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Auteur : Erre J.M.

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mardi 23 février 2021

Le bonheur est au fond du couloir à gauche, de J.M. Erre

Le bonheur est au fond du couloir à gauche

L’histoire :
Un matin, Bérénice quitte Michel, dépressif. Le jeune homme décide alors de se reprendre en main, et de reconquérir sa dulcinée.

Mon avis :
J’ai lu les différents romans de l’auteur et j’ai adoré « Série Z» ainsi que «Le mystère Sherlock». J’ai moins accroché sur les suivants, « la fin du monde à du retard », «Le grand n’importe quoi», et « Qui a tué l’homme-Homard ?». C’est donc avec une petite inquiétude que j’ai attaqué « Le bonheur est au fond du couloir à gauche». C’est un petit roman qui se lit vite. J.M. Erre aborde cette fois-ci le thème du bonheur à travers les ouvrages de développement personnel.
% Le romancier tourne en dérision les différents ouvrages, ainsi que certaines chaînes de télévision. L’humour est présent, mais honnêtement, j’ai seulement esquissé quelques sourires. Depuis quelques romans, il y a un essoufflement, l’ensemble est moins pertinent, et c’est encore plus flagrant dans celui-ci.

Michel n’a pas d’épaisseur. Il y a uniquement une longue litanie de ses travers, et absolument rien pour le rendre sympathique. C’est la même chose pour les personnages secondaires, comme monsieur Patusse, le voisin de palier.
Le lecteur suit la journée de Michel et les choix que ce dernier opère au cours de celle-ci, grâce à Internet. Tout y passe : marabout, purification de l’être et de l’habitation, lecture des ouvrages laissés par Bérénice. Michel prend l’ensemble au pied de la lettre, sans aucune réflexion, à tel point que cela alourdit le récit, et que les traits d’humour agacent.

Cette lecture a été une déception.

Titre: Le bonheur est au fond du couloir à gauche
Auteur: J.M. Errek
Éditeur: Buchet Chastel
Nombre de pages: 192
ISBN: 978-2-2830-3380-7
Date de publication: 7 janvier 2021

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lundi 3 juin 2019

Qui a tué l’homme-homard ?, de J.M. Erre

Qui a tué l’homme-homard ?

L’histoire :
À Margoujols, village isolé de Lozère, un meurtre sanglant est commis sur la personne de Joseph Zimm, dit l’homme-homard, à cause de ses difformités. De plus, il a été découpé. La gendarmerie est chargée de l’enquête.

Mon avis :
J’ai découvert l’auteur avec série Z, et depuis, j’ai lu ses autres romans, que j’ai toujours aimés, grâce à l’humour qu’ils contiennent. C’est donc avec un certain intérêt que j’ai lu « Qui a tué l’homme-homard ».

La victime est un ancien membre du cirque Britiescu, un freakshow où les artistes étalaient leurs difformités. Dans des circonstances dramatiques, les différents pensionnaires du cirque ont décidé de s’établir à Margoujols. L’intrigue est bien construite, le romancier maîtrise parfaitement les codes du thriller. Pour aider la gendarmerie, il met en avant une jeune fille en fauteuil, Julie, qui ne parle pas, bave, et peut uniquement bouger le majeur de sa main gauche.

L’humour est corrosif, surtout venant de Julie (elle se décrit comme cynique), mais aussi des autres habitants et de leur décalage avec la réalité. Les réseaux sociaux sont aussi au coeur de l’histoire, car ce village de Margoujols est hyperconnecté. L’adjudant Pascalini, au grand regret de Julie, est loin des stéréotypes de l’enquêteur de série Télé. Si elle veut pouvoir écrire son polar, l’adjudant doit se ressaisir et cadrer avec l’attente du lecteur. Le ton est donné.

Les interactions avec les habitants sont loufoques, de quoi devenir chèvre. Pourtant, au cours des pages, l’humour devient lassant, c’est dommage. Soit l’auteur baisse de régime, soit je suis trop habitué à son style. L’histoire est quand même intéressante, mais je suis loin d’avoir ri comme avec les romans précédents de l’auteur.

Titre: Qui a tué l’homme-homard ?
Auteur: J.M. Erre
Éditeur: Buchet Chastel
Nombre de pages: 326
ISBN: 978-2-283-03223-7
Date de publication: 7 février 2019

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jeudi 11 février 2016

Le grand n'importe quoi, de J.M. Erre

Le grand n'importe quoi

L'histoire :
Samedi 7 juin 2042, 20h42. Arthur se retrouve à une soirée à Gourdiflot-le-Bombé. La soirée dérape, et il se retrouve à «Errer» dans les rues...

Mon avis :
Comme pour les romans précédents de J.M. Erre, il s'agit d'une histoire racontée avec beaucoup d'humour. Il faut déjà prévenir l'éventuel lecteur que l'écriture de J.M. Erre est complètement déjantée. L'auteur est en totale roue libre, ou donne l'impression de l'être, car sous des dehors loufoques (le titre est vraiment bien choisi), son récit est entièrement maîtrisé.

Le romancier s'attaque à la science-fiction, et pas seulement. Il y a de nombreuses allusions (ou plus) aux mathématiques, aux séries TV, aux films et à la musique (liste non exhaustive).
Des paroles de chansons s'insèrent de manière naturelle dans le récit (exemple: le début de « Le chanteur » de Daniel Balavoine). Il y a des allusions à certains films : « un jour sans fin », « Le corniaud » avec la scène de l'accident de vélo, sans oublier les séries TV : « X-files », « Les envahisseurs » etc. Nous retrouvons, comme dans les romans précédents, une trace de l'abbé Saint-Freu, ce religieux au comportement parfois assez singulier. Les personnages sont tous étranges ou presque. Il y a Francis et J-Bob, les piliers de bar et leurs discussions philosophiques (surtout celles de J-Bob). Il y a Arthur et Lucas, des écrivains en manque d'inspiration. La gouvernante de l'abbé Saint-freu qui est très particulière, tout comme la maire de Gourdiflot-le-Bombé, le village où se déroule l'action. Sans oublier l'utilisation des stéréotypes de toutes sortes, comme celui sur les culturistes.

L'auteur va à chaque fois plus loin dans la possibilité de repousser les limites. Certains (vu dans les commentaires d'un site de vente), trouvent qu'il y a trop de jeux de mots, d'allusions, d'humour grinçant. Or, c'est ce qui fait le style de J.M. Erre. C'est justement parce qu'il y a cette profusion que j'aime lire cet auteur. Son humour n'est pas uniquement « jeune adolescent », comme j'ai pu le lire, car il faut réussir à repérer toutes les références culturelles, qu'elles soient littéraires ou autres (et même en étant de la même génération que lui, je ne suis pas certain d'avoir tout vu).

L'auteur utilise beaucoup de références, même dans la structure de son livre. J. M. Erre fait référence lu « guide du routard galactique », de Douglas Adams et du chiffre parfait, le « 42 ». Or, étrangement, si on ne compte pas le prologue et autres interludes, il y a 42 chapitres numérotés à ce livre.

Derrière le côté loufoque, il y a une histoire (même si elle est légère) et des réflexions sur la place de l'homme et de l'écrivain dans notre monde. Sans oublier la place de la technologie et du smartphone.

On aime ou on aime pas. Moi, j'adore !

Merci Monsieur Erre pour ce bon moment de détente !

À lire !

Titre: Le grand n'importe quoi
Auteur: J.M. Erre
Éditeur: Buchet-Chastel
Nombre de pages: 296
ISBN: 978-2-283-02933-6
Date de publication: 11 février 2016

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mercredi 15 octobre 2014

Made in China, de J.M. Erre

Made in China

L'histoire :
Toussaint Legoupil est un chinois noir, qui recherche ses origines. Pour cela, il souhaite retourner en Chine, mais cela ne sera pas de tout repos.

Mon avis :
C'est un petit roman. C'était le seul livre de J.M. Erre que je n'avais pas lu. Il fallait corriger cet oubli. L'auteur écrit des romans humoristiques. Je placerai celui-là un peu en-dessous des autres, mais je pense que c'est une question de goût car j'ai pris du plaisir lors de sa lecture (et de son enregistrement pour ma femme). Nous suivons donc l'histoire de Toussaint Legoupil. Elle sera complètement loufoque et déjantée. Entre la présence de l'abbé Saint-Freu, récurrent chez l'auteur, et les ficelles utilisées à contre-emploi, ce roman, comme les autres de l'auteur, vous fera rire.

Vous rencontrerez la secte du MINOU, dont Toussaint est l'Élu. Vous rencontrerez les sympathiques parents de Toussaint, ainsi que Mimi, l'amie chanteuse, et d'autres que je vous laisse découvrir. N'oublier les irremplaçables séances psy que suit le personnage principal.

Il y a de nombreux rebondissements et le romancier ne nous laisse pas de répit, ou peu. En fin de compte, même si l'histoire peut sembler un peu pâlichonne, c'est le style d'écriture qui fait la différence. Il y a du rythme, le texte est travaillé, sans compter les allusions (et même plus), à la littérature classique, à certaines séries Télé, au cinéma, J.M. Erre nous entraîne dans un monde délirant. Avec «Made in China», vous aurez un bon moment de détente !

Remarque: si l'auteur utilise aussi son humour en cours, cela doit aider à fixer l'attention des élèves.

Éditeur: Points
Nombre de pages: 220
ISBN: 978-2757811962

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jeudi 13 février 2014

La fin du monde a du retard, de J.M. Erre

La fin du monde a du retard

L'histoire :
Clinique psychiatrique Saint-Charles.
Julius, amnésique et persuadé d'être traqué, suite à un complot international, s'évade avec Alice, une autre pensionnaire afin de révéler la vérité et d'empêcher la fin du monde quelques jours plus tard...

Mon avis :
J.M. Erre nous gratifie, encore une fois, d'un roman plein d'humour, parfois déjanté, loufoque et structuré comme un thriller.
Les deux principaux protagonistes sont poursuivis par des groupes mystérieux qui semblent vouloir les stopper dans leur quête: prouver au monde entier qu'un complot international existe depuis des millénaires.
Le roman fourmille d'idées saugrenues, comme le pigeon borgne unijambiste (personnage récurrent), les méthodes d'investigations de la police. Il utilise des figures de style pour mieux les détricoter, s'attarde sur des stéréotypes, comme le geek « king Chewbaka ». Sans compter certaines remarques du narrateur omniscient. Le tout dans un seul but : nous faire rire ! Et c'est réussi !

Le lecteur trouvera des phrases tirées de classiques de la littérature ou y faisant allusion, par exemple le commissaire Gaboriau[1] , Alice au pays des merveilles. Les clins d'oeil au cinéma , les frères Volfoni, Venantini, allusions aux « Tontons flingueurs[2]» , et beaucoup d'autres, dont certaines que je n'ai sûrement pas remarquées. Il y a aussi l'abbé Saint-Freu, que l'on rencontre ici en chair et en os, alors que dans « Le mystère Sherlock[3] », un des personnages lui envoyait des lettres déjantées, et que dans « Prenez soin du chien [4]», il tente d'étrangler une infirmière avec une sonde urinaire. Je pense qu'il apparaît aussi dans « Made in China » (que je n'ai pas encore lu).

Julius, qui se présente comme l'Élu, et qui doit faire éclater la vérité, est complètement « à la masse ». Il structure sa quête, comme tout héros digne de ce nom : il doit y avoir une course poursuite, une rencontre amoureuse, une baisse de moral, etc. Alice, de son côté, semble plus en retrait, mais quand les choses se compliquent, c'est elle qui prend l'affaire en main. Ours, le compagnon de Julius, porte bien son surnom. Mattozzi, le lieutenant de police, a un humour ravageur. On s'attache à l'ensemble des personnages, et l'auteur, comme à son habitude, fait le nécessaire pour nous surprendre dans le final.

Ne passez pas à côté de ce livre !

Éditeur: Buchet-Chastel
Nombre de pages: 400
ISBN: 978-2-283-02731-8

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