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Auteur : Japp Andrea H.

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lundi 5 décembre 2016

Le fléau de Dieu, À l ‘ombre du diable, de Andrea H. Japp

À l ‘ombre du diable

L’histoire :
Septembre 1348, Les Loges-en-Jolas. Gabrielle d’Aurillay et Adeline Musard ont quitté Paris afin de s’éloigner de la peste et de se mettre à l’abri. Leur repos sera de courte durée, et les deux femmes vont de nouveau devoir faire des choix difficiles.

Mon avis :
J’ai retrouvé dans ce tome le même souffle que dans le précédent[1]. En début d’ouvrage, il y a un résumé succinct du précédent, pour ceux qui ne l’ont pas lu, ou tout simplement, pour se remettre l’histoire en mémoire. La peste est toujours présente en arrière plan. Le lecteur suit donc l’évolution de la maladie, mais aussi les aventures de Gabrielle et d’Adeline. Cette dernière prend davantage d’importance dans ce deuxième tome. Il faut reconnaître que la part belle est faite aux femmes : Adeline, Gabrielle, Marthe de Rolittret, Jeanne de France. Les hommes sont au second plan, et certains tirent les ficelles dans l’ombre.

Gabrielle évolue et prend de l’assurance. Elle possède toujours le diptyque, mais n’a pas conscience de son importance. Il y a un peu plus d’action et les événements s’enchaînent avec rythme.
Par moments, il y a encore des passages concernant Gisèle. On se demande toujours quel rôle elle tient dans l'histoire. L’intrigue n’avance pas vraiment concernant le diptyque, mais les différents protagonistes continuent de tisser leur toile : certains pour essayer de protéger Gabrielle, d’autres pour la mettre à mort et récupérer le tableau.
Marthe de Rolittret est quelqu’un de sombre, machiavélique. Elle joue sur plusieurs tableaux, mais on ne sait pas quelle finalité elle cherche. Contrairement au premier volume, je n’ai pas ressenti de lenteurs lors de ma lecture. J’apprécie particulièrement le style de l’auteur dans ses romans historiques, même si je pourrais m’élever contre la profusion de notes : cela fait partie de la marque de fabrique de la romancière.

On retrouve l’habituelle brève annexe historique en fin de volume concernant les personnages de l'époque, ainsi qu’un glossaire, expliquant et développant certains termes utilisés.

Une lecture très agréable. Vivement le troisième tome.

Service presse des éditions Flammarion par l'intermédiaire de l'agence de communication Gilles Paris.

Titre: À l ‘ombre du diable
Auteur: Andrea H. Japp
Éditeur: Flammarion
Nombre de pages: 329
ISBN: 978-2-0813-7522-2
Date de publication: 2 novembre 2016

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mercredi 21 octobre 2015

Le fléau de Dieu, La malédiction de Gabrielle, de Andrea H. Japp

 Le fléau de Dieu, La malédiction de Gabrielle

L'histoire :
Mai 1341, En Bourgogne. Gabrielle Lébragnan, treize ans, rêve du prince charmant. Pendant ce temps-là, d'étranges malversations se déroulent à l'abbaye de la Sainte-Trinité de Tiron.
1347, Gabrielle est mariée. Sans le savoir, elle va se retrouver mêlée aux événements de l'abbaye. Lors de la même période, une étrange épidémie débute à Marseille...

Mon avis :
Andrea H. Japp[1] revient avec une nouvelle série historique. Après la déception de son précédent roman[2] (contemporain celui-là), j'étais en attente afin de retrouver l'auteur dans un genre qu'elle maîtrise complètement. Et c'est le cas. Avec « Le Fléau de Dieu, la malédiction de Gabrielle », nous nous retrouvons en plein Moyen-Âge, avec comme fil conducteur la grande peste. À son habitude, la romancière use et abuse des notes et le lecteur finit par les éviter afin de ne pas alourdir sa lecture plaisir : il s'agit d'un roman, pas d'un mémoire. Cela n'empêche pas de feuilleter les notes par la suite.

L'intrigue principale concerne un étrange diptyque. Quel est le secret de ce tableau ? Andrea H. Japp reste proche de la réalité de l'époque dans l'évocation des constructions, des mœurs et du mode de fonctionnement de la société médiévale. Le personnage principal est Gabrielle d'Aurillay, mais dans ce premier volume, je l'ai trouvé plus en retrait. La mise en place concerne essentiellement le développement de l'épidémie avec en toile de fond l'histoire du tableau.

Gabrielle est jeune, naïve. Elle fait confiance à son mari, Henri. Ce dernier veut profiter des richesses de son oncle et mener la grande vie, ce qui serait le cas si son addiction au jeu le permettait. Les personnages secondaires, comme Adeline Musard et Geoffroy d'Aurillay sont intéressants. Gisèle est énigmatique. On se demande quel rôle elle tient dans l'histoire.

L'ensemble est lent, classique, avec une petite accélération sur la fin et une petite pointe de suspense afin de nous encourager à attendre le tome 2. Je me demande si l'auteur n'aurait pas pu sabrer un peu pour rendre le tout plus dynamique, mais comme le but est d'avoir une série, il faut développer le récit.
Malgré ces remarques, j'ai pris plaisir lors de ma lecture. On plonge littéralement dans l'ambiance de l'époque. Le style de l'auteur est toujours agréable.

Il y a une brève annexe historique en fin de volume concernant les personnages de l'époque, puis un glossaire, expliquant et développant certains termes utilisés. Il y a aussi une préface quant à la résurgence de la peste à Madagascar en 2014, et une postface qui donne quelques explications sur les dernières études et suppositions concernant la Grande Peste du Moyen-Âge.

Ce livre m'a été envoyé par les éditions Flammarion par l'intermédiaire de l'agence de communication Gilles Paris.

Titre: Le fléau de Dieu, La malédiction de Gabrielle
Auteur: Andrea H. Japp
Éditeur: Flammarion
Nombre de pages: 385
ISBN: 978-2-0813-5364-0
Date de publication: 14 octobre 2015

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lundi 29 septembre 2014

Barbarie 2.0, d'Andrea H. Japp

Barbarie 2.0

L'histoire :
Alors que des meurtres violents se produisent dans le monde, Yann Lemadec, analyste pour les services de renseignements, est recruté par son supérieur pour une enquête délicate...

Mon avis :
Ce livre me laisse perplexe. Il y a de nombreuses notes, avec des liens vers des articles de presse ou scientifiques, mais trop de notes, tue la note. Au bout de quelques pages, j'ai arrêté de les lire. Ce livre étant présenté comme un roman, je veux lire un roman, pas une étude scientifique.

J'ai trouvé le scénario léger, pas assez creusé. Je me suis posé la question sur l'intérêt des longs passages sur les études scientifiques qui expliquent que la violence est souvent due à un problème de nutrition. L'auteur fait cela pour le rattacher à son sujet, mais ce sont des juxtapositions d'informations et de la narration d'une histoire.

Les passages concernant l'histoire en elle-même et l'intrigue sont vraiment bien écrits. La lecture est agréable, puis cela devient lourd lors des passages « documentaires ». Il aurait mieux valu réduire ou supprimer ces passages et développer la narration de l'histoire, quitte à glisser quelques explications par-ci par-là.

Autrement, l'auteur lance de nombreuses pistes, et petit à petit, dévoile les informations nécessaires à la compréhension, mais j'ai trouvé que cela n'était pas assez exploité ou développé. (Par exemple, j'aurais aimé quelque chose de plus poussé sur Artémis, avec davantage d'informations sur son devenir.) Au niveau du scénario, il n'y a aucune note d'espoir, Yann Lemadec ressemble plus à une balle de flipper qu'à quelqu'un qui maîtrise la situation.

Je suis vraiment resté sur ma faim, dommage, car j'avais beaucoup apprécié les thrillers historiques de l'auteur.

Ce livre m'a été envoyé par les éditions Flammarion par l'intermédiaire de l'agence de communication Gilles Paris.

Éditeur: Flammarion
Nombre de pages: 436
ISBN: 978-2-0813-0507-6

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mardi 25 février 2014

Les enquêtes de monsieur de Mortagne, bourreau: Le tour d'abandon, d'Andrea H. Japp

Le tour d'abandon

L'histoire :
Afin d'aider Mahaut de Vigonrin, Hardouin cadet-Venelle accepte une nouvelle enquête : retrouver l'enfant d'un notable qui a été enlevé...

Mon avis :
Il s'agit du troisième tome de « Les enquêtes de M. de Mortagne, bourreau ». Les deux précédents étaient « Le brasier de justice[1]» et « En ce sang versé[2] ». Nous retrouvons notre bourreau favori, Hardouin Cadet-Venelle, qui poursuit son enquête, afin de faire innocenter Mahaut de Vigonrin, accusée d'enherbement. Au début de l'ouvrage, il y a un rapide résumé des deux tomes précédents: cela explique l'évolution de l'histoire pour les personnes n'ayant pas lu ces tomes, ou les ayant lus il y a longtemps.

L'intrigue se met lentement en place. L'auteur présente d'une manière ou d'une autre tous les protagonistes. L'ensemble est toujours dans le même style, avec de nombreuses notes, que l'on peut heureusement souvent se passer de lire, car ce qu'elles expliquent a déjà été rencontré dans les volumes précédents. L'histoire connaît peu de rebondissements et est linéaire.

Comme à chaque fois, il y a l'intrigue locale, mais aussi les intrigues de cour au niveau du royaume. Dans ce volume, ces dernières sont réduites au minimum, la romancière se concentrant sur ce qui va intéresser le lecteur : résoudre les disparitions d'enfants et voir le bourreau à l'oeuvre. De plus, les résultats de l'enquête auront des répercussions au sommet du royaume. Quant aux personnages, Hardouin Cadet-Venelle est égal à lui-même, ses interrogatoires sont même un peu plus musclés et sanglants, car ce qui se passe touche des enfants, et il se sent encore plus concerné par la situation. Il fera à nouveau preuve de mansuétude dans certaines situations et d'intransigeance dans d'autres.

Andrea H. Japp, introduit aussi dans ce volume, deux personnages de la série « Les mystères de Druon de Brévaux » : le mire Jehan Fauvel et le bailli de Nogent-le-Rotrou, Louis d'Avre. Ces deux personnages joueront un rôle conséquent dans l'histoire : l'un faisant appel à Hardouin cadet-Venelle pour mener une enquête, l'autre en l'aidant à résoudre sa quête de vérité. C'est ce que l'on peut lire dans « In anima Vili[3] », lorsque le bourreau vient au secours d'Héluise Fauvel.

Il y a une brève annexe historique en fin de volume concernant les personnages de l'époque, puis un glossaire, expliquant et développant certains termes utilisés.

Ce livre m'a été offert par les éditions Flammarion par l'intermédiaire de l'agence de communication Gilles Paris.

Éditeur: Flammarion
Nombre de pages: 382
ISBN: 978-2-0812-7837-0

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dimanche 22 décembre 2013

Les mystères de Druon de Brévaux, Tome 4 : In anima vili, de Andrea H. Japp

Les mystères de Druon de Brévaux, Tome 4 : In anima vili

L'histoire :
Druon de Brévaux poursuit son périple, et décide de se cacher dans un prieuré qui recherche un médecin. Notre mire, qui désirait se faire discret, va encore faire preuve de son talent, et se lancer dans la résolution d'un meurtre. Mais ses ennemis ne lui laisseront pas de répit.

Mon avis :
Voici le quatrième volume de la série « Les mystères de Druon de Brévaux », qui vient clore l'histoire de la pierre rouge. La structure du récit est toujours la même : deux intrigues, l'une est le fil conducteur de la série, l'autre un nouveau meurtre dont Héluise va devoir percer le mystère.

La lecture est toujours aussi fluide et agréable à suivre. Le lecteur appréciera le travail d'enquêteur et d'écoute du mire, même s'il restera sur sa faim. La mise en place est intéressante, tient en haleine, mais l'ensemble reste un peu trop simple. En effet, le dénouement tombe un peu à plat, alors que tout était fait pour avoir un suspense tout à fait passionnant. Cela donne l'impression qu'il fallait clôturer au plus vite cette enquête pour que le fil de l'intrigue principale reprenne le dessus, et il est bien dommage que cette histoire n'ait pas été plus développée.

L'intrigue générale, concernant la pierre rouge, se joue à un autre niveau. On sent bien que l'héroïne n'a aucune prise dessus, tout se règle entre les puissants et Héluise est mise devant le fait accompli. À l'instar de la série « Les enquêtes de M de Mortagne » où Jehan de Fauvel fait une apparition, le bourreau Cadet Venelle intervient à un moment crucial de l'histoire d'Héluise. Le lecteur pourra en savoir plus sur l'intervention de Cadet venelle dans le troisième tome des « enquêtes de M de Mortagne : le tour d'abandon », qui doit paraître au mois de février 2014.

Un autre reproche à faire à l'auteur (mais c'est courant dans ce domaine), c'est la reprise de paragraphes complets des volumes précédents lorsqu'elle parle d'un personnage pour la première fois dans le roman. Par exemple, quand elle nous parle de Guillaume de Nogaret ou des sentiments qu'éprouve Foulques de Sevrin, on retrouve le même texte de volume en volume. Cela est un peu gênant lorsqu'on enchaîne les tomes.

Les explications concernant la période sont toujours aussi nombreuses et fouillées, avec toujours de nombreuses (trop nombreuses) notes, dont heureusement, certaines ont déjà été découvertes dans les tomes précédents, ce qui évite l'interruption de la lecture.

Le roman se lit vraiment bien, mais me laisse un goût d'inachevé, j'en attendais davantage.

Ce livre m'a été offert par les éditions Flammarion par l'intermédiaire de l'agence de communication Gilles Paris.

Éditeur: Flammarion
Nombre de pages: 431
ISBN:978-2-0812-7838-7

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