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Auteur : Marklund Liza

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samedi 10 août 2019

Studio 6, de Liza Marklund

Studio 6

L’histoire :
Annika Bengtzon travaille comme intérimaire pour l’été à la Presse du Soir. C'est alors qu'elle reçoit une information concernant un meurtre. N’ayant aucun journaliste chevronné sous la main, le rédacteur en chef accepte qu’elle accompagne deux collègues afin de rédiger un article.

Mon avis :
Il faut d'abord préciser que l’ouvrage original a été publié en 1999, il y a donc vingt ans. Il s’agit du deuxième tome (mais chronologiquement, c'est le premier pour les enquêtes) d’une série en dix volumes, concernant Annika Bengtzon. Le premier est «Deadline», paru en 1998 et en France en 2002[1].
Le sixième de la série est « Le Testament de Nobel », dont vous pouvez lire ici ma chronique. Ma première remarque concerne le titre : pourquoi l’éditeur n’a-t-il pas gardé le titre original (« Studio Sex ») ? Cela correspond davantage au contenu de l’ouvrage.

Il ne faut pas s’attendre à beaucoup d’action, c’est assez plat à ce niveau. L’auteur entre directement dans le vif du sujet par la découverte du cadavre. Ce qui est intéressant se trouve dans le travail journalistique et un peu concernant la transparence de l’État : de nombreux documents (notes de frais, voyages, etc.) des personnes en responsabilité sont à disposition de qui les demande (il y a encore du travail à ce sujet en France, et je rappelle que ce roman date de 1999).

J’ai apprécié ma lecture et les différents éléments abordés : traitement de l’information, désinformation, complot politique, où placer le curseur en matière d’éthique lorsqu’on est journaliste. Il y a aussi, comme un fil rouge, la maltraitance faite aux femmes, à travers des extraits de journal intime d’une jeune fille.

Annika est déterminée à s’imposer dans le métier, mais elle est loin d’être aguerrie, et cela lui joue des tours. L’auteur campe bien son personnage et le développe. La jeune femme a des convictions, mais doute aussi. Elle est humaine, et son intuition s'avère souvent juste.
Pendant tout le roman, je n’ai pas apprécié Sven, le petit ami d’Annika. Derrière son air de ne pas y toucher, il est assez dirigiste, et je me suis demandé ce que la jeune femme faisait avec lui (l’auteur nous éclaire là-dessus). De même, la mère d’Annika a un comportement totalement immature, et il est peu de dire qu’elle ne croit pas en la réussite de sa fille (pas besoin d’avoir d’ennemis dans cette situation).

Un roman qui m’a happé et que j’ai bien apprécié.

À lire !

Service presse numérique des éditons HLAB par l'intermédiaire de Netgalley.

Titre: Studio 6
Auteur: Liza Marklund
Éditeur: HLAB
Nombre de pages: 444
Traduction: Christopher Bjurström
ISBN: B07MG5DSQX
Date de publication: 23 janvier 2019

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jeudi 3 juillet 2014

Le testament de Nobel, de Liza Marklund

Le testament de Nobel

L'histoire :
Annika Bengtzon assiste à un assassinat lors du banquet de remise des prix Nobel dans la ville de Stockholm. Journaliste, mais témoin importante de l'affaire, elle est contrainte au silence pour ne pas entraver l'enquête policière.

Mon avis :
Ce livre fait partie d'une série, mais il peut se lire indépendamment des autres. Les éléments se rapportant éventuellement à d'autres tomes n'empêchent pas la compréhension de l'intrigue. J'ai trouvé que l'histoire était lente. Le personnage principal, Annika Bengtzon, est journaliste. J'ai eu l'impression qu'elle subissait plus les événements qui se déroulaient qu'elle ne menait une enquête. C'est surtout le côté psychologique du personnage qui est creusé. Annika se pose beaucoup de questions sur son métier et sur ce qu'elle veut faire. De plus, sa vie privée n'est pas simple : elle ne supporte pas le métier de son mari et ce dernier ne supporte pas le métier de sa femme. On se demande ce qui fait tenir le couple.

Annika a donc croisé le « chaton », une tueuse professionnelle, et celle-ci est un fil conducteur du roman. Le « chaton » a peu d'interaction avec la journaliste et celle-ci n'enquête pas vraiment sur elle. Elle cherche plutôt, de manière superficielle, le lien qu'il pourrait y avoir entre le meurtre et le comité Nobel. Ses recherches s'effectuent par intermittence. Il s'écoule de nombreux mois entre chaque action, avec, heureusement, une accélération pour le dénouement. Pendant tous ces mois, on découvre la vie quotidienne de l'héroïne et de son mari, ainsi que les relations qu'ils ont avec leurs nouveaux voisins, ou voisines, dont une est, fort à propos, liée d'une manière ou d'une autre à l'enquête. De même, le lecteur découvre les tentatives des responsables du journal d'Annika qui cherchent des solutions, essayent de redresser la barre pour améliorer les finances et augmenter le nombre de lecteurs. J'ai même eu l'impression, par moments, qu'il n'y a plus vraiment d'enquête.

Annika suit surtout l'enquête de police, car le commissaire en charge du dossier est proche d'elle. Elle n'est pas au centre des investigations, et c'est regrettable. On découvre aussi, au cours de la lecture, quelques emails concernant Alfred Nobel qui nous éclairent sur la vie, privée et professionnelle, du chimiste qui fit fortune avec la découverte de la dynamite. Ces emails prendront sens à la fin du roman, mais ils n'ont, à mon avis, pas d'utilité, à part nous apprendre l'origine des prix Nobel.
Il y a quelques scènes morbides. Après un début assez spectaculaire (l'assassinat), j'ai trouvé le reste plutôt plat et décevant. Il y a quand même du suspense, mais il ne concerne que rarement Annika. Je suis resté sur ma faim, c'est bien dommage. En 2012, ce livre a été adapté en film.

Ce livre m'a été envoyé par MA éditions par l'intermédiaire de l'agence de communication Gilles Paris

Éditeur: MA Éditions
Nombre de pages: 437
ISBN: 978-2-822-403252

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