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Editeur : City Éditions

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samedi 21 avril 2018

La disparue de Saint-Maur, de Jean-Christophe Portes

La disparue de Saint-Maur

L’histoire :
Les compétences de Victor Dauterive commencent à s’ébruiter, et l’un de ses supérieurs lui demande d’enquêter sur la disparition de la fille d’un de ses anciens amis de régiment. Victor, tout heureux qu'on fasse appel à lui, se rend sur place, mais il déchante rapidement.

Mon avis :
Après un tome deux[1] que j'ai trouvé très réussi, je me suis lancé avec plaisir dans le troisième. La structure de la trame évolue quelque peu. Il y a toujours deux intrigues, mais cette fois, elles sont totalement distinctes. Il y a d'abord l’affaire de la disparue de Saint-Maur, et en parallèle, le marquis de La Fayette qui entraîne notre héros dans une nouvelle intrigue politique. Les deux histoires sont finement menées, et l’auteur apporte toujours de nombreux éléments historiques par l’intermédiaire de son récit.

Des personnages récurrents sont présents (Olympe de Gouges, le commissaire Charpier, Joseph…). Olympe et Charpier vont prendre une place un peu plus importante et parfois surprenante (n’hésitez pas à lire les tomes précédents si ce n’est pas déjà fait).
Dans ce volume, Victor mûrit encore. Il est toujours un brin naïf en se frottant à la dure réalité de cette vie d’adulte, mais il apprend vite, et il ne lâche pas prise, quelle que soit la situation. Pourtant, par moments, il est un peu plus irascible dans sa vie personnelle.

Pour l’affaire de la disparue de Saint-Maur, Victor rencontre une famille aristocrate pauvre et assez fermée, qui désire qu’on la laisse en paix. En même temps, les parents ne font pas grand cas de la disparition de leur fille.
L’autre affaire concerne l’élection à la mairie de Paris. Victor doit trouver des éléments compromettants sur l’un des candidats. À partir du moment où cela touche à la politique, les malversations sont courantes et les coups bas sont légion. Victor va l’apprendre à ses dépens. Les deux histoires sont rythmées, et on passe facilement de l’une à l’autre, sans oublier les relations de Victor avec Joseph, le petit orphelin.
Le livre regorge d'informations sociologique et culturelles. Le décor et le contexte sont très bien rendus. Par exemple, lorsque Victor se rend au couvent, l'auteur en profite pour expliquer comment les familles aisées se débarrassaient de certains problèmes.

Comme les deux précédents romans, celui-ci se déroule en 1791, mais sur les mois de novembre et décembre. On côtoie un monde politique en effervescence où chacun place ses pions pour avoir la maîtrise de l’Assemblée nationale et le pouvoir. Je n’ai pas ressenti de longueurs lors de ma lecture, et pourtant, il s’agit d’un pavé de 500 pages. On trouve encore, à la fin de l’ouvrage, quelques informations sur le travail mené par le romancier pour écrire son histoire, ainsi que les remerciements (que je lis toujours).
Ce roman est pour moi le plus réussi des trois. La barre commence à être haute pour le quatrième que je n’hésiterai pas à lire.

À lire !

Service presse des éditions City.

Titre: La disparue de Saint-Maur
Auteur: jean-Christophe Portes
Éditeur: City Éditions
Nombre de pages: 526
ISBN: 978-2-8246-1099-3
Date de publication: 15 novembre 2017

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vendredi 23 février 2018

L’affaire de l’homme à l’escarpin, de Jean-Christophe Portes

L'affaire de l'homme à l'escarpin

L’histoire :
Paris. 1791. De nuit, un jeune homme court à travers les rues pour échapper à ses poursuivants. Il veut atteindre la Garde nationale qui sera, le pense-t-il, son refuge. Malheureusement, il n’arrivera jamais à destination. Quelque temps plus tard, le marquis de La Fayette propose une nouvelle mission à Victor Dauterive.

Mon avis :
Après ma lecture du premier tome des enquêtes de Victor Dauterive, j’avais un avis mitigé[1]. J’ai décidé de lire le deuxième volume de la série, et bien m’en a pris : l’auteur a su bonifier son récit, et je n’ai pas retrouvé les écueils du tome 1 (certaines ellipses m’avaient dérangé). Le décor étant déjà planté, l’intrigue débute plus rapidement: Victor est vite appelé sur une nouvelle affaire délicate.

Le schéma du roman fonctionne de la même façon : deux intrigues finissent par se recouper et avoir des origines similaires. L’auteur a également glissé une petite intrigue secondaire avec Garat l’Américain. L'écrivain place son roman en pleine révolution française, après la fuite à Varennes.
Victor est un personnage attachant, sûr de lui. Il prend un peu plus d’épaisseur dans ce volume, ce qui n’est pas plus mal. Il va de nouveau risquer sa vie pour satisfaire son mentor, La Fayette.

L'histoire est bien menée. Il y a suffisamment de rebondissements, et cela foisonne d’informations sur cette période importante de notre histoire. Le côté complot ressort bien et amène la tension nécessaire au récit. Le romancier aborde un peu le thème de l’homosexualité et du traitement qui lui était réservé, mais aussi de manière bien secondaire, l’esclavage. Il montre bien les guerres de pouvoir entre les différentes factions qui existaient au sein de l’Assemblée nationale.
Par contre, un petit bémol: j’ai vu plusieurs coquilles lors de ma lecture, et je trouve cela dommage. On trouve, bien sûr, à la fin de l’ouvrage, des explications sur l’Histoire, ainsi que sur certains choix effectués par Jean-Christophe Portes.

À découvrir !

Service presse des éditions City.

Titre: L’affaire de l’homme à l’escarpin
Auteur: jean-Christophe Portes
Éditeur: City Éditions
Nombre de pages: 430
ISBN: 978-2-82460-862-4
Date de publication: 09 novembre 2016

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jeudi 26 mai 2016

On a dévalisé la Queen, de Jean-François Quesnel

On a dévalisé la Queen

L'histoire :
Suite à un divorce, Darcy décide de refaire sa vie en Écosse et s'installe près du manoir de Merryton, à propos duquel sa grand-mère lui racontait de curieuses anecdotes. Le lieu étant envoûtant, Darcy décide de découvrir l'origine de ces histoires.

Mon avis :
Il s'agit d'un livre agréable, parfait pour un moment de détente. Il ne faut pas s'attendre à quelque chose de sérieux au niveau de l'intrigue. Le roman se lit vite, il est rythmé. Les personnages sont décalés.

Il y a deux histoires : une qui se déroule au XIXè siècle et une autre, actuelle, qui concerne Darcy. La première chose que repère Darcy, chez un homme qu'elle rencontre, c'est s'il est sexy ou non et si elle en ferait bien son quatre heures. Les autres personnages sont au même niveau: Loufoques, étranges, décalés.

Le revers de la médaille, c'est qu'ils manquent cruellement d'épaisseur. Si j'ai remarqué quelques passages pouvant faire naître un petit sourire, le reste m'a laissé froid. Le comportement de certains personnages n'est pas cohérent. C'est voulu, mais cela n'apporte rien à l'histoire. Je ne suis peut-être pas adepte de ce type d'humour.

Comme souvent dans ce genre d'ouvrage qui alterne présent et passé, ce sont les événements qui se déroulent bien avant qui sont le plus intéressant. J'ai eu davantage d'empathie pour les personnages d'Emily et de Tom et l'histoire qui se déroule au XIXè est plus captivante. J'ai trouvé que l'histoire de Darcy relevait plus d'une succession de sketchs que d'une trame narrative.

L'écriture est fluide. L'auteur nous plonge avec facilité dans le récit.

Un livre pour avoir un moment de détente.

Titre: On a dévalisé la Queen
Auteur: Jean-François Quesnel
Éditeur: City Éditions
Nombre de pages: 239
ISBN: 978-2-8246-0750-4
Date de publication: 13 avril 2016

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lundi 22 février 2016

Mamie cherche les embrouilles, de Mario Giordano

Mamie cherche les embrouilles

L'histoire :
Poldi, la soixantaine, s'installe en Sicile pour terminer sa vie. Excentrique, elle mène une existence anti-conformiste. Lorsque son jardinier, le jeune et beau Valentino, disparaît, elle décide de tout faire pour le retrouver.

Mon avis :
J'ai choisi ce livre pour sa quatrième de couverture qui laissait entendre que c'était une enquête policière avec de l'humour. Ce fut une déception pour moi, car même s'il y a quelques touches d'humour, c'est loin de ce à quoi je m'attendais. De plus, les passages en question m'ont à peine fait sourire.

Il s'agit d'un roman policier classique. L'histoire est racontée par le neveu de l'héroïne (dommage, je pense que cela aurait été plus percutant si les faits avaient été racontés par Poldi elle-même). Cette dernière est une tête de mule. Elle abuse de l'alcool et mène son 'enquête personnelle. Elle agit à sa guise, drague sans vergogne le policier chargé de l'affaire. Ses remarques et son comportement sont censés être amusants, mais pour moi, ce n'est pas le cas.

Je n'ai pas eu d'empathie pour les différents personnages. Même celui de Poldi, qui se veut décalé, ne m'a pas subjugué. On sent même que l'intrigue policière passe au second plan, car tout tourne autour de Poldi et de sa vie, sans compter les digressions que celle-ci fait dans le récit qu'elle raconte à son neveu et que ce dernier nous transmet. C'est un peu trop lourd comme procédé.

Il y a peu d'action. Le récit est plutôt dans un style Cluedo : « Le colonel Moutarde dans la bibliothèque, avec le chandelier ». Par contre, l'héroïne tourne rarement autour du pot pour poser ses questions, ce qui la met, parfois, dans des situations délicates.

Je pense que pour lire ce roman, et afin de ne pas être déçu, il ne faut pas s'attacher à la quatrième de couverture qui laisse entendre que l'enquêtrice est délurée. Même si c'est le cas, c'est loin d'être irrésistible.

Ce livre m'a été envoyé par les éditions City par l'intermédiaire de l'agence de communication LP Conseils.

Titre: Mamie cherche les embrouilles (Tante Poldi und die sizilianischen Löwen)
Auteur: Mario Giordano
Éditeur: City Éditions
Nombre de pages: 317
Traduction: Françoise Fauchet
ISBN: 978-2-8246-0700-9
Date de publication: 20 janvier 2016

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lundi 4 janvier 2016

Le portrait de l'oubli, de Laura Madeleine

Le portrait de l'oubli

L'histoire :
Petra, jeune étudiante, tombe sur des documents étranges concernant son grand-père. Elle décide d'enquêter afin de connaître la vérité sur ce curieux passé.

Mon avis :
C'est un roman très agréable à lire qui permet de passer un bon moment de détente. L'histoire est classique. Le thème principal est l'amour et le rôle que joue le niveau social dans cette situation. Le roman alterne des chapitres se déroulant en 1910, racontés au passé et d'autres en 1988, racontés au présent à la première personne par Petra Stevenson. Cette dernière raconte son enquête. En parallèle, le lecteur découvre la vie de Guillaume Du Frère, jeune provincial monté à Paris pour trouver du travail.

Les scènes de 1988 servent surtout de fil conducteur aux événements de 1910. La vie parisienne y est détaillée. De même pour le fonctionnement de la pâtisserie Clermont en ce début de siècle. Il découle de cette différence entre les chapitres des deux époques, un manque de profondeur du personnage contemporain de Petra. Elle n'est pas le coeur du roman, mais c'est dommage de ne pas avoir plus travaillé cette période.

Les personnages de Guillaume et Jeanne sont attachants, même si on peut trouver Guillaume un peu trop sûr de lui. Pourtant, on se laisse porter par le roman et on espère que cette situation délicate entre Guillaume et Jeanne trouvera une issue heureuse, mais rien n'est certain.

Argent, amour, trahison, pâtisserie (miam, les bons gâteaux qui sont confectionnés dans ce livre) sont les ingrédients principaux de cette jolie histoire.

Service presse reçu des éditions City par l'intermédiaire de l'agence de communication LP Conseils.

Titre: Le portrait de l'oubli (The confectionner's tale)
Auteur: Laura Madeleine
Éditeur: City
Nombre de pages: 315
Traduction: Benoît Domis
ISBN: 978-2-8246-0682-8
Date de publication: 12 novembre 2015

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