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Auteur : Lark Sarah

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vendredi 8 juillet 2016

Les rives de la terre lointaine, de Sarah Lark

Les rives de la terre lointaine

L'histoire :
Irlande, hiver 1846. La famine sévit. Kathleen et Michael sont jeunes, ils s'aiment, et veulent partir en Amérique, sans tenir compte de leurs familles. La réalité va vite les rattraper lorsque Michael est arrêté pour vol.

Mon avis : Cette lecture a été agréable, mais je n'ai pas réussi à trouver la même profondeur à ce roman qu'à la trilogie du « Nuage Blanc[1]». L'auteur brosse un portrait très complet des personnages. Il y a beaucoup de détails, ce qui explique que le roman ait plus de 600 pages. L'auteur aurait sans doute pu élaguer un peu, afin de donner davantage de rythme au récit.

Le lecteur suit essentiellement les personnages de Mary Kathleen, Michael, Ian et de Lizzie de l'Angleterre à la Nouvelle-Zélande, au cours de la période 1846 – 1864.
Mary Kathleen et Michael sont emplis de rêves et de nostalgie. Tout au long du roman, pour eux, le passé va avoir beaucoup de mal à s'effacer. Lizzie semble beaucoup plus pragmatique. Livrée à elle-même depuis son plus jeune âge, elle s'adapte aux situations. Elle sera un véritable guide pour Michael. Ce dernier n'a pas totalement le sens des réalités et il lui faudra de nombreuses années pour acquérir une certaine maturité. Ian n'inspire pas confiance dès le début et le reste du récit ne fait que le confirmer. C'est quelqu'un de vraiment antipathique.

Tout au long de l'histoire, le lecteur attend les retrouvailles de Mary Kathleen et Michael. C'est le fil conducteur du récit. On sent bien que la situation est très compliquée.
L'histoire semble assez convenue. Or, j'ai bien apprécié la fin. Sarah Lark maîtrise parfaitement son sujet et sait faire passer sa passion pour la Nouvelle-Zélande, ainsi que pour les coutumes maories. C'est le premier tome d'une nouvelle trilogie, mais pour moi, le récit se termine sans qu'il y ait besoin d'un deuxième tome.

Service presse des éditions l'Archipel par l'intermédiaire de l'agence de communication LP conseils.

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lundi 12 octobre 2015

Le cri de la terre, de Sarah Lark

Le cri de la terre

L'histoire :
Gloria mène une enfance tranquille à Kiward Station auprès de son arrière-grand-mère Gwyneira, jusqu'au jour où ses parents décident de l'envoyer au pensionnat en Angleterre. Commencent alors de nombreuses difficultés.

Mon avis :
Après « le pays du nuage blanc[1] » et « Le chant des esprits[2] », Sarah Lark termine sa trilogie avec « Le cri de la terre ». Ce troisième volume est réussi. Je l'ai même préféré au deuxième. Ce tome peut être lu indépendamment des autres, mais il vaut mieux tous les lire pour avoir une vue d'ensemble et bien cerner le travail qu'a accompli l'auteur avec ses personnages.

Dans ce volume, Sarah Lark centre son histoire sur les arrière-petits-enfants de Gwyneira McKenzie : Gloria et Lilian, ainsi que sur son fils James. Les deux petites filles ont un caractère bien déterminé et les relations avec leurs parents respectifs vont les pousser à faire des choix plus ou moins judicieux pour leur avenir. James est déjà un jeune adulte qui va fonder une famille. Il y a de nombreux personnages secondaires, mais ils sont peu travaillés ou Sarah Lark s'appuie sur le travail fait sur eux dans les tomes précédents (par exemple, pour bien comprendre le caractère de Gwyneira). Il y a aussi les parents de Gloria qui sont peu sympathiques, tout comme dans le deuxième tome de la trilogie.

La romancière a travaillé avec soin sa trame narrative. Elle arrive à faire passer de nombreux sentiments auprès du lecteur : l'horreur de la guerre des tranchées, l'amitié, la beauté des paysages, l'amour naissant entre deux jeunes gens, l'appel de la terre natale qui se fait de plus en plus fort. Il y a de nombreux événements et rebondissements, surtout en ce début de vingtième siècle, avec La première Guerre qui se profile: adaptation à l'économie de guerre, impact sur les populations, etc. L'histoire ne se concentre pas uniquement sur la Nouvelle-Zélande (même si c'est le point central du livre), mais aussi on voyage en Angleterre, aux États-Unis, en Australie, etc.

Il ne faut pas hésiter à lire cette grande saga familiale.

Ce livre m'a été envoyé par les éditions l'Archipel par l'intermédiaire de l'agence de communication LP Conseils.

Titre: Le cri de la terre (Der Ruf des Kiwis)
Auteur: Sarah Lark
Éditeur: l'Archipel
Nombre de pages: 607
Traduction: Jean-Marie Argelès
ISBN: 978-2-8098-1734-8
Date de publication: 2 septembre 2015

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jeudi 25 septembre 2014

Le chant des esprits, de Sarah Lark

Le chant des esprits

L'histoire:
Quarante ans après leur arrivée en Nouvelle-Zélande, Gwyneira et Hélène voient leurs petites-filles respectives évoluer avec plus ou moins d'habileté dans la société. Un homme, William, va venir bouleverser la vie des deux jeunes filles...

Mon avis :
Voici la suite de la saga familiale « Le pays du nuage blanc[1] ». Nous retrouvons les personnages du premier volume, mais pour la plupart d'entre eux, ils ne joueront qu'un rôle secondaire, et certains le regretteront sans doute. L'intrigue est centrée sur les petits-enfants et plus spécifiquement deux d'entre eux : Kura (la petite-fille de Gwyneira), et Elaine (celle d'Hélène). Contrairement au premier volume qui dressait de grands portraits de la société, l'histoire est beaucoup plus centrée sur les événements que vivent les deux jeunes filles aux caractères opposés. Les détails du contexte général sont beaucoup moins présents.

Le début sert à placer la plupart des nouveaux personnages, surtout les deux cousines, Elaine et Kura. Elaine est un peu fleur bleue alors que Kura est plus extravertie, mais aussi imbue d'elle-même. Elle se sent supérieure aux autres. Elles vont d'abord s'opposer puis faire leurs propres expériences de la vie. Heureusement, car la quatrième de couverture donnait à penser à une intrigue à la Danielle Steel.

Il y a du rythme, des rebondissements, mais aussi des lenteurs dans la progression du récit. Il y a également certaines ficelles un peu trop visibles, et une conclusion peut-être un peu trop simple, mais on n'en tiendra pas rigueur à l'auteur. Par contre, je n'y ai pas retrouvé le souffle de l'immense saga que j'avais découvert dans le tome 1, et là, c'est un peu dommage. Après l'élevage des moutons, on découvre le monde de la mine, mais les descriptions et explications sont plus succinctes. Les tribus maories tiennent aussi un rôle secondaire. On les découvre surtout par le côté culturel musical.

Cet ouvrage m'a fait penser à ceux de Tamara McKinley[2], on se retrouve dans le même domaine, avec sans doute un peu moins de complexité dans la structure de l'histoire. L'écriture de Sarah Lark est vraiment fluide et la lecture se fait sans difficulté.

Ce livre m'a été envoyé par les éditions l'Archipel par l'intermédiaire de l'agence de communication LP conseils.

Éditeur: l'Archipel
Nombre de pages: 569
ISBN: 978-2-8098-1552-8

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lundi 16 septembre 2013

Le pays du nuage blanc, de Sarah Lark

Le pays du nuage blanc

L'histoire :
1852. Hélène, préceptrice, ne voulant pas finir vieille fille, décide de quitter l'Angleterre et de partir en Nouvelle-Zélande afin de se marier à un inconnu et de commencer une nouvelle vie. Sur le bateau, elle rencontre Gwyneira, qui, elle aussi, a fait le choix d'un mariage arrangé dans ce nouvel eldorado. Devenues amies, les deux jeunes femmes vont commencer une nouvelle vie pleine de surprises...

Mon avis :
Nous voici avec un livre de taille conséquente, un peu plus de 640 pages, mais cela ne freine pas le plaisir de sa lecture.

Il s'agit de l'histoire croisée de deux jeunes femmes qui décident, pour différentes raisons, de bouleverser leur vie et de partir pour la Nouvelle-Zélande, pays en pleine colonisation.

C'est une grande fresque romanesque, s'étalant sur trente ans. Nous allons suivre la vie des deux héroïnes et leur adaptation à leur nouvelle existence : l'amour, la haine, l'aventure seront au rendez-vous. Les deux héroïnes sont attachantes. Elles sont très différentes l'une de l'autre. Elles appréhenderont donc différemment cette nouvelle vie, ce qui leur permettra de se soutenir, l'une l'autre.

Autour d'elles, gravitent d'autres personnages, dont la plupart sont aussi attachants, qui renforcent l'intérêt que l'on a lors de la lecture. À travers eux, on portera également intérêt à l'histoire de cette île du sud de la Nouvelle-Zélande.

Tout le côté historique, culturel, social de la situation en Nouvelle-Zélande est bien détaillé. Tout ce décor et les descriptions des paysages nous permettent de nous immerger totalement dans la vie des personnages et de comprendre les mécanismes qui déclenchent les différents événements qui ponctuent leur existence.

C'est la même chose avec l'élevage des moutons, la structuration des élevages et l'enrichissement des gros éleveurs, ainsi que les relations avec les tribus indigènes qui évoluent aussi. Petit à petit, les Maoris appréhendent la culture et les lois de la couronne, et cela entraîne des complications pour les colons. Les tribus nomades se sédentarisent en partie, sous la pression des éleveurs. D'une certaine façon, le thème de la tolérance de l'autre est aussi abordé dans l'ouvrage.

Si vous aimez les grandes sagas, n'hésitez pas ! Ce livre est à lire !

Éditeur: l'Archipel
Nombre de pages: 650
ISBN: 978-2-8098-1236-7

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