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Auteur : Aillon (d') Jean

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dimanche 31 décembre 2017

Les Collèges fantômes, de Jean d’Aillon

Les collèges fantômes

L’histoire :
Paris, juillet 1625, Maître Girardin passe du vin en fraude pour pouvoir le revendre sans payer de taxes. Afin de développer son activité, il va sceller une association de circonstance avec Bernardo Bianchi. Octobre 1625. Louis Fronsac retourne au collège de Clermont pour poursuivre ses études.

Mon avis :
J’ai découvert Jean d’Aillon[1] à travers sa série autour de « Guilhem d’Ussel », puis j’ai lu un roman de la série « Les aventures d’Olivier Hauteville » (il faut que je lise les autres). C’est donc la première fois que je lis un roman autour de Louis Fronsac, mais je connais le style de l’auteur et j’apprécie ses récits.
Une fois encore, j’ai trouvé que le résultat était à la hauteur de mes attentes. L’auteur travaille toujours son décor et il maîtrise suffisamment son sujet afin de rester historiquement crédible. Les intrigues politiques et criminelles sont habilement menées, s’insérant avec justesse dans le récit. Cela m’a permis d’être rapidement absorbé dans ma lecture.

Dès le début, on apprend que Bernardo Bianchi a déjà eu affaire à Louis et Gaston, et qu’il en garde un souvenir amer. J’ai découvert un Louis Fronsac jeune, téméraire, intelligent. Et il n’est pas seul. Gaston de Tilly ne le quitte pas d’une semelle. Ils forment un duo soudé et complémentaire que les études n'effraient pas. Les personnages secondaires sont aussi travaillés, qu’ils soient gentils ou bien du côté des méchants, ce qui est une force dans ce type d’histoire.

Je n’ai pas ressenti de longueur. J’ai aimé les périodes de calme entre les différents événements : le romancier creuse un peu plus les protagonistes et cela permet d’avoir un récit rythmé.
Louis, avec ses maigres moyens, va essayer d’influer sur les circonstances, ce qui ne sera pas sans conséquences.
Fraude sur le vin, tentative d’insurrection, prémices du siège de La Rochelle qui commence à transparaître, personnages et contexte historique crédibles, ce roman a tout pour plaire.

J’ajoute cette nouvelle série dans ma liste de lecture.

À lire !

Service presse des éditions Presses de la Cité.

Titre: Les collèges fantômes
Auteur: jean d'Aillon
Éditeur: Presses de la Cité
Nombre de pages: 474
ISBN:978-2-258-14337-1
Date de publication: 24 août 2017

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mardi 10 novembre 2015

L'évasion de Richard Coeur de Lion et autres nouvelles, de Jean d'Aillon

L'évasion de Richard Coeur de Lion et autres nouvelles

L'histoire :
À travers six nouvelles, Jean d'Aillon raconte certaines aventures de Guilhem d'Ussel, chevalier troubadour.

Mon avis :
L'éditeur, Flammarion, a regroupé dans un recueil des nouvelles parues auparavant en numérique. Toutes concernent le personnage de Guilhem d'Ussel. Elles s'insèrent dans la chronologie de la série Guilhem d'Ussel (je reprends cette liste en fin de chronique, mais vous pouvez aller sur le site de l'auteur pour en savoir plus[1] ). On peut lire dans ce recueil « La charte maudite » (1193), « L'Évasion de Richard Coeur de Lion » (1193), « Le Noël du chat botté » (1198), « Les Perdrix de Lectoure » (1199), « Retour à Cluny » (1200), et « Le loup maléfique » (1201). On peut regretter que la nouvelle « La mort de Guilhem d'Ussel », se situant après « Rouen, 1203 » n'ait pas été ajoutée.
Ces histoires se situent en plein Moyen-Âge, et l'auteur utilise toujours avec brio le travail de recherche qu'il a effectué pour faire découvrir cette période au lecteur. C'est précis, détaillé. Guilhem d'Ussel est un aventurier, fin, intelligent, courageux, mais faillible. C'est un personnage complexe.

Ce sont des histoires indépendantes, mais pour un lecteur pointilleux qui aime les romans historiques mêlant fiction et réalité, je conseillerais de lire les nouvelles petit à petit en insérant les romans, comme indiqué dans la chronologie de la série, afin de mieux appréhender l'ensemble, d'autant plus que certaines nouvelles contiennent des éléments ou des allusions à certains romans.

Il y a peu de temps morts. Les histoires sont inégales, il n'y a rien de surprenant à cela puisque ce sont des nouvelles. J'ai moins apprécié « Les perdrix de Lectoure », sans doute à cause de l'intrigue à laquelle j'ai moins accroché. Vous pouvez vous faire une idée de « La charte maudite » en lisant ma chronique que j'ai publié en novembre 2013[2] . J'ai vraiment aimé « L'Évasion de Richard Coeur de Lion ». Je me demande si le romancier n'aurait pas pu en faire un roman en développant un peu les conséquences de la fin de cette nouvelle. Il y a de l'action, des rebondissements, de la réflexion, et le personnage de Guilhem est bien présenté. D'ailleurs, je pense qu'on apprécie encore plus le personnage si on a lu les romans précédents.
Jean d'Aillon fait redécouvrir aussi le roman de Renart à travers « Le noël du chat Botté » et fait bien comprendre au lecteur la place que tiennent la religion, la superstition et la peur du Malin à l'époque. Dans « Retour à Cluny », c'est le côté enquêteur de Guilhem qui est mis en avant. Enfin, dans « Le loup maléfique », Guilhem est dans son rôle de seigneur, gérant son fief et ses manants.

Je ne saurais que trop conseiller ce livre et les autres de l'auteur si vous aimez ce type d'histoires.

Ce livre m'a été envoyé par les éditions Flammarion par l'intermédiaire de l'agence de communication Gilles Paris.

Titre: L'évasion de Richard Coeur de Lion et autres nouvelles
Auteur: Jean d'Aillon
Éditeur: Flammarion
Nombre de pages:468
ISBN:978-2-0813-5601-6
Date de publication: 21 octobre 2015

Chronologie de la série avec liens vers mes chroniques quand elles existent :

De taille et d’estoc, la jeunesse de Guilhem d'Ussel
La charte maudite (nouvelle du recueil)
Férir ou périr
L'évasion de Richard Cœur de Lion (nouvelle du recueil)
Marseille, 1198
Le Noël du chat botté (nouvelle du recueil)
Paris, 1199
Les perdrix de Lectoure (nouvelle du recueil)
Londres, 1200
Retour à Cluny (nouvelle du recueil)
Montségur, 1201
Le loup maléfique (nouvelle du recueil)
Rome, 1202
Rouen, 1203
La mort de Guilhem d'Ussel (nouvelle)

lundi 6 octobre 2014

Rouen 1203, de Jean d'Aillon

Rouen 1203

L'histoire :
Aliénor d'Aquitaine désire récupérer le saint linceul du Christ. Pour cela, elle mandate Gautier Le Normand, qui sera accompagné d'un clerc (Alexandre Le Maçon) pour mener à bien cette mission. Les deux hommes doivent se rendre à Saint-Jean-d'Acre. Mais la mission ne va pas se dérouler comme prévu...

Mon avis :
Voici la suite des aventures de Guilhem d'Ussel, Chevalier troubadour. Jean d'Aillon[1] livre encore un roman dense qui reste agréable à lire. Dans la première partie, l'auteur place, comme toujours, ses personnages. Au cours de l'histoire, on les voit interagir. Le roman commence en 1201 pour se terminer en 1203. L'histoire est très centrée sur les personnages, les parties purement historiques sont moins nombreuses. Plusieurs intrigues se déroulent en parallèle, puis finissent par s'imbriquer. Elles ne sont pas compliquées à suivre.

Le roman vous entraînera de Saint-Jean-d'Acre en terre Sainte, à Marseille, à Paris, et aussi dans le domaine toulousain de Guilhem. Elle se terminera à Rouen. L'intrigue tourne autour de reliques et de vengeances. Guilhem va encore mettre à l'épreuve certains de ses hommes, dont il doute. Cette situation sera riche en enseignements. Espionnage, traîtrise, combats seront le lot de la plupart des protagonistes. Et on comprend bien que la période était loin d'être de tout repos.

J'ai pris du plaisir lors de cette lecture. On découvre un Guilhem qui essaie de transmettre certaines valeurs et façons de faire à ceux qui l'entourent. Les informations données par l'auteur sont intéressantes. Il nous plonge complètement dans le monde qu'il dépeint. De plus, il mêle, toujours avec brio, personnages fictifs et réels, faisant en sorte que cela cadre avec la réalité historique. Les personnages principaux sont travaillés et apportent une réelle épaisseur à l'histoire. Les événements sont régulièrement rythmés par des rebondissements qui permettent au roman de garder un certain dynamisme.

Pour ceux qui se poseraient la question, on voit apparaître, au début de l'ouvrage, Robert de Locksley, mais il disparaît rapidement de l'intrigue.

Ce livre m'a été envoyé par les éditions Flammarion par l'intermédiaire de l'agence de communication Gilles Paris.

Éditeur: Flammarion
Nombre de pages: 482
ISBN: 978-2-0813-1629-4

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jeudi 27 mars 2014

La bête des Saints-Innocents, de Jean d'Aillon

La bête des Saints-Innocents

L'histoire :
1590, Paris. Les Espagnols sont présents, La Sainte Ligue dirige la ville avec l'appui du Duc de Mayenne. Avec le siège de l'armée d'Henri IV qui approche, la situation devient difficile et la famine guette. Le pire peut arriver...

Mon avis :
Jean d'Aillon nous a habitués à de gros ouvrages et c'est encore le cas ici avec un roman de plus de 560 pages. Le décor de l'histoire est de nouveau la Sainte Ligue et Paris assiégée. Le lecteur va donc retrouver les aventures d'Olivier Hauteville, même si l'auteur prend son temps pour le faire apparaître dans la trame narrative.

Jean d'Aillon commence l'histoire avant la fin de celle de « Dans les griffes de la ligue[1] » afin de bien planter le décor, et à un moment, les événements se croisent, permettant à Olivier Hauteville de faire son apparition. Le lecteur découvre la situation dramatique de Paris, ainsi que des cas de cannibalisme à travers lesquels on décèle les traces du démon.

En s'appuyant sur les nombreux faits historiques de l'époque, le romancier nous plonge dans une histoire forte en émotions et développe le tout avec habileté, mélangeant avec dextérité les personnages fictifs et réels. Au cours de l'histoire, il va y avoir une succession d'intrigues qu'Olivier Hauteville et ses amis vont essayer de déjouer, avec comme fil conducteur l'affaire de « la Bête des Saints-Innocents » et l'histoire du siège de Paris.

Certains personnages, comme le commissaire Louchart, sont retors; d'autres, comme Charreton, sont animés de l'envie de faire triompher le roi. De son côté, Olivier Hauteville est égal à lui-même : courageux, intelligent, un combattant ayant une grande expertise dans ce domaine, rien ne semble pouvoir lui résister. Est-ce une bonne chose ? Le lecteur s'attache au personnage principal ainsi qu'aux personnages secondaires comme Reynière et Yohan de Vernègues, sur qui Olivier pourra s'appuyer.

L'histoire est agréable, même si je trouve l'ensemble complexe. J'ai eu parfois un peu de mal à suivre l'intrigue historique, même si celle-ci est expliquée avec talent par Jean d'Aillon.

Malgré ce petit reproche, je vous recommande la lecture de cet ouvrage.

Ce livre m'a été offert par les éditions Flammarion par l'intermédiaire de l'agence de communication Gilles Paris.

Éditeur: Flammarion
Nombre de pages: 570
ISBN: 978-2-0813-1628-7

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lundi 9 décembre 2013

Rome, 1202, de Jean d'Aillon

Rome, 1202

L'histoire:
De retour de Rome, Grégoire Ratonneau et sa femme, Constance Mont Laurier, attaquent une galère sarrasine, et s'emparent des armes se trouvant à bord. Dans la région de Toulouse, Bartolomeo découvre que son père, le cardinal Ubaldi, a légué à ses deux enfants une ville, aux alentours de Rome. Il décide donc, malgré les réticences de Guilhem, d'aller chercher sa sœur, puis de prendre possession de leur héritage...

Mon avis:
Voici la suite des aventures de Guilhem d'Ussel chevalier troubadour. Pour une fois, j'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire. Est-ce dû à la mise en place que l'auteur utilise habituellement ? Ou bien au fait que l'on doute, dès le début, de la décision du pape Innocent III, de faire respecter le testament du cardinal Ubaldi ?
Passé ce moment de flottement, j'ai trouvé le style de Jean d'Aillon toujours aussi agréable, et le lecteur prend plaisir à la découverte de Rome et aux informations que distille l'auteur. L'histoire est rondement menée et l'intrigue se déroule d'elle-même. Je n'ai pas ressenti trop de suspense lors de ma lecture. Pour une fois, le tout m'a semblé un peu convenu.

On retrouve plusieurs histoires: elles concerneront toutes la ville de Rome et les seigneurs qui complotent pour en avoir la suprématie. Ces intrigues finiront par se rejoindre : les armes sarrasines, l'héritage des enfants Ubaldi, et le conflit du pape Innocent III avec Rome.
J'ai retrouvé avec plaisir les personnages qui m'avait manqué dans le tome précédent, comme Robert de Locksley, Bartolomeo et Anna-Maria. Guilhem, lui, apparaîtra de nouveau en sauveur, imbattable quoi qu'il arrive. Ses compagnons sont comme lui. Cela donne l'impression de superhéros, qui peuvent tout se permettre. Les ficelles utilisées lors des rebondissements sont un peu simples, mais le lecteur assidu des histoires de Guilhem le pardonnera à l'auteur.

Même si la lecture des tomes précédents n'est pas nécessaire, elle est quand même recommandée pour bien comprendre les tenants et aboutissants concernant les différents personnages. Comme à son habitude, l'auteur mêle vérité historique et fiction, rendant le tout cohérent. On retrouvera les thèmes de l'amour impossible (Mais cela finira-t-il comme «Roméo et Juliette» ?), de la trahison, des complots, de l'aventure...
Ce roman est moins complexe que le précédent, mais cela ne retire en rien le plaisir de le lire.

Comme souvent dans ce type d'ouvrages, il y a un lexique historique, ainsi que des explications sur les choix de l'auteur et la véritable Histoire.

Ce livre m'a été offert par les éditions Flammarion par l'intermédiaire de l'agence de communication Gilles Paris.

Éditeur: Flammarion
Nombre de pages: 431
ISBN: 978-2-0813-0988-3

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