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Auteur : Tabachnik Maud

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mercredi 16 mai 2018

Scène de crime, de Maud Tabachnik

Scène de crime

L’histoire:
Maud Tabachnik nous livre des nouvelles autour du crime.

Mon avis:
Je dois déjà dire que je n’aime pas trop les nouvelles en règle générale (je fais une exception pour le prix Clara[1] qui consacre de jeunes auteurs). Ayant découvert Maud Tabachnick il y a peu de temps, j’ai quand même voulu essayer ce recueil de dix-sept nouvelles. Mon avis est très mitigé. Comme dans tout ouvrage de ce type, le résultat est inégal, et je dois dire que ma lecture a été délicate. Je préfère nettement un roman. L’histoire a le temps de s’installer.

Là, l’auteur va à l’essentiel et cela ne plaira pas forcément à tout le monde. À mon sens, certaines nouvelles tirent quand même leur épingle du jeu, comme « La maison au fond des bois » et « Paris au mois de mai ». Par contre, la plupart du temps, j’ai deviné la trame et la chute, ce qui est une déception à ce niveau-là. Les histoires sont assez noires, et la romancière ne fait pas dans la dentelle. À travers ses récits, Maud Tabachnick montre la bêtise humaine et la violence de notre société. Il y a aussi de la souffrance, du dégoût, de la haine, tout y passe. Les thèmes vont de l’intégrisme religieux aux violences conjugales en passant par les agressions sexuelles et l'homosexualité, il n’y a aucun tabou.
Si vous aimez les histoires courtes et violentes, vous trouverez votre bonheur. Par contre, si vous êtes comme moi et préférez les histoires longues, passez votre chemin.

Service presse des éditions De Borée.

Titre: Scène de crime
Auteur: Maud Tabachnik
Éditeur: De Borée
Nombre de pages: 303
ISBN: 978-2-8129-2348-7
Date de publication: 19 avril 2018

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dimanche 14 janvier 2018

La vie à fleur de terre, de Maud Tabachnik

La vie à fleur de terre

L’histoire :
Lucas a le crâne rasé et porte des santiags. Il dirige une bande de zonards, jusqu’au jour où ces derniers dérapent à quelques mois des élections municipales.

Mon avis :
Il s’agit du premier roman de Maud Tabachnik écrit au début des années 1990. L’ambiance n’est pas très reluisante , le racisme est très présent. Il y a aussi les groupes de skinhead qui n’hésitent pas employer la violence, uniquement pour se faire plaisir. On peut trouver un petit côté suranné à ce roman, mais par bien des aspects, il est très actuel. La collusion de ces groupes extrêmes avec certains partis politiques et des élus est omniprésente. Certaines banlieues sont des zones de non-droits, l’antisémitisme est terriblement présent.

Lucas dirige un de ces groupes de petites frappes, souvent désoeuvrés, qui n’ont pas inventé l’eau chaude et qui traînent dans des banlieues sordides. Il est le chef, car par bien des aspects, il est le moins stupide, et n’est pas un fanatique. Pourtant, il espère pouvoir changer de vie. Mabel est aveugle et vit en marge de la société, protégée par un nain. Lucas va découvrir que de la différence peut venir la lumière. Pour se sortir de la situation catastrophique dans laquelle il se trouve, le voyou va devoir faire preuve d’ingéniosité et de sang froid, car il va être la proie d’une véritable chasse à l’homme.
Il y a de la violence, des morts, de la tendresse aussi. Mais y a-t-il un chemin pour la rédemption ?

À découvrir !

Titre: La vie à fleur de terre
Auteur: Maud Tabachnik
Éditeur: De Borée
Nombre de pages: 260
ISBN:978-2-812-92162-9
Date de publication: 13 septembre 2017

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mardi 24 octobre 2017

L’impossible définition du mal, de Maud Tabachnik

L’impossible définition du mal

L’histoire :
Rostov-sur-le-Don. Le meurtre atroce d'une jeune femme est commis. Le commissaire Braunstein hérite de l’affaire. Le corps mutilé porte les traces du tueur cannibale, recherché depuis de nombreuses années. Une enquête délicate commence.

Mon avis :
Il s’agit d’un roman empli de noirceur, basé sur un personnage qui a existé. Cela rend l’histoire encore plus prenante et glaçante. J’ai rapidement été absorbé par le récit. J’ai été écœuré par le côté malsain du meurtrier, qui légitime chacun de ses gestes et qui n’éprouve aucune once de culpabilité.
L’enquête est menée dans une petite ville de province au cœur de la Russie. L’auteur brosse un portrait de ce pays assez sévère, entre accointances politiques et corruption. Le commissaire Braunstein veut faire son travail correctement, mais on lui met des bâtons dans les roues.
On suit les recherches du policier avec intérêt, même s’il n’y a rien de spectaculaire dans les méthodes. C’est une investigation classique. Ce qui fait la force de ce roman, c’est l’histoire qui alterne le récit du narrateur avec les pensées de l’assassin. Ces dernières sont dérangeantes au plus haut point. C’est sordide.

Par contre, j’ai trouvé les personnages trop superficiels, pas assez travaillés. Il aurait été intéressant d'approfondir davantage ce côté-là, même si cela voulait dire augmenter le nombre de pages de manière conséquente. Dommage que l’auteur n’ait pas opté pour cette solution. De même, elle zappe les passages de meurtres et de cannibalisme, mais là, je suis plutôt d’accord avec ce choix : le lecteur imagine par lui-même la scène et c’est encore plus atroce, surtout après quelques allusions de l’assassin.

Un livre lent, sans grands rebondissements, mais intéressant.

Service presse des éditions De Borée.

Titre: L’impossible définition du mal
Auteur: Maud Tabachnik
Éditeur: De Borée
Nombre de pages: 329
ISBN: 978-2-8129-2120-9
Date de publication: 13 avril 2017

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