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Auteur : Preston Douglas - Child Lincoln

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dimanche 16 décembre 2018

T comme Tombeau, de Douglas Preston et Lincoln Child

T comme Tombeau

L'histoire :
Il reste peu de temps à vivre à Gideon Crew. Afin d’en profiter au mieux, il décide de se lancer dans une dernière aventure.

Mon avis :
Il s'agit du dernier tome de la série concernant Gideon Crew, qui ici nous fait donc ses adieux. Comme pour les autres tomes, on reste dans le vraisemblable, avec certaines ficelles assez grosses, mais cette série est faite pour se détendre. C'est réussi à ce niveau-là. J'ai apprécié de retrouver Gideon. Le roman peut être lu indépendamment, mais il est plus intéressant d'avoir lu le reste de la série pour bien comprendre les personnages principaux. Par ailleurs, il faut éviter de lire la quatrième de couverture, qui, à mon sens, en dévoile trop.

Le récit est rythmé. Les personnages se retrouvent dans le désert égyptien pour y vivre une aventure hors norme. On peut regretter le peu de présence d’Eli Glinn. Les auteurs l’utilisent a minima, ce qui est dommage. Il y a du suspense, et contrairement au tome précédent, pas de science-fiction. Le centre du récit se situe au milieu du désert. On bascule plutôt des siècles en arrière. Les découvertes effectuées pourraient bouleverser l’humanité.

L’idée est intéressante, développée, mais pas suffisamment à mon goût. Je suis un peu déçu par la fin du roman, c'est un peu trop convenu, mais c'est à l'image du reste du récit.

Titre: T comme Tombeau
Auteur: Douglas Preston / Lincoln Child
Éditeur: l'Archipel
Nombre de pages: 316
Traduction: Sebastian Danchin
ISBN: 978-2-8098-2518-3
Date de publication: 24 octobre 2018

samedi 12 mai 2018

Nuit sans fin, de Douglas Preston et Lincoln Child

Nuit sans fin

L’histoire :
New York. Un soir, deux adolescents découvrent un cadavre décapité dans un entrepôt. Le lieutenant d’Agosta du NYPD est chargé de l’affaire. Il rencontre sur les lieux, l’inspecteur Aloysius Pendergast. Ce dernier ne semble pas heureux d’être là.

Mon avis :
Contrairement au tome précédent[1], celui-ci met en avant Pendergast et d’Agosta lors d’une enquête assez étrange. Le suspense est bien présent, mais je trouve qu’il n’y a pas d’éléments pour faire avancer l’intrigue. Les cadavres s’entassent, mais il n’y a aucun début de piste. On a les constatations des enquêteurs sur les lieux des crimes avec un Aloysius perplexe, qui doute des explications obtenues. L’agent du FBI est beaucoup plus mou que dans « Noir sanctuaire ». J’ai eu l’impression de ne pas voir la même personne. Il est en retrait et ne trouve pas de réel intérêt à ce qu’il fait. Pour avoir lu le tome précédent, je comprends la situation, mais cela ne sera pas forcément évident pour tout le monde. Proctor, qui avait un rôle important dans le tome précédent, repasse dans l’ombre.

Le lieutenant d’Agosta subit la pression de sa hiérarchie face à l’étalage médiatique de ces meurtres par décapitation à répétition. On se doute que le coupable est certainement parmi les personnes rencontrées au cours de l’enquête, mais je n’ai pas mis la main dessus, en partie pour les motifs donnés précédemment : il n’y a pas vraiment d’éléments tangibles.

Pourtant, le récit est intéressant, prenant, agréable à lire, mais un peu plat et seule la fin où il y a un peu plus d’action et de rythme rehausse l’ensemble. Il faut reconnaître aussi (et c’est une bonne chose), le motif des meurtres est assez tordu.

Les thèmes traités, comme la fracture riche / pauvre ou le monde journalistique, sont des classiques, dont le premier aurait pu être, à mon sens, un peu plus développé. Mais comme j’ai eu du plaisir lors de ma lecture (et c’est le principal), il faut vraiment que je lise la série.

Service presse des éditions l'Archipel par l'intermédiaire de l'agence de communication LP Conseils.

Titre: Nuit sans fin
Auteur: Douglas Preston / Lincoln Child
Éditeur: l'Archipel
Nombre de pages: 363
ISBN: 978-2-8098-2406-3
Traduction: Sebastian Danchin
Date de publication: 4 avril 2018

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mercredi 9 mai 2018

Noir sanctuaire, de Douglas Preston et Lincoln Child

Noir sanctuaire

L’histoire : L’inspecteur Pendergast a disparu depuis quelques semaines. Dans son manoir new-yorkais, le majordome, Proctor, garde du corps de l’inspecteur veille sur Constance Greene. Lorsque cette dernière enlevée, Proctor se lance à la poursuite des ravisseurs.

Mon avis : Seizième tome de la série « une enquête de l’inspecteur Pendergast » et découverte pour moi qui ne connaissais la série que de nom. Il n’est pas trop dérangeant de ne pas avoir lu les tomes précédents, même si cela peut permettre une meilleure compréhension de la situation et des personnages.

Dès le début du roman, le ton est donné avec une course poursuite à travers le globe. Il y a du rythme, ainsi que des moments plus lents. Cela est dû à un retour en arrière qui permet de comprendre la situation dans son ensemble. J’ai trouvé que les personnages avaient de l’épaisseur, même s’ils sont stéréotypés. On reste dans le vraisemblable, mais le roman n'est pas totalement réaliste. Les personnages sont tous des James Bond.

Diogène est intéressant. Au niveau psychopathe, c’est du costaud. C’est un champion de la manipulation. Alossyus Pendargast est peu présent dans ce roman (ce qui s’explique par sa disparition). Je l’ai trouvé froid, distant, et même condescendant. Peut-être que je ne connais pas assez le personnage.
Constance est étrange. Son secret intrigue. Derrière une apparente fragilité, elle est capable de fermeté. Je ne comprends pas son envie de vouloir vivre dans un souterrain, coupée du monde. Cela révèle une personne pas vraiment stable.

J’ai trouvé qu’on était davantage dans un roman d’aventures que dans un thriller. L’ellipse concernant Proctor est regrettable, je pense que cela aurait pu être développé, mais il ne s’agit pas du coeur du roman. Le but essentiel des auteurs est la confrontation entre les deux frères : Aloysius et Diogène Pendergast (d’ailleurs on découvre les origines de cette rancoeur dans ce tome).

J’ai pris du plaisir lors de ma lecture. C’est un roman parfait pour se détendre. Maintenant, le tome 17 m’attend, et ensuite, sans doute, les tomes précédents.

À lire.

Service presse des éditions J'ai Lu par l'intermédiaire de l'agence de communication LP Conseils.

Titre: Noir sanctuaire
Auteur: Preston & Child
Éditeur: J'ai Lu
Nombre de pages: 477
ISBN: 978-2-290-15445-8
Traduction: Sebastian Danchin
Date de publication: 4 avril 2018

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dimanche 11 décembre 2016

A comme apocalypse, de Douglas Preston et Lincoln Child

A comme Apocalypse

L’histoire :
Gideon Crew reprend rapidement du service. Eli Glinn veut détruire une météorite très particulière se trouvant au fond de l’océan. On apprend qu’il est responsable de ce qui est arrivé cinq ans plus tôt lors du transport de cette énorme pierre.

Mon avis :
Voici la quatrième aventure de Gideon Crew[1][2][3] . Le titre original est « Beyond the Ice Limit » (je ne reviens pas sur le mauvais choix français pour les titres, que j’ai déjà expliqué dans les chroniques précédentes). Ce roman peut être lu indépendamment des trois autres, mais il est préférable de les avoir lus afin de bien comprendre la personnalité de Gideon. Ce livre est aussi la suite d’« Ice limit », paru en 2002, chez l’Archipel, mais les éléments nécessaires sont fournis pour bien appréhender l’histoire. Le côté technique des recherches sous-marines reste crédible.

On entre rapidement dans le vif du sujet. Le récit est rythmé, mais certaines scènes sont un peu trop lentes à mon goût. Comme dans le tome précédent, Gideon a plutôt un rôle de suiveur, d’exécutant. Il ne prend pas d’initiative, et là, c’est un peu dommage.

On découvre plus de choses sur Eli Glinn et son passé. Il n’est peut-être pas si insensible que ça, mais cela ne dure pas très longtemps. Certaines situations sont un peu tirées par les cheveux (exemple: les relations entre Gideon et Alex, ainsi que des scènes d’action), mais on reste dans la tonalité de la série.

Je trouve que la part belle de l’histoire est pour la météorite. Elle est au centre du récit. Tout tourne et converge vers elle. Il y a de la science-fiction et cela donne du piment à l’ensemble, même si on se doute, en partie, du dénouement. Ce dernier arrive en quelques pages et ensuite on passe à l’épilogue. Il aurait été intéressant de développer un peu cet entre-deux. Cela aurait donné plus de consistance à cette histoire.

Suspense, aventure, horreur sont au menu pour notre plus grand plaisir.

Service presse des éditions l'Archipel par l'intermédiaire de l'agence de communication Lp Conseils.

Titre: A comme Apocalypse (Beyond The Ice Limit)
Auteur: Douglas Preston / Lincoln Child
Éditeur: l'Archipel
Nombre de pages: 369
Traduction: Sebastain Danchin
ISBN: 978-2-8098-2059-1
Date de publication: 9 novembre 2016

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jeudi 16 octobre 2014

S comme survivre, de Lincoln Child et Douglas Preston

S comme survivre

L'histoire :
Gideon Crew accepte une nouvelle mission : voler, pour des raisons obscures, une page d'un manuscrit très ancien. Cela va le mener dans une quête extraordinaire qui pourrait bouleverser l'humanité.

Mon avis :
Troisième aventure de cette nouvelle série, « S comme survivre » nous permet de suivre Gideon Crew dans les missions périlleuses qui lui sont assignées. Comme pour les deux tomes précédents, je regrette le choix du titre français. Il aurait été plus judicieux de traduire simplement le titre original « The Lost Island » (L'île Perdue). Je comprends aussi que l'éditeur souhaitait garder une certaine visibilité et une cohérence à la série, mais la mauvaise traduction des titres est présente dès le premier tome. (Que fera l'éditeur français si par hasard la série dépasse les 26 tomes?) Gideon travaille toujours pour l'EES, qui a, à sa tête, Glinn, un homme se déplaçant en fauteuil roulant, et qui sait appuyer sur la corde sensible pour obtenir ce qu'il souhaite.

Le point de départ de cette nouvelle mission est de voler un manuscrit très ancien. À partir de là, les découvertes qui seront faites vont entraîner Gideon dans une quête très particulière. Si vous lisez mes deux premières chroniques[1][2] sur cette série, vous constaterez que je trouvais le résultat moyen. Or, j'ai beaucoup plus apprécié ce troisième volume, même si on peut trouver le côté mythologique de l'histoire un peu tiré par les cheveux.

L'ensemble se tient bien, l'écriture des auteurs est toujours aussi fluide et agréable à lire. Dans cette histoire, Gideon fera équipe avec une femme, Amy. Cette dernière a aussi un caractère bien trempé et semble totalement sûre de ce qu'elle fait. Pendant un bon moment, Gideon aura plus un rôle de suiveur, ce qui le ramènera à une place un peu plus humaine et moins de surhomme que l'on a pu découvrir au début de la série.

Les auteurs ne s'attardent pas trop sur le fil conducteur (Gideon a une maladie incurable), mais cela est quand même régulièrement rappelé avec les éléments nécessaires, ce qui n'oblige pas à la lecture de toute la série pour comprendre. La personnalité des protagonistes set bien développée. Les auteurs essaient d'insérer du suspense en créant une attente (au moment où le parchemin est analysé), mais j'ai trouvé cela un peu longuet pour découvrir l'information attendue.

En parallèle, les événements vont s'enchaîner avec gradation et l'action va rarement faire défaut. Le côté mythologique est bien amené et cela donne une touche fantastique à l'histoire. Après être resté un peu dubitatif là-dessus, je me suis pris au jeu, mais cela ne plaira pas forcément à tout le monde.

Comme à la fin du roman précédent, il y a une annonce de ce que sera sans doute l'intrigue du quatrième tome.

À mon sens, ce troisième volet est peut-être, actuellement, le mieux réussi de la série.

Ce livre m'a été envoyé par les éditions l'Archipel par l'intermédiaire de l'agence de communication LP Conseils.

Éditeur: l'Archipel
Nombre de pages: 362
ISBN: 978-2-8098-1574-0

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