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dimanche 29 septembre 2019

Au loup, Lisa Ballantyne

Au loup

L’histoire : Nick, un acteur, mais aussi professeur de théâtre, est accusé d’agression sexuelle sur une élève de douze ans. À partir de ce moment, la vie de Nick bascule, mais aussi celle de l’accusatrice, Angela.

Mon avis : C’est avec plaisir que j’ai retrouvé la plume de Lisa Ballantyne, et je n’ai pas été déçu. C’est un roman psychologique bien mené, et l’auteur sème parfaitement le trouble. Je me suis attaché aux personnages, que ce soit Nick ou Angela, sa jeune élève. Qui dit vrai ? Nick est coupable vis-à-vis de la population, sa vie devient un enfer. Du côté d’Angela, certaines découvertes entraînent un questionnement. Les chapitres alternent les points de vue de Nick, Angela, Marina (la femme de Nick), Donna et Stephen (les parents d’Angela). La tension monte pour le plaisir du lecteur: où se trouve la vérité ?

Nick et Angela cachent des choses. Le comportement de cette dernière est déroutant. La jeune fille souffle le chaud et le froid. Elle déteste tout le monde ou presque. De l’autre côté, la société a déjà condamné Nick alors que l’enquête n’est pas terminée. Plus personne ne veut l’employer, et Marina se met à douter. La pression est de plus en plus forte, jusqu’au dénouement. Un récit mené de main de maître, sans temps mort, sans longueurs.

À lire !

Service presse numérique des éditons Belfond par l'intermédiaire de Netgalley.

Titre: Au loup
Auteur: Lisa Ballantyne
Éditeur: Belfond
Nombre de pages: 336
ISBN: 978-2-7144-7974-7
Traduction: Carla Lavaste
Date de publication: 13 juin 2019

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mardi 3 juillet 2018

L’invitation, d’Elizabeth Day

L’invitation

L’histoire :
Martin Gilmour est dans un commissariat. Il est convoqué pour répondre à une série de questions à propos d’un incident survenu quelques semaines plus tôt, lors de la fête d’anniversaire de son meilleur ami.

Mon avis :
Il s’agit d’un roman psychologique. L’auteur raconte la relation de deux amis d’école, Martin et Ben, que leurs différences auraient dû séparer. Le lecteur suit le récit à travers le regard de Martin et parfois celui de Lucy, son épouse.

Martin raconte sa jeunesse, ses rapports avec sa mère, et surtout sa rencontre avec Ben. Les deux hommes entretiennent des relations ambiguës. Au cours du récit, on ressent bien que rien n’est vraiment naturel dans cette amitié. Il y a des non-dits, des espérances déçues, des désillusions. Comment la situation a-t-elle pu en arriver là ? C’est ce cheminement que l’auteur va expliquer.

Ce récit est addictif, même s’il n’y a pas de grandes révélations. Au travers de cette histoire, on découvre des personnages qui ne s’assument pas tels qu’ils sont, car le paraître a trop d’importance.

Au cours de cette soirée d’anniversaire, vont voler en éclats des années de vernis qui maintenaient en place un équilibre précaire et malsain. Le puzzle se reconstruit petit à petit. Il y a une certaine naïveté chez Martin, mais aussi du calcul et un contrôle de soi pour arriver à ses fins. On remarque également que toute sa vie tourne autour de Ben, son modèle. Ce dernier est un bourgeois qui n’a pas à faire beaucoup d’efforts pour réussir sa vie, selon le modèle familial pré-établi.

Il ressort de cette histoire que les personnages ont des réactions assez superficielles. Il s’agit d’une amitié basée sur des fondations factices et cela ne pouvait que mal tourner.

À découvrir.

Titre: L’invitation
Auteur: Elizabeth Day
Éditeur: Belfond
nombre de pages: 332
Traduction: Maxime Berrée
ISBN: 978-2-7144-7913-5
Date de publication: 3 mai 2018

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mardi 5 décembre 2017

La disparue de Noël, de Rachel Abbott

La disparue de Noël

L’histoire :
Lors d’une soirée d’hiver, une voiture a un terrible accident. La conductrice meurt. Sa petite fille Natasha, âgée de six ans, disparaît. Six ans plus tard, elle réapparaît dans la cuisine familiale. Son père, David, a refait sa vie avec Emma.

Mon avis :
C’est le deuxième roman de Rachel Abbott que je lis. Dans cette histoire, on trouve de nouveau l’inspecteur Tom Douglas (il s’agit même du quatrième tome le concernant d’après ce que j’ai lu). J’ai davantage apprécié ce roman que le précédent[1] . Si l’intrigue reste classique et certaines ficelles toujours aussi simples, j’ai rapidement été absorbé par l’histoire, même si au départ, j’ai trouvé quelques incongruités : une petite fille disparaît pendant six ans, elle réapparaît, dit qu’elle ne veut pas voir la police, et son père accepte. Même si par la suite, cette situation s’explique, c’est un peu étrange.

La mise en place est un peu lente, mais cela ne m’a pas dérangé. J’ai pris plaisir à retrouver l’inspecteur Tom Douglas, ainsi que quelques côtés de sa vie privée, avec l’intrigue concernant la mort de son frère Jack (que je ne trouvais pas assez développée dans « Une famille trop parfaite ».

Le retour de Natasha ne se fait pas sans douleur. Pendant un long moment, j’ai douté, échafaudé de nombreuses hypothèses. Derrière un caractère revêche, il y a pourtant une petite fille meurtrie.
Je n’ai pas trop apprécié David. Dès le début, il a un comportement étrange avec sa fille, ainsi qu’avec Emma. Cette dernière est une mère qui adore son fils (Ollie). Le retour de Natasha va faire apparaître des fissures dans son couple, qu’un événement en particulier va vraiment faire voler en éclat et conduire au bord de l’abîme.
Après le personnage de Tom, c’est celui d’Emma qui est, selon moi, le plus intéressant. On peut reprocher à l’auteur le côté stéréotypé de certains personnages, surtout dans le camp des méchants, mais au vu de l’histoire, cela reste acceptable. De plus, j’ai bien aimé l’un des éléments de la fin, même si j’aurais préféré autre chose.

Le style de l’auteur reste agréable. C’est fluide et bien construit.

À découvrir.

Service presse numérique des éditions Belfond par l'intermédiaire de Netgalley.

Titre: La disparue de Noël
Auteur: Rachel Abbott
Éditeur: Belfond
Nombre de pages: 460
ISBN:978-2-7144-7122-2
Traduction: Muriel Levet
Date de publication: 2 novembre 2017

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mercredi 30 novembre 2016

Une famille trop parfaite, de Rachel Abbott

Une famille trop parfaite

L’histoire :
Olivia appelle la police, complètement paniquée : son mari et ses enfants ont disparu. Quelques heures plus tard, son mari réapparaît. Deux ans après, c’est au tour d’Olivia de disparaître avec les enfants.

Mon avis :
La grande question de ce roman est : Pourquoi Olivia et ses enfants ont-ils disparu ? Sont-ils morts ? L’intrigue est classique et on devine rapidement la plupart des secrets de cette histoire. Somme toute, la lecture reste agréable. Les chapitres sont courts et maintiennent, dans l’ensemble, un léger suspense (loin de Lisa Gardner, contrairement à ce qui est annoncé sur la quatrième de couverture).

Olivia apparaît sans saveur. J’ai trouvé son personnage fade. Le côté très intéressant du roman est l’analyse du mode de fonctionnement du psychopathe narcissique qu’est Robert Brooke. C’est un passionné, et il va au bout de ses convictions (ce qui fait froid dans le dos).
Du côté des enquêteurs (Tom et Rebecca), l’auteur fait une légère incursion dans la vie privée de chacun. Elle en effleure juste la surface, car il ne s’agit pas de son principal propos. Pourtant, il aurait peut-être été intéressant de creuser un peu plus de ce côté-là (avec le risque de créer des longueurs) pour donner un peu plus d’épaisseur à son récit. C’est avec l’enquête que le lecteur avance dans l’intrigue. De cette manière, la romancière distille peu à peu les informations.
Malheureusement, quelques ficelles et explications, surtout sur la fin, sont un peu trop simples à mon goût. De plus, certains personnages secondaires, surtout chez les policiers, sont assez stéréotypés (exemple: le spécialiste informatique).

Un roman sympathique à lire, mais loin d’un grand thriller psychologique.

Service presse numérique des éditions Belfond par l'intermédiaire de Netgalley.

Titre: Une famille trop parfaite (Sleep Tight)
Auteur: Rachel Abbott
Éditeur: Belfond
Nombre de pages: 350
Traduction: Muriel Levet
ISBN: 978-2-7144-6033-2
Date de publication: 3 novembre 2016

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mardi 18 octobre 2016

Borowitz broie du noir, de Steven Boykey Sidley

Borowitz broie du noir

L’histoire : Jared Borowitz, physicien de renom, est de plus en plus grognon. Il considère qu’il n’y a qu’une majorité de crétins en ce monde dont il faut réussir à s’extraire. La tâche semble insoluble.

Mon avis : Il s’agit du premier roman écrit par l’auteur et du deuxième publié en France. (« Meyer et la catastrophe », sorti en 2015, aux éditions Belfond est le troisième.)

J’ai aimé le style de l’auteur, mais il ne faut pas avoir peur des phrases longues, voire très longues. Malgré son caractère quelque peu condescendant, Jared est quelqu’un d’attachant. Il se trouve à mille lieues des considérations basiques de la vie, évoluant majoritairement dans le microcosme universitaire.

On découvre donc la vie du physicien, passée et présente, ses pensées, ses envies, mais aussi ses réactions. Le personnage va avoir une crise existentielle. Autour de lui, gravitent Katherine (sa compagne, qu’il considère comme son pilier) et Ryan, un ami de longue date, écrivain célèbre. Jared ne vit que pour et par la science. Tout doit être expliqué, analysé, décortiqué, prouvé. Conséquence: c’est un athée convaincu. Katherine est psychologue, mais n’arrive pas à cerner les problèmes que rencontre actuellement son compagnon. Ryan apporte un décalage à l’histoire. C’est un trublion, bon vivant, qui est prêt à tout pour un bon coup de pub. Jared va vivre quelques expériences qui vont lui permettre d’avoir une nouvelle vision de la vie et de ses semblables.

C’est amusant, corrosif, incisif. Il s’agit d’une bonne analyse de la société actuelle.

À découvrir.

Service presse numérique des éditions Belfond par l'intermédiaire de Netgalley.

Titre: Borowitz broie du noir (Entanglement)
Auteur: Steven Boykey Sidley
Éditeur: Belfond
Nombre de pages: 320
Traduction: Catherine Gibert
ISBN: 978-2-7144-5769-1
Date de publication: 1 octobre 2016

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