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Auteur : Trondheim Lewis

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mercredi 18 octobre 2017

Infinity 8, T5 : le jour de l’apocalypse, de Lorenzo de Felici, Lewis Trondheim et Davy Mourier

Infinity 8, T5 : le jour de l’apocalypse

L’histoire :
Le major Ann Ninurta se promène avec sa fille, Syb, qu’elle conduit à la garderie. Ce qui ne l’empêche pas d’exercer son métier en toute circonstance. D’ailleurs, le capitaine la convoque pour aller explorer la nécropole.

Mon avis :
Ce cinquième tome est un tournant dans la série[1]. Ann Ninurta est une mère de famille qui n’a pas sa langue dans sa poche, qui ne supporte plus son ex-mari et qui a le devoir chevillé au corps.
Sa visite de la nécropole ne va pas être de tout repos, car les morts deviennent zombies: ils ne pensent qu’à agrandir leur famille, au détriment des vivants et rien ne semble pouvoir les arrêter.

On commence à voir apparaître des protagonistes des albums antérieurs: Ron Digger, fondateur de la guérilla symbolique, les Kornaliens, etc. Le personnage d’Ann évolue, surtout physiquement, ce que je vous laisse découvrir, mais même dans cet environnement macabre empli de zombies, je me suis mis à sourire pendant ma lecture. Car, il faut le dire, malgré le sujet, l’humour est omniprésent.
Le scénario est toujours aussi bien ficelé. Il y a du rythme, et quelques informations filtrent sur la nécropole ! Le dessin est à nouveau réussi, et les couleurs rendent parfaitement l’atmosphère d’apocalypse.

Comme dans les albums précédents, on trouve un cahier de six pages à la fin de l’ouvrage, qui présente le travail préparatoire réalisé. On apprend aussi que cet album a été le premier à être scénarisé et qu’il est donc vraiment une charnière dans la série. C’est une série à découvrir. Il faut avoir lu les quatre premiers volumes (dans l’ordre de votre choix), avant de lire le tome 5.

Vivement le tome 6 !

Service presse des éditions Rue de Sèvres.

Titre: Infinity 8, T5 : le jour de l’apocalypse
Auteur: Lewis Trondheim / Davy Mourier
Dessinateur: Lorenzo de Felici
Éditeur: Rue de Sèvres
Nombre de pages: 96
ISBN: 978-2-3698-1266-1
Date de publication: 13 septembre 2017

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jeudi 20 avril 2017

Infinity 8, tome 3 : L'évangile selon Emma, de Lewis Trondheim, Olivier Balez et Fabien Vehlmann

Infinity 8 T3 : L’évangile selon Emma

L’histoire :
Emma Ô-Mara est un marshall en vacances sur l’Infinity 8. Elle est réquisitionnée afin de mener la mission d’exploration de la nécropole qui bloque le vaisseau. Or, tout dérape immédiatement.

Mon avis :
Une des premières remarques concernant ce troisième tome, c’est qu’il y a très peu d’humour contrairement aux précédents. Dans ce reboot, ce sont les religions et l’appât du gain qui sont les thèmes principaux. L’ensemble est toujours kitsch et conforme au reste de la série.
Les personnages principaux ont peu d’empathie pour leurs congénères. Parmi les personnages secondaires, il y a toujours Robbie, le robot, présent sous une nouvelle forme.

Dans ce récit, une bande de mercenaires s’est regroupée afin de piller la nécropole, chacun ayant un but bien précis : faire fortune, collectionner certains objets, mettre la main sur des preuves prouvant la véracité de la religion Tholman.

Emma Ô-Mara est très pieuse. Elle n’agit que pour et par sa religion. Dans notre vie quotidienne, on la considérerait comme une fanatique. Cela rend son personnage intéressant, car on ne sait pas trop comment elle va réagir suivant les événements. Par contre, elle agit toujours avec calme et sérénité. Les autres personnages sont des psychopathes dans l’âme. On ne sait jamais d’où le coup va partir, et les rebondissements sont inattendus. Cet album ressemble un peu à un conte philosophique, religion et argent ne font pas bon ménage.

C’est un album très coloré. Il y a beaucoup d’aplats. Pour le personnage principal, comme Fabien Vehlmann l’indique en fin d'ouvrage, ils se sont inspirés d’Emma Peel[1]. Pour preuve, elle change constamment de tenue, ces dernières sont toujours taillées avec goût, et sa coiffure est toujours impeccable.

Un troisième tome un peu plus sombre, mais néanmoins intéressant.

Service presse des éditions Rue de Sèvres.

Titre: Infinity 8 T3 : L’évangile selon Emma
Auteur: Lewis Trondheim / Fabien Vehlmann
Dessinateur: Olivier Balez
Éditeur: Rue de Sèvres
Nombre de pages: 96
ISBN:978-2-36981-261-6
Date de publication: 16 mars 2017

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mercredi 1 mars 2017

Infinity 8, tome 2 : Retour vers le Führer, de Lewis Trondheim et Olivier Vatine

Infinity 8, tome 2 : Retour vers le Führer

L’histoire :
À bord de l’Infinity 8, une nouvelle histoire débute, dans un futur alternatif, toujours au bord de la nécropole stellaire. Cette fois, c’est l’agent Stella Moonkicker qui va devoir aller explorer le cimetière spatial.

Mon avis :
Aux commandes de ce second tome[1] , il y a les deux concepteurs du projet. Les caricatures sont omniprésentes, et nous trouvons de nouveau une jeune fille au service de sécurité de l’Infinity 8. La particularité de Stella Moonkicker, c’est qu’elle est adepte du selfie. Elle passe son temps avec son portable à la main. C’est comme un prolongement de son corps.

Dans cet album, c’est la tête d’Adolph Hitler cryogénisée qui réapparaît. Cette dernière va vouloir mettre en place un IVème Reich. L’histoire est de nouveau totalement décalée et absurde. Si vous cherchez du sérieux, passez votre chemin. Les nazis sont tournés en ridicule, de même que les autres personnages, comme monsieur Shlomo Juiff. Il y a encore de l’hémoglobine, mais là, on prend en pitié ceux qui se font « écraser » au sens propre du mot. Hitler est totalement obnubilé par le pouvoir, mais il se rend compte que ses discours n’ont plus le même impact qu’au vingtième siècle. Il décide donc de passer rapidement à l’étape suivante : on élimine les gêneurs.

Pendant une partie de l’histoire, Stella Moonkicker a plutôt un rôle de suiveuse. Elle essaie de se faire discrète tout en maintenant sa cote de personnalité sur les réseaux sociaux.
Un robot, Bobbie, suit en permanence Stella. Son option « Sarcasme » est rapidement activée, et il ne se gêne pas pour s’en servir. Je ne sais pourquoi, mais Bobbie m’a fait penser à Robby le robot de « Planète interdite[2] ».

J’ai trouvé qu’il y avait moins de rebondissements dans cet album que dans le premier. L’histoire a moins de saveur, et au bout de quelques pages, le comportement de la tête d’Hitler devient vraiment trop caricatural, ce qui devient lourd. Malgré cela, l’ensemble est quand même agréable à lire, et j’aimerais bien savoir où cette série va nous mener.

Service presse des éditions Rue de Sèvres.

Titre: Infinity 8, tome 2 : Retour vers le Führer
Auteur: Lewis Trodheim Olivier Vatine
Dessinateur: Olivier Vatine
Éditeur: Rue de Sèvres
Nombre de pages: 90
ISBN: 978-2-369951-259-3
Date de publication: 25 janvier 2017

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lundi 20 février 2017

Infinity 8, tome 1 : Romance et Macchabées, de Dominique Bertail, Lewis Trondheim, Zep

Infinity 8, tome 1 : Romance et Macchabées

L’histoire :
À bord de l’infinity 8, l’agent Yoko Keren est envoyée dans l’espace pour examiner une zone emplie de débris. La simple mission de reconnaissance va vite déraper.

Mon avis :
Infinity 8 est un space-opéra comédie de science-fiction en huit volumes. Il s’agit de 8 boucles temporelles afin de sauver le vaisseau Infinity 8.

Aux commandes de ce projet, se trouvent Lewis Trondheim et Olivier Vatine.
Ils ont regroupé autour de chaque album de grands noms de la bande dessinée : dans le tome 1, il s’agit de Dominique Bertail et Zep. Avant de sortir en album, l’histoire est prépubliée en trois parties sous forme de fascicules au format comics. La série est même qualifiée de « pulp et pop » : il est vrai que les couvertures des comics ressemblent énormément à celles des années 70. Tout est fait pour intriguer le lecteur. D’ailleurs, j’apprécie beaucoup le choix de la couverture définitive de l’album. Elle résume bien l’ensemble.
« Romance et macchabées » permet donc de suivre l’agent Yoko Keren à bord de l’infinity 8. Le personnage est obnubilé par la procréation, et recherche un mâle adapté. Elle scanne donc tous les mâles du vaisseau afin de mettre la main sur la perle rare. Certaines conversations autour de ce sujet sont délectables.

Il y a de l’action, des rebondissements, et l’ensemble est totalement déjanté. À bord de l’infinity 8 se trouvent 880 000 personnes de races diverses et variées. Il est même précisé « 257 races et 1583 humains, dont la moitié d’hommes ». Les auteurs se sont d’ailleurs lâchés sur les physiques des différentes races. Il y a même des nécrophages qui auront un rôle important dans ce volume. C’est sanguinolent à souhait, mais en même temps, cela prête à sourire avec toutes les onomatopées utilisées : Scrotch, Crounch, Clac, Splatch, wizz, ploutch, etc.

Le personnage du kornalien Sagoss est assez délirant. Son comportement lourdingue met au bord de l’hystérie l’agent Keren. Cette dernière à 8 heures pour mener sa mission à bien avant la boucle temporelle programmée par le capitaine du vaisseau. Sans oublier sa question existentielle : arrivera-t-elle à ses fins, et trouvera-t-elle la personne idéale pour procréer ?

Au niveau du style graphique, Dominique Bertail s'attache à garder quelques références: plastique très avantageuse pour l'agent Keren et des créatures extraterrestres plus extravagantes les unes que les autres.

J’étais curieux de découvrir cette série. Certains trouveront cela trop délirant, trop tiré par les cheveux, stéréotypé, mais je pense que c’est voulu et c’est ce qui fait son charme. Je peux donc dire que j’ai apprécié la lecture de ce premier volume plein de tentacules.

On trouve, à la fin, six petites pages (trop petites) de bonus avec quelques explications sur les travaux préparatoires et la présentation de différentes couvertures.

À découvrir.

Service presse des éditions Rue de Sèvres.

Titre: Infinity 8, tome 1 : Romance et Macchabées
Auteurs: Lewis Trondheim, Zep
Dessinateur: Dominique Bertail
Éditeur: Rue de Sèvres
Nombre de pages: 96
ISBN: 978-2-369-81257-9
Date de publication: 25 janvier 2017

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