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Editeur : De Borée

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lundi 16 septembre 2019

Arcanes Médicis, de Samuel Delage

Arcanes Médicis

L’histoire :
Valente Peyron, pensionnaire de la Villa Médicis, et fils du directeur de l’institution, est assassiné. Afin de préparer au mieux une exposition anniversaire dans ces conditions, le père de la victime fait appel à un expert en art, le commissaire priseur Yvan Sauvage.

Mon avis :
C’est un roman policier qui se déroule en huis clos à l’intérieur de la Villa Médicis, à Rome. Ma première remarque concerne la quatrième de couverture : quand donc un éditeur fera-t-il attention à ne pas dévoiler certaines informations? Une quatrième de couverture doit attirer le lecteur, et ne pas donner d’éléments sur l’ensemble de l’histoire, c’est contre-productif.

Le romancier profite de ce livre pour brosser un portrait de la Villa Médicis, de ses jardins, et de son mode de fonctionnement.
Les pensionnaires, le personnel, tout le monde est suspect. Le commissaire Castelli, chargé de l’enquête, évolue avec diplomatie et facilité au milieu de tout ce monde. L’inertie de l’intrigue va profondément l’agacer. Yvan sauvage est un intrus au milieu de tout cela, et une découverte va le pousser à faire sa propre investigation pour des raisons personnelles, au détriment du commissaire.

De plus, l’expert va retrouver sur place une ancienne petite amie: Marion Evans, qui était très proche de la victime. Les relations entre les deux personnages sont assez compliquées. Il serait peut-être intéressant d’avoir lu les tomes précédents pour bien les comprendre.
L’évolution est lente, l’auteur fait parfois un peu traîner les choses, ce qui est dommage. Pourtant, l’enquête est intéressante, chaque personnage cache quelque chose. Or, j’ai plus été attiré par la quête personnelle d’Yvan, qui m’a laissé sur ma faim, que par la découverte du meurtrier.

Titre: Arcanes Médicis
Auteur: Samuel Delage
Éditeur: De Borée
Nombre de pages: 347
ISBN: 978-2-8129229-2-3
Date de publication: 13 septembre 2018

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vendredi 9 août 2019

Le Faubourg des diaboliques, de Philippe Grandcoing

Le Faubourg des diaboliques

L’histoire :
Paris, printemps 1907. Hippolyte Salvignac est accusé d’avoir assassiné le mari de son ancienne maîtresse. Devant l’adversité, il va devoir découvrir la vérité.

Mon avis :
J’ai eu du plaisir à retrouver le personnage d’Hippolyte dans ce deuxième tome de la série[1]. L’antiquaire va côtoyer de plus près le monde de l’art en faisant la connaissance de certains peintres de Montmartre, ce qui est, à mon sens, le principal sujet du roman. Philippe Grandcoing montre au Bateau-Lavoir[2] des personnages hauts en couleur (dont Picasso, Apollinaire, etc.).

Il ne s’agit pas d’un véritable roman policier. L’enquête est une sorte de fil rouge. Le romancier se sert de l’intrigue afin de brosser un portrait assez méticuleux de la société de l’époque et des événements, que ce soit dans les campagnes ou dans les villes. Il en profite pour approfondir ses personnages. Le lecteur entre au coeur de la vie privée d’Hippolyte, mais aussi de celle de Jules Lerouet, l’inspecteur de police.
Même si le duo fonctionne encore, l’essentiel du récit est centré sur Hippolyte, le personnage du policier est plus en retrait. L’antiquaire à un petit côté naïf qui lui donne du charme, mais il n’est plus totalement dupe du monde qui l’entoure.

J’ai été absorbé par le récit et le contexte historique. On comprend les dissensions qui traversent les forces de police et les actions politiques que mène Clémenceau pour diriger le pays. Rien n’est simple en ce début de siècle, et pour rester au pouvoir, tout est permis.

C’est avec plaisir que j’attendrai le tome suivant.

À lire !

Service presse des éditions De Borée. Je remercie l'auteur pour son petit mot.

Titre: Le Faubourg des diaboliques
Auteur: Philippe Grandcoing
Éditeur: De Borée
Nombre de pages: 290
ISBN: 978-2-8129248-4-2
Date de publication: 14 mars 2019

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dimanche 25 novembre 2018

Le crime de l’Odéon, de Sylvain Larue

Le crime de l’Odéon

L’histoire :
Le président Bonaparte utilisant un peu moins les talents de Léandre, ce dernier s’attache à démarrer une carrière de dramaturge. Le soir de la première, tout se passe au mieux, jusqu’au drame.

Mon avis :
Il s’agit du troisième volume de la série « Une enquête de Léandre Lafforgue »[1]. Je le retrouve avec plaisir. Par contre, je suis un peu déçu de la quasi-disparition de personnages secondaires comme Eustache. D’autres proches sont bien plus présents comme Constant Lafforgue ou Arnaud Davezac.

Cette fois-ci, les événements se déroulent au moment du coup d’état de 1851 du président Bonaparte. Une bonne occasion de revisiter cette période, mais les informations restent assez succinctes. Je pense qu’il aurait été intéressant de développer un peu plus le décor. Léandre se retrouve au coeur de l’enquête, et pour cela, il est écarté des investigations. Il doit alors concentrer son attention sur une autre affaire.

Le « Goupil », ainsi surnommé par Bonaparte, va essayer de rebondir, mais les cadavres ne l’attendent pas. Sur une partie du récit, Léandre subit plus les événements qu’il ne les contrôle, que ce soit au niveau du coup d’État ou de l’enquête. J’ai ressenti quelques longueurs, sans doute dues au fait que l’enquête n’avance pas, et que l’auteur s’attache à suivre la tentative de Léandre de percer en tant qu’auteur de théâtre sur le premier tiers du roman.

Il y a quand même quelques rebondissements. De plus, le romancier laisse filtrer certaines informations çà et là qui m’ont permis de deviner le nom du ou des coupables bien avant Léandre. Cela ne m’a pas empêché, dans l’ensemble, et malgré mes bémols, d’apprécier cette lecture. Pour mieux comprendre les personnages principaux (Léandre, Charles), je conseille la lecture des deux premiers volumes de la série.

Titre: Le crime de l’Odéon
Auteur: Sylvain Larue
Éditeur: De Borée
Nombre de pages: 417
ISBN: 978-2-8129238-0-7
Date de publication: 16 août 2018

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mercredi 19 septembre 2018

Mort d’un sénateur, de Pascal Chabaud

Mort d’un sénateur

L’histoire :
Le régime de Vichy s’installe, et l’inspecteur Joseph Dumont récupère une affaire délicate : l’assassinat du sénateur Étienne Ferrand, opposant au nouveau régime.

Mon avis :
Il s’agit d’une enquête avec pour toile de fond la mise en place du régime de Vichy. Au début de chaque chapitre, on découvre des extraits du journal officiel concernant les sombres décisions prises pour redresser le pays (et certaines sont assez glaçantes).
L’essentiel du roman se déroule dans une zone autour de Clermont. L’ambiance qui se dégage est plutôt sombre. L’intrigue est classique, mais bien ficelée. Les personnages principaux ont de l’épaisseur, ce qui est une bonne chose.
Joseph est quelqu’un de tourmenté après la mort de sa femme, tuée par un chauffard, quelque temps plus tôt. Il essaie de se reconstruire, mais cherche encore, avec peu d’espoir, les coupables.
Son enquête ne sera pas de tout repos, car c’est directement aux responsables du régime de Vichy qu’il doit rendre des comptes, et ces derniers ont une idée bien précise sur les coupables.

L’auteur est parfaitement documenté, et a su rendre palpable la vie difficile de cette période. On découvre l’exode, les premières bassesses individuelles, et aussi quelques rares moments de bon sens.
Ma lecture a été agréable, même si certains trouveront peut-être que les explications historiques sont trop présentes (le roman est dans la collection « Marge Noire », et non « Vents d’Histoire »).

À découvrir.

Service presse des éditions De Borée.

Titre: Mort d’un sénateur
Auteur: Pascal Chabaud
Éditeur: De Borée
Nombre de pages: 391
ISBN: 978-2-8129232-4-1
Date de publication: 17 mai 2018

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mercredi 22 août 2018

Le secret de la clé d’acier, de David Glomot

Le secret de la clé d’acier

L’histoire :
Patagonie, 1520. Après une mutinerie, trois hommes sont débarqués sur la côte. Ils décident de prendre la route à travers cette zone inhospitalière pour rejoindre la civilisation.

Mon avis :
L’auteur raconte le périple des trois hommes et les rapports entre eux. Il s’appuie sur ce trajet afin de revenir sur leur passé. Il y a le capitaine Juan de Cartagena, Muricellos le géographe-voyageur, et le père Léonard, un ecclésiastique. Le but de ce groupe va être de survivre, et le trajet sera périlleux. Il faut se nourrir, se protéger, se soigner. C’est parfois violent, rude, glauque (exemple, l’utilisation de la fosse par certains autochtones).

Au fil du temps, et bon gré mal gré, les trois personnages abordent leur passé et ce qui les a poussés jusqu’ici. Cartagena est quelqu’un d’entier, de bougon, qui a connu de nombreux champs de bataille. Il aime provoquer le père Léonard sur la religion. Ce dernier voyage depuis plus de trente ans à travers le monde, et ne s’est jamais fixé. Il veut vivre l’aventure (et là, il va être servi). Muricellos s’est engagé avec Magellan après avoir perdu sa bien-aimée, rien ne le retient vraiment dans ce bas monde.
Les trois hommes vont apprendre à mieux se connaître. Pourtant, la clé que porte continuellement le père Léonard autour du cou intriguera fortement l’un d’eux qui n’aura de cesse de percer le secret que cache cette clé (ce qui explique le titre du roman).

Le romancier détaille beaucoup cette longue marche, et les difficultés qu’elle engendre. Les paysages sont bien décrits ainsi que les différentes croyances de l’époque (exemple, la présence de dragons, de monstres).
Un roman historique intéressant, qui comme l’indique la quatrième de couverture, est vraiment une quête initiatique.

Titre: Le secret de la clé d’acier
Auteur: David Glomot
Éditeur: De Borée
Nombre de pages: 340
ISBN: 978-2-81-29228-0-0
Date de publication: 15 mars 2018

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