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Auteur : McKinley Tamara

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dimanche 10 janvier 2016

Et le ciel sera bleu, de Tamara McKinley (Ellie Dean)

Et le ciel sera bleu

L'histoire :
1939. Sally Turner (seize ans) et son petit frère Ernie doivent quitter Londres par peur des bombardements. Ils se retrouvent en bord de mer, à Cliffehaven ou Peggy Reilley accepte de les accueillir dans sa pension. Un nouveau monde semble s'ouvrir aux deux enfants.

Mon avis :
Il s'agit du premier tome d'une nouvelle saga qui a déjà 9 volumes (D'après ce que j'ai compris, la saga tourne autour de la pension du Bord de mer de Cliffehaven et de la famille Reilly[1].) Tamara McKinley (sous le nom d'Ellie Dean) s'attache à raconter une histoire se déroulant lors de la deuxième Guerre Mondiale en Angleterre.
L'intrigue est simple, intéressante, même si l'on sent rapidement comment l'histoire va tourner. La lecture est agréable, même si j'ai trouvé certains passages un peu longs.

L'auteur développe au maximum l'environnement des personnages. Le contexte est très précis, très réaliste. Cela entraîne de la sympathie à l'égard de la plupart des personnages. Dans ce roman, mis à part la mère de Sally, tous ses proches sont attachants. La famille Reilly, et particulièrement Peggy, aide du mieux qu'elle le peut les personnes qui se trouvent en difficultés dans cette période sombre de guerre. Le personnage de Sally est mis en avant, mais le rôle de Peggy est prépondérant dans l'épanouissement de la jeune fille.

C'est un roman plein de bons sentiments. Ce n'est pas péjoratif, la lecture a été très agréable, même si certaines ficelles sont un peu grosses (Sally et John par exemple). Je suis peut-être un peu trop exigeant, mais je trouve que le récit n'est pas au niveau de la Trilogie « Oceana » du même auteur[2].

Je ne sais pas si je lirai la suite. J'ai peur d'être déçu car j'ai apprécié le livre pour le personnage de Sally, pas pour celui de Peggy ou d'un autre membre de sa famille.

Service presse reçu des éditions l'Archipel par l'intermédiaire de l'agence de communication LP Conseils.

Titre: Et le ciel sera bleu (There'll bbe blue Skies)
Auteur: Tamara McKinley
Éditeur: l'Archipel
Nombre de pages: 382
Traduction: Danièle Momont
ISBN: 978-2-8098-1767-6
Date de publication: 12 novembre 2015

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lundi 22 juin 2015

L'île aux mille couleurs, de Tamara McKinley

L'île aux mille couleurs

L'histoire :
Lorelei Pearson, dite Loulou, est une jeune artiste en devenir qui vit à Londres. Un jour, elle reçoit une lettre étrange de Tasmanie, son pays d'origine. Elle commence alors un long périple en quête de son identité.

Mon avis :
L'histoire oscille entre l'Angleterre et la Tasmanie, de la fin du XIXe siècle au début des années 1920. Pour Loulou Pearson, les secrets de famille sont omniprésents. D'ailleurs, le thème principal tourne autour de la famille et des racines. Il y a aussi, en arrière-plan, l'élevage de chevaux, mais c'est quelque chose de très succinct. Par contre, Tamara McKinley montre parfaitement les conséquences de la première Guerre mondiale pour de nombreuses familles.

Loulou a du caractère, mais elle a encore de nombreuses hésitations. Le lecteur s'attache facilement à elle. L'écriture est fluide, agréable. C'est une histoire pleine de romantisme.
Malgré ces côtés positifs, j'ai trouvé que le contenu était un peu trop léger. L'intrigue était pourtant prometteuse. Elle tient un bon moment, mais tombe un peu à plat. Les moments de suspense ajoutent un peu de piment à l'histoire, mais lors de la chute, je me suis dit : « tout ça pour ça ? », c'est un peu décevant. Les relations mère-fille ne sont pas assez exploitées, ni ce qui tourne autour de Carmichael. Les ficelles utilisées sont un peu trop convenues. Exemple, les événements autour de Maurice ou de Joe sont sans surprises.

Clarice est le personnage pour lequel on a peut-être le plus de sympathie quand on contextualise son comportement en fonction des événements passés. Les passages où elle se remémore sa vie en Tasmanie sont, à mon sens, les plus intéressants.
Dolly est le stéréotype du personnage superficiel dans sa manière de vivre, mais qui est sincère en amitié et qui sert un peu de mentor à Loulou. Les autres personnages secondaires sont aussi intéressants, sauf celui de Gwen, que j'ai trouvé manquant d'épaisseur.

C'est un roman plein de bons sentiments (ce n'est pas péjoratif, la lecture a été très agréable). Je trouve seulement que le récit n'est pas au niveau de la Trilogie « Oceana » du même auteur[1] .

Ce livre m'a été envoyé par les éditions l'Archipel par l'intermédiaire de l'agence de communication LP Conseils.

Titre:L'île aux mille couleurs ('Ocean Child')
Auteur:Tamara McKinley
Éditeur: l'Archipel
Nombre de pages: 427
Traduction: Danièle Momont
ISBN:978-2-8098-1689-1
Date de publication: 20 mai 2015

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mardi 20 mai 2014

L'or du bout du monde, de Tamara McKinley

L'or du bout du monde

L'histoire :
Australie, 1849. Une jeune femme (Ruby), et son mari (James), décident de partir s'installer à l'intérieur des terres afin de découvrir de nouveaux horizons. Au cours de la même période, de nouveaux colons arrivent en Australie pour tenter leur chance, et d'autres reviennent sur les traces du passé...

Mon avis :
Après « la terre du bout du monde », « les pionniers du bout du monde », Tamara McKinley nous présente le dernier roman de la trilogie : « L'or du bout du monde ». Je comprends le choix du titre français : il s'agissait de cadrer avec les titres choisis pour les deux premiers romans, mais le titre original étant « Legacy », je me demande pourquoi « Héritage » n'a pas été retenu. Après lecture, on se rend compte qu'il s'agit bien d'un héritage en quelque sorte.
Dans ce dernier tome, l’auteur reprend l'histoire environ quarante ans après la fin du tome 2. Même s'il est plus intéressant d'avoir lu les tomes précédents, cela n'est pas une obligation pour pouvoir suivre et comprendre les intrigues qui se développent au cours des pages. Tamara McKinley distille régulièrement et à bon escient les éléments nécessaires à la compréhension du récit.

Les histoires qui se déroulent permettent au lecteur de s'attacher aux personnages, comme Ruby et Jessie, mais aussi Harry Cadwallader, et de découvrir les liens qui les rattachent entre eux. De même que dans le tome précédent, les histoires de ces familles (et d'autres) se croisent, se mélangent, s'éloignent. Cela peut sembler complexe, mais c'est bien structuré et on s'y retrouve facilement (j'avais eu un peu plus de mal avec le tome 2). Il y a un fil conducteur qui lie les différentes familles, et la romancière nous éclaire sur celui-ci petit à petit. L'ensemble est fouillé, travaillé. Les personnages ont une profondeur qui permet au lecteur de s'attacher ou d'être écœuré.

L'histoire est centrée sur les Hommes, mais en arrière-plan, le lecteur découvrira une nouvelle période de l'histoire de l'Australie où les conditions de vie sont difficiles et s'améliorent peu, mais aussi avec la période de la ruée vers l'or et les décisions concernant les aborigènes. Ces derniers tiennent une place moins importante dans ce roman. On suit essentiellement deux aborigènes, Kumali et plus sporadiquement Tumbalong, dans leurs relations avec les blancs.

Alors, si vous aimez ce type d'histoire, n'hésitez pas à le lire, et toute la trilogie, si possible !

Ce livre m'a été envoyé par les éditions l'Archipel par l'intermédiaire de l'agence de communication LP Conseils.

Éditeur: l'Archipel
Nombre de pages: 477
ISBN: 978-2-8098-1474-3

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jeudi 11 juillet 2013

Les pionniers du bout du monde, de Tamara McKinley

Les pionniers du bout du monde

L'histoire :
Alice arrive en Australie pour rejoindre Jack, son fiancé. Elle va découvrir ce pays et ses conditions de vie. Les rencontres, les événements laissent pressentir que les difficultés ne font que commencer...

Mon avis :
L'histoire, ou plutôt les histoires, se déroulent entre 1795 et 1812 en Australie. Tamara Mc Kinley nous présente la vie des émigrants, volontaires ou contraints, s'établissant dans ce pays pour démarrer une nouvelle vie.

Il nous est rappelé que c'est tout d'abord une colonie pénitentiaire ou l'on expédie les opposants à l'Angleterre : les rebelles irlandais, hommes, femmes, enfants, même en bas âge. Les conditions de vie difficiles sont bien expliquées et les différences de classe sociale sont bien présentes, même si on comprend que cela a tendance, dans certains cas, à s'amoindrir.

Les prisonniers ayant purgé leur peine sont libérés et peuvent s'établir comme colons sur cette nouvelle terre où le gouvernement leur offre du terrain afin qu'ils puissent s'installer, car le retour au pays est rarement possible.

Le destin de plusieurs familles se croise, un fil conducteur les liant les unes aux autres, même si elles ne le savent pas forcément.
Entre Edward, l'aristocrate violent, imbu de lui-même, qui prend plaisir à la violence, les ex-prisonniers qui essaient de nouveau de vivre normalement, les révoltes des bagnards ou des aborigènes, tous les ingrédients d'une bonne histoire sont réunis.

L'Australie, terre à la fois accueillante et inhospitalière recèle bien des bonheurs ou des malheurs pour tous ces colons qui ont tenté l'aventure. Cette nouvelle terre permet aussi de faire fortune à force de travail.

Jack, Alice, Nell, Billy, George, tous ces personnages sont touchants et pleins de justesse. De même pour la vision des aborigènes. Le roman fourmille d'informations, de noms, de lieux et parfois il est délicat de s'y retrouver. Le reproche que je pourrais faire à l'auteur, c'est que l'imbrication des histoires les unes dans les autres est peut-être trop poussée, trop compliquée à suivre par moment. Si l'ensemble avait été plus simple, le roman aurait été, à mon sens, encore plus intéressant.
Mais n'hésitez pas, si vous aimez ce type d'histoire, car les 460 pages se lisent très facilement.

Ce livre m'a été offert par les éditions L'archipel par l'intermédiaire de l'agence de communication LP Conseils.

Éditeur: l'Archipel
Nombre de pages: 459
ISBN:978-2-8098-1130-8

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