduction: Robison Lebeaupin
ISBN: 978-2-207-14033-8
Date de publication: 13 septembre 2018

Acheter « Le rôle de la guêpe » sur Amazon

- page 1 de 10

Page top