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Editeur : De Borée

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dimanche 25 novembre 2018

Le crime de l’Odéon, de Sylvain Larue

Le crime de l’Odéon

L’histoire :
Le président Bonaparte utilisant un peu moins les talents de Léandre, ce dernier s’attache à démarrer une carrière de dramaturge. Le soir de la première, tout se passe au mieux, jusqu’au drame.

Mon avis :
Il s’agit du troisième volume de la série « Une enquête de Léandre Lafforgue »[1]. Je le retrouve avec plaisir. Par contre, je suis un peu déçu de la quasi-disparition de personnages secondaires comme Eustache. D’autres proches sont bien plus présents comme Constant Lafforgue ou Arnaud Davezac.

Cette fois-ci, les événements se déroulent au moment du coup d’état de 1851 du président Bonaparte. Une bonne occasion de revisiter cette période, mais les informations restent assez succinctes. Je pense qu’il aurait été intéressant de développer un peu plus le décor. Léandre se retrouve au coeur de l’enquête, et pour cela, il est écarté des investigations. Il doit alors concentrer son attention sur une autre affaire.

Le « Goupil », ainsi surnommé par Bonaparte, va essayer de rebondir, mais les cadavres ne l’attendent pas. Sur une partie du récit, Léandre subit plus les événements qu’il ne les contrôle, que ce soit au niveau du coup d’État ou de l’enquête. J’ai ressenti quelques longueurs, sans doute dues au fait que l’enquête n’avance pas, et que l’auteur s’attache à suivre la tentative de Léandre de percer en tant qu’auteur de théâtre sur le premier tiers du roman.

Il y a quand même quelques rebondissements. De plus, le romancier laisse filtrer certaines informations çà et là qui m’ont permis de deviner le nom du ou des coupables bien avant Léandre. Cela ne m’a pas empêché, dans l’ensemble, et malgré mes bémols, d’apprécier cette lecture. Pour mieux comprendre les personnages principaux (Léandre, Charles), je conseille la lecture des deux premiers volumes de la série.

Titre: Le crime de l’Odéon
Auteur: Sylvain Larue
Éditeur: De Borée
Nombre de pages: 417
ISBN: 978-2-8129238-0-7
Date de publication: 16 août 2018

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mercredi 19 septembre 2018

Mort d’un sénateur, de Pascal Chabaud

Mort d’un sénateur

L’histoire :
Le régime de Vichy s’installe, et l’inspecteur Joseph Dumont récupère une affaire délicate : l’assassinat du sénateur Étienne Ferrand, opposant au nouveau régime.

Mon avis :
Il s’agit d’une enquête avec pour toile de fond la mise en place du régime de Vichy. Au début de chaque chapitre, on découvre des extraits du journal officiel concernant les sombres décisions prises pour redresser le pays (et certaines sont assez glaçantes).
L’essentiel du roman se déroule dans une zone autour de Clermont. L’ambiance qui se dégage est plutôt sombre. L’intrigue est classique, mais bien ficelée. Les personnages principaux ont de l’épaisseur, ce qui est une bonne chose.
Joseph est quelqu’un de tourmenté après la mort de sa femme, tuée par un chauffard, quelque temps plus tôt. Il essaie de se reconstruire, mais cherche encore, avec peu d’espoir, les coupables.
Son enquête ne sera pas de tout repos, car c’est directement aux responsables du régime de Vichy qu’il doit rendre des comptes, et ces derniers ont une idée bien précise sur les coupables.

L’auteur est parfaitement documenté, et a su rendre palpable la vie difficile de cette période. On découvre l’exode, les premières bassesses individuelles, et aussi quelques rares moments de bon sens.
Ma lecture a été agréable, même si certains trouveront peut-être que les explications historiques sont trop présentes (le roman est dans la collection « Marge Noire », et non « Vents d’Histoire »).

À découvrir.

Service presse des éditions De Borée.

Titre: Mort d’un sénateur
Auteur: Pascal Chabaud
Éditeur: De Borée
Nombre de pages: 391
ISBN: 978-2-8129232-4-1
Date de publication: 17 mai 2018

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mercredi 22 août 2018

Le secret de la clé d’acier, de David Glomot

Le secret de la clé d’acier

L’histoire :
Patagonie, 1520. Après une mutinerie, trois hommes sont débarqués sur la côte. Ils décident de prendre la route à travers cette zone inhospitalière pour rejoindre la civilisation.

Mon avis :
L’auteur raconte le périple des trois hommes et les rapports entre eux. Il s’appuie sur ce trajet afin de revenir sur leur passé. Il y a le capitaine Juan de Cartagena, Muricellos le géographe-voyageur, et le père Léonard, un ecclésiastique. Le but de ce groupe va être de survivre, et le trajet sera périlleux. Il faut se nourrir, se protéger, se soigner. C’est parfois violent, rude, glauque (exemple, l’utilisation de la fosse par certains autochtones).

Au fil du temps, et bon gré mal gré, les trois personnages abordent leur passé et ce qui les a poussés jusqu’ici. Cartagena est quelqu’un d’entier, de bougon, qui a connu de nombreux champs de bataille. Il aime provoquer le père Léonard sur la religion. Ce dernier voyage depuis plus de trente ans à travers le monde, et ne s’est jamais fixé. Il veut vivre l’aventure (et là, il va être servi). Muricellos s’est engagé avec Magellan après avoir perdu sa bien-aimée, rien ne le retient vraiment dans ce bas monde.
Les trois hommes vont apprendre à mieux se connaître. Pourtant, la clé que porte continuellement le père Léonard autour du cou intriguera fortement l’un d’eux qui n’aura de cesse de percer le secret que cache cette clé (ce qui explique le titre du roman).

Le romancier détaille beaucoup cette longue marche, et les difficultés qu’elle engendre. Les paysages sont bien décrits ainsi que les différentes croyances de l’époque (exemple, la présence de dragons, de monstres).
Un roman historique intéressant, qui comme l’indique la quatrième de couverture, est vraiment une quête initiatique.

Titre: Le secret de la clé d’acier
Auteur: David Glomot
Éditeur: De Borée
Nombre de pages: 340
ISBN: 978-2-81-29228-0-0
Date de publication: 15 mars 2018

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dimanche 19 août 2018

La ferme aux maléfices, d’Édouard Brasey

La ferme aux maléfices

L’histoire :
Géraldine hérite de manière inopinée d’une maison en Haute-Provence, inhabitée depuis 90 ans. Jean-Louis, son mari, voit en cela un nouveau départ, d'autant plus que Géraldine est enceinte. Ils abandonnent leur travail, et partent vers leur nouvelle vie.

Mon avis :
Au cours de ma lecture, j’ai eu peur que le paranormal ne soit trop présent. Or, ce n'est pas le cas, et c’est une bonne chose. Je pense que le roman aurait gagné en densité en éliminant ce côté paranormal. Par contre, j’ai rapidement deviné certains éléments, et cela a diminué la surprise, mais peut-être était-ce voulu.
L’auteur livre un récit glaçant du massacre perpétré en 1928. Cela fait froid dans le dos, surtout lorsqu’on sait que cela est réellement arrivé. L’alternance classique passé-présent est un plus dans ce roman. On découvre les différents éléments, et c’est prenant. J’ai moins accroché au côté paranormal. Est-ce dû à la manière de l’intégrer, ou bien comme je le pense, le récit ne s’y prête pas vraiment ?

J’ai trouvé Géraldine faible, pas sûre d’elle, et parfois immature. Je me suis même dit qu’elle était totalement stupide. Au vu de certains événements, une personne normalement constituée serait partie sans se retourner. Son couple part en morceaux, elle en fait le constat, et elle continue sur sa lancée.

Jean-Louis est quelqu’un d’orgueilleux. Dès le début, je ne l’ai pas apprécié. La suite du récit a confirmé mes sensations. Max est un jeune homme plein d’entrain, mais un brin bipolaire dans son comportement, et cela ne dérange pas Jean-Louis, et peu Géraldine (du moins au début).

Les personnages secondaires, comme Sauveur et Marguerite, sont intéressants. J’aurais aimé que leur rôle soit un peu plus exploité et explicité. Les habitants du village sont assez exécrables. Selon eux, la ferme de Géraldine porte malheur, donc tous tournent le dos aux propriétaires. C’est assez dérangeant en France au vingt et unième siècle. J’ai eu l’impression d’un retour en arrière de plusieurs siècles.
À mon sens, sans le côté vaudou, c’est un bon roman du terroir.
Il est très agréable à lire, j’ai tourné les pages avec plaisir. Le rythme est lent, afin de mettre le lecteur dans l’ambiance du lieu et de faire monter la tension.

À découvrir.

Titre: La ferme aux maléfices
Auteur: Édouard Brasey
Éditeur: De Borée
Nombre de pages: 490
ISBN: 978-2-8129231-8-0
Date de publication: 19 avril 2018

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mardi 19 juin 2018

Printemps acide, de Patrick Tudoret

Printemps acide

L’histoire :
Roch le Stang, commissaire divisionnaire à Bordeaux, est convoqué à Paris. Abasourdi après la rencontre de ses supérieurs, il rentre à son hôtel en métro, et semble reconnaître quelqu’un qui lui écrit un SOS sur une vitre. À partir de ce moment, son instinct de flic reprend le dessus.

Mon avis :
De nouveau, après ma chronique d’hier, voici un roman très court. Il s’agit d’un policier.

L’auteur va à l’essentiel, sans fioritures, et il n’y a pas de temps morts. Les rebondissements sont peu nombreux, l’intrigue est linéaire. Il aurait peut-être été intéressant de développer un peu plus afin de donner plus de densité à l’histoire et au personnage principal.

Le récit reste vraisemblable, et c’est ce qui compte. De plus, il y a les ingrédients pour une adaptation à la télévision.

En cinq jours, Roch Le Stang évolue entre Bordeaux et Paris, et résout une affaire assez délicate. Il est le stéréotype du flic classique de romans: divorcé, ne vivant que pour son métier ou presque. La furtive rencontre dans le métro et les événements qui suivent vont le pousser à réfléchir quant aux choix qu’il a faits au cours de sa vie. Il a des états d'âme récurrents, ce qui le rend sympathique.

On le voit, avec l’aide de collègues, tirer les différentes ficelles de l’enquête, analyser les faits et créer des liens.

Pourquoi veut-on le mettre au placard ? Pourquoi a-t-on tué cette jeune fille ? Est-ce bien un amour de jeunesse qui l’a appelé à l’aide ?

Un bon roman détente. À découvrir.

Titre: Printemps acide
Auteur: Patrick Tudoret
Éditeur: De Borée
Nombre de pages: 178
ISBN: 978-2-8129-2347-0
Date de publication: 18 avril 2018

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